La BMW Série 7 E38 est la troisième génération de Série 7, elle constitue le porte-drapeau de la marque allemande.

Cette berline luxueuse offre un grand confort tout en préservant un bel agrément de conduite à son conducteur. Le style de la voiture se veut plus fin et élégant tout en assurant une parfaite continuité avec le modèle précédent.

À son lancement en 1994, la Série 7 E38 conserve les solutions techniques éprouvées de la Série 7 E32 et en particulier ses mécaniques V8 et V12. L’empattement allongé de près de 10 cm fait progresser l’habitabilité.

L’aérodynamisme progresse avec un coefficient de pénétration dans l’air réduit de 0,34 à 0,30. Les trains roulants sont améliorés pour plus de sécurité et de confort tout en assurant un caractère dynamique à l’auto. Le train arrière intégral avec sa suspension multibras correspond à celui du coupé Série 8.

L’équipement ne cesse de s’enrichir suite au progrès de l’électronique ce qui accroît la déferlante de termes barbares.

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Vous connaissiez déjà l’ABS et l’ASC+T, et bien voici le DSC, l’EDC, le SCA, le DBC, l’EWS, le PDC, l’AUC, l’AGS, l’ITS, l’EML, le DME, le DDE, l’ACC et le GPS. Cette liste n’est pas forcément exhaustive.

En première mondiale, les moteurs V8 M62 dévoilés au début de l’année 1996, incluent un système de refroidissement variable en fonction de la charge.

La Série 7 E38 dispose de mécaniques diesel pour la première fois dans le segment des voitures de luxe chez BMW. En 1999, BMW commercialise le premier V8 diesel biturbo au monde. Ce moteur partage la même cylindrée unitaire que les blocs M47 et M57, à respectivement, quatre et six cylindres.

Il utilise une rampe commune d’injection et un turbo pour chaque banc de cylindre. Son bloc est constitué de fonte vermiculaire, plus légère de 20% que la traditionnelle fonte grise. Il innove encore par l’emploi d’un alternateur refroidi par eau.

Enfin, pour assurer une meilleure résistance, les paliers de vilebrequin sont coulés en un bloc puis brisés et réassemblés après pose de l’arbre, en garantissant un ajustage presque parfait. La même technique est utilisée pour les bielles comme pour les V8 essence qui l’emploie depuis 1992.

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Sur les 750i et 750iL, les grilles de calandre verticales sont chromées.

Plusieurs versions blindées sont proposées sur commande spéciale par BMW : la 750iL Security à partir de 1995, suivie par les 740iL et 750iL Protection à partir de 1999.

La 750iL Security pèse à vide 2990kg. Sa vitesse maximale est de 210km/h. Les 740iL et 750iL Protection pèsent entre 2100 et 2225kg.

La B12 5.7 présentée au salon de Genève en mars 1995 et produite entre décembre 1995 et août 1998 en 201 exemplaires sur la base des 750i ou 750iL, et dotée d’un moteur V12 de 5646cc développant 387ch puis 416ch à partir de la fin de 1997, accouplé à une boîte automatique à cinq rapports Switchtronic, c’est-à-dire avec commande des vitesses par impulsion au levier ou au volant.

Ce modèle se retrouve souvent à l’écran. En 1996, BMW réalise une 750hL équipée d’un moteur V12 alimenté par hydrogène. En mai 2000, la marque construit 15 voitures pour une démonstration face au public.

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Elles sont utilisées pendant l’exposition universelle de Hanovre avant d’aller enregistrer un temps sur le circuit du Nürburgring en juillet 2000. Leur moteur développe une puissance de 204ch permettant à la voiture d’atteindre 226km/h et d’accélérer de 0 à 100km/h en 9,6 secondes.

À titre individuel, certains carrossiers américains ont pu transformer quelques BMW Série 7 E38 en limousine.

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