Cette BMW Série 4 Cabriolet appartient à une espèce devenue rare. Victimes d'une conjoncture dictant ses règles de rentabilité, les cabriolets ont peu à peu déserté les catalogues des constructeurs. Seules les marques premium peuvent encore encaisser les investissements inhérents à la sortie de ces modèles de niche. BMW perpétue la tradition du cabriolet de milieu de gamme en lançant sur les routes une séduisante Série 4 Cabriolet. Un beau spécimen qui saura parfaitement séduire les friands du genre.

Un Design Élégant et Moderne

Mufle toujours assumé, gabarit en croissance nette (+ 13 cm en longueur !), ligne musclée… et tarifs toujours plus costauds (notre M440i d'essai affiche fièrement un rondelet 75 000 €). On aime ou pas, mais il y a un point sur lequel tout le monde est d’accord, c’est que le cabriolet milieu de gamme de BMW affiche un gabarit désormais très généreux. Avec 4,77 m de long (soit près de 13 cm de plus !) et des épaules élargies (+ 2,7 cm soit 1,85 m), la découvrable allemande en impose, une stature qui indique clairement qu’à l’usage, on est davantage dans le yacht haut de gamme que dans la vedette rapide.

C’est donc sans regret que l’on voit revenir le dernier cabriolet de la BMW Série 4 au couvre-chef en tissu. Avouons-le: le toit rigide n’a jamais permis d’avoir des silhouettes très élégantes. BMW lance son nouveau cabriolet Série 4, une génération qui marque le retour à la capote en toile et voit les choses en très grand. Pour cette nouvelle génération, la bavaroise fait un retour en arrière et opte à nouveau pour une capote en toile. Mais cette structure innovante est entièrement bâtie d'éléments en dur. Résultat : un excellent niveau d'insonorisation mais avec un poids inférieur de 40 %, comparé à un toit rigide rétractable. Grâce à sa technologie de pliage en Z s’appuyant sur des arceaux plats, la capote gagne en compacité et allège cet équipement de 40 %.

Performances et Sensations de Conduite

Cette nouvelle Série 4 Cabriolet réussit l'exploit d'être 100 kg moins lourde que sa devancière, malgré ses nouveaux attributs. Non pas que le six-cylindres en ligne manque de souffle (374 ch, 500 Nm de couple, 0 à 100 km/h en 4,9 secondes), loin de là. Ce bloc propulse la lourde Série 4 avec une force étonnante, tout en gardant une rondeur de fonctionnement qui sied à merveille à ce genre d'engin. Un punch disponible à tous les régimes, le tout délivré avec une sonorité envoutante, mais jamais envahissante. Un régal. Bien aidé par une boîte automatique toujours dans le bon tempo et une transmission intégrale assurant une motricité sans faille, ce 3.0 biturbo sublime ce cabriolet qui fait cependant du confort une priorité.

Associé à une boîte automatique à 8 rapports aussi douce que réactive, ce moteur à l’allonge réjouissante mérite sa particule Motorsport. Ses accélérations (0 à 100 km/h en 4,9 secondes) et ses reprises sont proches d’une voiture de sport. Et grâce à l’hybridation légère reposant sur un alternodémarreur de 11 ch alimenté par une batterie 48 volts, elle évite les seuils de malus les plus punitifs (177 g de CO2). Techniquement aboutie et terriblement séduisante, cette version M440i renvoie à une période où les performances n'étaient pas nécessairement synonymes de lourde d'hybridation. Par ailleurs, elle offre un excellent compromis pour qui la méchante M4 se révèlerait trop radicale au quotidien.

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Affublée du badge M, et dans cette unique finition M Sport aux jantes généreuses et au châssis raffermi, on aurait pu s'attendre à une certaine radicalité. N'en déplaise aux puristes, cette M440i doit s'apprécier à sa juste valeur, et ne prétend pas faire de la sportivité son cheval de bataille. Fermement maintenue mais toujours confortable, menée par une direction consistante mais il est vrai peu communicative, précise dans ses changements de cap, cette bavaroise n'a pas peur de hausser le rythme. Efficace, elle ne dévoile ses faiblesses que tardivement, avec un train arrière qu'on aurait aimé plus « verrouillé » et un poids qui limite franchement les ardeurs des plus pressés. Cette philosophie Grand Tourisme assimilée, on profite paisiblement de son intérieur impeccablement fini et richement doté.

Confort et Aspects Pratiques

Prendre un bain de soleil ne réclame que 18 secondes et l'opération peut s'effectuer jusqu'à 50 km/h. Pratique. Il ne faut en effet que 18 secondes pour que sa capote s’efface électriquement, une opération que l’on peut même réaliser en roulant sous 50 km/h. Les amateurs de grand air peuvent également profiter des rayons de soleil tard dans l'année. Le filet anti-remous (simple à arrimer et profitant d'un pratique rangement dédié derrière la banquette arrière), les sièges chauffants et le chauffage de nuque permettent une chaleureuse ambiance, même lorsque les températures chutent. Dans ce dernier cas, le filet coupe-vent fixé aux places arrière dévie les tourbillons d’air et évite aux deux occupants des places avant d’élever la voix. Il fait partie d’un pack Confort (+ 1 900 €) intégrant le volant et les sièges chauffants ainsi que le chauffage de nuque pour prolonger la conduite au grand air même lorsque le soleil s’est couché.

Au deuxième rang, il faut espérer que les passagers ne prennent pas place derrière de grands gabarits. Autrement, les deux places se révèlent suffisantes et confortables, à défaut d'être réellement spacieuse. Notez que cette dernière se loge dans un bac qui empiète évidemment sur le coffre. Mais, à condition de rouler fermé, il est possible de plier le réceptacle de la toile, afin de profiter du volume maximal de la soute (385 l) et donc de partir à quatre en vacances sans trop se limiter sur les bagages. Le coffre est désormais accessible en basculant le dossier des sièges arrière.

Les Points Forts et les Points Faibles

BMW 420i 184 ch Cabriolet M Sport

  • Les plus:
    • Motorisation suffisante
    • Quatre vraies places
    • Présentation et finition soignée
  • Les moins:
    • Sonorité plus sage
    • Gabarit et poids conséquents
    • Tarifs élitistes

BMW M440i xDrive 374 ch Cabriolet

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  • Les plus:
    • Punch et mélodie du 6-cylindres
    • Quatre vraies places
    • Présentation et finition soignée
  • Les moins:
    • Plus GT que sportive
    • Gabarit et poids conséquents
    • Tarifs élitistes

Tarifs et Conclusion

Bourrée de talent, séduisante et valorisante, cette M440i cabriolet réinterprète à merveille le concept du cabriolet confortable et performant. Moins impressionnante avec une sonorité plus sage et un tempérament forcément moins exubérant, la motorisation 420i de 184 ch (à partir de 54 500 €) suffit et colle bien à l’esprit balade de l’engin. En fait, le seul et véritable défaut du cabriolet Série 4 c’est d’être évidemment de faire fondre un compte en banque comme la neige au soleil. Comptez 74 900 € pour le 440i sans parler évidemment, de l’inventivité en matière de fiscalité (carte grise, malus CO2) de notre beau pays.

Les modèles badgés MXXXi de BMW on ça de bien qu’ils connectent efficacement les versions standards à leurs homologues Motorsport, autrement radicaux. Cela se ressent d’ailleurs dans le tarif : à 74 900 € sans options (90 810 € pour notre modèle d’essai), la M440i cabriolet rend plus de 40 000 € à une M4 découvrable et son malus oscille entre 4 818 et 10 488 €, quand la M4 s’en paye 30 000 d’office.

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