C’est une tradition chez Mercedes que de dériver un coupé propre sur lui de sa dernière berline. Tradition respectée avec cette Classe C Coupé 250 d, qui mise cependant plus sur son côté bourgeois que sportif. À moins de voter AMG, mais c’est une autre histoire...
Design et Finition
Au premier coup d'œil, la Classe C Coupé ne cache pas ses origines de berline. Les optiques et le bouclier sont identiques à la routière reliftée. Mais comme notre éclaireur est un fin observateur, nous n'oublierons pas tout de même de signaler que le pavillon est naturellement plongeant et que la hauteur diminue en hauteur de 41 mm pour mieux se préparer aux embuscades.
Heureusement d'ailleurs qu'elle use de ce stratagème car avec sa ligne raffinée cernée de chrome et s'étirant sur 4,59 m, elle aurait du mal à passer inaperçue dans le désert. Et pour ne rien gâcher, l'habitacle a droit aussi quelques trésors de famille.
Ainsi, bien que la planche de bord classique et élégante soit reprise telle quelle de la berline Classe C , les sièges enveloppant viennent eux de la Classe E Coupé et profitent d'une teinte exclusive rouge Flamenco que l'on retrouve aussi sur la SLS.
Notre C Coupé Fascination nous reçoit avec les honneurs. Cuir pleine fleur, ajustements au cordeau, finition soignée et dotation généreuse, ce coupé-là est effectivement très propre sur lui.
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Parfaitement dotée dans cette finition Fascination, la Classe C Coupé affiche, en outre, une belle qualité de finition.
Intérieur et Technologie
Cette Mercedes - relativement - compacte peut remercier ses aînées qui, avant elle, ont éprouvé les choix techniques de la marque. Affichage tête-haute, grand écran central (8,4 pouces, non tactile) avec navigation 3D, commande vocale, lecteur CD-DVD avec disque dur de 10 Go, Wi-Fi intégré, accès-démarrage mains-libres, surveillance d’angle mort, feux intelligents... le coupé Classe C navigue dans le haut de gamme.
Logique que l’équipement soit à la hauteur. Notre modèle d’essai disposait même de la suspension pneumatique pilotée Airmatic optionnelle, équipée du Dynamic Select permettant de jouer avec les réglages Eco, Confort, Sport, Sport + ou Personnalisé. Ces derniers interviennent sur la direction, la réponse du moteur et de la boîte, ainsi que sur l’amortissement.
Côté technologie et sécurité, la Classe C Coupé est aussi à la fête, avec de série pour l'entrée de gamme Avantgarde l'Attention Assist, des airbags bassin, un système audio 20 CD avec mains libres Bluetooth et un nouvel écran LCD couleur au centre du compte-tours (déjà vu sur E250 CDI MY2012) dont l'excellente lisibilité fait figure de cas d'école.
Le système multimédia Comand online (Option), est simple, assez complet, possède cinq ports d'entrée (CD/SD/DVD/PCMI/USB). Affichage des limitations de vitesse sur l'écran situé dans le compteur de vitesse. Les compteurs sont lisibles. A la fois moderne mais classique avec un afficheur de bord central en couleur.
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Motorisation et Performances
Aussi bourgeois soit-il, le coupé à l’Étoile mange de tout. Si le C 180 essence de 156 ch constitue le premier prix, le cœur de gamme sera, chez nous, représenté par les diesels 250 d de 204 ch et 220 d de 170 ch.
Rouler dans un coupé "mazout" paraît toujours déplacé mais, dans le cas de cette Classe C, il réussit à gommer au mieux les défauts majeurs de ce type de motorisation, à savoir la sonorité et les vibrations. Le quatre-cylindres 2.2 de 204 ch se révèle, en effet, civilisé et très bien insonorisé. Les bruits d’air sont, eux aussi, contenus. Rançon: ceux de roulement sont plus perceptibles.
Rien de vraiment grave, ce coupé offre une discrétion qui sera plaisante à vivre au quotidien. De même, il s’associe d’origine à l’excellente boîte automatique 9 vitesses à convertisseur. Une transmission à la fois douce et réactive, qui se montre plus paresseuse en mode Eco, lorsqu’elle se démène pour solliciter au minimum le diesel, optimisant les passages de vitesses et allant même jusqu’à laisser la voiture en roues libres si c’est possible.
En revanche, si vous voulez de la ressource pour doubler, il suffit d’accélérer franco pour qu’elle rentre le nombre de rapports nécessaires à un dépassement. Reste qu’avec ce diesel de 204 ch, l’allemand n’a rien de sportif. Le couple de 500 Nm a beau être généreux, il faut tout de même animer plus de 1.600 kg...
Avec un 0/100 km/hr expédié en 6.8-7.2s. La boite de vitesse est une automatique à 7 rapports (7 G-tronic+ par convertisseur de couple et Star/Stop). Elle fait son travail, mais il manque les palettes aux volants. Le mode E est activé au démarrage. Il y a la possibilité de passer au mode S.
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Il est vrai que cette motorisation est plutôt économe sur le papier puisque le coupé de 1.655 kg affiche une consommation mixte de 4.9 l/100 km et des rejets de CO2 contenus à 128 g/km.
Brides en main, la Classe C Coupé 250 CDI confirme son pedigree et étonne par son homogénéité. La boite optionnelle 7G-Tronic Plus (2.200 €) elle aussi plus vivable et réactive même si l'exercice du kickdown n'est pas son fort en mode Normal. Sans mystère, la consommation peut alors s'envoler quelque peu (9,2 l /100 km) si vous avez le pied lourd et l'esprit léger.
Attention: Mon modèle est équipé d'un réservoir de 66l au lieu de 59l. (Option réservoir grande capacité).
Comportement Routier et Confort
La C Coupé révèle un bon équilibre sur route et un confort très correct.
Ce coupé se comporte comme une bonne berline dotée d’accélérations correctes et de reprises efficaces, sans que ce soit inoubliable pour autant. Son truc, c’est plutôt d’enrouler les virages avec sérieux et efficacité. Les suspensions Airmatic ne sont pas étrangères au bel équilibre affiché. En mode Normal, la prise de roulis est assez prononcée, mais l’ensemble se veut cohérent, avec une direction plutôt précise et une certaine agilité en regard de son poids.
Et si l’idée vous prend de hausser le rythme, le mode Sport+ tombe sous le sens. Le contrôle de trajectoire devient alors plus permissif, et l’ensemble moteur-boîte réagit avec rapidité, y compris si vous changez les vitesses manuellement. Cependant, le mode automatique demeure préférable, les palettes de commande étant petites et solidaires du volant, alors que la transmission agit à bon escient lorsqu’on lui confie les rênes.
De quoi se concentrer sur la trajectoire et profiter d’un châssis alors plus ferme, bien maintenu et dominant mieux le roulis. Bref, sans parler de sportivité, il y a moyen de s’amuser au volant de ce coupé au comportement très sain, équilibré et aux réactions faciles à appréhender. Sa tenue dans les grandes courbes s’avère d’ailleurs excellente.
Au-delà du moteur, les trains roulant de notre Classe C Coupé promulguent un très bon agrément de conduite. Si le dynamisme est bien présent à travers un tarage de suspension ferme et un châssis rigide à souhait, le confort dorsal des cavaliers est préservé en toutes circonstances.
En prime, le confort est on ne peut plus acceptable sur route comme sur autoroute. Ainsi, traverser la France au gré des péages sera une formalité pour cette Mercedes, qui aide à passer le temps de façon agréable avec sa sono haut de gamme Burmester (option), digne de la catégorie supérieure, tout en profitant du diffuseur de parfum avec ionisation de l’air (encore en supplément...) ou des sièges climatisés chauffants et ventilés (une autre option...).
Regrettons simplement que le moelleux ne soit pas mieux soigné à basse vitesse, le système Airmatic ne parvenant pas à empêcher des réactions sèches sur les petites irrégularités.
Pour un meilleur retentie au volant et une conduite sur, installer les pneus recommandés par le constructeur ou le manufacturier! Monte d'origine plutôt orienté sport. La direction est douce, précise, on se sent bien au volant. Le diamètre de braquage est excellent.
Aspects Pratiques et Habitabilité
L'espace arrière n'est pas généreux et l'accès pas très aisé.
Comme on le voit, la Mercedes Classe C Coupé 250 d vise avant tout le tourisme.
Ainsi, bien que la planche de bord classique et élégante soit reprise telle quelle de la berline Classe C , les sièges enveloppant viennent eux de la Classe E Coupé et profitent d'une teinte exclusive rouge Flamenco que l'on retrouve aussi sur la SLS.
Ce dernier reste néanmoins suffisant pour loger une bonne dose de bagages.
Aux places avant, le confort est bien présent grâce aux sièges enveloppants de la Classe E Coupé. C'est le seul élément spécifique de cette Mercedes Classe C Coupé puisque tout le reste se base sur la version berline, du dessin de la planche de bord à l'emplacement des équipements.
L'habitacle est assez spacieux pour un coupé et très confortable, même si l’accès au place arrière n'est pas très aisé!
Pas d'accès au coffre de l'intérieur de l'habitacle.
Fiabilité et Problèmes Rencontrés
Cependant, qu'en est-il de sa fiabilité ?
Le moteur OM651 de la C250 CDI est réputé pour sa robustesse, à condition d'un entretien régulier.
Malgré ses qualités, certains problèmes récurrents ont été signalés. Ces problèmes peuvent entraîner des coûts de réparation élevés si non pris en charge rapidement.
Pour une finition basé sur la classe C Avantgarde, on espérait mieux! Les revêtements des boutons sont de médiocres qualités. Que ce soit les commandes aux volants ou celles des portes, ceux-ci ce font la malle par morceaux! Certains inserts sont prématurément polis par effet de frottement. Certaines éléments (buse d'aération) se détériorent d'un coup et leurs remplacements n'est pas donné.
L'intérieur simili-cuir/tissus n'est pas plus résistant (simili-cuir fragile) et une attention particulière est requise pour le siège conducteur dû aux frottements plus répétés. Ce qui fait que le moindre contact, donne de bien mauvaise surprise.
La peinture de la carrosserie résiste encore mais les éléments comme les bras d'essuies glaces noir à l'origine et qui finissent par être gris ou les baquettes de toit (noire) présentent des signes de faiblesse au niveau de peinture qui part par morceaux de 1 à 1.5 cm. Le logo en forme d'étoile sur le coffre c'est déformée et a perdu son chromage!
Les caches centraux de jantes en plastiques sont sensibles aux salissures (Poussières de freins), ils sont parfois tellement encrassé que ça ne part pas au lavage. Le plastique perd sa protection avec le temps.
Attention, le moteur est susceptible d'être recalé au contrôle technique à cause de la pollution.
Comme à son habitude Mercedes proposent de nombreuses options qui coûtent très cher.
Les clignotants (PY24W) et les feux de position (W5W) sont des ampoules à filament, ce qui perd en visibilité, en efficacité et en style par rapport à la rampe de leds de la version Bi-xénon!
-Il n'y a aucun accès dans le compartiment moteur, au choix il faut enlever le parechoc ou le passage de roue puis deviser deux vis du cache ampoule et enfin tirer sur le support de l'ampoule.
Encore un petit détail, la version halogène perd les feux de jour lorsque les feux de routes sont allumés. Contrairement à la version Bi-xénon qui elle conserve les feux de jour mais leur luminosité est diminué!
Les feux de positions (W5W) sont totalement inutiles lorsque les feux de croisements sont allumés.
Problèmes rencontrés : La boite de vitesse m'a fait le coup une fois de ne pas vouloir changer de vitesse et donc impossible de bouger le véhicule. Un beug qui s'est fait oublier après une coupure du contact et redémarrage du moteur.
Les clignotants comme beaucoup de modèle fixé sur les rétroviseurs, sont très exposés en cas de choc.
Les feux de jour très exposés aux cailloux.
Le support du triangle de signalisation c'est décroché du couvercle de coffre. La raison est simple plus aucune fixation (En plastique) n'était en bon état, elles étaient toutes cassées, certainement le temps qui passe à eu raison d'elles!
Faire attention à la révision de la BVA, qui est normalement faite à 60000 kms ou 5 ans après la mise en circulation du véhicule, les préconisations du constructeur ne vont pas au-delà.
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