La BMW série 5 est une gamme de voitures berlines et breaks conçus par le constructeur allemand BMW. La BMW Série 5 a toujours représenté une lignée de berlines sportives. La BMW série 5 a su se forger son image par le biais de modèles sportifs, grâce à son homogénéité hors-pair.

Un style iconique et une image de "voiture de voyou", popularisé chez nous le 2 novembre 1979 par l'élimination musclée de l'ennemi public n°1, alias Jacques Mesrine, au volant de sa BMW 528i E12. Il s'agit d'un style typique de la fin des années 70 début 80. Néanmoins, cette ligne carrée conserve un charme désuet qui se confirme au fil des ans et de l'intérêt porté à cette génération de voitures appelées "youngtimers".

Une version sportive arborant le label Motorsport est donc apparue avec la M535i e12, en 1980. La M5 restera longtemps sans réelle concurrence... La M535i e28 avait la première eu le privilège de greffer le M à son nom, sans pour autant que le département M ne se penche sous le capot. La première du nom, qui éclipsera rapidement la M535i e28 qui nous intéresse ici, apparue au salon de Paris 1984. La M5 n'aura attendu qu'un an pour s'offrir cette extase mécanique issue de la compétition.

Design et Caractéristiques

Elle se caractérise par un Cx de 0,37 peu adapté aux vitesses de pointe. On note également un discret liseré à double bande qui parcoure les flancs de la caisse et des baguettes latérales sans jonc chromé ainsi que des feux arrières qui ont des pourtours en plastique noir au lieu du chrome.

Les jantes en aluminium forgé des premiers millésimes, destinées à accueillir des pneus Michelin TRX, sont communes à la M635CSi et certaines séries 7. Les jantes, par le biais d'un cache emboîtable ont été remplacées sur notre voiture par de plus classiques BBS en nid d'abeilles permettant une monte pneumatique à la fois plus efficace et moins chère.

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L'option Shadowline (déchromage) est ajoutée au catalogue. En mai, les jantes à rayons croisés de 16" sont proposées en option en Europe (M5 type DC91). En octobre, des seuils de portes avec le logo "M5" sont ajoutés tandis que les amortisseurs Bilstein sont remplacés par des Boge.

Intérieur et Confort

L'intérieur est un habitacle accueillant, très bien fini et richement équipé. La sellerie : Motorsport (en tissu), cuir ou peau de buffle retournée avec option cuir étendu de toute beauté. Les sièges sont chauffants à réglages électriques, et confortable. L'ergonomie ne semble pas avoir tellement vieilli, même si les commandes dures de la boîte et de l'embrayage renforcé autant que la direction assez lourde bien qu'assistée sont des éléments inconnus de nos jours sur une Série 5, toute Motorsport qu'elle puisse être !

Parmi les petits raffinements d'un haut de gamme, le propriétaire nous dévoile la trousse à outils complète intégrée au couvercle de malle, par ailleurs entièrement garni, ou encore la petite lampe de poche rechargeable. Enfin, le compteur de vitesse spécifique à la M5 et gradué jusqu'à 280 km/h donne le ton. Parmi les petits raffinements d'un haut de gamme, le propriétaire nous dévoile la trousse à outils complète intégrée au couvercle de malle, par ailleurs entièrement garni, ou encore la petite lampe de poche rechargeable.

Enfin, le compteur de vitesse spécifique à la M5 et gradué jusqu'à 280 km/h donne le ton. L'intérieur vieillie bien sauf les coté des sièges Recaro qui se déchire, le tableau de bord qui se craquelle, comme les autres modèles de cette époque.

Motorisation et Performances

Sous le long capot de la série 5 se trouve un moteur six cylindres en ligne et simple arbre à cames en tête. BMW M635 CSi, redonnons en quelques chiffres le pedigree de ce monument : alésage de 93.4 mm et sa course de 84.0 mm. Le taux de compression est de 10,5:1 et une lubrification par carter sec. L'injection intégrale Bosch ME-Motronic gère le tout.

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La puissance non catalysée est de 218ch et 310 Nm de couple à 4000 tr/mn. Ce qui donne un rapport poids/puissance de 6,4 Kg/ch. Moderne avec son injection électronique Motronic, ce 6 en ligne affiche une belle souplesse à bas régime mais ne se dévoile vraiment que passé les 4000 tr/mn. La poussée est franche et linéaire, bien dans la culture des 6 cylindres de série de BMW mais le frisson mécanique est un peu lissé. La sonorité mélodieuse mais feutrée et la bonne insonorisation générale gomment en partie les sensations de vitesse et le moteur ne pousse guère plus loin que les 6000 tr/mn marquant le début de la zone rouge.

Une boîte manuelle normale ou "sport" à grille inversée signée Getrag, avec 5ème rapport en prise directe complétée par un autobloquant mécanique à 25%. La sonorité est grave et feutrée et le gros 6 cylindres 3L5 prend vie, avec la régularité de fonctionnement remarquable propre à ces moteurs bavarois. A un étagement judicieux la M535i cache bien son jeu sous ses allures de berline à papa !

Châssis et Freinage

Un essieu classique de type Macpherson avec barres antiroulis. Motorsport démontre ici des talents autres que ceux de motoriste. La direction est directe et procure un bon feeling. Les freins sont à disques ventilés à l'avant (300 x 30mm) et des étriers à 4 pistons. L'ABS, fournit en série, se montre cependant peu intrusif.

La M535i se dévoile au fil des kilomètres sur les petites routes sinueuses de notre parcours, avec un excellent ressenti dans la direction et une grande précision de conduite. Sur voie rapide, cette "autobahneuse" montre également une précision irréprochable.

Évolutions et Rareté

La BMW M5 e28 connaîtra peu d'évolutions dans sa courte carrière et les principaux changement interviennent essentiellement en 1986. A partir de février 1986, BMW monte des ressorts différents à l'arrière. (logo "M" remplacé par les 3 bandes de couleur Motorsport avec dessin de la grille), les 4 vitres électriques sont livrées en série ainsi que l'ordinateur de bord.

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La M5 est sur notre territoire une véritable rareté ! Le gros de la production a en effet été écoulé aux USA (1340 exemplaires) et plus accessoirement au Japon et en Afrique du Sud. La production totale répartie sur 2 sites (Allemagne et Afrique du sud) fait état de 9483 modèles produits entre 1984 et 1987, conduite à droite et à gauche confondues.

Entretien et Fiabilité

Si le plaisir est à portée de main du premier venu dès 3.000 euros environ, il faut compter maintenant plus de 10.000 € pour une M5 e28 en très bon état. Compte tenu de sa rareté, elle reste un collector très abordable. Il faut vérifier l'origine de la voiture car les versions étrangères étaient souvent moins bien équipées.

Le modèle a 30 ans donc attention a la corrosion. Les caisses sont du même acier qu'une banal 528i. Les points de corrosion sont les mêmes. Le moteur est fiable mais doit être vidangé avec une très bonne huile pour la duré de vie des coussinets de bielles; type 15w50. La transmission résiste bien sauf les cardan identiques a la 535i ou 528i.

Tableau Récapitulatif des Spécifications de la BMW M535i E12 (1980)

Caractéristique Spécification
Moteur Six cylindres en ligne
Cylindrée 3430 cm3
Puissance 218 ch
Couple 310 Nm à 4000 tr/min
Transmission Manuelle 5 vitesses
Poids 1470 kg
Freins avant Disques ventilés (300 x 30mm)

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