Depuis leur conversion à la traction, les compactes de chez BMW continuent de connaître le même succès. Que ce soit le monospace Série 2 Active Tourer et la berline Série 1. UKL, trois lettres aussi méconnues que fondamentales dans l'histoire de BMW. Et pour cause, UKL n'est autre que le nom de la plateforme modulaire permettant d'accueillir des véhicules traction (et 4 roues motrices), autrement dit des BMW avec des moteurs placés en position transversale avant et emmenant les roues avant ! Depuis, de l'essence a coulé dans les moteurs et ces hérésies pour de nombreux béhèmistes inféodés se sont révélées payantes.

Design et Dimensions

Au premier coup d'œil, la dissemblance est notable. Plus long (+ 7 cm), plus haut (+ 15 cm) et plus large (+ 2 cm) que la Série 1, l'Active Tourer de seconde génération assume son côté crossover, délaissant sa ligne très monospace. Tout l'inverse de la Série 1 qui conserve le museau plus étroit des anciennes BMW, jusqu'à vraisemblablement son prochain restylage.

Intérieur et Habitabilité

Dans l'habitacle aussi, la différence d'âge se fait sentir. L'Active Tourer est résolument moderne, reprenant la présentation du dernier SUV électrique iX. De quoi faire enrager les amateurs de commandes physiques qui se rattraperont du côté de la Série 1 et son environnement plus ancien avec ses nombreux boutons et ses écrans plus petits. N'en déplaise aux inconditionnels de la propulsion, le passage à la traction a permis à la Série 1 de grappiller quelques centimètres d'habitabilité. Tout l'inverse de l'Active Tourer !

Fibre familiale oblige, le Série 2 est très accueillant pour ses passagers arrière. Elle pourra aussi profiter d'un coffre offrant 415 litres dans sa version hybride 48V (et 470 dans sa version thermique normale) contre 380 litres pour la Série 1. L'arrière plus vertical de l'Active Tourer pourra aller jusqu'à 1.405 litres de volume de chargement en rabattant la banquette arrière 40/20/40 au dossier inclinable.

Confort et Suspension

Finalement, et c'est plutôt paradoxal, le gros point commun entre les deux voitures réside dans leur amortissement : ferme, à l'allemande ! Rien de bien étonnant pour la Série 1 dont l'expérience de conduite privilégiant le dynamisme était attendue, et ce malgré son passage à la traction. Même constat pour l'Active Tourer qui se montre agréable à conduire pour un véhicule de cette catégorie. Le plus étonnant reste donc sa suspension très dure.

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Rabaissée de 15 mm, la SelectDrive M est sensée régler automatiquement l'amortissement en fonction de la conduite. Malheureusement, ce système mécanique ne porte ses fruits qu'à haute vitesse et a beaucoup de mal à filtrer les mauvais revêtements à allure contenue.

BMW X1 : Un SUV Presque Sans Faute

Depuis quelques années, BMW fait feu de tout bois et décline sa gamme à n'en plus finir. Après les routières (Série 5 et 6), puis les familiales (Série 3 et 4), c'est au tour des compactes (Série 1 et 2) de se multiplier. Le X1 renouvelé vient donc rejoindre un cortège de six modèles (Série 1 trois et cinq portes, Série 2 coupé et cabriolet, Série 2 Active Tourer et Gran Tourer). Tout cela en attendant un futur X2, qui fera que chaque échelon de la gamme du constructeur se composera de huit carrosseries.

Techniquement, le nouveau BMW X1 (nom de code F48) profite du passage de BMW à la traction avant. Bien qu'une majorité de ses variantes disposent de quatre roues motrices, ce SUV repose sur la plateforme UKL, destinée à Mini et aux modèles d'entrée de gamme du constructeur à l'Hélice. Ce dernier a d'ailleurs du souci à se faire : du fait de l'implantation désormais transversale du moteur, le X1 progresse remarquablement sur le terrain de l'habitabilité.

L'Active Tourer ne peut plus mettre en avant son atout majeur, surtout que la modularité du X1 n'a rien à lui envier. A condition de piocher dans le catalogue des options, il est possible d'opter pour une banquette coulissante et rabattable en trois parties.

Malgré une évidente similitude avec celle de la Série 2 Active Tourer, la planche de bord du nouveau BMW X1 est totalement inédite. Aux places avant, la filiation avec l'Active Tourer est également sensible. Pourtant, la planche de bord aux lignes proches de celles du monospace est totalement inédite. Ce X1 met même en avant un remarquable soin du détail, comme en témoigne les inserts en bois mat optionnels ou encore l'élégante console centrale enveloppante.

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Les assistances à la conduite affichent complet (là encore contre supplément) et le X1 a le grand mérite d'offrir une vision de trois-quarts avant dégagée, contrairement à l'Active Tourer au double montant de pare-brise très gênant, à la limite du dangereux. Question vie à bord, ce bavarois fait donc un sans-faute.

Comportement Routier du X1

Doué, le nouveau BMW X1 l'est aussi sur la route. Parfaitement neutre et équilibré, ce SUV fait montre d'une agilité remarquable au regard de la hauteur de son centre de gravité. Mieux maintenu que la Série 2 Active Tourer, il est bien plus agréable à mener sur petites routes. Mieux : son comportement n'est guère affecté par les différentes motorisations et montes pneumatiques.

Nous avons pourtant testé trois versions différemment chaussées, dotées ou non de la suspension pilotée à deux lois fixes. Nous avons débuté nos essais avec les deux motorisations haut-de-gamme, xDrive25i et xDrive25d. Ces deux quatre-cylindres, respectivement essence et Diesel, sont tous deux issus de la nouvelle famille de moteurs modulaires BMW. Forts l'un et l'autre de 231 ch (c'est une offre unique sur le segment en Diesel), ils sont livrés d'office avec la transmission intégrale et la boîte automatique à huit rapports signée Aisin.

Toutefois, leur caractère linéaire et l'insonorisation très soignée gomment un peu la sensation de vitesse. Le Diesel l'emporte bien évidemment sur le terrain de la consommation, avec une moyenne qui s'est fixée à un peu moins de 7,5 l/100 km en conduite coulée sur un parcours mêlant ville et route. Dans les mêmes conditions, l'essence réclame environ 8,5 l/100 km.

X1 sDrive18d : Le Choix Raisonnable

Plus que ces versions élitistes, c'est le X1 sDrive18d qui devrait remporter la majorité des suffrages. Fort de 150 ch, celui-ci dispose du même moteur que le X1 xDrive25d, avec toutefois un seul turbo (la version 231 ch dispose d'une double suralimentation étagée) et une pression d'injection moindre (2.000 bar contre 2.500 bar). Au quotidien, ce déficit n'a rien d'insurmontable : avec 145 kg de moins sur la balance, cette version traction semble déjà suffisamment réactive sans pour autant souffrir d'un déficit de motricité, du moins sur le sec.

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Agréable pour le conducteur comme pour le passager, le BMW X1 fait partie de ces rares autos auxquelles il est difficile de trouver un défaut. Ces qualités ont bien entendu un prix, qui démarre à l'heure actuelle à 34.600 € pour la version sDrive18d Lounge. C'est exactement 2.000 € de plus qu'une 218d Active Tourer Lounge, dotée de série d'une banquette modulable. Voilà le seul argument qui semble rester au monospace bavarois, certes convaincant mais dominé par son frère. Le X1 mène également la vie dure à ses concurrents les Mercedes-Benz GLA, Range Rover Evoque et Audi Q3.

BMW Série 2 Active Tourer : Le Monospace Premium

En près de cent ans d'existence, le BMW Série 2 Active Tourer est le tout premier monospace développé par le constructeur allemand. Et c'est aussi la première automobile à traction de la gamme : les roues motrices se situent à l'avant et non à l'arrière comme habituellement sur les véhicules BMW.

Inédite en son genre, le Série 2 Active Tourer repose sur une plateforme développée à l'origine pour Mini. Son objectif est de faire entrer la marque sur le segment des monospaces premium où se trouve notamment le Mercedes Classe B. C'est aussi l'occasion pour la firme bavaroise de diversifier son offre et de toucher une nouvelle clientèle, notamment française, adepte des Renault Scénic et autres.

Et pour un premier coup, elle y est allée avec des pincettes. En effet, le BMW Série 2 Active Tourer repose sur un design assez timide, plus proche du côté classique d'un Ford C-Max que de l'audace d'un C4 Picasso. Le véhicule dispose tout de même d'une identité BMW notamment grâce à son profil dynamique et sa calandre avant. Du côté des mensurations, le monospace allemand est plutôt petit (4,32 mètres de long) et peu encombrant. Il en résulte un volume de coffre modeste (468 litres), rattrapé par une modularité bien pensée : la banquette arrière coulisse sur 13 centimètres ou se rabat électriquement en trois parties, donnant accès à un plancher plat.

Enfin, la planche de bord est aussi qualitative qu'à bord d'une berline et les équipements high-tech/luxe sont nombreux...à condition de grimper en gamme !

Comportement Routier de l'Active Tourer

Malgré sa forme différente et son fonctionnement traction, le Série 2 Active Tourer ne perd en rien les qualités routières de la plupart des berlines BMW et propose les mêmes prestations. Autrement dit, on n'a absolument pas l'impression d'être au volant d'un monospace. La direction, les suspensions et toute la technologie du constructeur allemand permettent au véhicule de coller aussi bien à la route qu'une berline. Même la position de conduite est similaire malgré une hauteur plus élevée.

La puissance conférée par les moteurs aide : les blocs proposés avec le BMW Série 2 Active Tourer s'échelonnent de 116 à 231 chevaux, soit bien plus que la plupart de la concurrence. Les performances sont au rendez-vous et le couple est important. On peut également opter pour la transmission intégrale xDrive et la boîte automatique à huit rapports.

Consommation et Motorisations

Un mot sur la consommation pour finir. Tous les blocs diesel seront en-dessous des 5 litres au 100 km en cycle combiné tandis que les émissions de CO2 oscilleront entre un joli 104 g/km et 127 g/km. Avec les motorisations à essence, la conso sera un peu plus élevée, de 4,9 à 6,5 litres au 100 en mixte, et le malus écologique sera présent dès 190 chevaux (> 131 g/km).

Avec ce BMW Série 2 Active Tourer, le constructeur allemand lance un monospace hautement premium qui n'a pour concurrent direct que le Mercedes Classe B. Mais il pourra aussi séduire les clients des généralistes, qui se laisseront peut-être tenter !

Avis des Utilisateurs

Parmi les tout derniers de son espèce, l'Active Tourer (avec son cousin le Classe B) a désormais un quasi monopole sur le segment des monospaces compacts (encore plus sur celui des premiums). Voici certains de vos témoignages laissés par le biais des avis (bas de page) :

  • 225e xDrive Hybride 245 ch Série 2 Active Tourer 225xe M Sport Juin 2023, 14000 kms au compteur. Jantes alliage 19" : Acquise en janvier 2023, véhicule collaborateur, et après 3 mois d'utilisation, aucun problème ne vient ternir ce tableau. Si j'affine , je regrette que les câbles électriques ne soient pas plus souples.
  • 225e xDrive Hybride 245 ch 2022 boite auto 44000km : Usure des pneus à changer tous les 20 000km c'est trop court
  • 225e xDrive Hybride 245 ch véhicule 2023 acheté neuf version de base 30000 km : remplacement des bougies d'allumage à 25000 km (alerte maintenance) avec moins de 7000 km en thermique. Voiture sous garantie mais impossibilité de faire prendre en charge la réparation (200¤). Pas d'explication du concessionnaire (juste me signaler qu'il s'agissait de bougies électronique) ni de BMW France pour savoir si c'est normal (ce dont je doute) et donc récurrent. Réclamation écrite pour le principe toujours en cours.

Points Faibles de l'Active Tourer

  • Plus de version longue et donc aussi perte de la déclinaison 7 places
  • Diesel vendu uniquement dans une déclinaison déprimante et molle ...
  • Tous les moteurs (sauf diesel), sont des 3 cylindres. Ils ne sont pas mauvais par rapport à la concurrence mais le Classe B offre quant à lui des 4 cylindres plus ronds et plus agréables
  • Coffre plus petit que sur la génération précédente
  • Suspension un peu ferme sans que cela ne soit particulièrement favorable à l'efficacité ou encore le plaisir de conduite. En voulant jouer toutes les cartes (sportif et confort), il y perd finalement un peu à tous les étages
  • Climatisation uniquement tactile par l'écran
  • Boîte DKG qui revient à la charge à la place de la BVA8, ce qui réduit un peu l'agrément lors des basses vitesses (embrayage qui n'est pas aussi doux qu'un convertisseur de couple) et fiabilité qui sera forcément moins bonne dans la durée
  • Visée tête haute qui passe par l'intermédiaire d'une vitre en plexiglass
  • Brochure BMW bourrée d'erreurs techniques, ce qui commence à faire douter du sérieux de la marque sur certains aspects. Il y a, a priori, trop de stagiaires employés sans qu'il n'y ait de contrôle qualité derrière.

Conclusion

Les BMW Série 1 et Série 2 Active Tourer ont beau avoir les mêmes entrailles, les deux modèles sont bien différents dans quasiment tous les domaines. Du style, en passant par l'habitabilité, l'expérience de conduite et les publics à qui ils s'adressent, familial d'un côté, jeune et urbain de l'autre.

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