Bien que revu de fond en comble, le RAV4 de Toyota a fort à faire face à un CX-5 à peine plus âgé. L’arrivée d’un nouvel opus du RAV4, animateur majeur de la catégorie, est donc un petit événement à lui seul. Il était d’ailleurs grand temps, son prédécesseur n’étant franchement plus au niveau.
Design et Dimensions
Inédit du toit aux pneus, le RAV4 s’est allongé de 20 cm (soit 4,57 m) par rapport à son prédécesseur. La roue de secours extérieure est remplacée désormais par une roue galette, rangée dans le plancher du coffre, tandis que l’ancienne porte arrière devient un hayon à ouverture électrique. Une opération certes lente, mais une praticité réelle et un côté "classieux" dont se prive le CX-5. De même format, celui-ci paraît un peu moins sophistiqué.
Le Mazda CX-5 affiche des dimensions typiques du segment des SUV intermédiaires, avec une longueur de 4 575 mm, une largeur de 1 845 mm (sans les rétroviseurs) et une hauteur de 1 685 mm. Comparé à d’autres véhicules de la même catégorie, le Mazda CX-5 se situe dans une bonne moyenne : ni trop encombrant, ni trop compact. Le Mazda CX-5 reste légèrement plus compact que certains concurrents comme le CR-V ou le RAV4, ce qui peut représenter un avantage en ville.
Le CX-5 2022 a connu quelques ajustements par rapport à ses prédécesseurs. Il est notamment 25 mm plus long et 10 mm plus haut que la version 2017, avec une garde au sol de 19 cm qui facilite les franchissements légers (chemins, bordures, neige).
Intérieur et Habitabilité
L'habitacle du RAV4 est plus soigné avec son bas de planche de bord habillé de cuir. Il est aussi plus moderne et mieux doté. L’habitacle du RAV4, lui, est plus vaste et plus original. Un très grand conducteur (1,90 m) y trouvera plus de recul, alors qu’il manquera un peu d’espace aux jambes à bord du CX-5. Mazda comme Toyota soignent très bien leurs passagers arrière qui profitent de dossiers bien dessinés, d’un espace généreux, avec la possibilité de loger ses pieds sous les assises avant. Seul celui installé au centre devra supporter le tunnel de transmission.
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Plus classique mais très bien réalisé, l’intérieur Mazda est fonctionnel, équipé de rangements nombreux (comme pour le RAV4) et bien positionnés, à l’image de l’accoudoir central qui renferme les prises auxiliaire et USB, avec un petit plateau amovible pour poser votre smartphone. Propre, pratique et mieux pensé que les prises Toyota, situées devant le levier de vitesses avec le fil de connexion apparent.
Le Mazda CX-5 offre un intérieur à la fois accueillant et fonctionnel, conçu pour accueillir confortablement cinq passagers. L’empattement de 2 698 mm garantit une bonne habitabilité, surtout au niveau des jambes pour les occupants arrière. La largeur intérieure permet également à deux adultes de voyager côte à côte sans se sentir à l’étroit.
Modularité et Coffre
Côté modularité, ils se marquent à la culotte. Chacun propose un système d'assises arrière s’effaçant pour recevoir les dossiers et former ainsi un plancher plat, actionnable des places arrière ou via des tirettes placées dans le coffre. Seule différence, le RAV4 offre une banquette 1/3-2/3 quand le CX-5 propose trois dossiers indépendants. En revanche, la contenance maximale du coffre Toyota est bien plus généreuse. Si les valeurs sous tablettes sont identiques (380 dm3, c’est déjà bien) la Mazda n’accepte "que" 1.100 dm3 maximum quand la Toyota grimpe jusqu’à 1.600 dm3. Les déménageurs feront vite leur choix.
Côté bagages, le coffre du Mazda CX-5 propose une capacité de 522 litres en configuration standard, ce qui est supérieur à la moyenne du segment. Le seuil de chargement est bas, ce qui facilite la manutention des valises, sacs de sport ou équipements de loisir. Le volume de coffre varie de 522 litres en configuration normale à environ 1 680 litres une fois les sièges arrière rabattus.
Conduite et Performances
Encombrants, affligés d’une visibilité arrière médiocre et d’un rayon de braquage moyen (surtout le CX-5), nos deux SUV limitent la casse en ville grâce à de petits artifices comme les aides au parking (une caméra de recul pour le RAV4), les rétroviseurs extérieurs rabattables électriquement et, surtout, leurs diesels d’une élasticité réjouissante, équipés d’un Stop & Start plutôt bien géré. À ce sujet, le 2.2 Mazda est plus plaisant, malgré un embrayage moyennement progressif. La sonorité gazole est trop audible et les vibrations se font remarquer au ralenti, mais il demeure plus discret que le 2.0 du RAV4.
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Sans que cela soit dramatique, le diesel Toyota s’avère plus sonore et vibrant. Ses suspensions sont également trop fermes sur les bosses abordées à basse vitesse. Il est, à l’évidence, moins bien suspendu que le CX-5 qui filtre mieux les irrégularités et apporte un maintien plus proche de celui d’une berline que d’un 4x4. C’est également vrai sur la route où le SUV Mazda "dépose" purement et simplement le Toyota.
Ce dernier est plus pataud, prend trop de roulis et n’aime pas être brusqué, sous peine de déclencher son antidérapage sur un début de glissade des roues avant. Rien de dangereux, mais un ton nettement en dessous du CX-5. La priorité a manifestement été mise sur le confort chez Toyota, de bon niveau sur route. Mais le RAV4 est parfois sautillant sur autoroute où, de plus, son diesel se fait oublier à vitesse stabilisée (moins sur les accélérations). Bref, mieux vaut enrouler en douceur, que brusquer le RAV4, car il dévoile alors un visage plus réjouissant et une certaine efficacité, au point qu’on en oublie les vitesses réglementaires.
Néanmoins, prendre ensuite le volant de la Mazda met en avant la supériorité de son châssis. Direction précise, faible prise de roulis, suspensions bien accordées et filtrant bien les bosses, belle stabilité et peu de mouvements de caisse, le CX-5 met la barre haut. De quoi profiter du couple et des 150 ch de ce 2.2 diesel en pleine forme. Les dépassements s’effectuent bien plus aisément qu’avec les 124 ch du RAV4, et les reprises comme les accélérations sont sans commune mesure. Le CX-5 possède un dynamisme que son rival peut lui envier, tout en demeurant moins sonore et sans trop consommer.
Et puis, là où le 2.0 Toyota déclare forfait (à peine au-delà de 4.000 tr/mn), le quatre-cylindres Mazda continue de monter. Sa puissance maximum est d’ailleurs délivrée à 4.500 tr/mn et celle du RAV4 à 3.600 tr/mn. Bref, il aurait été préférable comparer la Toyota avec le 2.2 D-4D de 150 ch mais... il n’est plus disponible en deux roues motrices. Ajoutez à cela le fait que la Mazda consomme à peine 0,3 l/100 km de plus en moyenne que la Toyota, qu’elle se montre un peu plus confortable de suspension en ville comme sur route, et qu’elle domine mieux les bruits aérodynamiques ou de roulement (ils restent cependant acceptables à bord du RAV4) et vous obtenez une victoire très nette du CX-5, à moins d’accorder une importance capitale à la contenance maximale du coffre.
Freinage
Enfin, un dernier point important: ces SUV sont de mauvais élèves en matière de freinage. Avec respectivement 41 m et 68 m pour s’arrêter de 100 et de 130 km/h, le CX-5 est déjà en-dessous de la moyenne. Quant au RAV4, qui obtient 43 et 72 m, il enfile le bonnet d’âne de ce match.
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Motorisations
Relativement léger pour la catégorie (1 360 kg en 2.0 SkyActiv-G 165 ch 4x2 et 1 460 kg en 2.2 SkyActiv-D 150 ch 4x2), le Mazda CX-5 repose sur un ensemble châssis, caisse, motorisations essence et diesel et transmissions manuelles et automatiques six rapports SkyActiv. Le CX-5 est animé par deux moteurs à essence (les blocs 2.0 L. Skyactiv-G de 165 ch et 2.0 L. Skyactiv-G de 160 ch) et deux moteurs Diesel 2.2 L. Couplé à une boîte manuelle à six rapports, le CX-5 deux roues avant motrices 2.2 litres diesel 150 chevaux affiche des émissions de CO2 au km de 154 grammes par km et une consommation mixte de 5,9 litres aux 100 km (6,4 litres en ville et 5,1 litres sur route).
Le moteur atmosphérique 2.5 L de 187 chevaux, disponible sur les finitions GX, GS et Kuro, est destiné aux conducteurs recherchant une conduite souple et économique. Le moteur turbocompressé 2.5 L de 256 chevaux, réservé aux finitions GT Turbo et Signature, s’adresse à ceux qui recherchent davantage de puissance et de plaisir de conduite. Quel que soit le niveau de finition, le Mazda CX-5 2025 propose une transmission intégrale (AWD) de série. Ce système améliore la motricité en conditions difficiles (pluie, neige, chemins en pente) et renforce la sécurité du véhicule.
Le Mazda CX-5 en Détail
La Mazda CX-5 s’est imposée comme l’un des modèles les plus populaires de la marque japonaise. Depuis son lancement, ce SUV compact séduit par son design dynamique, son confort de conduite et sa qualité de finition. L’avantage du CX-5 réside dans sa polyvalence : il peut aussi bien convenir à une utilisation urbaine, à des trajets familiaux, qu’à une conduite plus dynamique.
Mazda a longtemps misé sur une philosophie “driver-centric”, et cela se ressent derrière le volant : le CX-5 propose une expérience de conduite fluide, réactive, sans pour autant négliger le confort. Dans un marché saturé de gadgets numériques, le Mazda CX-5 séduit aussi ceux qui recherchent une interface simple, sans écran surchargé ni systèmes trop complexes.
Si vous recherchez un SUV familial offrant un bon compromis entre dimensions, confort, et plaisir de conduite, le Mazda CX-5 mérite clairement votre attention.
Dimensions Comparées
Le Mazda CX-5 mesure 4 575 mm de long, 1 845 mm de large (hors rétroviseurs) et 1 685 mm de haut.
Tableau Récapitulatif des Dimensions
| Modèle | Longueur (mm) | Coffre (min.) |
|---|---|---|
| Mazda CX-5 | 4 575 | 522 litres |
Alternatives et Conclusion
Le Mazda CX-5 continue de faire figure de référence dans le segment des SUV compacts, même face à une concurrence plus récente et souvent mieux dotée technologiquement.
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