Située en vallée de Risle, Beaumont-le-Roger est une petite cité normande de caractère, renommée pour sa forêt et ses traditions de chasse. Traversée par deux cours d’eau, la Risle et la Bave, la ville se compose de divers quartiers distincts, chacun avec son propre charme et histoire. Parmi eux, on retrouve le centre ville animé, Saint Laurent, Le Camp Frémont, La Croix Maître Renault, Vieilles, le Val Saint-Martin, le Bourg Dessus, la Soudière et la Futelaye.

La SCMR (Scierie Croix Maître-Renault) est une entreprise familiale située à Beaumont le Roger depuis 1936.

L'Histoire de Beaumont-le-Roger

Le nom de la ville, Beaumont, est la contraction de "beau mont". Le nom évoquerait sa situation dominante sur les vallées des environs. La ville porte ce nom en hommage à Roger de Beaumont, premier seigneur du bourg au XIe siècle et conseiller de Guillaume le Conquérant. Le nom de la localité est attesté sous les formes Belmont en l'an 1000, Bello monte vers 1040.

Au bord de la Risle, Beaumont-le-Roger émerge des limbes de l'Histoire sous l'égide de deux seigneurs prestigieux du XIe siècle, deux héros indissociables du duché de Normandie. Les origines de Beaumont remontent fort loin puisque des pointes de silex servant à armer des harpons ont été trouvées par les archéologues dans le quartier de l’ancienne paroisse de Vieilles. Au Xème siècle, la terre de Beaumont appartenait aux ducs de Normandie.

Roger de Beaumont fit prospérer sa cité. La ville s’agrandit autour de Beaumont, comprenant Beaumont-la-ville, les quartiers des Vieilles et du Bourg-Dessus. Roger de Beaumont est à l'origine de la fondation du prieuré de la Sainte-Trinité, de l'église Saint-Nicolas ainsi que d'un château, avec une chapelle, attestée en 1324, en l'honneur de saint Jean attachée au château et qui a donné son nom au Mont Saint-Jean, dont il ne subsiste que de maigre vestiges. La chapelle aurait été fondée au milieu du xie siècle, par le fils d'Onfroy, Roger qui se fait appeler Roger de Beaumont.

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Beaumont faisait d'abord partie du domaine des ducs de Normandie et en fut détaché en 1008 au profit de l'épouse de Richard II de Normandie, Judith de Bretagne, qui en fit don à l'abbaye Notre-Dame de Bernay. En 1120, c'est Galéran IV de Meulan (1104-1166) qui hérite de Beaumont à la suite de son père Robert Ier. Domaine royal jusqu'en 1310, quand Philippe IV le Bel, roi de France, érigea Beaumont en comté-pairie et le donna en apanage à Robert III d'Artois, arrière-petit-fils de Robert Ier d'Artois, frère du roi Louis IX, connu sous le nom de Saint-Louis.

En 1354, à la suite du traité de Mantes, la ville est cédée par le roi Jean II le Bon à son gendre le roi Charles II de Navarre, avec de nombreuses autres terres normandes. En 1651, le fief est cédé au duc de Bouillon en échange de la principauté de Sedan. En 1815, l'église Saint-Léonard au Bourg-Dessus, abandonnée depuis la Révolution, est détruite et sombre dans l'oubli.

Du fait de sa proximité avec un important camp d'aviation installé par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, Beaumont-le-Roger fut bombardée à plusieurs reprises et l'église Saint-Nicolas, très endommagée, dut être en grande partie reconstruite. Plus de la moitié de la ville fut ainsi détruite (60 %), ce qui lui valut d'être décorée de la croix de guerre 1939-1945. Au lendemain de la guerre, les boulevards Jean Pothin et Boisgelin furent tracés.

De l'époque glorieuse des ducs de Normandie au déluge de feu de la Seconde Guerre mondiale, suivons le patrimoine de Beaumont-le-Roger. Se promener par les rues de Beaumont, c’est aller à la rencontre de l’histoire : église, plaques, vestiges du passé, médaillons de façade, noms de rues… retracent le riche passé du bourg. Les passionnés d’architecture pourront admirer de magnifiques demeures anciennes, construites en pierre, en brique ou à colombages, ainsi que des bâtiments ornés de silex, reflétant les différentes époques et styles qui ont marqué la ville au fil des siècles.

La Scierie Croix Maître Renault : Une Affaire de Famille

Amélie et Hubert De Mentquesont à la tête de la scierie de BeaumontleRoger. Déjà presque dix ans qu’Amélie de Mentque a repris l’affaire familiale avec son époux Hubert. Auparavant, lui était déontologue dans une banque et traquait le blanchiment d’argent. Elle, était attachée de presse à Paris et menait une vie qu’elle décrit, passée à courir, sans air, sans vert. « Je suis heureuse de vivre ici, j’ai la liberté », confie-t-elle en y réfléchissant.

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La scierie est un héritage de la famille Mac-Mahon. Créée en 1936, c’est un haut monument de l’histoire locale. « Mon père s’est battu pour maintenir les emplois. » En juillet 2013, ils étaient encore une quinzaine de salariés. « C’est un métier d’homme », revendique Amélie, pourtant très à l’aise dans l’exécution des tâches. « On s'autorise les erreurs. Il faut de l’instinct donc.

La scierie reçoit les grumes , troncs débarrassés des racines , de la tête et des branches. Ensuite peut commencé le travail du bois. Le bois sèche naturellement pendant de nombreuses années , où le processus peut être accéléré grâce à l'étuve.

La scierie travaille avec des professionnels, fabriquants de parquet, menuisier, mais aussi des petits entrepreneurs comme Pauline Thierry de la société Huliz , installée non loin de la Scierie.

Produits de la scierie:

  • Plots
  • Avivés
  • Charpente

Approvisionnements:

  • Bois feuillus : Chêne, Hêtre

Matériels spécifiques:

  • Ecorceuse
  • Scie de tête
  • Scie de reprise
  • Broyeur

« Chaque planche est différente. » Lorsqu’elle en parle, il y a presque un côté mystique, comme une devineresse qui devise à la vue des nervures du bois. Devenue un véritable « couteau suisse », elle sait remplacer et affûter une lame - les plus grandes font neuf mètres. Il faut les aiguiser quotidiennement pour garder le tranchant.

Sans doute par défi, la Beaumontaise s’est jetée à corps perdu dans l’aventure. « Il faut tout essayer », pourrait être sa devise. Amélie de Mentque est quasiment formée à tous les postes, véritable « couteau suisse », elle sait remplacer et affûter une lame.

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« Je veux moderniser la scierie, encore. Tous les ans nous y investissons 100 000 €. Là, nous achetons une remorque forestière.

Découvrir Beaumont-le-Roger

En se promenant à travers les rues de Beaumont-le-Roger, les visiteurs peuvent plonger dans le riche passé de la cité. L’église, les plaques commémoratives, les vestiges historiques, les médaillons de façade et les noms de rues témoignent de son héritage historique. Beaumont-le-Roger incarne ainsi un véritable musée à ciel ouvert, où chaque rue raconte une partie de l’histoire locale.

L'église Saint-Nicolas

Elle a été érigée entre le XIIIe et le XVe siècle et est la dernière survivante des cinq églises que comptait autrefois la commune (Saint-Aubin, Saint-Léonard, Saint-Martin, Notre-Dame de Vieilles). Le vocable de Saint-Nicolas donne à penser que l’église fut fondée au XIe siècle, époque à laquelle le grand évêque de Myre était très vénéré chez les Occidentaux. On trouve d’ailleurs dans une chartre de Roger de Beaumont datant de 1088-1099, la première mention écrite de l’église Saint-Nicolas. De ce premier édifice, il reste quelques vestiges.

Une seconde église fut probablement construite à la fin de cette même époque ou au début du XIIIe siècle : il en reste les trois piliers séparant la nef du bas-côté sud. Les trois piliers nord de la nef, les murs extérieurs et la tour sont du XVe siècle. C’est vers le milieu du XVIème siècle que l’on bâtit les voûtes du bas-côté du choeur. On continua vers la fin du XVIe siècle par la construction du bas-côté nord du choeur ; c’est à cette époque qu’il convient de placer la reconstruction des parties hautes du choeur et de l’abside. Certaines verrières sont du XVIe siècle mais c'est surtout sa magnifique collection de statues du XVe au XVIIe siècle qui fait de cette église un beau musée de l'art statuaire.

L’intérieur de l’église est doté de remarquables vitraux classés du XVIème siècle et de vitraux modernes de Max Ingrand dans le choeur et de Michel Durand sur le mur méridional. Le plus bel ornement de l’église Saint-Nicolas actuelle est la tour-clocher datant du XVIe siècle dont les contreforts s’élèvent jusqu’à la toiture avec une cloche " la lazare" du XVIe siècle qui survécut à la révolution française. L'attrait principal de l'église Saint-Nicolas est également son Régulus qui représente un général romain, symbole de la parole donnée. Le jacquemart, qui sonne toutes les heures depuis 1826, est l’oeuvre de M. Martin qui s’installa à Beaumont le Roger vers 1796 pour y fonder une maison d’horlogerie.

Le Prieuré de la Sainte-Trinité

Vous pourrez également découvrir les vestiges du prieuré de la Sainte-Trinité du XIe siècle. Dominant la ville de Beaumont-le-Roger, le Prieuré témoigne de la tumultueuse histoire de la Normandie. En 1080 c'est une collégiale que Roger de Beaumont entrepris de construire sous l'inspiration de Guillaume le Conquérant. Elle fut consacrée en 1088 et peuplée par les chanoines d'Oxford. En 1141, des moines de l'Abbaye Notre-Dame du Bec, toute proche, y furent appelés. La création de la Collégiale de la Sainte-Trinité est intimement liée à l’émergence de la seigneurie de Beaumont.

Durant les siècles qui suivirent, le prieuré eut à souffrir des guerres et luttes religieuses. En 1786, le prieuré est complètement délabré et les reliques sont transférées dans l'église de Beaumont-le-Roger. Vendue après la révolution, l'ancienne église priorale fut transformée en fabrique de rubans et manufacture de draps avant d'être détruite par un incendie en 1855. Elle devint alors carrière de pierre. Il ne subsiste actuellement plus de vestige connu de la collégiale du XIe siècle. L'église priorale, pour sa part fut édifiée au XIIIe siècle sur un plan rectangulaire, terminée à l'Est par un chevet plat percé d'une grande et large baie. L'ensemble est partagé en huit travées éclairées par des hautes fenêtres en tiers point. le mur nord est orné intérieurement sur tout sa longueur par des arcatures aveugles, assez profondes pour avoir servi de sièges aux moines.

Accolés au pignon occidentale, se dressent les restes de la salle capitulaire. La base du clocher, édifié dans le courant du XIVe, flanque extérieurement le mur nord de l'édifice qui a été modifié et restauré à la fin du XVe. Il y avait, sur la colline, au-dessus du prieuré de la Trinité, un château dit du "Mont Saint-Jean" dont il ne reste que l'emplacement des fossés. Le site, placé en rebord du plateau du Neubourg, surplombe la Risle et la ville actuelle de Beaumont-le-Roger. C’est à Roger de Beaumont que l’on attribue la construction du château dont les premières mentions apparaissent au XIe siècle.

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