L’automobile a droit, comme tous les autres domaines, à ses effets de mode. Sûr que, s’agissant des SUV, elle dure depuis maintenant une bonne dizaine d’années. Du coup, rouler dans un “haut sur pattes” n’a plus grand-chose d’original en 2023. On peut certes les personnaliser, mais les SUV ne sont plus un signe distinctif tellement ils sont nombreux. Heureusement, il est encore possible de résister, entre autres chez Volvo, avec le break V60. Pour jouer la différence, rien de tel qu’un break Volvo V60.

Il est vrai que le design est une question de goût, mais avouez que, sur 4,76 m de long, ce suédois dégage un charme certain. Autre singularité dans un univers automobile de plus en plus électrifié, le V60 peut encore se déguster à l’ancienne, avec des moteurs à pistons et rien d’autre, que ce soit en diesel ou, comme ici, en essence avec le B3. Seule concession aux temps modernes, le quatre-cylindres 2.0 turbo à injection directe est associé à une micro-hybridation (48 V) réussie car totalement transparente à l’usage.

Agrément de conduite et performances

Entre la gestion coupure/redémarrage quasi imperceptible et la possibilité, lorsqu’il y a suffisamment d’énergie, d’évoluer sur son élan sans démarrer le moteur thermique, l’agrément est au rendez-vous. Il n’en reste pas moins que ce break V60 n’est pas fainéant en reprises et c’est bon pour la sécurité des dépassements. Le boost, avec 14 ch et 40 Nm en plus des 163 ch/265 Nm du 2.0 n’y est sans doute pas étranger.

Consommation

Mais la micro-hybridation n’est pas d’une grande aide côté consommation, celle-ci se montrant acceptable mais, selon nos mesures indépendantes, pas exceptionnelle, notamment en ville (8,9 l/100 km). Quoi qu’il en soit, ce suédois aime être mené à la cool. Cela ne fait d’ailleurs pas un pli car, s’il est à l’aise et agréable sur les longs rubans autoroutiers, grâce à une tenue de cap rassurante et une direction permettant toujours de savoir où en est le train avant, ce break n’aime pas trop les routes sinueuses, où il perd de sa superbe. Ce tempérament est la conséquence d’un train avant peu tranchant, d’une motricité perfectible et d’un train arrière figé limitant l’agilité. Si, sur ce point, l’immense majorité des conducteurs n’y trouvera rien à redire, il en est un autre où ce V60 fait mentir la réputation de Volvo.

Confort et Habitabilité

Fermement suspendu, notre modèle d’essai est loin d’incarner le confort à la suédoise. Une vérification plus tard, l’explication est tombée. Notre V60 était doté du châssis sport… qui est donc à éviter. Cela permettra d’apprécier à sa juste valeur son sens de l’hospitalité. Passons rapidement sur les sièges avant grâce auxquels les jambes sont bien allongées et ne fatiguent pas lors des longs trajets.

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Par ailleurs, l’accueillante banquette soigne bien deux hôtes derrière, le troisième au centre étant quant à lui puni à cause d’un dossier raide et d’un encombrant tunnel de transmission. Enfin, le V60 assure avec un coffre logeable et pratique grâce à un seuil bas perché.

Présentation intérieure et multimédia

La présentation soignée fait le reste. Dessin toujours moderne, matériaux de qualité, le poste de conduite est séduisant et reposant, même si les clients et les habitués le confirment, le changement d’interface multimédia pour un système signé Google n’a pas été couronné de succès. Il est plus lent et moins intuitif qu’avant.

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