Plus de 1 000 gestionnaires de parc et de responsables des achats s’étaient donné rendez-vous aux premières Rencontres Flottes Automobiles, dans le cadre de l’Eurosite George V à Paris.

Une foule dense qui s’est rendue sur les stands des 44 prestataires : des loueurs aux assureurs en passant par les pétroliers. Pour les visiteurs, ces stands ont offert une véritable opportunité de « sourcing ».

Économies de Gestion : Un Leitmotiv Central

En parallèle, les douze ateliers-débats ont fait émerger un leitmotiv commun aux participants : celui des économies de gestion. Mais ce thème des économies de gestion a aussi pu émerger lors de l’atelier sur les véhicules électriques (VE).

Véhicules Électriques : Entre Familiarisation et Opportunités Économiques

Animé par Olivier Rigoni, directeur associé du cabinet de conseil Cogecar, ce débat a permis de prendre la mesure de la familiarisation croissante des professionnels avec ces nouveaux véhicules, mais aussi de réfléchir à l’opportunité économique de leur intégration dans les flottes. À propos du VE, la question de la dangerosité de l’absence de bruit a été posée.

Les questions du public ont été très pointues sur l’autonomie, la sécurité ou l’accès aux dispositifs de recharge.

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Gilles Furet et Guy Consumi ont conjointement répondu, le premier en tant que chargé de mission pour EDF à la direction transports et véhicules électriques, et le second en qualité de chef du service parc automobile du conseil général des Yvelines.

Dans les projections du responsable d’EDF, la charge rapide ne présentera que 5 % des recharges : pour les dépannages ou dans de rares cas de dépassement d’autonomie.

Le conseil général des Yvelines participe au projet Save, un test d’exploitation en grandeur réelle de l’électrique qui réunit aussi bien Renault que les fabricants de bornes ou EDF.

Fort de cette expérience, Guy Consumi a évalué le prix moyen de 100 km pour un VE autour de 1,82 euro, l’équivalent de la consommation de 15,7 kWh au tarif normal d’EDF.

Mais si l’électrique peut venir concurrencer le thermique sur la consommation, les constructeurs doivent encore améliorer son coût total.

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« Le prix des batteries doit encore être réduit, a souligné Gilles Furet, de 2 à 2,5 fois pour atteindre un TCO équivalent au thermique. » Une évolution qui autorisera une meilleure compétitivité des véhicules neufs mais aussi d’occasion.

Car ce questionnement sur la valeur résiduelle des VE a aussi émergé.

Valeur Résiduelle et Marché du VO : Une Préoccupation Centrale

Plus largement, le VO et son marché demeurent une des préoccupations centrales des gestionnaires de flotte. Une préoccupation qui a fait l’objet d’un atelier sur la valeur résiduelle, la revente et le remarketing.

Comment le prix de revente est-il évalué, comment s’expliquent les différences de calcul entre loueurs ? Tout simplement parce que ces derniers ont chacun leur manière d’anticiper ce prix à la revente, ont expliqué les intervenants.

Selon Christophe Delivet, le VO idéal à l’heure actuelle reste un SUV compact avec deux roues motrices, un toit panoramique, un intérieur cuir et un couple de 60 000 km sur trois ans.

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Autre préoccupation des participants à cet atelier, la question des réparations avant restitution des véhicules en LLD : sont-elles nécessaires ou inutiles pour minimiser les coûts ? Les intervenants ont penché pour la seconde réponse.

En soulignant que réparer un véhicule trois semaines avant sa restitution constituait une solution peu efficace financièrement, notamment en raison des frais engagés par une voiture bloquée. Avec cette conclusion : « Il faut surtout sensibiliser les conducteurs. Une remise en état coûtera toujours plus cher que la décote.

Sensibilisation des Conducteurs et Baisse des Coûts d'Assurance

Éduquer le conducteur, c’est aussi ce qu’ont préconisé les intervenants d’un atelier animé par Jean-Philippe Monatte, directeur général de l’Automobile Club Prévention SIFA, mais cette fois dans une optique de baisse des coûts de l’assurance. Et pour diminuer le nombre des sinistres, l’implication de la hiérarchie se veut essentielle, a noté Xavier de Font-Réaulx.

La responsabilisation des collaborateurs reste aussi nécessaire afin de débanaliser les sinistres. Xavier de Font-Réaulx a préconisé l’envoi d’un courrier personnalisé à chaque accident. Sans oublier que l’accidentologie respecte souvent la règle des 80/20, a complété Jean-Philippe Monatte : 80 % des accidents sont causés par 20 % des conducteurs.

Le Rôle du Gestionnaire de Flotte : Une Définition Encore Floue

Un atelier a retenu l’attention : celui consacré au périmètre d’action du gestionnaire de flotte. Une question que ces premières Rencontres Flottes Automobiles ne pouvaient éluder.

Avec un constat : le rôle de ce gestionnaire reste encore mal défini, sur son pouvoir hiérarchique, sa responsabilité budgétaire, etc. « La gestion de flotte se situe au centre d’un patchwork », a expliqué en substance Robert Maubé, dirigeant du cabinet de conseil RRMC et animateur du débat.

Deux témoignages ont illustré les niveaux variables de responsabilité des gestionnaires de flotte. D’un côté, celui d’Alain Motz, secrétaire général d’Eurofeu, qui commercialise des matériels incendie et en assure l’entretien ; de l’autre, celui de Guillaume Saint-Sernin, responsable des moyens généraux de proximité de France Télévisions.

Chez Eurofeu, le responsable, aujourd’hui aidé de trois personnes, a fait grandir sa fonction au fur et à mesure de la croissance de l’entreprise. Pour sa part, Guillaume Saint-Sernin n’a pas les clés de l’ensemble de la gestion de son parc. Mais ses responsabilités sont susceptibles d’évoluer, alors que l’entreprise entend rationaliser ses coûts.

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