Les entreprises qui utilisent des véhicules pour leurs activités font face à des risques spécifiques : accidents, coûts d'assurance, et parfois sinistres. Adopter les bons gestes afin d’améliorer sa conduite s’apprend tous les jours lors de nos trajets quotidiens. Un audit de conduite est une démarche efficace pour prévenir les accidents, réduire les coûts, et renforcer la sécurité routière au sein de votre organisation.
Qu'est-ce qu'un audit de conduite ?
Un audit de conduite est une évaluation réalisée par un professionnel pour vérifier l’aptitude du conducteur. L’audit commence sur une évaluation des compétences du conducteur à travers l’observation. Le conducteur réalise un trajet balisé sous l’œil attentif du moniteur. Quelqu’un qui conduit depuis des années, voire des décennies, peut avoir oublié les risques courus lors d’une conduite non optimisée ou avoir pris de mauvais automatismes.
L’audit de conduite permet aux entreprises de dresser un état des lieux de leurs pratiques en matière de sécurité routière et d'identifier les axes d'amélioration. Ce bilan est aussi un premier pas vers une formation sécurité routière continue.
Pourquoi réaliser un audit de conduite ?
Il y a des métiers où la voiture est un outil obligatoire. Si vos employés possèdent donc le permis de conduire, il est cependant possible qu’ils aient pris de mauvaises habitudes de conduite, ou qu’ils aient oublié quelques éléments du code de la route (notamment si ceux-là sont rarement vus au quotidien). Un audit de conduite peut être réalisé pour vérifier les compétences du conducteur à bord d’une voiture, mais aussi d’un camion.
Les avantages pour l'entreprise
- Prévention des accidents et réduction des coûts d'assurance.
- Adoption d’une conduite plus éco-responsable et baisse du bilan carbone.
- Optimisation de la gestion de flotte automobile.
- Amélioration de la productivité.
Les avantages pour le conducteur
- Remise à niveau du code de la route.
- Optimisation de la conduite et réduction de la consommation de carburant.
- Sensibilisation aux bonnes pratiques et prévention des risques routiers.
Comment se déroule un audit de conduite ?
L’audit commence sur une évaluation des compétences du conducteur à travers l’observation. Le conducteur réalise un trajet balisé sous l’œil attentif du moniteur.
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L’audit de conduite ne concerne pas seulement une remise à niveau du code de la route. Au contraire : il est là pour optimiser la conduite de la personne évaluée et la consommation du véhicule. Les prix de l’essence ne cessent d’augmenter. Le moniteur de l’audit de conduite pourra vérifier si le conducteur connaît les astuces. Si ce n’est pas le cas, il les lui indiquera pour lui éviter de consommer trop d’essence à chacun de ses déplacements.
L’audit de conduite peut être réalisé à tout moment de la vie du conducteur : un an, ou dix ans, ou encore vingt ans après l’obtention du permis. Tout conducteur a besoin d’une piqûre de rappel sur le code de la route.
L'audit de sécurité routière : Une définition
Un audit de sécurité routière est une vérification indépendante, systématique et technique de la prise en compte des principes de sécurité des infrastructures routières. Il permet de mettre en évidence les écarts existants entre les règles de l'art en la matière et un projet d'aménagement routier, et ce à chacune des étapes depuis la planification du projet jusqu'au début de l'exploitation de l'aménagement routir. L'audit de sécurité routière peut également être une vérification des écarts entre un référentiel retenant les principales règles de l'art et une voie existante.
L'audit de sécurité routière n'a pas pour objet de proposer des solutions aux écarts identifiés mais d'inciter le gestionnaire de la voirie à s'en préoccuper.
Historique et évolution de l'audit de sécurité routière
Initialement, l'audit de sécurité avait pour nom « contrôle de sécurité des routes ». C'est sous l'influence de la terminologie de l'Union européenne que le terme « audit » a été utilisé en France.
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C'est le livre blanc sur la sécurité routière de la commission Giraudet ((La Documentation Française (1989)) qui a été le premier à préconiser un contrôle de sécurité des routes. En 1988, le Premier ministre, Michel Rocard, avait demandé à un groupe de 13 personnes présidé par Pierre Giraudet de faire le bilan de la politique de sécurité routière en France et de lui proposer un ensemble de mesures destinées à l'améliorer.
Le livre constatait « qu'aucune procédure de contrôle systématique n'existe en matière de sécurité des aménagements de voirie, contrairement à ce qui se fait dans d'autres domaines (immeubles de grande hauteur, locaux recevant du public,..), malgré des enjeux incontestablement plus importants sur le plan de la sécurité.
Le rapport rappelle que « contrairement à une croyance largement répandue, le domaine de la voirie est très peu normalisé, ce qui conduit à des degrés extrêmement divers de prise en compte de la sécurité, au gré des initiatives locales. »
Le rapport a donc estimé nécessaire :
- d'élaborer un guide technique rassemblant les connaissances en matière d'aménagements de sécurité : règles et normes, principes et recommandations, approches qualitatives
- d'organiser des actions de formation des personnels chargés de l'aménagement et de l'exploitation des voies qui porteraient à la fois sur une culture de la sécurité routière et sur les techniques à mettre en œuvre (aménagements localisés, marquages, signalisation)
- de mettre en place dès à présent des tournées d'inspections des réseaux routiers par les services en charge de leur gestion afin de déceler et de corriger progressivement toutes les inadaptations relatives à la sécurité.
Ces mesures constitueraient la première étape d'une mise en place aussi rapide que possible d'un contrôle technique obligatoire, périodique et indépendant du maître d'ouvrage, des réseaux de voirie de l'Etat et des collectivités locales, ainsi que d'un contrôle préalable des projets d'aménagements. Le rapport notait que cette mesure nécessitait une décision d'ordre législative.
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Le rapport proposait que le résultat du contrôle et les recommandations qui pourraient en découler ne seraient données qu'à titre indicatif, à charge pour les collectivités concernées d'en tirer sous leur responsabilité les conséquences.
En Septembre 1992, paraissait le document "SECURITE DES ROUTES ET DES RUES". Ce document faisait le point des connaissances surles relations entre aménagements de voirie et problèmes d'insécurité routière, et en tire des conclusions pour la conception et la gestion des infrastructures.
Ce document mettait fin à l'idée reçue selon laquelle on ne sait rien en matière de sécurité, et fait que la sécurité est perçue comme une affaire d'intuition, et non comme une affaire technique. Il apportait des informations construites sur des bases objectives, résultant de deux décennies de recherches, d'études et d'expériences menées aussi bien en FRANCE qu'à l'étranger.
L'année suivante, la D.S.C.R. décide d'avoir une approche très pragmatique en définissant un programme d'expérimentation in situ avec pour finalité, si la démonstration est faite de son intérêt, de définir les modalités pratiques d'un tel contrôle.
L'expérimentation, ainsi organisée, consistait à concevoir et à tester les conditions de faisabilité et de reproductibilité d'un contrôle de sécurité des infrastructures existantes.
L'expérimentation s'étant avérée concluante (lire note), plusieurs sites pilotes furent menées avec pour objectif de tester les conditions d'une généralisation d'un contrôle de sécurité des infrastructures. A 'issue de ces expériences de contrôle, un référentiel d'audit fut élaboré et des orgnanismes de contrôle tel Socotec ou Bureau ont été sollicités pour démarrer la généralisation d'un contrôle des voiries routières.
Hélas, ce projet ne fut pas poursuivi. Il trouva des oppositions parmi les gestionnaires de voirie, avec au premier rang la direction des routes du ministère des transports. Cette direction arguait qu'elle ne pouvait envisager de prendre des mesures correctives des routes aux endroits où aucun accident ne s'était encore produit. La politique de sécurité des routes devait rester fondée, selon cette direction, sur l'accidentalité dans la continuité de la politique de traitement des points noirs.
Pour ce motif, plusieurs amendements présentés au parlement pour introduire un contrôle des voies existantes ne purent aboutir. La direction des routes proposa alors une autre méthode, la méthode dite SURE ainsi qu'une procédure d'inspection de sécurité routière par itinéraire dit ISRI. Elle resta ouverte un contrôle de sécurité sur les projets neufs. Une procédure de contrôle des projets d'aménagements existait déjà mais sans que l'aspect « sécurité » soit clairement identifié.
Depuis, le contrôle de sécurité des projets routiers (CSPR) a été instauré par la circulaire n°2001-30 du 18 mai 2001 pour ces routes. Du fait de la décentralisation, les collectivités locales ne sont pas soumises, en ce qui les concerne, à aucune contrainte portant sur l'aménagement de leurs voiries.
Pour accompagner sa mise en application, 3 guides méthodologiques ont été édités parle Sétra (ex CEREMA) :
- « Contrôle de sécurité des projets routiers - Éléments de démarche qualité pour une meilleure prise en compte de la sécurité»
- « Contrôle de sécurité des projets routiers - Audit avant mise en service »
- « Contrôle de sécurité des projets routiers - Réalisation des bilans de sécurité après mise en service »
La circulaire du 7 janvier 2008 a fixé les modalités d'élaboration, d'instruction, d'approbation et d'évaluation des opérations d'investissement sur le réseau routier national. Elle a remplacé celle du 5 mai 1994. Elle précise que la circulaire du 18 mai 2001 qui instaure le contrôle de sécurité des projets routiers reste applicable sur son principe.
Arrive la directive européenne 2008/96/CE du 19 novembre 2008 relative à la gestion de la sécurité sur les infrastructures routières. Cette directive impose aux États membres de l'Union de réaliser des audits à toutes les étapes de la réalisation des projets d'infrastructure.
Dèslors, la loi n° 2011-12 du 5 janvier 2011 (article 9) a modifié la législation française pour prendre en compte ces dispositions introduisant le terme d'audit. Le décret n°2011-262 du 11 mars 2011 impose la mise en place d'audit de sécurité ayant pour objectif de vérifier que lesprincipes de sécurité ont été respectés lors de la conception, avant la mise en service et au début de l'exploitation des projets routiers. Le décret n° 2011-718 du 23 juin 2011 définit les conditions d'aptitudes et l'organisation de la formation à dispenser aux auditeurs de sécurité routière.
L'audit de flotte automobile : Un levier stratégique
La gestion d’une flotte automobile représente un défi complexe au quotidien. Pour les entreprises, la maîtrise des coûts et l’efficacité opérationnelle sont les principales priorités. C’est dans ce cadre qu’intervient l’audit de flotte automobile. L’audit de flotte automobile : qu’est-ce que c’est ? Les enjeux de l’audit sont multiples et cruciaux pour une gestion efficace de votre flotte. Tout d’abord, il consiste à dresser un état des lieux précis du parc automobile.
Après avoir audité le parc, le gestionnaire de flotte peut mettre en lumière un mauvais usage des véhicules ou un manque d’optimisation selon les besoins réels sur le terrain. Enfin, l’audit est un outil stratégique pour anticiper les besoins futurs de l’entreprise lors du renouvellement de tout ou partie de sa flotte automobile. Il permet de planifier des investissements en fonction des évolutions technologiques et des exigences gouvernementales.
Un audit de flotte 360° automobile offre une vue d’ensemble précise de la gestion des véhicules d’une entreprise. L’un des principaux avantages d’un audit 360° est l’identification des sources de dépenses améliorables, mais aussi de pointer des inefficacités opérationnelles. Il convient alors d’analyser sa flotte pour déterminer quel véhicule doit être renouvelé et par quel type de motorisation.
L’un des objectifs principaux de l’audit de votre parc est d’identifier les possibilités de réduction des coûts. Au-delà des économies directes qui peuvent aider l’entreprise à mieux maîtriser ses coûts, l’audit examine l’efficacité opérationnelle.
Pour qu’un audit de flotte soit efficace et exhaustif, une méthodologie structurée est essentielle. La première étape consiste à choisir le bon prestataire pour réaliser l’audit. Un prestataire expérimenté et spécialisé, comme Aficar Mobility, offre l’expertise nécessaire pour mener une analyse approfondie et pertinente. Vous devrez établir un cahier des charges et une grille d’évaluation afin de déterminer quel prestataire externe est le plus compétent. Il doit être en mesure de vous délivrer des conseils de spécialiste en lien avec votre activité.
Une fois le prestataire sélectionné, l’étape suivante consiste à collecter des données détaillées. Cette collecte est essentielle pour fournir une image précise et complète de l’état actuel de la flotte. Une fois les données collectées, elles doivent être organisées et analysées de manière systématique. Cela inclut l’utilisation de logiciels spécialisés pour le traitement des données et l’identification des tendances clés.
Tout au long du processus, l’expertise des consultants en gestion de flotte est essentielle. Les recommandations issues de l’audit se concentrent sur plusieurs domaines clés. Les stratégies d’optimisation sont spécifiques à chaque flotte et peuvent nécessiter des changements significatifs dans les politiques internes, telles que la mise en place d’une nouvelle Car Policy.
La mise en œuvre des recommandations doit être planifiée soigneusement. Cela implique de communiquer clairement les changements aux différentes parties prenantes et de former le personnel à l’utilisation de nouvelles technologies. Le suivi est une composante essentielle pour s’assurer que les améliorations mises en place perdurent et que les objectifs de l’audit sont atteints. L’utilisation de logiciels de gestion de flotte permet un suivi en temps réel des performances des véhicules et des coûts associés. Ces outils facilitent la détection précoce des anomalies ou des dérives par rapport aux objectifs fixés.
Un audit de flotte ne doit pas être réalisé ponctuellement. Il doit intégrer la stratégie de gestion de flotte de l’entreprise. Faire appel à un prestataire extérieur comme un cabinet de conseil permet d’avoir une vision extérieure pouvant apporter un nouvel éclairage au gestionnaire de flotte.
La perte de contrôle du véhicule : Causes et prévention
Dans la conduite quotidienne, vous pouvez être confrontés à diverses situations inattendues. L’une des plus redoutées est sans doute la perte de contrôle du véhicule. De multiples facteurs peuvent en être à l’origine.
Causes de la perte de contrôle
- Conditions météorologiques défavorables.
- Mauvaise gestion de la vitesse.
- Problèmes mécaniques.
- Inattention du conducteur.
Conséquences de la perte de contrôle
- Accidents, parfois mortels.
- Non-couverture des dommages par l'assurance.
- Impact psychologique.
Prévention de la perte de contrôle
- Entretien régulier du véhicule.
- Vérification des freins, des pneus et des niveaux de liquides.
- Adoption d'une conduite responsable et adaptée aux conditions.
- Anticipation des situations à risque.
Si vous perdez le contrôle de votre véhicule, il est possible que votre assurance ne couvre pas les dommages. Cela peut entraîner des coûts financiers importants. Enfin, la perte de contrôle du véhicule peut avoir un impact psychologique. Dans la prévention de perte de contrôle du véhicule, l’entretien régulier occupe une place prépondérante.
Prenez le temps de vérifier régulièrement l’état de vos freins. Un système de freinage optimal réduit les risques de dérapages et glissades imprévues.Les pneus, quant à eux, demandent une attention particulière. Leur état influence directement le comportement du véhicule. Des pneus bien gonflés et en bon état garantissent une adhérence optimale au sol.N’oubliez pas non plus de vérifier les niveaux de liquides.
Gardez votre calme : le stress peut aggraver la situation.Évitez de freiner brusquement. Un freinage abrupt peut provoquer un dérapage et aggraver la perte de contrôle. Préférez un freinage progressif.Essayez de diriger le véhicule dans la direction souhaitée. En cas de perte de contrôle sur une chaussée glissante, évitez de sur-accélérer. Enfin, souvenez-vous de la règle d’or : anticiper.
Adopter une conduite responsable, effectuer régulièrement l’entretien de votre véhicule et être vigilant face aux conditions de conduite sont des pratiques essentielles pour minimiser les risques de perte de contrôle de votre véhicule.
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