La CLS a initié, avec succès, la mode des berlines effilées comme des coupés. Désormais cernée par de nombreuses rivales, elle renaît encore plus désirable, à l'oeil comme au volant, afin de séduire et séduire encore.

Design Extérieur : Élégance et Dynamisme

Au milieu de la magnifique campagne florentine, la CLS glisse silencieusement de village en village. Et elle en fait tourner des têtes! Peut-être plus encore que sa devancière, présentée au salon de Francfort en 2003. L’arche de pavillon très arrondie, typique de cette berline CLS, que Mercedes s’obstine à baptiser Coupé, demeure. Mais poupe et proue font cette fois moins dans l’originalité. Quant au dynamisme, il est assuré par des hanches bien marquées au niveau des passages de roues arrière, façon Classe E.

Dénuée de camouflage, la nouvelle Mercedes CLS - C218 pour les intimes - se montre enfin au grand jour. Moins novateur que son devancier en matière de style, le Mercedes CLS 2 est pourtant de ceux que l'on remarque. C'était l'année 2004. En ce temps-là (pas si lointain), Mercedes-Benz tentait un pari un peu fou, celui de proposer un grand coupé à 4 portes, susceptible de remplaçer à la fois la berline "traditionnelle" et le coupé dans le coeur des esthètes. Et par la même occasion de s'offrir une seule belle voiture au lieu de deux. Aussi séduisant qu'il soit, le Mercedes CLS 2 est moins ambitieux que le premier cru de 2004 sur un plan strictement stylistique. Est-ce l'effet de surprise moins marqué ? Ou ce trait moins fin et plus torturé ?

Le Mercedes CLS 2 est aussi un beau bébé puisqu'il mesure 4,94 m de long pour 1,88 m de large.

Intérieur : Luxe et Raffinement

Si cette technologie, qui favorise la sobriété, a aussi permis de quasiment faire disparaître l’habituelle sensation collante des directions Mercedes dans les basses vitesses, on ne “sent” toujours pas l’adhérence disponible, ni, le plus important, ses variations.

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Sauf, bien évidemment, dans les virages serrés et sur chaussée mouillée, où le poids très élevé du véhicule provoque des glissades du nez, dont la direction, désormais à assistance électrique, n’informe pas clairement. Rien dans cette exécution effilée ne rappelle la classique berline E. Choix des matériaux, dessin de la planche de bord, couleurs, implantation des commandes, soin extrême apporté à la finition, personnalisation: tout suggère un univers bien plus haut de gamme, plus proche de la Classe S ou du coupé CL.

Jusqu’à la montre carrée à aiguilles, du type joaillerie, incrustée dans un superbe habillage d’aluminium intégrant les aérateurs centraux. Et, à l’instar des Mercedes les plus huppées, la CLS propose, à condition de mettre copieusement la main au portefeuille, de disposer des dernières innovations de sécurité, comme les versions actives de l’avertisseur de franchissement de ligne et du détecteur de véhicule dans l’angle mort.

Nous étions un peu sceptiques quant au style intérieur de la nouvelle Classe E, mais les évolutions opérées sur le CLS 2 sont pour le moins réussies. Outre le soin apporté au style intérieur, Mercedes a également peaufiné certains détails. Dommage dès lors que certains menus de l'interface multimédia soient encore trop complexes à piloter.

Habitabilité et Confort

À cause de ce pavillon tombant, il faut plier le buste pour s’installer derrière, où l’on prend place dans deux fauteuils tout confort… à condition de ne pas trop dépasser le mètre quatre-vingts, comme sur la génération précédente.

Et l'habitabilité dans tout ça ? Franchement supérieure à nos attentes. Malgré la découpe particulière du pavillon, la garde au toit demeure bonne, l'espace aux jambes largement suffisant à l'arrière et les sièges individuels dignes de ceux d'une limousine.

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Ventilés, chauffants, dynamiques et massants: les sièges savent tout faire... en option! Que les choses soient claires: contrairement à la Classe E , dont elle reprend la plate-forme, la CLS n’est vraiment pas un outil pour les taxis, bien que le volume de coffre (520 dm3 annoncés !) aurait largement pu les satisfaire. La nuit, les projecteurs dynamiques 100% diodes optionnels apportent un vrai confort.

Performances et Comportement Routier

Malgré son poids et une direction électrique encore perfectible, la CLS reste efficace. Si ce 3.0 se distingue au volant, c’est davantage du côté “coffre” et allonge. Car tout au long de ses très progressives montées en régime, il expédie les 1.815 kg à des allures hautement répréhensibles, avec une facilité et une discrétion qui incitent à garder l’œil sur les jolis compteurs.

Un dynamisme redoutable que la CLS 350 CDI doit bien davantage aux 620 Nm de couple qu’à sa boîte automatique à sept rapports, trop passive en mode E (Éco) et calibrée pour soigner les consommations.

Heureusement, le mode S (Sport), qui n’a rien de sportif et qui s’adapte juste au style de conduite et au relief, sait rétrograder avec à-propos si nécessaire. Reste qu’il n’est proposé qu’avec l’option Pack Sport AMG, imposant les suspensions Sport et les roues de 18 pouces, pas vraiment amies du confort. Et la CLS n’a pas besoin de ça.

Car comme dans les Classe E et C , les amortisseurs passifs à deux lois ne nous ont pas convaincus. Manquant de progressivité, ils passent sans transition d’une franche souplesse sur les grandes ondulations, à une réelle sécheresse sur les raccords de chaussée et sur les petits défauts abordés à vitesse basse. Cependant, cette faiblesse ne remet pas en cause la stabilité d’un châssis on ne peut plus efficace.

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Cette direction a toutefois le mérite de participer à la baisse spectaculaire des consommations annoncées (-21%) et ainsi de limiter le malus de cette 350 CDI à 200 € (en 2010), contre 1.600 € pour l’ancienne. De quoi aider à faire accepter le tarif musclé (66.300 €), en augmentation de 3.000 €, en partie compensé par un équipement très riche (phares bi-xénon, GPS, sièges tout électriques, mais pas le cuir…).

Malgré sa ligne suggestive, la Mercedes CLS 2 n'est pas une sportive. Ses réglages de suspension typés confort en apportent la preuve, au point que l'on se croirait à bord d'une Citroën C6 tant l'amortissement est onctueux, et ce malgré la présence de roues de 19".

Motorisation

Même pas. Le nouveau V6 3.0 CDI est un modèle de silence. A l'arrêt et à froid, cette mécanique nourrie au gazole s'avère exceptionnellement silencieuse. Une discrétion que l'on retrouve à bord, grâce à une insonorisation 5 étoiles.

En dépit de ce silence de cathédrale, la Mercedes CLS 350 CDI n'en oublie pas le chronomètre pour autant. Il faut dire qu'avec 265 ch et 620 Nm (de 1.600 à 2.400 tr/min), le coupé 4 portes fait vite oublier ses 1.800 kg et la paresse relative de sa transmission automatique.

Le 0 à 100 km/h s'avale en 6,2 secondes, pour une vitesse de pointe limitée électroniquement à 250 km/h. Des chiffres flatteurs que l'on doit en partie à la finesse aérodynamique de l'auto, puisque la Mercedes CLS 2 revendique un coefficient aérodynamique de 0,26.

Cette finesse est aussi l'un des facteurs explicatifs de la sobriété exceptionnelle de la CLS 350 CDI. Mercedes annonce une consommation mixte de 6 l/100 km, un chiffre que nous sommes parvenus à vérifier... mais en ayant le pied droit léger.

Les routes plus sinueuses nous ont également permis de vérifier que la Mercedes CLS 2 n'a pas de prétention sportive. Cette formidable routière n'apprécie pas trop d'être malmenée et son ESP s'avère extrêmement castrateur pour l'amateur de glisse.

Équipement

A la lecture de la fiche d'équipements de série, on remarque l'absence de la sellerie cuir. Une mesquinerie étonnante pour une voiture vendue 66.300 euros. Mercedes a préféré retenir le système de navigation audio GPS, avec changeur 6 DVD.

Après plusieurs motorisations essence turbocompressées, il n'y a pas photo, rien ne peut remplacer de la cylindrée. Moteur toujours plein et disponible, ne s'effondre jamais. Insensible aux variations de température extérieure contrairement aux turbos. Consommation raisonnable rapport à la puissance du véhicule. Très Bien optionnée ,confortable cela va sans dire et très silencieuse. Ça change du claquement des diesels façon taxi. Je ne parlerai pas du coût d'entretien tellement les tarifs sont grotesques chez MB. Vous roulez en haut de gamme, vous ramassez. J'ai roulé pendant cinq ans en Passat cc essence Carat édit TSI 200. Super voiture au passage. Avec le CLS, nous sommes cinq crans au-dessus!

Mercedes CLS Shooting Brake

Pas vraiment coupé, pas vraiment break, pas vraiment berline… La nouvelle Mercedes CLS Shooting Brake brouille les pistes, mais déclenche à coup sûr l'émotion. En 2004, la toute première CLS faisait crépiter les flashes du monde entier. Dévoilée comme un coupé à 4 portes, cette berline très effilée et racée a cédé sa place à une seconde mouture encore plus athlétique en 2011. Aujourd'hui, le constructeur à l'étoile décline le concept avec une carrosserie break. Suivant une certaine logique sémantique, elle se nomme Shooting Brake, ou break de chasse, puisque la CLS berline est censée être un coupé.

La ligne apparaît majestueuse. La partie avant ne change guère : long capot musclé, portes sans montants et ligne de toit basse. La poupe, elle, gagne un toit plus long, en pente douce, atypique pour un break. Par rapport à la CLS, l'habitabilité arrière progresse, avec près de 5 cm de gagnés en hauteur à l'intérieur et plus de 1,5 cm en profondeur d'assise. L'habitacle ne change guère. Moderne, bien agencé, très cosy, il apparaît de plus bien construit, avec des matériaux de qualité…ambiance première classe.

Confort et Moteur du Shooting Brake

Première classe également en termes de confort. La suspension pneumatique optionnelle de notre modèle d'essai est la panacée en termes d'amortissement, avec au choix un tarage sport très efficace ou très doux, façon limousine.

Côté moteurs, le V6 350 CDI diesel de 265 ch apparaît parfaitement calibré pour cette auto.

Design du Shooting Brake

Superbe, classe, majestueuse, impressionnante… Mercedes réussit un coup de maître en termes de design. Partant de la base d'une berline « façon coupé » déjà bien lotie en termes esthétiques, la CLS Shooting Brake se la joue break de chasse avec une ligne de toit en pente douce, atypique pour un engin de ce type. Il suffit de jeter un œil à la Mercedes Classe E break de dimensions comparables pour se rendre compte de la différence. Plus fine, plus basse, plus athlétique qu'un break conventionnel, la CLS Shooting Brake dévoile effectivement des attributs de break de chasse, mais avec deux portes supplémentaires.

Dans le détail, la partie avant ne change pas. On retrouve le long capot musclé, les portes sans montants, comme un coupé, et une faible hauteur, seulement 1,416 m. On appréciera pourtant le volume appréciable de la soute, 590 litres minimum, que l'on peut porter à 1550 litres. Un détail croustillant : il existe une option « plancher de coffre en bois de merisier » absolument divine, facturée…5 100 euros. A ce prix-là, on évitera d'embarquer des sacs de gravats !

Toujours des chiffres, avec une longueur totale de 4,956 m, soit 1,6 cm de plus que la berline. Notons enfin le porte-à-faux arrière imposant, 1,18 m. Cette carrosserie permet en outre un volume habitable plus important à l'arrière, avec près de 5 cm de gagnés en hauteur à l'intérieur et plus de 1,5 cm en profondeur d'assise. L'habitacle ne change guère par rapport à la berline.

Motorisations du Shooting Brake

Si les puissances disponibles vont de 204 ch (250 CDI) à 557 ch (63 AMG), les versions intermédiaires seront les plus appréciées de la clientèle. Parmi elles, notre 350 CDI dispose d'un V6 diesel de 265 ch qui, comme son nom ne l'indique pas, cube 3 litre. Un bloc d'une onctuosité et d'une disponibilité remarquables. A la fois vif dans ses montées en régimes et discret à rythme de croisière, il autorise de plus des performances de premier ordre, avec un 0 à 100 km/h revendiqué en 6,6 secondes, plutôt pas mal pour un gros break de près de deux tonnes ! De plus, la consommation moyenne annoncée, seulement 6,1 litre de gazole aux cent kilomètres, notamment grâce au Start/Stop de série, placent ce modèle parmi les plus efficients de sa catégorie. Notons d'ailleurs l'excellence de la boîte automatique à 7 rapports, qui dispose d'un étagement permettant des économies de carburant supplémentaires. A rythme plus soutenu, mode sport enclenché, il faudra toutefois compter deux litres supplémentaires environ…

Comportement Routier du Shooting Brake

Cette mécanique plaisante et efficace propulse un châssis fait du même bois. Nous avons justement pu apprécier, sur notre 350 CDI d'essai, la suspension pneumatique à tarage variable, absolument irréprochable en termes de confort, mais aussi suffisamment ferme lorsque le mode Sport est enclenché, permettant à ce gros break un comportement étonnamment vif et plaisant. Notons justement que le centre de gravité abaissé par rapport à un break Classe E ajoute cette note de sportivité très appréciable. Mais cette étoile filante sait effectivement jouer sur plusieurs tableaux sans jamais se départir de son efficacité, y compris en termes mécaniques. Nous l'avons évoqué plus haut, le V6 diesel, presque mélodieux, invite même à le pousser dans ses retranchements. Il dévoile alors une facette presque sportive, bien aidé par la vivacité de la boîte automatique à 7 rapports, de série. Une combinaison parfaitement homogène qui sait bien sûr rester discrète. Peu de vibrations, peu de bruits parasites dans l'habitacle, peu de résonances grâce à une insonorisation remarquable. Il reste alors le plaisir de mener un engin imposant, élégant et exclusif, capable de douceur comme de poigne, efficace et sécurisant quelque soit le terrain.

Mercedes CLS 350 CDI : En Bref

Un design séduisant, un moteur sobre et un intérieur raffinéLa Mercedes CLS 350 CDI dispose d'un moteur diesel turbo à rampe commune et d'un équipement complet. Conçu pour procurer un plaisir de conduite optimum, ce diesel 6 cylindres de 224 ch offre de belles relances à la voiture. Il est associé à une boîte de vitesses automatiques à sept rapports, lui autorisant une conduite à la fois dynamique et confortable.

Performances et Consommation

Avec son moteur de 224 ch et sa boîte automatique 7G-TRONIC à 7 rapports, la Mercedes CLS 350 CDI affiche des performances élevées. Il ne faut que 7,0 secondes à la Mercedes CLS 350 CDI 224 ch pour atteindre les 100 km/h. Avec une vitesse maximale de 246 km/h sur circuit, la Mercedes CLS est prête à tous les excès.

Intérieur : Accessibilité et Confort

L'accès aux places arrière impose de se plier. A l'arrière, les passagers sont pénalisés par le pavillon plongeant et les très fines surfaces vitrées en pointe. Seuls 2 adultes prendront place dans ce coupé 4 portes, 4 places. La hauteur sous le toit arrière de 92 cm ne permettra d'accueillir des adultes de moins d'1.8 m. Les sièges sont confortables et ergonomiques. La présentation intérieure est raffinée. Les matériaux d'excellente qualité.

Équipements

La Mercedes CLS 350 CDI est très bien équipée. Elle offre une climatisation automatique deux zones, des sièges avant réglables électriquement, une radio CD avec commandes au volant et 10 hauts parleurs, des vitres électriques, la fermeture centralisée des portes, des rétroviseurs électriques, la fermeture motorisée du coffre, et le réglage en hauteur et en profondeur du volant.

Tableau Récapitulatif

Caractéristique Valeur
Moteur V6 3.0 CDI Diesel
Puissance 265 ch
Couple 620 Nm
0-100 km/h 6.2 secondes
Consommation mixte 6 l/100 km (annoncée)

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