Le Volkswagen T-Roc, un SUV urbain, s'est imposé comme une alternative à la Golf, offrant une habitabilité et un volume de coffre similaires, mais avec un style plus original et des tarifs plus accessibles. Il se positionne comme une voiture à la qualité de fabrication digne des standards allemands et surtout très polyvalente.

Succès Commercial et Positionnement

La première génération du Volkswagen T-Roc, apparue en 2017, a connu un beau succès avec 71 000 exemplaires vendus en France. C’est même le deuxième véhicule de la marque derrière la citadine Polo et le cinquième des ventes de SUV citadins, derrière les Peugeot 2008, Renault Captur, Dacia Duster et Citroën C3 Aircross. Plus d'un million d'exemplaires ont été vendus à travers le monde depuis son lancement en 2017 (650.000 en Europe dont 71.000 unités en France). Si les Peugeot 2008 et Renault Captur dominent le segment en France, le SUV urbain de VW compte toujours parmi les préférés du public européen. On le voit partout !

Volkswagen a fait le choix de proposer une double offre sur le segment des SUV citadins. D’une part, la marque propose le petit T-Cross, adapté aux trajets urbains, et de l’autre, VW dispose du T-Roc, plus grand et polyvalent. Les familles ont davantage intérêt à se tourner vers le T-Roc, qui propose aussi des moteurs essence TSI et diesel TDI plus puissants.

Restylage de 2022 : Améliorations et Évolutions

Le Volkswagen T-Roc a reçu un restylage de mi-carrière en 2022. Les enjeux sont donc très importants au moment du restylage et le constructeur n’a pas souhaité prendre trop de risques en réduisant au minimum les changements. Côté esthétique, le T-Roc version 2022 arbore de nouvelles faces avant et arrière (avec des feux 100 % LED à l'arrière de série) et progresse en qualité de fabrication notamment au niveau de sa planche de bord.

Pour son restylage de mi-carrière, le T-Roc corrige ses faiblesses et consolide ses atouts. Design plus haut de gamme, matériaux plus valorisants et mise à jour technologique. Il n'en fallait pas plus pour démarrer un second quinquennat sous les meilleurs auspices, malgré ses rivaux de plus en plus nombreux.

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Ainsi, le T-Roc phase 2 emploie moins de plastiques durs sur sa planche de bord et ses contre-portes. Le constructeur fait à présent amende honorable et corrige ces défauts. Première modification, l'écran central est rehaussé et devient beaucoup plus lisible. Sous cet écran, on trouve désormais des touches sensitives. Autre amélioration notable, mais pas forcément perceptible à l'œil, la partie supérieure de la planche de bord est gainée d'un revêtement moussé nettement plus agréable au toucher. Enfin, tous les assemblages sont au cordeau et aucune vibration n’est ressentie en roulant. On peut aussi signaler que toutes les versions reçoivent un combiné d'instruments numérique qu’il est possible de personnaliser.

En fait, les designers se sont clairement inspirés du T-Roc R (300 ch) pour gagner en agressivité. Mais le nouveau modèle se reconnaîtra surtout au crépuscule avec sa nouvelle calandre redessinée, intégrant désormais un bandeau à LED sur les finitions haut de gamme (malheureusement remplacé par un bandeau noir en Life et par un jonc chromé en Style). Combiné avec les feux Matrix optionnels, il possède ainsi une nouvelle signature lumineuse, en harmonie avec les autres modèles de la marque.

En 2017, nous reprochions au T-Roc son mobilier composé à 100% de plastiques durs - indignes d'une VW de ce segment - alors que ce n'était pas le cas sur la Golf. Aujourd'hui, bonne nouvelle, la planche de bord ne sonne plus creux, elle ne brille plus comme un modèle chinois des années 2000. Elle est désormais entièrement moussée, tandis que les contre-portes sont gainés de simili (ou de tissu selon les versions).

Améliorations Technologiques

Dernière évolution à bord du T-Roc : toutes les Volkswagen sont désormais connectées via smartphone grâce à l’application We Connect ou We Connect plus. De base, cela permet de localiser sa voiture, de l’ouvrir (si votre smartphone est compatible) ou de disposer d’un état général de son véhicule (niveau de carburant, kilométrage…).

Une nouveauté tout de même appréciable à signaler : le T-Roc reçoit désormais un volant capacitif qui facilite grandement la détection de la main du conducteur. C’est loin d’être anodin et c’est vraiment pratique lorsqu’on utilise Travel Assist (système qui associe le régulateur de vitesse adaptatif et le maintien dans la voie) qui correspond à une conduite autonome de niveau 2. En effet, avec ce type de volant, le conducteur n’a plus besoin de le maintenir fermement pour offrir une résistance permettant d’indiquer au système qu’il l’a bien en main (sans quoi le Travel Assist se désactive) et peut juste poser sa main dessus. C’est donc plus confortable lors de la conduite sur autoroute.

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Le nouveau T-Roc possède de nombreux équipements de sécurité de série comme le maintien dans la file, le radar frontal… Il peut désormais détecter le risque de collision arrière et prendre les mesures de protection des occupants (fermeture partielle des ouvrants, actionnement du freinage d’urgence...). Selon les finitions, il possède de série ou en option la détection d’angle mort, des suspensions à amortissement piloté… Des équipements qui confirment les 5 étoiles obtenues aux crash tests EuroNCAP par la précédente version du T-Roc en 2017.

Motorisations et Performances

L’offre de motorisation se décline en 3 moteurs à essence (1.0 TSI 110 ch BMV, 1.5 TSI 150 ch BVM ou DSG et 2.0 TSI 300 ch DSG 4Motion pour le T-Roc R) et 2 moteurs diesel (2.0 TDI 115 ch BVM et 2.0 TDI 150 ch DSG 4Motion). Selon le constructeur, c’est la version essence de 150 ch associée à la boîte de vitesses à double embrayage DSG 7 qui devrait représenter le plus gros des ventes, nous l’avons donc prise en main. Le bloc s’est montré très agréable à conduire, silencieux et volontaire. La boîte de vitesses est assez réactive sauf sur des routes très sinueuses où le mode sport s’impose, voire le passage des rapports à l’aide des palettes situées au volant. Côté consommation, c’est assez raisonnable puisque sur un trajet composé d’autoroute et de routes de montagne, la moyenne affichée par l’ordinateur de bord s’est établie à 6,5 l/100 km.

Ainsi, contrairement à la majorité de ses concurrents, le T-Roc ne renonce pas au Diesel. La grosse déception par contre, concerne l'absence de motorisations hybrides. En effet, pas d'hybride rechargeable ni même de simple hybridation 48V, contrairement à la Golf avec qui il partage pourtant sa plateforme (et existe en GTE et eHybrid). En attendant, c'est le grand écart côté essence, entre le trois cylindres 1.0 TSI 110 et le quatre cylindres 2.0 TSI 300 de la version R. Et c'est toujours le 1.5 TSI 150 qui représentera la majorité des ventes, avec son système de désactivation des cylindres et sa fonction « roue libre » (la version 190 ch n'est plus proposée en France). Une mécanique très à l'aise pour tracter son poids contenu à 1,3 tonne (0 à 100 km/h : 8,6 s) et plutôt frugale (consommation moyenne constatée : 7 l/100 km).

Le moteur le plus sobre du Volkswagen T-Roc est le bloc diesel TDI de 115 ch. Sa consommation mixte s’établit sous les 5 l/100 km. En essence, c’est la version 1.0 TSI et son trois cylindres turbo de 115 ch qui consomme le moins, avec une moyenne de 6 l/100 km en cycle WLTP. Le moteur le plus puissant au catalogue du T-Roc est le quatre cylindres turbo essence 2.0 TSI de la version sportive T-Roc R.

Le Volkswagen T-Roc propose des motorisations essence et diesel modernes à faible consommation et émissions de CO2. Le moteur intermédiaire 1.5 TSI Evo 150 est un bloc quatre cylindres turbo essence. Il profite d’un agrément supérieur à la version d’entrée de gamme 1.0 TSI 115, sans que sa consommation de carburant ne s’envole. Elle est de seulement 6,6 l/100 km en cycle mixte WLTP. Contrairement au 1.0 TSI 115, le 1.5 TSI Evo 150 propose en option l’excellente boîte de vitesses automatique DSG7.

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Comportement Routier et Confort

Aucune modification n’a été apportée et le comportement routier reste identique à l’ancienne mouture. On regrette donc toujours la présence de suspensions très fermes qui s’avèrent peu agréables sur les petits défauts de la route. Elles deviennent même inconfortables lorsque le revêtement est très dégradé.

Niveau comportement enfin, rien ne change. Nous conseillons toujours d'opter pour l'amortissement piloté optionnel, afin d'améliorer le comportement.

Finitions et Tarifs

Les niveaux de finition du Volkswagen T-Roc ont évolué lors du restylage du modèle. La finition Life désigne désormais l’entrée de gamme. Les versions Style et Style Exclusive se placent en milieu de gamme. La finition R-Line est la plus haut de gamme.

A son lancement en 2017, le T-Roc démarrait à 21.000 euros. Un beau prix d'appel ! Mais Volkswagen a rapidement supprimé les finitions d'entrée de gamme du catalogue, pour rétablir un positionnement cohérent vis-à-vis des autres modèles de la gamme, mais aussi pour s'adapter aux demandes du marché européen. Le T-Roc 2022 est affiché à partir de 27.990 euros en finition Life déjà généreuse en équipements (Digital Cockpit, Park assist, clim auto…), mais c'est la finition Style proposée à partir de 32.650 euros qui représentera le cœur de gamme (jantes 17 pouces, Discover Media, Travel assist, caméra de recul…), juste en dessous de Style Exclusive disponible dès 37.470 euros (jantes 18 pouces, Matrix LED, sellerie cuir, hayon électrique, toit ouvrant panoramique…).

Proposé à partir de 27 990 €, le nouveau T-Roc coûte déjà 730 € de plus que son prédécesseur. Alors certes, le niveau d’équipement et la qualité de fabrication en progrès aident à faire passer la pilule mais on ne peut pas dire que le T-Roc soit abordable. D’autant que chez la concurrence, les tarifs sont souvent plus accessibles : 23 850 € pour un Peugeot 2008 ou 19 650 € pour un Citroën C3 Aircross. Quant au Renault Captur, s’il est proche en termes de prix (à partir de 28 200 €), il est proposé avec une motorisation hybride.

On trouve des Volkswagen T-Roc d’occasion à partir d’environ 15 000 €. Les voitures à ce prix disposent cependant d’un kilométrage élevé.

Points Négatifs

En revanche, ce qui ne change pas, et c’est vraiment regrettable, c’est le système de navigation toujours désagréable et dont les messages vocaux sont parfois farfelus et même incompréhensibles, notamment à l’approche d’un rond-point. De même, la place centrale arrière reste délicate à utiliser car trop ferme et peu pratique. L’arrière semble d’ailleurs avoir été oublié par le constructeur car les revêtements de portes, désormais en tissu ou en similicuir à l’avant selon les versions, restent moulés d’un seul tenant dans un plastique dur peu valorisant à l’arrière.

Le GPS du nouveau T-Roc ne s'est pas amélioré avec le temps.

Le premier défaut qui saute aux yeux est la qualité des matériaux utilisés. Même la planche de bord a un plastique imitation moussé qui n'inspire pas la qualité. Les sièges en cuir font cheap. La qualité de l'écran est passable, VW a mieux sur certains de ses véhicules (mais encore l'écran ça va comparé au reste). L'ensemble est digne de marque plus abordables. On voit que le diesel gate est passé par là.

Insonorisation passable sur autoroute. Le moteur est suffisant et la puissance polyvalente mais il peut se montrer poussif lorsqu'on s'insère etc. Il a l'avantage d'un moteur à essence à bas régime, douceur etc par contre il est complétement quelconque dans les tours.

Franchement il est vendu 3-5K€ de trop comparé à la concurrence. Le prix aurait été correct avec une meilleure qualité de matériaux et un agrément de conduite supérieur. Malheureusement ça n'a pas l'air de s'arranger avec les autres véhicules VW (Taigo etc...).

Tableau Récapitulatif des Motorisations

Motorisation Puissance Transmission Consommation Mixte (WLTP)
1.0 TSI 110 ch BMV 6 l/100 km (essence)
1.5 TSI Evo 150 ch BVM ou DSG7 6.6 l/100 km (essence)
2.0 TSI 300 ch DSG 4Motion N/A (essence)
2.0 TDI 115 ch BVM Sous 5 l/100 km (diesel)
2.0 TDI 150 ch DSG 4Motion N/A (diesel)

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