La BMW Série 3 E30 est la deuxième génération de la mythique Série 3, une voiture qui a marqué les esprits et continue de fasciner les passionnés d'automobile. Elle reconduit également les petits moteurs six cylindres M20 qui contribuent fortement à l’image du modèle. Ainsi, la Série 3 E30 est une propulsion dotée de moteurs à la fois performants, économes et fiables.
Son style conserve la calandre à double haricot, chère à la marque, accompagné de quatre phares ronds. Il reprend aussi le célèbre pli Hofmeister au niveau du montant arrière et la ligne courant sur toute la longueur de la carrosserie. Le tableau de bord conserve son orientation vers le conducteur.
Innovations et Particularités de la BMW E30
Pourtant plusieurs nouveautés voient le jour avec la Série 3 E30. Elle inaugure une carrosserie à quatre portes inconnues jusqu’alors dans ce segment chez le constructeur bavarois. Elle connaît aussi d’autre premières telles que l’arrivée d’un moteur diesel, en six cylindres tout de même, d’une transmission intégrale permanente et de la sportive M3, conçue par le département Motorsport. Le nombre de versions proposées est élevé.
La Série 3 E30 connaît un franc succès sur tous les marchés où la voiture est commercialisée, Europe mais aussi Amérique du Nord, Japon et Afrique du Sud. L’ensemble de la famille E30, toute carrosserie confondue, s’écoule à plus de 2,3 millions d’exemplaires en 12 ans de carrière. Sur ce total, 2,1 millions sont des berlines. À titre de comparaison, la devancière de la Série 3 E30, la E21 a été produite en 1,3 million d’exemplaires.
La Série 3 E30 n’apporte pas d’innovations majeures à son lancement. Elle reprend la base technique éprouvée de la première Série 3, la E21.
Lire aussi: BMW ALPINA B3 Touring : Détails techniques
La BMW M3 E30 en Compétition
La BMW Série 3 E30 a participé à de nombreuses compétitions automobiles en Europe par le biais de sa version M3. Celle-ci a été engagée officiellement en Groupe A et en Groupe N pour concourir sur circuit et en rallye. En version Groupe A, le moteur de la M3 développe 320ch à 8200tr/mn. Pour son homologation, la voiture devait être produite à 5 000 exemplaires au moins.
La M3 E30 débute sa carrière sportive dans le championnat mondial des voitures de tourisme en 1987 qu’elle remporte haut la main en dominant outrageusement la concurrence. Ce championnat mondial disparaît la saison suivante.
Les évolutions de la M3 de série telles que les variantes Evo, Evo II et Sport Evolution sont dictées par les exigences de la course automobile et l’évolution des règlements. BMW propose ainsi une voiture améliorée saison après saison. La M3 Sport Evolution dispose d’un moteur de 2,5 litres et de spoilers réglables.
La BMW M3 E30 est la voiture de tourisme la plus titrée de l’histoire avec de nombreuses victoires et plusieurs championnats de voitures de tourisme, qu’ils soient internationaux ou nationaux, entre 1987 et 1992 (Monde 1987 ; Europe 1987 et 1988 ; Allemagne 1987 et 1989 ; Royaume Uni 1988 et 1991 ; Italie 1987, 1989, 1990 et 1991 ; Australie 1987).
Même si ce n’était pas sa destination première, la M3 E30 a aussi été engagée en rallye au cours des saisons 1987 à 1989. La M3 E30 a également participé au championnat européen de la montagne (courses de côte).
Lire aussi: L'ascension d'une légende : BMW 2002 Tii Alpina
En Afrique du Sud, le développement de la version 333i en collaboration entre BMW Motorsport et Alpina avait pour but de permettre l’engagement de cette version en compétition dans le Groupe 1. Ce groupe a été annulé à la fin de l’année 1985 sans que la voiture ait pu concourir sur les circuits. La 333i fut tout de même produite en 210 exemplaires (6 unités de présérie et 204 unités de série).
Toujours en Afrique du Sud, qui ne disposait pas de la M3, BMW propose dès 1986 une 325is pour permettre l’engagement de la voiture en course dans le Groupe N local. Cette version évolue jusqu’en 1991 : kit carrosserie M-Technik disponible en 1989 ; ouvrants en aluminium, moteur Alpina 2,7 litres, trains roulants de la M3 et kit carrosserie en série en 1990 (Evo I) puis retour des portes en acier et puissance accrue en 1991 (Evo II).
Versions Spéciales et Préparations
Le carrossier Baur de Stuttgart propose en option dès le lancement de la Série 3 E30 une conversion Top-Cabriolet (TC2). Cette transformation est possible à partir de toutes les berlines deux portes sauf la M3. Le pavillon de toit et la lunette arrière sont retirés. Ils sont remplacés par un toit rigide amovible sur la partie centrale et une capote en toile sur la partie arrière. Les encadrements de vitres arrière sont découpés. Un arceau central rigidifie la caisse. La conversion Baur Top-Cabriolet n’était pas disponible officiellement sur le marché nord-américain.
Au cours des années 1980, des petits artisans allemands proposent une transformation en cabriolet sans arceau de la berline deux portes E30. Il s’agit de Lumma Design, de Reinhard Peters et de Rappold.
BMW construit un pick-up M3 en 1986. Cette voiture est basée sur une 320is deux portes. Elle est utilisée par le constructeur dans l’enceinte de son usine.
Lire aussi: Tout savoir sur l'Alpina D3 S Touring
En 1987, le centre de recherche BMW à Munich réalisa huit exemplaires de la Série 3 E30 dotés d’un moteur électrique en carrosserie deux ou quatre portes et break Touring. L’autonomie de ces voitures est de 150km en circulation urbaine.
La BMW E30 Touring : Un Break Précurseur
La BMW Série 3 E30 Touring est le premier break de série de la marque bavaroise. Seul l’arrière de la voiture est inédit avec sa troisième vitre latérale, qui conserve le pli Hofmeister, et son hayon arrière. Quelques réglages des trains roulants sont spécifiques au modèle tels que des tarages plus fermes d’amortisseurs et des freins renforcés.
La Série 3 E30 Touring inaugure la niche des breaks premiums où le style et les performances sont prioritaires sur la fonctionnalité et l’aspect pratique. Ce premier break BMW connaît un succès d’estime. Sa diffusion est plutôt limitée.
Avec près de 104 000 unités produites, il s’agit de la variante de carrosserie la plus rare de la Série 3 E30. Il faut que la clientèle s’habitue à ce nouveau concept. Le succès va être croissant avec les générations suivantes, E36 et encore plus E46.
La fin de carrière de la Série 3 E30 Touring est surprenante et démontre que la clientèle a commencé à adhérer à ce concept. Les versions économiques 316i et 318i sont lancés quasiment en fin de carrière du modèle. Ceci est encore plus vrai pour la 316i qui arrive sur le marché en 1991 au moment où la berline E30 quitte définitivement les chaînes de production.
Ainsi, le Touring E30 parvient à se vendre presque aussi bien lors de sa dernière année pleine de production qu’au cours de sa première année pleine de production.
Personnalisation et Préparations Modernes
Cette 325i Touring de 1988 répare cette injustice historique. Son propriétaire a décidé de créer ce que BMW n’a jamais osé : une E30 Touring véritablement sportive. La peinture blanche met parfaitement en valeur les lignes tendues de cette carrosserie. La calandre noire et la galerie de toit Yakima ajoutent cette touche d’authenticité qui rappelle l’époque où les breaks servaient réellement à l’aventure.
Transformer un break en sportive ne s’improvise pas. Le châssis a été entièrement revu avec des barres réglables UUC et des combinés filetés Ground Control. Le freinage suit la même logique avec des éléments empruntés aux M3 E36 à l’avant et à une 325i E46 à l’arrière. Cette hybridation intelligente permet d’optimiser les performances tout en maîtrisant les coûts.
Sous le capot, c’est la révolution. Exit le six cylindres d’origine, place au légendaire S54B32 de la M3 E46. Ce moteur 3,2 litres développe 321 chevaux et 365 Nm de couple, soit de quoi transformer radicalement le caractère de cette Touring. L’intégration de ce bloc a nécessité des adaptations considérables : nouveau faisceau électrique, admission directe, ligne d’échappement sur mesure en inox, radiateur Mishimoto.
À l’intérieur, la philosophie reste cohérente. Pas de révolution esthétique, juste les modifications nécessaires : sièges Recaro avec sellerie noir et gris reprise sur la banquette arrière, volant M Tech II, pommeau assorti. Cette retenue dans la transformation intérieure renforce l’effet de surprise. De l’extérieur, rien ne laisse présager les performances de cette machine.
Avec moins de 1300 kg sur la balance, cette 325i Touring affiche un rapport poids/puissance digne des supercars modernes. Elle peut désormais rivaliser avec les sportives contemporaines tout en conservant sa praticité familiale.
Alpina et la BMW E30 : Une Collaboration Historique
Alpina, le préparateur de longue date de BMW, s'est penché sur la nouvelle M340d. Le résultat... est un peu décevant. Avec 355 ch et pas moins de 730 Nm, ce 6 cylindres diesel de 3 litres reste impressionnant !
Alpina, le préparateur allemand bien connu des amateurs de BMW, a pour habitude de combler les trous existants dans la gamme des modèles BMW.
Située entre les BMW 335 I et M3, la nouvelle Alpina B3 Biturbo combine selon ses concepteurs la puissance d'un V8 et la légèreté d'un bloc 6 cylindres.
Alpina B6 3.5 S : Une Exclusivité Basée sur la M3
En novembre 1985, Alpina décidait de lancer une version explosive de la BMW Série 3 E30, une voiture déjà fort réussie. Sur la base du haut de gamme de l’époque, la 325i, dotée d’un 6 en ligne de 2,5 litres et 171 chevaux, les sorciers de Buchloe décidèrent d’en offrir une version plus puissante : utilisant la même base mais avec les spécifications de la B10, la toute nouvelle B6 3.5 passait, comme son nom l’indique, à 3.5 litres de cylindrée, pour une puissance très respectable pour l’époque de 262 chevaux (254 chevaux en version catalysée).
Bien évidemment, châssis et trains roulants étaient retravaillés en conséquence pour permettre aux (riches) conducteurs de ce petit bijou de rester sur la route le plus longtemps possible, mais il fallait bien l’admettre avec la sortie de la BMW M3 E30 en 1986 : Motorsport avait une longueur d’avance de ce côté-là.
La B6 3.5 “de base” continuait à se vendre grâce à sa déclinaison 4 portes, inconnues sur la M3 (ce qui ne sera pas le cas de la M3 E36, dont la seule carrosserie non disponible sera le break) mais Alpina décidait d’y adjoindre une version plus exclusive, la B6 3.5 S, à partir de 1987.
Cette nouvelle version n’était disponible, elle, qu’en deux portes : normal, puisqu’elle dérivait directement de la M3, récupérant au passage ses réglages aux petits oignons. En revanche, exit le 4 cylindres, aussi performant fût-il : Alpina décidait de le remplacer par ce fameux L6 de 3.5 litres et ses 262 chevaux autrement plus menaçants.
Avec la B6 3.5 S, on quittait le côté bourgeois sportif pour entrer dans le domaine de la démence, avec une flopée de canassons sur une base saine, dévolue au sport. Produite entre 1987 et 1990, l’Alpina B6 3.5 S ne sera produite qu’à 62 exemplaires : autant dire que c’est une vraie rareté.
Caractéristiques Techniques de la BMW 325ix Touring
De prime abord, il n’y a pas de quoi être perturbé par notre 325ix Touring du jour. Après tout, la base reste celle d’une e30 berline avec les mêmes dimensions (4,33 x 1,66 x 1,40m) et les mêmes atouts stylistiques.
De face, on retrouve cette gueule aussi légendaire que désuète à la fin des années 80. Quatre petits feux ronds équipés de balais (optionnels) noyés dans de larges grilles noires façon muscle car, des haricots d’une taille insuffisante pour le marché Chinois, et tous les attributs communs aux E30 Phase 2. Au menu gros antibrouillards, pare choc en plastique, et la petite lame sportive optionnelle.
Une fois de profil, la différence se fait percevoir. Globalement on retrouve un latéral typique de chez BMW, long capot, porte à faux avant court, arrière plus généreux, et flanc judicieusement tranché par deux lignes courant de bout en bout. Dans notre cas, l’ensemble est sublimé par la présence des élégantes jantes d’origine Alpina (en 16 pouce) et modernisé par les entourages de vitrages shadowline (noirs et non chromés).
Petite nouveauté, le 325ix e30 Touring arbore des bas de caisses spécifiques histoire de donner un peu plus de muscle à la partie basse de la belle tout en favorisant la naissance de corrosion. Cela permet aussi de mieux intégrer les élargisseurs d’ailes servant à camoufler le train avant plus « fat » (+13mm de voies).
Pour le coup les designers ne se sont pas cassé le tronc en dessinant cette extension de l’habitacle installée en lieu et place de la malle traditionnelle. L’effet berline dotée d’un sac à dos est clairement immanquable et quelque peu perturbant.
En ouvrant la porte conducteur, on se retrouve face à l’habitacle typique d’une e30. C’est sobre, élégant, et totalement vintage… Pour une fois on ne pourra même pas se plaindre de la tristesse des lieux, car c’est une sellerie sport en cuir beige qui accueil. Forcément, associée aux différents éléments noirs (mobilier, ciel de toit) de l’intérieur, ça fait tout de suite plus envie qu’une geôle en tissu pied-de-poule. À cela on ajoute encore quelques équipements Alpina tels que le volant trois branches, l’ordinateur intégré dans les grilles de ventilation et le pommeau de vitesse.
En parlant de la banquette, pour la première fois celle-ci offre la possibilité d’être rabattue en mode 50-50, et évidement on retrouve le classique filet servant à séparer l’espace de chargement du reste de l’habitacle. En parlant du coffre, celui-ci propose un volume de 370 litres.
Coté ergonomie, et bien on ne pourra pas reprocher grand-chose à notre allemande. La mythique console orientée vers le conducteur facilite grandement les manipulations, tout comme les larges boutons qui ornent cette dernière. On est bien positionnés et tout tombe là où on l’attend. L’instrumentation demeure bien foutue, à la fois synthétique et lisible.
Motorisation et Transmission Intégrale
Placé en position longitudinale sous le capot de notre 325ix Touring, on retrouve le fameux six cylindres M20B25. Le même que nous avions déjà côtoyé au début d’année au volant d’une certaine Z1. Il s’agit d’un bloc de 2494cm³ produit à partir de 1985. Ce dernier n’a rien de nouveau étant donné qu’il s’agit d’un dérivé du M20B27 ETA/super ETA des 325e/es dont la course a été réduite de 81mm à 75mm.
Pour chapoter l’ensemble, on retrouve une culasse optimisée en alliage léger de douze soupapes équipée d’un simple arbre came. Associée à une injection Bosch ME-Motronic cette mécanique développe la bagatelle de 171 chevaux à 5800trs/min pour un couple de 226 nm à 4000trs/min. Pour l’époque c’était honorable et combiné à une boite 5 rapports ce moulin promettait des performances de bon aloi pour une quatre roues motrices d’un peu plus de 1300kg.
En fait la vraie prouesse sur notre 325ix Touring e30 du jour, ce n’est pas son moulin mais bien le fait qu’elle embarque un système à quatre roues motrices. À l’époque cette technologie n’avait absolument rien de banal et posait de véritables problématiques d’intégration aux entrailles d’une petite berline.
Pour ce faire, les ingénieurs ont opté pour un système à trois différentiels (deux ponts et une boite de transfert) et un arbre de renvoi vers l’avant. Coté châssis, c’est le train avant qui a été le plus impacté par le passage en transmission intégrale. Ce dernier se retrouve monté sur une traverse spécifique en aluminium.
Évidement pour accueillir les cardans ce dernier est élargi de 13mm et les triangles inferieurs sont déportés et dotés d’un système anti-plongée. Pour finir, les ancrages de suspensions sont aussi revus afin d’offrir plus de pincement. Toujours dans le but de chasser le sous virage.
Pour l’essieu arrière, retour à des caractéristiques plus traditionnelles avec un système de triangles obliques associés à une barre stabilisatrice. Afin terminer, et pour stopper la bête, notre 325ix Touring se voit dotée d’un système à quatre disques (ventilés de 260mm à l’avant, plein de 258mm à l’arrière) pincés par des étriers flottants. L’ensemble est évidements épaulés par un système d’abs en série.
Tableau Récapitulatif des Caractéristiques Techniques de la BMW 325ix Touring
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Dimensions (L x l x H) | 4,33 x 1,66 x 1,40m |
| Moteur | Six cylindres M20B25 |
| Cylindrée | 2494cm³ |
| Puissance | 171 chevaux à 5800trs/min |
| Couple | 226 nm à 4000trs/min |
| Transmission | Intégrale permanente |
| Boîte de vitesses | 5 rapports |
| Volume du coffre | 370 litres |
tags: #bmw #e30 #touring #alpina #fiche #technique