Sur le parking du constructeur, son habitacle « marron camel » attire tout de suite mon regard. C’est une véritable invitation à prendre place à bord.
Design et Finition
Le coup de crayon de ce cabriolet est très réussi. Il n’y a pas de révolutions stylistiques par rapport au design Mercedes habituel mais le charme opère. Le gris habituellement ennuyeux révèle ici une classe certaine avec un soupçon de sportivité qui se marie parfaitement à la personnalité de cette voiture.
La calandre originale attire l’œil sur les feux à LED dont le regard est tout droit dirigé vers la route ainsi que les larges prises d’air prêtes à dévorer de l’asphalte.
Et il y a peu de chance d’être déçu par ce qu’on y trouve, les goûts et les couleurs vous me direz… Quoi qu’il arrive, les matériaux utilisés tout comme la qualité des finitions sont irréprochables et ne pourront subir aucune critique.
Loin de nous l'idée d'affirmer que la Classe C Cabriolet n'est pas une belle voiture, mais ce choix d'avoir opté pour des feux horizontaux à l'arrière fait indéniablement plus grossier sur le modèle Coupé et le Cabriolet Classe C que sur les Classe E et Classe S. Si sur le Coupé cela passe encore, sur le Cabriolet, la ligne de toit non fuyante et la jonction entre la capote souple et la poupe n'arrange rien. En revanche, vue de ¾ avant, rien à dire, les optiques et la calandre s'accordent parfaitement aux proportions de la voiture.
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Notre version d'essai basée sur une finition "Sportsline" soulignée d'un Pack AMG Line intérieur et extérieur donne du caractère à la voiture à l'image des boucliers, très travaillés, tout comme les jantes AMG de 19 pouces.
Confort et Agrément de Conduite
Et ce plaisir se poursuit lorsque l’on démarre. Le 4 cylindres se veut assez discret tant grâce au bon travail d’insonorisation que par l’absence de vibrations.
Je m’élance rapidement dans la jungle urbaine et ne mets pas longtemps à prendre conscience du confort offert par ce véhicule. Le moteur est souple, il est parfaitement accouplé à la BVA9 qui est totalement invisible et les suspensions se rient des irrégularités de la route.
On prend plaisir à rouler tranquillement et se faufiler aisément quand il le faut dans le flux de circulation ou les petites rues.
Le départ le lendemain à 4h fait très mal mais grâce à mon cocon entièrement chauffant, associé à cette sensation de tapis volant offert par les suspensions (encore elles), les 500 km jusque dans les montagnes se font d’une traite sans la moindre fatigue. La très bonne stabilité et la conduite semi-autonome font de ces longs trajets sans grand intérêt, une formalité.
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Seuls quelques bruits de vent naissants au-dessus de 110 km/h viennent légèrement interrompre le calme ambiant, l’inconvénient d’avoir choisi un cabriolet.
Après ces moments d’émotions, je m’aperçois que cela fait déjà plus d’une heure que j’ai pu enlever le toit avec à peine 1 petit degré à l’extérieur. Pour profiter parfaitement de l’environnement sans se sentir mal ou se retrouver malade le lendemain, on peut remercier les systèmes AIRCAP (qui réduit les tourbillons dans l’habitacle) et AIRSCARF (qui réchauffe la nuque des passagers avant).
Tenue de Route et Agilité
Le plus intéressant arrive au moment où les premiers lacets du côté de Mieussy (74) apparaissent devant moi. Je sortais d’une Megane GT avec ses 4 roues directrices puis d’une S60 Polestar avec une puissance et un appui aéro assez démoniaques, mes attentes en termes de tenue de route étaient par conséquent placées très hautes mais son agilité a réussi à me bluffer.
Cette Classe C Cabriolet a une vivacité assez incroyable et on ne sent aucun problème de rigidité. Les 170 ch sont forcément trop léger pour se faire plaisir en accélération mais elle compense avec tous ses autres atouts.
A savoir en premier lieu l’absence de roulis, on vire totalement à plat et sans se préoccuper de la qualité du revêtement grâce au système AIRMATIC (encore et toujours) tellement efficace qu’il permet de se concentrer uniquement sur notre tracé et prendre les bonnes trajectoires.
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La route est maintenant sèche et j’en profite pour encore hausser le rythme sur un tracé dont je rêve chaque weekend : montées, descentes, virages serrés et courbes rapides sont au programme sur quelques kilomètres. A son volant j’ai plaisir à prendre de plus en plus serrées les belles épingles de montagne avec une facilité déconcertante, dommage seulement que le montant A soit un peu large pour bien voir la route.
La 9Gtronic de Mercedes est toujours aussi parfaite, il n’y a en fait pas un seul mode de conduite ou une seule situation qui ne l’a met en défaut.
Motorisations et Performances
La gamme mécanique proposée pour la C Cabriolet est extrêmement large avec 7 blocs essence allant du petit 4 cylindres 1.6 turbo de 156 ch de 180 au V8 4 litres biturbo de 510 ch de la 63 S, et deux turbo diesel 4 cylindres de 170 ch pour la 220d et 204 ch pour la 250d.
Seuls les petits moteurs (180, 200, 220d) sont proposés en boîte manuelle 6 rapports, en alternative à la boîte automatique maison 9 rapports imposée sur le reste de la gamme.
Enfin la transmission à 4 roues motrices 4MATIC est aussi disponible sur la C Cabriolet, proposée sur les 200 et 220d, imposée sur les 400 (V6 biturbo de 333 ch) et l'AMG 43 (367 ch).
Là encore, l'AMG 63 fait bande à part : destinée aux puristes elle se contente de ses seules roues arrière motrices malgré sa cavalerie démentielle (467 ch, voire 510 en version S).
Notre modèle d'essai C 250 est équipé d'un bloc essence propre à la marque à l'étoile, quatre cylindres, de 2,0 litres de cylindrée développant 211 chevaux et 350 Nm de couple. Pas un foudre de guerre, vous l'aurez compris, Mercedes réserve ça à sa gamme AMG avec des versions C 43 et C 63 bien plus véloces. Haut dans les tours, le moteur s'essouffle rapidement et ne permet pas d'enrouler jusqu'à plus de 6000 tr/min.
Confortable semble dans tous les cas le meilleur adjectif pour cette voiture. Le tarage des suspensions est clairement axé confort, et même avec le Pack agilité AIRMATIC (incluant la direction paramétrique, le Dynamic Select et les suspensions pneumatiques), mode Sport+ enclenché, la voiture conserve un excellent niveau de souplesse et d'onctuosité.
Côté consommation, nous avons relevé deux données plutôt intéressantes : sur autoroute d'une part, où l'ordinateur de bord indiquait seulement 6,5 l/100 km en moyenne, puis en usage mixte, où celui-ci indiquait 8,6 l/100 km sans vraiment ménager notre monture.
Versions AMG mises à part, tous les modèles dont nous disposions à l'essai étaient équipées de la suspension à ressorts pneumatiques proposée en option à 1300 euros. Très confortable à faible allure et sur de bons revêtements, cette suspension nous a semblé insuffisamment amortie et ce, même en position “sport+" de l'amortissement piloté, et ce au détriment non seulement du comportement et de la stabilité, mais aussi du confort sur chaussée déformée où de fréquents et brutaux contacts avec les butées de compression peuvent apparaître.
Capote et Isolation
Remarquablement silencieuse capote fermée, la C Cabriolet isole aussi très efficacement ses occupants des courants d'air en configuration ouverte et ce jusqu'à environ 110 km/h. C'est en tout cas ce que nous avons pu constater avec le système Aircap (option à 750 euros) dont disposaient nos modèles d'essai.
Au classique filet anti-remous motorisé se dressant derrière les appui-têtes des passagers arrière, ce dispositif en ajoute un autre surmonté d'un petit spoiler au sommet du pare-brise. Pas très gracieux, mais plutôt efficace.
Pour décapoter même en hiver, la C Cabriolet peut aussi disposer du fameux Airscarf (littéralement écharpe d'air, option à 575 euros) soufflant de l'air chaud sur la nuque des occupants avant.
Le vrai point fort de la C cabriolet réside dans sa capote, qui, pouvant être actionnée jusqu'à 50 km/h (et même 55 km/h compteur) permet de vraiment profiter du moindre rayon de soleil, sans qu'il soit nécessaire de chercher une place de stationnement pour réaliser la manœuvre. Après l'avoir essayée par une journée ensoleillée entrecoupée d'averses, nous pouvons témoigner qu'il lui faut moins de 20 secondes pour vous mettre à l'abri, et ce sans jamais gêner la circulation.
Tarifs et Options
75 550 €. Ce chiffre, assez astronomique, est celui du modèle que vous avez sous les yeux. C’est le fruit de 15 850 € d’options (rien que ça) qui se sont ajoutés au prix de base de 59 700 €.
Là, je me dis que ça fait assez mal pour un petit 4 cylindres diesel, pas vous ?
Affichée précisément à 74'000 € pour notre version 250 fournie avec la finition "Sportline" (le niveau le plus élevé), en plus de quelques options, nous serions tentés de dire que ça commence à faire cher pour "seulement" 211 chevaux. Malgré tout, au vu des tarifs pratiqués par la concurrence, ça n'a rien d'étonnant.
Disponible à partir de 45.000€, c’est 14.550€ de moins que le E cabriolet et 8.600€ de plus qu’un SLC. Cependant, lorsqu’on compare ce tarif au C Coupé, la pilule est plutôt lourde à avaler avec un surcoût de 7.450€.
La gamme de prix de la Classe C Cabriolet débute à partir de 41 700 euros dans sa version essence C180 Avantgarde Line (156 ch).
Que dire aussi de la très exclusive liste d’options de la Classe C Cabriolet, sinon qu’elle permet un résultat très réussi. Mais gare à la note !
Technologies Embarquées
À l'heure où la technologie va plus vite que le renouvellement d'une auto, même si la Mercedes Classe C ne peut pas être considérée comme une voiture en fin de vie, force est de constater qu'elle n'excelle pas en matière de technologies embarquées. A contrario, les Classe E et Classe S, certes plus récentes, bénéficient d'une technologie de pointe qui aurait aujourd'hui entièrement sa place au sein de la Classe C.
Pourtant, mis à part l'intégration de l'écran central un peu maladroite, l'ensemble est de très bonne facture avec la présence de matériaux haut de gamme tels que l'aluminium brossé ou encore quelques boiseries placées au niveau de la console centrale.
Même coup de cœur concernant le levier de vitesses de la boîte automatique situé derrière le volant, comme les premières Citroën DS, qui permet ainsi de libérer de l'espace au niveau de la console centrale.
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