En grande difficulté, le constructeur milanais ne peut plus compter que sur le Junior pour revenir sur le devant de la scène. Encore faut-il qu'il ait des arguments.
Toyota C-HR : Un SUV Hybride au Design Futuriste
Et non, ce modèle à la silhouette futuriste n'est pas un simple concept-car de salon. Son nom, C-HR, signifie « Coupé High Rider ». Un nom qui illustre parfaitement son profil à la fois fuyant et surélevé.
Grâce à ses 184 chevaux, ce confortable SUV peut abattre le 0 à 100 km/h en 8,2 secondes. Car, oui, sous le capot ce Toyota C-HR cache toujours une motorisation hybride.
En ville, c'est lui le roi : la douceur de son groupe motopropulseur surpasse celle des moteurs classiques, et il démarre souvent sans bruit. Même dans les bouchons, l'hybride de Toyota procure une sensation de sérénité très impressionnante.
Cette sensation de sérénité se retrouve à l'intérieur, avec une planche de bord épurée et un excellent niveau de finition. Bardé de technologie, le Toyota C-HR Hybride possède notamment un système d'éclairage adaptatif qui modifie automatiquement son intensité en fonction du trafic.
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Malgré l'audace de son style extérieur, le Toyota C-HR Hybride ne sacrifie pas le confort des passagers arrière sur l'autel de l'agressivité. Ces derniers bénéficient toujours d'un espace aux jambes appréciable, ainsi que d'une garde au toit suffisante.
Vous préférez les intérieurs hauts en couleurs ? Dans sa finition Collection, le Toyota C-HR Hybride propose notamment ces jolis sièges en cuir grège.
Ce nouveau Toyota C-HR Hybride laisse le choix entre cinq teintes de carrosserie dont ce gris Platinum métallisé, la plus discrète du catalogue. Le Topaze ou le bleu Nebula auront la préférence des audacieux.
Une chose est sûre : à 34 000€ en premier prix, cette version à 184 chevaux se positionne avantageusement en terme de tarif chez les SUV familiaux du marché. Il ne fait surpayer ni son style osé, ni sa motorisation hybride singulière.
Alfa Romeo Junior : Le Dernier Espoir du Constructeur Milanais
Le Tonale était censé redresser les immatriculations d'Alfa Romeo. Hélas pour la marque italienne, la sauce ne prend pas. Et même si elle a prévu de lancer d'ici peu un nouveau Stelvio et une Giulia nouvelle génération, on n'attend pas d'eux qu'ils changent la donne tant les précédents ont eu du mal à trouver leur public.
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Et les premiers résultats sont encourageants. Malgré des débuts chahutés, notamment par un changement d'appellation (il devait s'appeler Milano, rappelons-le), les clients semblent au rendez-vous.
Sur les trois premiers mois de l'année, 1 423 exemplaires ont été écoulés en France, ce qui fait de lui la meilleure vente sur le segment des SUV urbains premium (DS 3, Lexus LBX, Audi Q2). Ses prestations et sa présentation sont censées être supérieures à celles de ses cousins techniques Jeep Avenger et Fiat 600 aux côtés desquels il est assemblé en Pologne dans l'établissement de Tichy.
Force est de constater qu'il s'en démarque par de nombreux points. Le prix des options de personnalisation donne aussi dans le premium avec des tarifs pour les peintures optionnelles pouvant aller jusqu'à un intimidant 1 500 € comme c'est le cas sur notre modèle d'essai doté d'un coloris rouge associé à un toit noir.
Heureusement, l'effet escompté est là, d'autant plus que le tout est associé aux belles jantes de 18” dont le motif en forme de trèfle revisite celui plus connu des jantes dites téléphones.
Enfin, sur cette livrée typée sport Speciale, l'Alcantara recouvre une grande partie de cette dernière ainsi que les magnifiques sièges Sabelt optionnels qui subliment le tout.
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Vraiment dommage dans ces conditions que la marque milanaise ne soit pas allée jusqu'au bout de la démarche. On ne trouve ainsi aucune matière moussée dans l'habitacle de ce Junior.
Les contre-portes ou encore le haut de la planche de bord (les parties les plus visibles donc) sont taillés dans un plastique dur peu valorisant et fragile comme en attestent les nombreuses rayures sur notre exemplaire pourtant très peu kilométré.
En fait, ce Junior est plutôt au niveau (voire un cran en dessous) d'un Peugeot 2008, son autre cousin, censément moins chic à en croire la logique de gamme de Stellantis. Mais l'Alfa Romeo Junior a au moins le bon goût de ne pas être affiché à un tarif supérieur.
Hors options, notre modèle d'essai coûte 31 500 €, c'est seulement 100 € de plus que le 2008 utilisant la même mécanique dans une finition Style plus dépouillée et à la présentation plus sobre. Difficile dans ces conditions de le considérer comme un SUV urbain premium à part entière.
Les Alfa Romeo ne sont pas censées être que belles à regarder, on les attend aussi au tournant sur le plan de l'agrément de conduite. Sur ce point aussi, le Tonale a pas mal déçu et on en attendait dès lors beaucoup du Junior.
L'avantage de ce modèle, c'est que c'est la toute première Alfa Romeo à reposer sur une plateforme Stellantis. La base du Tonale est un reliquat de l'époque Fiat-Chrysler Automobiles, celle du Junior est la très connue et moderne CMP sur laquelle reposent des véhicules aussi divers que le Peugeot 2008 ou le DS 3.
Sachant les qualités dynamiques des deux derniers cités, c'est de plutôt bon augure pour le Junior. À noter qu'il utilise une variante raccourcie de la CMP partagée avec les Jeep Avenger et Fiat 600. Ce qu'il perd en habitabilité aux places arrière, défaut renforcé par les sièges baquets qui sont volumineux, il le gagne un peu en agilité sur la route.
La direction, un peu légère à notre goût mais assez précise, permet de le conduire du bout des doigts. De là à dire qu'il est amusant, il n'y a qu'un pas que nous ne franchirons pas.
Par contre, il fait savoir qu'il est d'un tempérament dynamique par son confort ferme. En ville, et même à hautes vitesses, les grosses déformations sont assez sèchement répercutées.
Ce n'est pas tant l'amortissement globalement bien tenu que les jantes de 18” qui sont en cause. Un Ford Puma se montre encore plus cassant, mais un Peugeot 2008 affiche un meilleur compromis confort/dynamisme.
Cette plutôt bonne volonté se double de performances correctes. Mode sport activé et malgré un poids de tout de même 1,4 tonne sur la balance (un Toyota Yaris Cross, hybride aussi, dépasse seulement de peu les 1 300 kg), le Junior fait preuve d'un beau dynamisme.
Le 0 à 100 km/h est ainsi abattu en 8,9 s et la vitesse maximale atteint un très raisonnable 206 km/h. En outre, on apprécie que ledit mode sport n'aille pas de pair avec des montées en régime artificielles.
Tant mieux car, là aussi, il manque un petit quelque chose, un supplément d'âme à cet Alfa Romeo Junior. Qu'elle est loin l'époque des moteurs Twin Spark et Busso, ces engins connus pour leur belle musicalité (surtout le second cité !) et leur caractère.
Qui dit plateforme d'origine Stellantis et hybridation dit que la partie essence est assurée par le fameux moteur 3-cylindres 1.2 PureTech ici dans une version fiabilisée mais bourdonnant et vibrant toujours autant. Sa sonorité ne colle pas du tout avec l'esprit du modèle.
Et bien que volontaire, il manque de caractère. Heureusement, il lui permet d'aller loin puisque, malgré une hybridation 48 volts somme toute limitée et même si les Renault Captur E-Tech et Toyota Yaris Cross font mieux, il demeure relativement sobre et nous a gratifié d'un plutôt étonnant 5,8 l/100 km au terme de notre essai.
Attention tout de même à ne pas trop appuyer sur la pédale de droite car, à la manière d'un turbo à l'ancienne, les consommations peuvent facilement s'envoler avec un pied trop lourd.
Si l'hybridation est plutôt bien gérée sur le cousin Avenger, on retrouve sur cet Alfa Romeo Junior les défauts partagés avec la plupart des modèles équipés de ce moteur. Les transitions entre phases thermiques et électriques sont ponctuées d'à-coups très perceptibles.
Lorsqu'on active la marche arrière, la voiture ne sait pas trop si elle doit couper le moteur ou accélérer, rendant les manœuvres sinon difficiles tout du moins pas vraiment agréables.
Sa plastique aguichante, sa petite taille et ses prix mesurés sont autant d'arguments forts pour les acheteurs du Vieux Continent. Avec des matériaux plus flatteurs, un moteur plus démonstratif et un confort plus douillet, le Junior aurait presque tout bon.
Si c'est sans nul doute la version qui rencontrera le plus de succès par sa polyvalence, il faudra se tourner vers les variantes électriques pour avoir une conduite moins saccadée plus en accord avec ce que sa ligne sportive laisse suggérer.
Tableau Comparatif (Exemple)
Bien que les données spécifiques pour un tableau comparatif direct n'aient pas été fournies, un tableau pourrait inclure des éléments tels que le prix de base, la puissance du moteur, la consommation de carburant, et les dimensions des deux véhicules.
| Caractéristique | Alfa Romeo Junior | Toyota C-HR |
|---|---|---|
| Prix de base (approx.) | 31 500 € | 34 000 € |
| Motorisation | Hybride 48V | Hybride |
| Puissance maximale | N/A | 184 ch |
| Consommation (mixte) | 5,8 l/100 km | N/A |
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