Né sous la direction de Général Motors en 2013, le Mokka a largement évolué depuis le passage de la marque au sein du groupe PSA. Commercialisée depuis 2020, cette seconde génération adopte un look bien distinctif ainsi qu'une large palette technologique. Pour coller au mieux avec les besoins des acheteurs, le SUV existe en essence, diesel et électrique.

Un Design Distinctif et Moderne

D'abord Mokka, puis Mokka X après le restylage de 2016, le petit SUV Opel est retourné à son patronyme d'origine en 2020 lors de l'apparition de sa deuxième génération. Gérée par le groupe PSA (Stellantis, depuis la fusion avec FCA), la marque allemande a repris la base technique des Peugeot 2008 et Citroën C3 Aircross pour cette nouvelle mouture du Mokka. Si ses dessous sont identiques à ceux des modèles français, le style, lui, est 100% inédit.

Les lignes horizontales sont légion, de la proue à la poupe. La face avant se distingue par une large calandre noire, dénommée « Visor », qui englobe les optiques. La signature lumineuse avant est quasiment identique au dessin des feux arrière, anguleux et distingués par un décroché. En fonction des finitions de l'Opel Mokka, le toit et le capot peuvent être peints en noir. Ici en GS Line, le contour des vitres en rouge.

Pour ce restylage, le Mokka enfonce un peu plus le clou en s'arrondissant au niveau des boucliers et en diminuant la taille des ouies. Il s'embourgeoise aussi par ses inserts et protections noirs laqués. Pas sûr en revanche qu'un tel traitement au niveau des passages de roues soit bénéfique pour la robustesse hors des routes asphaltées.

Un restylage extérieur finalisé par une signature visuelle modernisée, selon les mêmes codes que le Frontera par exemple et toujours matricielle en option (via pack Techno). Le Mokka fait partie de ces modèles dont le style extérieur se ressent au volant. Si le Puma ou la Yaris Cross par exemple laissent entrevoir, du poste conducteur, le bombage de leurs optiques, le Mokka semble quant à lui indiquer le cap avec cette arête centrale du capot. D'ailleurs, ce dernier peut se teinter en noir (300 € sur la finition GS) pour compléter le toit (en série sur GS). Ces éléments de carrosserie visibles de l'intérieur apportent un vrai sentiment de sécurité, de robustesse.

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Cela ne se voit presque pas mais le plus petit SUV signé Opel a été revu récemment. Les prestations du Mokka restylé ont-elle davantage changé que son look ? En soi, ne pas retoucher un véhicule qui plaît pour son style peut se comprendre. Le seul petit hic, c'est que la cure de détox' dont profite ce Mokka va également de pair avec des possibilités de personnalisation moins nombreuses. A l'exception du vert tropical de notre modèle d'essai, il ne s'autorise plus aucune excentricité en matière de coloris. Adieu par exemple le vert acide du précédent modèle. Adieu aussi aux baguettes rouges dont on pouvait équiper l'ancienne génération. A bord, même combat, il n'existe que des ambiances sombres. Pour un modèle urbain branché comme lui (à comprendre ici au sens figuré), c'est un peu dommage.

Le SUV compact Mokka s’offre un lifting qui se fera remarquer uniquement par les plus observateurs. À l’avant, on remarque que la signature lumineuse à LED a été légèrement redessinée. La forme globale ne change pas, mais les extrémités sont maintenant divisées en trois petites parties. À l’arrière, les changements résident principalement dans la signature lumineuse, qui reprend les mêmes évolutions qu’à l’avant. Le nouveau logo est aussi présent en noir, surmontant l’inscription Mokka en toutes lettres.

Intérieur : Sobriété et Technologie

A l'intérieur du Mokka l'ambiance est moins extravagante que dans son cousin au Lion. L'allemand mise sur la sobriété avec une planche de bord légèrement orientée vers le conducteur. Face à ce dernier se dresse un écran de 12 pouces (7 de série), surplombé par une petite casquette, et une dalle tactile de 10 pouces (7 de série). Nommés Pure Panel, ces deux écrans sont proposés de série sur la plus haute finition du catalogue. Les fonctionnalités restent pragmatiques avec de vraies touches physiques. La planche de bord du petit SUV Opel Mokka est sobre et technologique avec deux écrans accolés.

Restons à bord où la grande nouveauté du Mokka restylé vient des deux écrans de 10 pouces en série sur les deux seules finitions proposées sur ce modèle. L'écran central tactile bénéficie quant à lui d'une interface repensée, avec un accès dès la première page au menu principal. Plusieurs autres fonctions jusqu'à présent commandées par des touches ont ainsi été transférées vers cet écran. Si bien que la barre de boutons au-dessus de la commande de boîte à tout simplement disparue au profit d'un porte lunette. Quant à la boutonnerie en dessous de l'écran, elle se résume désormais à 2 touches contre 5 auparavant. L'esprit “détox” cher à Opel a encore frappé.

Le Mokka reçoit en outre un nouveau volant, plus très rond comme le veut la tendance, similaire au Frontera quoique sensiblement plus plat côté genoux et à la répartition des touches différentes. La sellerie est désormais éco responsable avec l'emploi de matériaux recyclés et Opel a écouté ses clients en ajoutant des poignées de maintien au plafond des sièges avant et des veilleuses pour les passagers arrière.

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À l’intérieur, le volant change pour adopter les mêmes standards que les dernières nouveautés d’Opel. Le système d’infodivertissement a été quelque peu repensé, tandis que le compteur et l’écran central font chacun 10 pouces.

Motorisations : Essence, Diesel et Électrique

Sous son capot le Mokka reprend des blocs connus chez Peugeot, Citroën et DS. Le SUV d'origine allemande embarque deux trois-cylindres essence 1.2 Turbo de 100 ou 130 ch. Le premier s'octroie les services d'une boite manuelle 6 vitesses, alors que le plus puissant peut disposer d'une boite automatique double embrayage à 8 rapports.

Tout comme pour ses moteurs thermiques, le Mokka reçoit une technologie électrique officiant déjà ailleurs. Le moteur électrique de 136 ch et la batterie de 50 kWh sont communs avec le Peugeot e-2008. L'autonomie annoncée de 322 km (WLTP) est quasiment identique à celle du SUV au Lion. La recharge (0 à 80%) est annoncée en 30 minutes sur une borne de 100 kW. Le SUV électrique Opel Mokka-e propose jusqu'à 322 km d'autonomie (WLTP).

Les premières motorisations proposées sur le Mokka sont des essence 1.2 Turbo de 130 ch BVA8 ou 136 ch BVM6. Le premier bloc est encore équipé de la fameuse courroie baignant dans l'huile, posant de potentiels problèmes de fiabilité. Ce n'est pas le cas du second, au même titre que la vraie nouveauté moteur de ce restylage, l'hybride de 136 ch dit “Gen 3”, à distribution par chaîne lui aussi. Est-ce que la fiabilité sera au rendez-vous ? Motorisation de notre essai donc, elle a montré sans surprise les mêmes caractéristiques déjà constatées sur la quantité d'autres modèles du groupe déjà animés par ce bloc (DS 3, DS 4, C3 Aircross, C4, C4 X, 208, 308, 408, 2008, 3008, 5008, Astra, Mokka, Grandland…).

Principal changement par rapport au précédent, le nouveau Mokka Electric abandonne la configuration avec moteur de 136 ch et batterie de 50 kWh pour ne conserver que l'engin le plus performant de 156 ch et la "grosse" batterie de 54 kWh. La version "grande autonomie" si vous préférez. Une configuration qui sied parfaitement au Mokka. Sans être un foudre de guerre, la puissance est suffisante pour entraîner sans trop d'efforts le SUV de 0 à 100 km/h en 9 s jusqu'à une vitesse de 150 km/h limitée électroniquement (constatée par nos soins sur autoroute allemande). Plus que le dynamisme contrairement à ce que son look pourrait laisser penser, son truc à lui, c'est la douceur.

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À l’occasion de ce restylage, le catalogue de l’Opel Mokka se simplifie. La palette de motorisations est également revue. Subsistent le 1.2 l Turbo 130 chevaux (en boîte auto EAT8) et 136 ch (en boîte manuelle) ainsi que le bloc électrique de 115 kW (156 ch).

Assez logiquement, l’Opel Mokka a puisé dans la banque d’organes du groupe automobile français pour se mouvoir avec l’adoption des blocs essence 1.2 l Turbo de 100 ch et 130 ch, d'un bloc diesel 1.5 l de 110 chevaux et de deux motorisations électriques.

Comportement Routier et Confort

Concrètement, le peps du petit moteur électrique logé dans la boîte de vitesses apporte un réel agrément en conduisant sur le couple. Ce groupe propulseur est soit dit en passant le plus performant de la sélection retenue sur le Mokka, déclinaison électrique comprise. Il est ainsi le plus adapté aux voies rapides avec des relances tout à fait correctes notamment. Doté d'une récupération d'énergie au freinage, ce moteur à mi-chemin entre l'hybridation légère et le tout hybride applique par défaut un puissant “frein moteur” électrique auquel il faut s'habituer.

Avec son gabarit compact à faibles porte-à-faux, le Mokka se faufile aisément, mais gare à la visibilité lors des manœuvres, perturbée par d'énormes piliers de pare-brise. Doté d'une direction particulièrement souple, le Mokka séduira ceux qui aiment conduire sans effort, sur un filet de gaz et dans un certain confort, si les grosses jantes n'ont pas été cochées dans les options. Le petit SUV n'en reste pas moins une Opel avec ce typage nativement plus ferme.

Motorisation de notre essai donc, elle a montré sans surprise les mêmes caractéristiques déjà constatées sur la quantité d'autres modèles du groupe déjà animés par ce bloc (DS 3, DS 4, C3 Aircross, C4, C4 X, 208, 308, 408, 2008, 3008, 5008, Astra, Mokka, Grandland…).

On trouve facilement ses marques à son bord. On pestera davantage contre son espace intérieur pas fou et son volume de coffre trop juste pour une petite famille (310 litres seulement, comme une citadine), des défauts avec lesquels il devra malheureusement composer jusqu'à la fin de sa carrière. En contrepartie, avec 4,15 m, 15 cm de moins qu'un Peugeot E-2008, il demeure l'un des plus courts de sa catégorie et fait des merveilles en ville. On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre, comme on dit.

En dehors des villes, le choix dépendra de vos envies. Avec 403 km d’autonomie, la version électrique peut satisfaire 90 % des usages, tandis que la version hybride 48 volts offrira plus de 600 km d’autonomie avec un seul plein. Les performances des deux versions sont comparables, bien qu’on note une touche de dynamisme supplémentaire pour l’Opel Mokka Hybrid. Les deux motorisations disposent de trois modes de conduite (Eco, Normal et Sport), modifiant à chaque fois la réactivité à la pédale et la consistance de la direction, qui passe de très légère à un peu plus lourde à manier, mais là encore, rien de transcendant.

Technologies et Équipements

Dans cet environnement de conduite plutôt calme, le Mokka laisse le temps à ses occupants de profiter d'une innovation à bord qui se généralise aussi progressivement, l'IA. Via ChatGPT (sur pack Techno), on peut alors demander tout et n'importe quoi à son auto. Par exemple, des détails historiques sur une ville traversée ou en savoir plus sur les activités dans les alentours de sa destination. L'atout significatif ici est de ne plus être limité par un vocabulaire préenregistré. Une technologie qui doit encore progresser toutefois sur 2 points importants : la fluidité de parole (la voix est particulièrement robotisée et hachée) et, surtout, sa base de connaissance s'arrête à janvier 2022. Si bien que la reine d'Angleterre par exemple se porte toujours comme un charme aux yeux de cette IA.

Les passagers profitent de prises USB-C à l’avant comme à l’arrière, d’un chargeur de smartphone par induction à l’avant, d’une climatisation automatique ou encore de sièges chauffants à l’avant, selon les finitions.

Finitions et Tarifs

Le SUV urbain propose quatre finitions à son catalogue. L'entrée de gamme, Edition, dispose des feux de jour à LED, des feux arrière à LED, des rétroviseurs à réglages électriques, de la climatisation manuelle, des quatre vitres électriques, de l'écran tactile 7 pouces, du compteur numérique 7 pouces, du régulateur/limiteur de vitesse, de la reconnaissance des panneaux de signalisation, de l'aide au maintien dans la voie et du système anti-collision avec détection des piétons. La finition Elegance enrichit le tout avec les phares antibrouillard avant, la climatisation automatique, les capteurs de pluie, l'allumage automatique des feux, l’éclairage d'ambiance à LED, les systèmes Apple CarPlay et Android Auto et la caméra de recul 360° avec aide au parking arrière.

Avec un premier prix de 26 500 € (1.2 Turbo BVM6 Edition), le Mokka animé de son moteur hybride recommandable démarre quant à lui à 29 500 € (Edition). Le Ford Puma équivalent en demande 29 090 € (1.0 EcoBoost Hybrid 125 ch Powershift DCT7). La Toyota Yaris Cross de 130 ch, sa variante la plus proche en puissance du Mokka, prend le parti de ne proposer que des finitions relativement hautes avec un premier prix du coup de 34 300 € (1.5 130 ch Collection). À noter que la Japonaise est la seule parmi les différents modèles cités à exister en version 4 roues motrices (à partir de 31 300 €).

En s'amusant à cocher toutes les options possibles, le Mokka doté alors de la conduite autonome, de feux matriciels, d'une peinture biton capot compris, d'une sellerie mixte TEP, de tous les éléments chauffants et de bien d'autres gadgets s'échange contre 36 000 €. Faire de même pour les concurrentes donne 37 640 € pour le Ford Puma (ST-Line X) qui sera plus incisif avec un châssis sport, une ambiance plus sportive en général d'ailleurs et doté d'un énorme écran tactile notamment. La Yaris Cross haut de gamme réclame 36 300 € mais tire son épingle du jeu surtout sur la réputation de sa mécanique car elle accuse le coup en matière d'ambiance intérieure, même en y mettant le prix.

En matière de tarifs, l’hybridation légère est accessible dès 28 000 euros. Ce qui représente un surcoût de 1 000 euros seulement par rapport à la version essence boîte auto.

Face à la Concurrence

En réalité, avec 15 cm de moins en longueur, le Mokka (4,15 mètres) ne va pas forcément déclencher un conflit familial face au cousin 2008. Ses concurrents sont plutôt les Volkswagen T-Cross (4,13 m), Ford Puma (4,18 m) ou Toyota Yaris Cross (4,18 m). D'un point de vue du gabarit en tout cas. Car en matière de motorisations par exemple, les choix sont différents qui plus est depuis que le Mokka reçoit à son tour le moteur 1.2 Turbo Hybrid 136 ch du groupe Stellantis, assez singulier dans sa conception. Des 4 SUV urbains cités, le Mokka avec le Puma sont peut-être les plus attirants esthétiquement avec leurs lignes plus proches d'un crossover.

Opel Mokka Electric ou Hybrid : Quel Choix ?

Mais en face se présente la version Hybrid du Mokka. En associant le moteur trois cylindres essence 1,2 litre, bien connu dans le groupe Stellantis mais ayant perdu son appellation, à une machine électrique de 21 kW (soit 28 chevaux) couplée à une batterie de 0,89 kWh, ce moteur a lui aussi sa place en ville. En effet, le moteur électrique intégré à la boîte de vitesses automatique e-DSC6 est assez puissant pour faire rouler la voiture en tout électrique, et ce pendant un temps relativement important. Le constructeur parle de 50 % du temps de conduite urbaine. D’autant plus que l’hybride dispose aussi d’une récupération d’énergie à la décélération assez puissante : on utilise peu les freins et la batterie ne manque jamais d’énergie dans ces conditions. Ensuite, le moteur thermique prend le relais. Celui-ci est frugal, relativement silencieux et fonctionne de concert avec l’hybridation. Les deux versions sont alors pertinentes. Un automobiliste quittant rarement la ville aura plus d’avantages à rouler en électrique, à condition de pouvoir charger chez soi.

Si vous roulez peu et habitez en maison individuelle, le choix de l’électrique fait sens.

Consommation et Autonomie

Une motorisation qui se montre en outre très sensible en matière de consommation. Curieusement, ce n'est pas en ville qu'elle affiche ses meilleurs scores malgré des phases en tout électrique plus nombreuses qu'une hybridation légère. C'est plutôt en roulage stabilisé qu'elle est capable d'afficher de bons scores, autour des 5 l/100km. Sur notre boucle d'essai, très énergivore puisque vallonnée et sinueuse, nous étions plutôt autour des 7 l/100 km. Rien de catastrophique mais rien d'exceptionnel non plus malgré beaucoup de descentes pour régénérer. Un choix à privilégier dans les régions plates et plutôt périurbaines en somme.

Au terme de notre essai, il nous a gratifiés d'un plutôt bon 14,9 kWh/100 km de moyenne. Ce qui donne une autonomie théorique de 362 km suffisante pour un usage quotidien. Pour envisager les longs trajets, c'est évidemment encore un peu juste.

Leasing Social et Accessibilité

On attendait peut-être un peu plus de ce très timide restylage. Mais force est de constater que cet Opel Mokka 2025 reste un bon cru. A déguster tout de même pour des trajets pas trop longs. Et à savourer de préférence grâce au dispositif du leasing social qui rend l'addition plus digeste. Car les tarifs catalogues, certes en forte baisse, reste encore un peu élevés face à une concurrence de plus en plus redoutable.

En s'amusant à cocher toutes les options possibles, le Mokka doté alors de la conduite autonome, de feux matriciels, d'une peinture biton capot compris, d'une sellerie mixte TEP, de tous les éléments chauffants et de bien d'autres gadgets s'échange contre 36 000 €.

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