La BMW Série 5 est née en 1972, marquant le début d'une longue lignée de modèles qui ont façonné l'image de la marque bavaroise. La BMW série 5 est née en 1972 avec en tout sept générations (si on omet la version GT).

Des débuts difficiles au succès retentissant

En 1945, BMW, comme l'Allemagne, était au plus mal. Son usine de Munich était en ruines et celle d'Eisenach, où étaient fabriqués ses modèles automobiles, se trouvait en zone d'occupation soviétique, lui faisant perdre le contrôle. De plus, la production de moteurs d'avion était interdite. Les forces alliées interdisaient à BMW de produire de nouveaux véhicules pendant trois ans en guise de punition pour avoir collaboré avec le régime nazi. La firme survit grâce à la fabrication de pièces détachées et d'articles ménagers.

Après avoir repris l'assemblage de ses modèles d'avant-guerre, BMW lance la 501 en 1951, une berline à la ligne pataude qui lui vaudra le surnom d'Ange Baroque. Malgré ce renouveau, la 501 n'est pas rentable. BMW se tourne alors vers la marque italienne Iso-Rivolta pour fabriquer sa petite Isetta. Enfin, pour renouer avec son passé sportif, le constructeur lance le roadster 507 et le coupé 503. Toutefois, un prix de vente élevé jouera en leur défaveur et leur production ne durera que quatre ans.

C'est presque à l'agonie que BMW sort des années 1950 et manque de se faire racheter par Daimler-Benz. À la suite de cela, la société est réorganisée et un projet de berline, dont la cylindrée sera comprise entre 1 1500 et 2 000 cc, est lancé. Ces études donneront naissance aux très modernes berlines « Neue Klasse » (nouvelle classe) qui, à partir de 1962, marquent le renouveau de BMW. Cette nouvelle image va également être dynamisée par de nombreux exploits sportifs retentissants. Revenant de très loin, au début des années 1970, BMW est en pleine forme.

La BMW Série 5 E12 : Figer son identité

BMW a dignement relevé la tête et compte bien asseoir son image de constructeur de modèles bourgeois et dynamiques. À la fin des années 1960 est donc lancée l’étude de la future grande berline de la gamme.

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Indirectement, un premier jet de l’étude des lignes est présenté au Salon de Francfort en 1970 sous la forme du concept-car BMW 220 TI Garmisch. Ce prototype signé Bertone va en effet influencer le design de la future berline, peaufiné ensuite par le Français Paul Bracq, auteur des lignes des modèles Mercedes apparus depuis le début des années 1960. Au chapitre de la mécanique, on conserve des solutions éprouvées, d’autant que la propulsion arrière s’avère plus adaptée au plaisir d’une conduite sportive.

Munich se souviendra de l’année 1972 ! Outre les épiques Jeux Olympiques, on y construisit le nouveau siège social de BMW connu pour sa forme caractéristique en forme de cylindres. Au milieu de toute cette effervescence apparaît la nouvelle BMW 520. Elle est une héritière logique des Neue Klasse pourvues de plus de dynamisme. La ligne se montre remarquablement équilibrée, la caractéristique proue inclinée comporte désormais quatre phares et fend la bise avec plus de punch et il n’y a rien à redire quant à la qualité perçue.

Les finitions de la planche de bord et de l’habitacle sont un sujet avec lequel on ne plaisante visiblement pas et l’ambiance générale brille autant par son sérieux que par son manque de fantaisie. Notons également la présence d’un petit détail stylistique bien de son époque : l’orifice de remplissage d’essence situé à droite sur le panneau arrière, sous une trappe. Solution que Paul Bracq avait également adaptée sur les Mercedes W114 quelques années auparavant. L’un des principaux changements se trouve dans l’appellation du modèle à trois chiffres ; le premier indiquant son positionnement dans la gamme, les deux autres annonçant la cylindrée. Un élément aujourd’hui indissociable de l’âme de la marque bavaroise.

Deux versions sont lancées : la 520, équipée de deux carburateurs Stromberg à double-corps et la 520i, recevant un système d’injection Kügelficher. Chacune développe respectivement 113 et 130 chevaux pour une cylindrée commune de 1 990 CC. Elles sont assemblées dans l’usine de Dingolfing, site de production que BMW a pu récupérer et moderniser après l’achat de la marque Glas en 1966.

Le haut du panier !

La BMW 520 est un excellent résultat des efforts acharnés de la marque depuis le début des années 1960. On en apprécie particulièrement le silence de fonctionnement, la suspension améliorée qui compense la fermeté des assises et l’impression générale de grande robustesse. Malgré cela, on déplore une dotation de série plutôt maigre et des performances, certes honnêtes, mais à peine à la hauteur de l’image que la voiture veut défendre. Le tir est vite corrigé avec l’apparition de la nouvelle 525 en août 1973. Elle reçoit un 6 cylindres en ligne de 2 494 cc affichant 145 chevaux. Cette variante se montre enfin vraiment digne de ses prétentions tout en recevant également une dotation plus fournie.

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Cependant, comme pour tous les constructeurs automobiles, l’arrivée du Premier Choc Pétrolier redistribue les cartes. La maison bavaroise n’en garde pas moins les reins solides et peut compter sur une image de marque renommée et une bonne implantation sur les différents marchés mondiaux. Les difficultés n’en restent pas moindres pour autant. Le terrain est donc plus propice à l’apparition d’un modèle au prestige revu à la baisse. La BMW 518 est donc lancée en mai 1974. En conformité avec son appellation, elle reçoit un 4 cylindres de 1 766 cc développant 90 petits chevaux pour atteindre un timide 160 km/h en vitesse de pointe. Qu’importe, elle fait le bonheur d’un public plus modeste, heureux de pouvoir trouver un modèle plus sobre, toujours aussi robuste et l’aura d’une marque que l’on ne désigne pas encore comme « premium ».

L’autre extrémité de la gamme ne sera pas longtemps en reste et, en février 1975, la 528 débarque avec ses 2 788 cc et ses 165 chevaux pour approcher les 200 km/h en pointe !

Plus jeune… et plus méchante !

En septembre 1976 intervient un petit relooking : le capot et les pare-chocs sont retouchés, les feux arrières élargis et l’orifice de remplissage de carburant migre sur l’aile arrière droite. Les 525 et 528 en profitent pour se muscler en affichant désormais une puissance respective de 150 et 170 chevaux grâce à l’adoption d’un carburateur Solex à quadruple corps.

En août 1977, la 520/6, désormais à 6 cylindres, envoie les versions 4 cylindres au rebut tandis que la 528 devient 528i et décolle carrément grâce à ses nouveaux 184 chevaux. Cette escalade de puissance arrive à sa consécration lors de la présentation de la M535i au salon de Francfort de 1979. Celle-ci fut passée entre les mains de Motorsport, le service compétition de BMW qui lui greffa le 3 453 cc à injection de la BMW 735i lui permettant de s’envoler à 225 km/h en pointe et d’atteindre les 100 km/h en 7,4 secondes. Reconnaissable seulement à ses jantes en alliage léger et à son spoiler avant, il existait toutefois un kit carrosserie accessoire distribué par BMW répondant au nom de M-technic et qui comprenait notamment une panoplie d’adhésifs bariolés à disposer sur les pourtours de la caisse.

L’habitacle était équipé de fauteuils sport Recaro de série et toutes sortes d’options, de l’intérieur cuir au toit ouvrant électrique en passant par un équipement hi-fi terminant de faire de cet avion de chasse un confortable jet privé pour cinq personnes. Cette envolée de puissance sera la dernière évolution de la Série 5 E12 qui s’éclipse en 1981 pour laisser sa place à la nouvelle Série 5 E28.

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Cette berline moderne et dynamique rencontra un joli succès puisque ce ne sont pas moins de 722 435 exemplaires qui ont été assemblés, soit plus du double des berlines Neue Klasse qu’elle remplaçait. La E12 fut véritablement celle qui inaugura cette identité chic et choc propre à nos BMW contemporaines.

Un mythe discret et efficace… à l’allemande !

La Série 5 E12 monte en gamme en succédant à la fameuse BMW « Neue Klasse » berline. La BMW Série 5 E12 apporte de nombreux changements dans la gamme du constructeur bavarois. Cette voiture inaugure les appellations « Série » suivie d’un chiffre pour le niveau de gamme et de deux autres indiquant la cylindrée du moteur. Cette-dernière règle se trouve rapidement dévoyer par la E12 elle-même avec des 518 2.0 et des 520 1.8 sur certains marchés.

La Série 5 E12 est produite dans la nouvelle usine de Dingolfing, à l’emplacement du défunt constructeur Glas que BMW a racheté en 1966. Ce modèle est inédit même s’il reprend les solutions techniques et les traits de style qui font le succès de BMW depuis le début des années 1960. Elle inaugure le tableau de bord incurvé vers le conducteur.

À son lancement, la BMW Série 5 E12 concurrence la Mercedes 200-280 W115-W114. Pour l’anecdote, le style des deux voitures est l’œuvre d’un même homme : Paul Bracq. Au fil de sa carrière, la Série 5 E12 reçoit des mécaniques de plus en plus puissantes. La première version Motorsport de série est la 530 MLE, pour Motorsport Limited Edition, introduite par la filiale sud-africaine en 1976 et destinée à l’homologation en compétition. Effectivement la Série 5 E12 cumule les premières : un nouveau système d’appellation, une nouvelle usine, une généralisation des mécaniques six cylindres et une version Motorsport de série.

Sur le plan technique, la voiture évolue en améliorant des solutions déjà éprouvées. La Série 5 E12 connaît un franc succès. Sa production finale est de plus du double de celle de la berline 1500-2000 « Neue Klasse » ce qui constitue une réelle performance pour une voiture positionnée plus haut en gamme. La Série 5 E12 a séduit les clientèles européennes et aussi sud-africaines.

La Série 5 E12 est introduite aux États-Unis pour le millésime 1975. Son style est enlaidi par les gros pare-chocs de sécurité qui augmentent aussi sensiblement le poids de l’auto. Bien que performant, le moteur de la 530i américaine affichait une consommation trop importante. Il souffre aussi de problèmes de culasse entraînant des déboires judiciaires pour BMW et un rappel massif en 1980. Sur ce marché, BMW se rattrapera avec la Série 5 E28 qui succède à la E12 en 1981 sur tous les marchés sauf en Afrique du Sud.

Spécificités régionales

En Afrique du Sud :

  • la 518 reçoit le moteur 2.0 de la 520 ;
  • la 520-6 remplace la 520 4 cylindres ;
  • la 525 est supprimée ;
  • la 528 carburateur disparaît.

Les versions sud-africaines reçoivent les mécaniques et l’habitacle de la BMW Série 5 E28 tout en conservant la carrosserie de la Série 5 E12. Jusqu’en 1976, les versions six cylindres (525, 528 et 530i) possèdent un bossage de capot avant plus important.

Les versions nord-américaines reçoivent des pare-chocs de sécurité, des phares aux faisceaux scellés et des feux de position latéraux. Des feux de position latéraux avant semblables à ceux des versions US, équipent les versions japonaises.

Les 530 MLE et la M535i sont équipées d’un spoiler avant et d’un becquet arrière. Elles peuvent recevoir des bandes décoratives Motorsport.

Transmission

  • BVM Getrag à cinq rapports à 5ème en prise directe disponible en option sur 520, 520i et 520-6, aussi sur les 525 et 528i à partir de mars 1978. L’option disparaît sur ces versions pour le millésime 1982.
  • BVM à cinq rapports à 5ème surmultipliée disponible en option sur toutes les versions sauf la 530 et la M535i, à partir de septembre 1979. Elle est montée en série sur les 528i pour l’Amérique du Nord à partir de cette même date.

Autres spécifications

  • À partir d’octobre 1980, le taux de compression est relevé à 9,5:1 pour permettre au moteur de tourner au super.
  • la 528i sud-africaine commercialisée entre 1979 et 1981 dispose de 177ch avec un taux de compression de 9,0:1.

La Série 5 E12 en compétition

En Europe, la BMW Série 5 E12 a été engagée à titre privée dans des compétitions sur circuit. En Afrique du Sud, le modèle connut une belle carrière sur les pistes locales. En 1976, BMW propose une version spéciale pour la compétition : la 530 MLE pour Motorsport Limited Edition. Cette version dérive de la BMW 525 produite localement. Outre son moteur spécifique, elle dispose d’une boîte de vitesses Getrag sport à 1ère inversée, d’une suspension sport, d’un différentiel autobloquant, de sièges sport, d’un spoiler avant, d’un becquet arrière et de bandes décoratives Motorsport sur la carrosserie. Certains éléments de la coque sont en aluminium pour réduire le poids.

Deux voitures sont alors engagées en course avec une mécanique poussée jusqu’à 275ch au lieu des 179ch de la version de série, et des appendices aérodynamiques additionnels (élargisseurs d’ailes, spoiler avant plus grand). La préparation est assurée par les frères Schnitzer. Ces voitures concourent jusqu’à la saison 1979.

Préparateurs

Le préparateur Alpina propose des kits d’améliorations mécaniques et des trains roulants pour la BMW Série 5 E12 dès 1973. Il lance une version spécifique sur la base de la BMW 528i en 1978. L’Alpina B7 Turbo devient alors une des premières automobiles produites par Alpina qui acquiert alors le statut officiel de constructeur automobile.

À partir de 1974, BMW Motorsport propose des kits de transformation sur la base de 525 et 528 puis, à partir de 1977, de 528i de série. Le montage des moteurs des coupés E9 (3,0l et 3,0l injection) puis des 633CSi et 635CSi (3,2l et 3,5l) représente l’évolution principale. Les transmissions sont adaptées (boîte manuelle sport, rapport de pont). Les trains roulants reçoivent des réglages plus sportifs. L’ensemble peut être complété en option par des équipements spécifiques à l’extérieur (spoiler, becquet, bandes décoratives, jantes) et à l’intérieur (sièges sport, volant). Ces versions n’ont été disponibles que sur le marché allemand.

En 1976, le carrossier italien Pietro Frua réalise un coupé fastback sur la base de la BMW 528i.

Évolution des Modèles de la Série 5

Au fil des générations, la Série 5 a su se renouveler tout en conservant son ADN. Voici un aperçu des principales évolutions :

  • E28 (1981-1988) : Évolution stylistique de la E12, avec des améliorations techniques comme l'ABS et l'ordinateur de bord.
  • E34 (1988-1996) : Style plus moderne, amélioration de la sécurité et de la fiabilité.
  • E39 (1995-2003) : Considérée comme l'une des plus réussies, elle renforce l'image de BMW avec son allure élégante.
  • E60 (2003-2010) : Révolution stylistique, avec des innovations comme la technologie Efficient Dynamics.
  • F10 (2010-2017) : Style assagi, correction des erreurs de finition de la E60, et introduction de versions hybrides.
  • G30 (2017-présent) : Technologies d'avant-garde, allègement du poids, et motorisations essence et diesel performantes.

La Série 5 au cinéma

Signe de sa popularité, la BMW E12 a figuré dans le film Les Compères avec le duo Richard-Depardieu. L’acteur de composition Gérard Depardieu (1948-….) et le sympathique Pierre Richard (1934-….) jouèrent ensemble trois fois dans les films de Francis Veber (1937-….) : La Chèvre (1981), Les Compères (1983), Les Fugitifs (1986).

Le film Les Compères, musique de Vladimir Cosma, réunit un instituteur suicidaire, François Pignon, rôle joué par Pierre Richard, et le journalier enquêteur, Jean Lucas, rôle joué par Gérard Depardieu. Leur mission : retrouver leur fils Tristan qui vandalisa la fameuse BMW E12 528i. Il totalisa 4 847 229 entrées.

Les générations suivantes

La série 5 a apporté du modernisme sur tous ses modèles. La 2e génération, sortie en 1981 comporte de vraies révolutions techniques pour l’époque comme le système anti-blocage des roues, l’airbag ou encore un ordinateur de bord. Plus récemment, la 5e génération, en 2003, a introduit la technologie Efficient Dynamics, un système qui réduit les émissions de CO2 et la consommation de carburant. La 6e génération, celle qui s’est le plus vendue (à plus de 2 millions d’exemplaires), sortait en 2010 en reprenant la fonction Auto Start Stop de la 5e génération qui coupe le moteur quand le conducteur est à l’arrêt depuis plus de 3 secondes.

Les BMW série 5 actuelles

Dernier aboutissement d'une longue lignée de modèles qui remonte à 1972, la nouvelle Série 5, septième du nom, marque franchement l'écart avec sa devancière au niveau de ses équipements d’avant-garde. En trop grand nombre pour être détaillés ici, quoique plus souvent en option qu'en série, ils changent néanmoins la donne. À l'instar de la commande qui exécute les ordres à partir des gestes codés du conducteur (260 €). Aussi bluffant, on peut carrément sortir de la « 5 » pour la garer de l'extérieur - en créneau ou en bataille - à partir de la télécommande (avec le pack Innovation, 1 520 € à partir du niveau 2). Ultra connectée, elle peut aussi avancer toute seule dans les embouteillages, et le reste à l'avenant !

Mais du côté de la technique purement automobile, cette routière forcément ultra équipée se montre aussi à la pointe en s'allégeant d'un quintal par rapport à sa devancière. Notamment grâce aux portes et capots en aluminium, avec même une pincée d'éléments en magnésium. Mesurant 4,93 m, la nouvelle « 5 » optimise d'un poil ses dimensions (+ 29 mm en longueur), pour devenir encore plus habitable qu'avant. Et avec un coffre agrandi de 10 litres.

Libérant toutes de jolies puissances, ses motorisations essence (4 cyl. 530i 252 ch - à partir de54 700 €, 6 cyl. 540i 340 ch et V8 M550i 462 ch) ou diesel (4 cyl. 520d 190 ch - à partir de 46 350 €, et 6 cyl. 530d 265 ch) parviennent également à bien contenir leurs émissions de CO2 dans les normes, au point d'éviter le malus aux deux diesel d'accès ! Hormis la 520d, en boîte 6 vitesses, la BVA 8 rapports est généralisée.

Cette ode à la technologie est parachevée par un châssis spécialement affûté, qu'il soit à propulsion (aux roues arrière) ou à transmission intégrale xDrive. Mieux : tous les modèles peuvent bénéficier d'une direction active intégrale à 4 roues directrices (1 900 €), garante d'une agilité comportementale hors du commun.

Au volant, la 530d xDrive est à l'évidence taillée pour les longues étapes autoroutières, traçant même plus vite que son ombre si on ne la réfrène pas du pied droit. Heureusement, l'affichage tête haute (pack Innovation) colore en rouge l'indication de la vitesse dès qu’on en dépasse la limite autorisée(avec le pack Advanced Safety, 2 850 €).

En mode Comfort, la suspension active SelectDrive (1 350 € en base, 900 € en M Sport) donne un agréable moelleux d'amortissement, alors que la familiale de Münich accroche sereinement la trajectoire, toute source de bruit dûment filtrée. Mais cette imposante berline, prochainement déclinée en break Touring, sait faire preuve d'une réelle sportivité pour peu que la route se mette à serpenter. Mode Sport en batterie, pour affermir liaison au sol et direction, tout en avivant encore un peu plus la réponse des 265 ch, la 530d xDrivese pilote alors au doigt et à l'œil, virant bien à plat comme toute bonne dévoreuse d'asphalte, pour rester rivée sur la trajectoire voulue. Surtout avec la suspension active SelectDrive (1 350 € en Lounge, 900 € en M Sport) et/ou les 4 roues directrices.

En utilisation séquentielle, les 8 rapports de la boîte auto appuient sur l'instant les évolutions du 6 cylindres diesel 3 litres, avec l'apport des 620 Nm du couple maxi entre 2 000 et 2 500 tr/mn.

Une « 5 » hybride S'il y a bien dans la gamme une 520d configurée EfficientDynamics minimisant le CO2 jusqu'à 102 g/km, il y a encore mieux avec la 53Oe iPerf 2 l. essence hybride de 252 ch en puissance cumulée. Donnée pour 1,9 l./100 et 50 km zéro émission aux normes, elle bénéficie d'un bonus de 1 000 €.

En un demi-siècle, la série 5 a gagné en confort, en sécurité et en vitesse. Il s’en est vendu dans le monde plus de 7 millions d’exemplaire.

Tableau récapitulatif des générations de la BMW Série 5

Génération Années de Production Principales Caractéristiques
E12 1972-1981 Première génération, nouveau système d'appellation, design par Paul Bracq.
E28 1981-1988 Évolution stylistique de la E12, améliorations techniques (ABS, ordinateur de bord).
E34 1988-1996 Style plus moderne, amélioration de la sécurité et de la fiabilité.
E39 1995-2003 Considérée comme l'une des plus réussies, renforce l'image de BMW.
E60 2003-2010 Révolution stylistique, technologie Efficient Dynamics.
F10 2010-2017 Style assagi, correction des erreurs de finition, versions hybrides.
G30 2017-présent Technologies d'avant-garde, allègement du poids, motorisations performantes.

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