Présentée en 1970 au Salon de Tokyo, la Célica (TA 22) était disponible en 1407 et 1588 cm3, avec une boite 4 ou 5 vitesses. Pour être rentable, la Toyota Celica devait reprendre un maximum d’éléments d’autres modèles de la gamme. Il y a plus de 40 ans, les impératifs de standardisation étaient donc déjà là ! La gamme de motorisations comprenait un 1.4 litre, un 1.6 litre puis par la suite un 2 litres, tous issus de la Carina.

La ligne de la Toyota Celica première du nom rappelle un peu, de profil, la Ford Mustang puis la Gran Torino. L’avant est relativement agressif avec ses 4 phares ronds, tandis que l’arrière est typiquement japonais. Mais tout cela c’est sur photo car en vrai, pas moyen de confondre la Celica avec une américaine: le coupé japonais est vraiment petit !

Caractéristiques et Performances

Notre exemplaire d’essai est impeccable, et se trouve être pratiquement d’origine. Seules les jantes Gotti en 3 parties ne sont pas de série, mais il faut reconnaitre qu’elles sont splendides. L’intérieur est vraiment très agréable. On a beau être assis très bas, on est bien installé. On se retrouve face à un grand volant bois à la jante très fine. C’est ainsi que ça se faisait à l’époque ! Il se caractérise par un certain nombre de boutons sur ses branches… qui actionnent tous le klaxon !

Derrière ce volant se trouve un tableau de bord habillé de bois, sur lequel prend position une batterie de compteurs, aussi complète qu’élégante. Les 4 vitres sans encadrement descendent, et laissent une caisse élégante car sans pied milieu dans l’habitacle. Mais le charme de l’habitacle ce sont les ceintures de sécurité, sans enrouleur naturellement.

Leur point d’encrage se trouve sur le montant arrière… Ce qui veut dire qu’il conviendra de saisir la ceinture du bout du bras avant de s’asseoir, car il n’y a évidemment pas de bras télescopique façon Mercedes ! La bouche de ceinture s’ouvre en se soulevant, exactement comme dans un avion, et se range dans un petit emplacement prévu à cet effet en bout de console centrale !

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Le moteur est signé Toyota: ça démarre tout de suite et sans l’ombre d’une hésitation. A défaut d’un couple débordant à bas régime, il se montre doux, onctueux. Du sous-régime jusqu’à des régimes élevés, on ne trouve aucun trou. Cela permet de se balader tranquillement sans avoir à jouer du levier de vitesse en permanence.

Cette petite boite a l’air douce au premier abord, mais va vite nous montrer que les verrouillages sont fermes, assez fermes même, imposant d’être maniée d’une certaine manière avec poigne. Ca n’est pas le seul élément qui réclame de la poigne: une sportive comme celle-ci se passait à l’époque de direction assistée.

Il faut dire que notre bête d’essai est « chaussée gros » puisqu’elle s’équipe avec quatre pneus en 185/60 HR13. Oui, de vrais pneus taille basse ! Et ça va nous arranger, cette tenue de route améliorée. Déjà parce qu’on ne veut pas casser cette voiture, qu’un propriétaire nous a prêté avec confiance.

Tout n’est pas noir bien entendu, car au cours de notre essai on aura loué le freinage, d’une puissance et d’une endurance très correcte. En revanche, le châssis nous a semblé peu précis, un peu « daté » en somme, ce qui n’est pas étonnant sur un véhicule de cet âge.

Rouler pour le plaisir de la balade, mais si possible pas par temps trop chaud. Rassurez-vous: en bonne Toyota, le moteur de cette Celica ne monte jamais trop haut en température: quoique vous fassiez ça ne varie pas d’un degré. C’est sans doute une partie du secret de sa fiabilité. Non, en réalité on vous parle de la chaleur à bord. Là, même avec toutes les vitres grandes ouvertes… On a vite chaud, très chaud. La boite de vitesse se trouve juste sous le levier et vous sert de radiateur tout au long du trajet.

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Variantes et Popularité

La version la plus connue en Europe, est la tricorps (à coffre), le modèle à hayon arrière (Celica Liftback) sortie en France en 1974, est plus courante en Belgique et sur les autres continents.

Avec son look de voiture américaine, la Toyota Celica type TA22 attire la sympathie de tous, en même temps qu’il donne le sourire à son conducteur. Et pour un prix de revient sensiblement inférieur à celui d’une ricaine.

Toyota Celica en Rallye

C’est la 2iè série (1977-1981) qui permettra à J.L. Thérier/M. La série 3 verra la victoire 3 années de suite au Safari Rally .1984 (19 au 23 avril, 5254 km !), 85 (1ier et 2iè) et 86 (doublé) ainsi les 1ière et 3iè places au 15iè Rallye de Côte d’Ivoire 1983 (25 au 28 oct. et 4600 km au menu !) ainsi qu’une 3iè place au 40iè Rallye de Grande Bretagne (25 au 29 nov. 1984). Doublé aussi en 1985 au 17iè Rallye de Côte d’Ivoire (4187 km !). En 86, ça sera les 3 premières places du podium au 18iè Rallye de Côte d’Ivoire (24 au 27 sept. 1972 : RAC, Ove Anderson(S)/Phillips Geraint(GB) se classent 9iè et 1iers du Gr.

1979 : Monte Carlo, 14iè au général et 1ière en Gr. Tour de Corse, 8ème au général (113 partants !), une Toyota Starlet Kp6 de série (1166 cm3, 56 ch. !) n° 114, immatriculée 606 BG 2A menée de main de maître par Mari/De la Foata . Toyota Celica 1600 GT, Monte Carlo Historique 2012 ….. 1970.

Tableau Récapitulatif des Spécifications

Modèle Cylindrée Boîte de vitesses Puissance
Celica (TA 22) 1407 cm3 / 1588 cm3 4 ou 5 vitesses 108 ch

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