Depuis 1910, Alfa Romeo fait battre le cœur des passionnés avec des voitures au caractère bien trempé. Design latin, châssis affûtés, moteurs chantants… bref, l’ADN Alfa. Alfa Romeo n’avait plus présenté de nouveauté depuis sept ans ! En 2017, la marque s’attaque au segment des SUV avec le Stelvio, un pari audacieux pour un constructeur réputé pour ses berlines et coupés sportifs.
Et il a trouvé son public : plus de 140 000 exemplaires vendus en Europe, dont 12 000 en France. Huit ans plus tard, le Stelvio Veloce reste au catalogue, et promet encore de belles choses. Lancé en 2017, le Stelvio n’a pas pris une ride.
Design et Apparence
Ce SUV intermédiaire arrive avec un joli look et veut séduire à tout prix. Il ressemble comme deux gouttes d’eau à son grand frère, le Stelvio. Extérieurement, vous diriez un Stelvio, avec 16 cm de moins. Mais dans sa catégorie, c’est quasiment le plus grand.
Son design reste dans le coup avec ses lignes toniques, sa calandre en V caractéristique de la marque, et ses épaules bien marquées. Le SUV italien a du muscle, de la prestance, et il affiche clairement son ADN sportif, surtout dans cette finition Veloce bien campée sur ses grosses jantes.
Motorisation et Performances
Toutes les versions essence sont hybrides ou, comme ici, hybrides légères, avec un petit appoint électrique qui épaule le moteur thermique. Impossible de rouler en pur électrique longtemps. Mais cette micro hybridation apparaît particulièrement poussée : elle permet de rouler jusqu’à 30 km/h en embouteillages, sans du tout solliciter le moteur thermique.
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Si la circulation est très ralentie (moins de 15 km/h), le mode électrique pur pourra être maintenu 5 à 7 km, sans le moindre gaz d’échappement. Il y a aussi une roue libre, quand vous cessez d’accélérer (et que la clim n’est pas branchée) : le moteur se coupe.
De la part d’une Alfa, vous attendez un tempérament mécanique affirmé. Ici, le 4-cylindres offre un fonctionnement lissé, progressif, sans caractère endiablé. Il est tellement silencieux que les bruits de roulement ressortent plus !
Affichée 2 000 € moins cher que la 160 chevaux, la version 130 chevaux nous apparaît à l’usage quasiment identique à sa grande sœur. Malgré ses 30 ch de moins, le moteur offre quasiment le même répondant. Juste un tout petit peu moins de tonus en reprise ; mais la différence est infime.
En 2017, le haut de gamme provisoire de la gamme Stelvio est représenté par le 2.0 T de 280 ch. Ce 4 cylindres à technologie Multiair propose une fiche technique remarquable. Sa puissance est nettement supérieure à celle de ses concurrents directs (environ 250 ch pour le Porsche Macan) et sa valeur de couple atteint 400 Nm à 2.250 tr/min.
Moteur puissant, masse contenue, mais aussi une excellente boîte automatique ZF à 8 rapports permettent au Stelvio de montrer ses muscles. Les accélérations sont impressionnantes, d'autant que les passages de rapports sont extrêmement rapides. Seules 5,7 secondes sont nécessaires pour abattre le 0 à 100 km/h... Une valeur digne d'une GT.
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Dans la vraie vie, comptez 10 l/100 km en ville, 12-13 litres si vous attaquez un peu, et 9 litres à 130 km/h. Et là, l’Alfa a une carte à jouer : à 61 300 €, avec 280 ch, il est l’un des derniers SUV essence plaisir dans une zone tarifaire raisonnable… si on fait abstraction du malus écologique de 70 000 € (!).
Conduite et Maniabilité
Le châssis tout à fait au point offre de très bonnes prestations côté tenue de route. Trop assistée, la direction apparaît inconsistante. Dommage parce qu’elle se montre précise et inscrit avec justesse l’auto dans les virages, sans aléa ni approximation. Mais le ressenti n’y est pas.
Toutes les versions sont à boîte automatisée sept rapports, à double embrayage. Son fonctionnement apparaît particulièrement doux, avec des passages de vitesses imperceptibles. En conduite coulée, les changements de rapports interviennent au bon moment. En revanche, elle manque de réactivité : lorsque vous enfoncez l’accélérateur pour une reprise vigoureuse, vous devez attendre une bonne seconde avant d’obtenir du répondant. Agaçant.
Les palettes au volant pour passer les rapports ne sont pas en série sur toutes les versions : le passage manuel se fait alors par le levier central, que vous basculez sur le côté. Moins pratique.
C’est sur les petites routes que le Stelvio Veloce m’a vraiment bluffé. Souvenir d’un SUV pataud ? Oublié. Avec ses 1 680 kg (un poids léger pour la catégorie), il se montre vif, agile, précis. Le châssis est dynamique, la transmission efficace, le moteur réactif. On se rapproche du comportement d’un BMW X3 M50, rien que ça.
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Sur autoroute, le Stelvio excelle aussi. Relances franches grâce aux 280 chevaux, silence à bord très correct, et un confort qui donne envie d’aligner les kilomètres.
Intérieur et Confort
Style intérieur bien typé Alfa, avec un bloc désormais numérique de deux grands compteurs circulaires et une planche de bord façon croûte de cuir bien dans la tradition maison. Plastiques de qualité inégale. Espace très correct à bord. Mais le confort est ferme. En tout cas avec les grandes roues de 20 pouces qui étaient les seules proposées pour l’essai. Elles majorent les rejets de CO2 de 3 grammes.
Bien vu : toutes les commandes de chauffage et de clim ont été conservées en façade, pour un accès direct sans passer par l’écran central. Au contraire, vous trouvez vite vos repères sur le poste de conduite, avec un bon emplacement de toutes les commandes.
Si vous appréciez l'habitacle de la Giulia, vous ne serez pas dépaysés à bord du Stelvio. La planche de bord est pratiquement identique, à quelques détails près. Ici, point d'intérieur chargé, Alfa Romeo joue la carte de la sobriété de bon ton. Et force est de constater que la finition marque de nets progrès par rapport aux anciennes productions d'Alfa. Cuir de qualité, plastiques moussés, vrai bois... L'ensemble est bien réalisé et n'a plus vraiment à rougir de la comparaison avec la concurrence germanique.
Certains détails font la différence, comme ce volant à méplat et à jante fine, ce démarreur d'une voiture de course et ces compteurs analogiques du plus bel effet. Si l'ADN du Stelvio est clairement celui d'une voiture sportive, il n'oublie pas de choyer ses passagers.
Malgré son gabarit, le Stelvio se montre plutôt docile en ville. La direction est légère, la vision périphérique correcte, et surtout, la suspension pilotée essaye d’absorber les défauts de la chaussée, mais si il peut s’avéré cassant sur les compressions importante.
Pour la visibilité, vous serez gêné par l’épaisseur des montants de pare-brise, et par la médiocre visibilité vers l’arrière.
Coffre et Volume de Chargement
Le coffre présente un bon volume de chargement pour la catégorie : 500 litres. On se consolera avec le coffre, dont le seuil plutôt bas facilite le chargement, et dont les contours réguliers permettent de caser de nombreuses valises. Son volume est fixé à 525 litres (données constructeur).
Alternatives
- Audi Q3 35 TFSI S Line, 43 250 €. Un peu plus petit. 150 ch et un moteur très agréable : souple, généreux et sobre. Prix assez élevé, moins d’équipement en série que sur l’Alfa Romeo.
- DS7 Crossback PureTech 180 Bastille +, 44 100 €. Prix assez élevé, très grand confort, intérieur accueillant, présentation léchée.
- Peugeot 3008 Puretech 130 GT Line, 41 470 €. Pas de version équivalente à mettre face au Tonale. Il faut passer par le « petit » 130 ch, au demeurant souple et sobre.
Alfa Romeo Stelvio Quadrifoglio
Positionné au sommet de la gamme, le Stelvio Quadrifoglio est le doyen d'une famille de sept finitions ! Son principal atout, comme vous pouvez vous en douter, réside sous son capot.
On y trouve en effet un surpuissant 2.9 V6 poussé à 510 chevaux ! Accompagné d'une boîte de vitesses automatique à huit rapports et de quatre roues motrices, ce bi-turbo essence transforme le SUV en une fusée sur roues : le 0 à 100 km/h est une formalité réglée en 3,8 secondes tandis que la vitesse maximale atteint la bagatelle de 283 km/h.
Cette véritable cavalerie sous le capot vient avec une floppée d'équipements de série, majoritairement issus du palier inférieur « Sport Edition ». Mais l'Alfa Romeo Stelvio Quadrifoglio pousse le bouchon encore plus loin avec des jantes alliage 20 pouces, une grille de calandre spécifique, 4 sorties d'échappement, des badges personnalisés et un pare-chocs arrière sport.
Idem dans l'habitacle : entre les tapis de sol siglés « Quadrifoglio », les inserts carbone, la planche de bord en cuir, les palettes en aluminium et les sièges sport en cuir/alcantara, on ne sait plus où donner de la tête !
Le Stelvio Quadrifoglio achève de convaincre par son niveau de technologie. Il intègre un système de contrôle actif du châssis, le mode de conduite « Race » sur le sélecteur Alfa DNA, un détecteur d'obstacles transversaux et le pare-brise athermique infrarouge. Difficile de faire plus luxueux et plus véloce sur le marché des SUV.
Avis des Internautes
Qualités et défauts Stelvio signalés par les internautes via les 126 avis postés :
| Catégorie | Aiment | N'aiment pas |
|---|---|---|
| Comportement routier | 42 | 1 |
| Précision direction | 7 | |
| Agrément | 34 | 9 |
| Confort global | 46 | 8 |
| Insonorisation et bruit perçu | 8 | 12 |
| Finition / qualité des plastiques | 31 | 16 |
| Volume de coffre | 9 | 3 |
| Puissance moteur et relances | 26 | 5 |
| Consommation | 25 | 13 |
| Boîte de vitesses | 11 | 2 |
| Style | 36 | 1 |
| Equipement | 11 | 5 |
| Fiabilité | 9 | 12 |
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