L’Audi A1 représente l’entrée dans l’univers premium pour de nombreux acheteurs. Cependant, derrière son badge prestigieux et ses finitions léchées se cachent parfois des faiblesses mécaniques importantes. Si certaines versions se sont révélées fiables dans le temps, d’autres constituent de véritables pièges pour l’acheteur non averti. Découvrons ensemble les versions à éviter absolument et celles qui méritent une attention particulière lors de l’achat.

Audi A1 Citycarver : Un Crossover Urbain Branché

Et si Audi, soucieux d'exploiter au maximum toutes les niches des crossovers et SUV, décidait de transformer la petite A1 en baroudeuse du dimanche ? C'est chose faite avec l'A1 Citycarver, sorte d'avatar Allroad en réduction. La tenue est sympathique... Les SUV ont beau être les stars du marché, certains y sont toujours réfractaires et trouvent leur bonheur dans les breaks tout-chemin.

Pour éviter toute méprise, pas question de voir l'A1 Citycarver comme une A4 Allroad passée à l'essorage. A la manière des Fiesta et Polo précitées, aucune modification de transmission, de contrôle de traction et encore moins de transmission intégrale : tout se joue sur le style. Les protections de passages de roues contrastées (la largeur augmente de 16 mm), les boucliers redessinés avec un sabot de protection façon inox... le rendu est trapu, un peu plus dynamique que l'A1 conventionnelle.

La position de conduite suit logiquement le mouvement de la garde au sol. Un peu plus haut perchée, ce qui n'est pas déplaisant en soi. Côté châssis, les suspensions et amortisseurs propres à la Citycarver rehaussent l'auto de 35 mm et les pneumatiques à flancs hauts grimpent de 5 mm. A l'usage, cela profite surtout au confort. La suspension reste plutôt ferme, sans excès. Amortissement et filtration laissent en revanche un feeling feutré agréable à vivre, malgré les grandes jantes de 18 pouces de notre modèle ! En tout cas, certainement pas de quoi modifier les excellentes qualités routières de l'A1, à l'aise sur route et plutôt précise, niveau direction et train avant. Le toucher de route reste typé... Audi, sans surprise.

En Citycarver, le statut d'accessoire de mode de l'A1 est plus que jamais assumé. Sa meilleure rivale à ce niveau de gamme serait donc une certaine Mini... En plus de sa bouille sympathique, l'A1 Citycarver devrait aussi profiter de sa place quasiment unique sur le créneau des starlettes des villes chic et chères.

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Elle ne s’appelle pas Allroad mais bien Citycarver. Cette version surélevée de l’A1 se considère comme un SUV mais n’est en réalité qu’une simple citadine. Avec une caisse surélevée de presque 4 cm, cette déclinaison de l’A1 parue en juillet 2019 offre une nouvelle stature à la citadine. Ce nouvel extérieur offre un style robuste et tout-terrain. En revanche, il ne faut pas voir l’A1 Citycarver comme une A4 ou une A6 Allroad. Il ne s’agit ici que d’une déclinaison surélevée au véhicule déjà existant. Ses 4 petits centimètres de différence permettent tout de même d’affronter quelques trottoirs en ville, son terrain de chasse. Pour renforcer son côté aventurière urbaine, on retrouve des protections contrastées autour des passages de roues ainsi que des boucliers avant et arrière redessinés.

L'Intérieur et la Technologie

L'habitacle reste identique à n'importe quelle Audi A1 Sportback classique. Bien construit, numérique... A bord, rien ne change et c'est un peu dommage. L'esprit pétillant et le look urbain-branché de l'extérieur ne se retrouve guère que dans les teintes et motifs propres aux niveaux d'équipement les plus élevés. Sinon, c'est la même ambiance : design rectiligne et assemblages millimétrés, écran tactile XXL et instrumentation digitale... A condition de mettre la main à la poche !

À l’intérieur, la planche de bord orientée vers le conducteur confère un aspect « cockpit » derrière laquelle on se sent parfaitement à l’aise. En revanche, on côtoie à la fois le bon et surtout le moins bon. Le plus clivant reste le choix des matériaux, notamment au niveau des portières. Malgré cela, l’intérieur ne change pas particulièrement. La présentation reste réussie et surtout soignée avec cet écran d’infodivertissement parfaitement intégré de 10,1 pouces. Combiné à un Virtual Cockpit personnalisable à souhait comprenant un système de commande vocale, on retrouve ici une auto très technologique.

L’intérieur de la citycarver ne change pas de celui de l’A1. On retrouve le même dessin, la même qualité d’assemblage au-dessus de tout soupçon et… Les mêmes plastiques de piètre qualité partout dans l’habitacle. C’est assez incompréhensible qu’Audi ait décidé de faire à ce point des économies sur les matériaux employés. Visuellement rien n’est choquant, mais avoir des plastiques durs même en partie haute d’une auto premium (un adjectif qui se rappelle d’ailleurs à votre bon souvenir vu les tarifs pratiqués) ne fait vraiment pas bonne impression.

Motorisation et Boîte de Vitesses S tronic

Rien de neuf non plus concernant les mécaniques. En attendant une entrée de gamme 25 TFSI (95 ch) et un plus puissant 4 cylindres 35 TFSI (le 1,5 l de 150 ch), un seul moteur est proposé au lancement en France. En l'espèce, le 3 cylindres 1.0 de 116 ch (30 TFSI selon la nouvelle nomenclature Audi), sans doute le meilleur compromis au vu de ses prestations. Suffisamment énergique pour se faufiler dans le trafic et envisager sereinement des parcours autoroutiers (0 à 100 km/h en 9,9 s), ce bloc gagne à être associé à la boite S-Tronic double embrayage (1.900 €). Pas encore disponible en France, elle arrive début 2020. Douceur de marche et progressivité sont de mise, et lissent le fonctionnement parfois heurté que l'on relève souvent avec ce moteur sur d'autres modèles du groupe Volkswagen.

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Côté moteur, notre véhicule d’essai est animé par un 1.0 TFSI de 116 ch. Ce qui marque principalement au démarrage et au ralenti, ce sont ses vibrations, l’une des caractéristiques principales des blocs de 3-cylindres. Équipée d’une boite S Tronic à sept rapports, l’agrément de conduite se révèle parfait avec sa douceur et sa réactivité. En outre, les démarrages sont parfois peu progressifs et procurent un léger à-coup. Mis à part ces petits désagréments, ce 3-cylindres répond parfaitement à la demande et lui va à ravir.

La boîte DSG à 7 rapports est elle aussi un peu capricieuse. Repartir quand le feu passe au vert provoque quasi systématiquement un à-coup désagréable lors de la phase d’embrayage, à moins d’à peine effleurer l’accélérateur, et ce même même sur le mode de conduite Efficiency qui adoucit la cartographie de la pédale de droite. De plus, la boîte à tendance à passer le rapport supérieur beaucoup trop tôt, ce qui oblige à souvent faire appel au kick-down pour retrouver un peu de couple dans les phases d’accélération.

Consommation et Prix

Coté consommation, ce petit 1.0l n’est pas très économe en ville. Il tourne généralement autour de 7,5l/100 km, un chiffre qui peut vite grimper dans les bouchons. Hélas, comme souvent avec ces petits moteurs downsizés, la consommation est à géométrie variable.

En attendant une version d'accès moins puissante, opter pour une A1 en tenue d'aventurière demande au minimum 25.760 € avec le 30 TFSI 116 ch. Soit un surcout de 1.890 € par rapport à la carrosserie Sportback classique. Pas donné, mais ce n'est pas vraiment une surprise pour une urbaine chic. Plus de 30.000 € pour notre finition Design Luxe, certes bien équipée, c'est costaud.

La Citycarver n’a pas de concurrente directe, mais fait payer son prix à travers une lourde facture. Avec un tarif d’entrée à 26 180€, notre modèle bien optionné avec une caméra de recul, un volant à méplat ou encore avec un magnifique Bleu Firmament, présente une note à 35 495€. L’Audi A1 Citycarver fait donc payer cher son look, d’autant plus qu’elle n’apporte pas d’équipements additionnels. Une auto que l’on paye cher pour des finitions correctes mais avec des matériaux décevants.

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Avis Général et Conclusion

Vous trouviez l’A1 trop banale malgré son physique plutôt singulier ? Audi vous a entendu et a sorti le maquillage pour sa citadine. Vous connaissez la musique : le marché est de plus en plus envahit par les SUV et autres crossovers dont la cote de popularité ne faiblit pas, aussi la marque aux anneaux a-t-elle sauté sur l’occasion de faire de l’A1 une baroudeuse des villes. Et pour être honnête, la transformation marche bien.

L’Audi A1 citycarver mise clairement tout sur son look pour séduire. Elle possède de vraies qualités routières, malgré un confort un peu trop ferme au quotidien avec le pack dynamique, et ses équipements foisonnent. Seulement, son intérieur façon « plastic-fantastic » fait vraiment tâche dans un tableau autrement honorable, surtout que l’Allemande est onéreuse pour la catégorie.

En essayant de transformer à moindre coût sa citadine A1 Sportback en mini SUV “citycarver”, Audi donne surtout l’impression d’aguicher l’acheteur des beaux quartiers. Mais en pratique, ce dernier pourrait quand même en avoir pour son argent.

Les plus :

  • Confort en progrès VS Sportback
  • Ensemble moteur/boîte convaincant
  • Personnalité marquée

Les moins :

  • Matériaux intérieurs
  • Habitabilité identique à la Sportback
  • Prix encore plus élevé

Tableau Récapitulatif des Points Clés

Aspect Description
Style Extérieur Look de crossover urbain, protections de passages de roues, boucliers redessinés
Intérieur Similaire à l'A1 Sportback, qualité d'assemblage, plastiques de qualité inférieure
Motorisation 1.0 TFSI 116 ch (30 TFSI), boîte S tronic en option
Confort Suspensions rehaussées, amélioration du confort par rapport à la Sportback
Consommation Environ 7,5l/100 km en ville
Prix À partir de 25.760 € (30 TFSI 116 ch), peut dépasser 30.000 € avec options

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