La Fiat Panda est une voiture qui fait le bonheur des femmes et des baroudeurs. Elle incarne la citadine idéale, tout en étant un véritable 4×4 que les écologistes ne détestent pas. Unique dans sa catégorie, elle n’a pas de concurrente directe.
L'Évolution de la Panda 4x4
Cela fait plus de 30 ans que la Panda 4×4 sillonne les routes et les chemins. Apparue en juin 1983, elle a été la première citadine à recevoir quatre roues motrices. Reprenant la base de la Panda I “Super”, elle s’équipe d’un système à crabot manuel qui s’enclenche en roulant. Avec une garde au sol rehaussée, des pneumatiques élargis et un poids limité, les terrains escarpés ne lui résistent pas.
En 2003, la Panda II lui succède et propose l’année suivante, un dérivé 4×4. Commercialisée sous les appellations “4×4 et Cross”, cette voiture plus confortable, aux dimensions accrues, conserve les différentiels avant et arrière de la génération précédente. Gérés par un visco coupleur entièrement automatisé, ce système sera remplacé sur les dernières Panda II par un coupleur électromagnétique à bille. Géré électroniquement, il offre plus de souplesse lors des transitions 4×2 et 4×4. Autre fait marquant de ce modèle, c’est le premier à recevoir un moteur diesel.
En 2012, elle passe le relais à la Panda III qui arbore le style Carrond et prend du volume. Si la Panda 4×4 en reprend la base, quelques détails esthétiques permettent de la différencier. Tout d’abord les dimensions évoluent avec l’adoption de protections sur les ailes et les bas de caisse. S’ensuit, les boucliers aux protections agrandis, soulignés d’éléments en aluminium qui protègent les angles d’attaque. Cet accoutrement lui confère un look plus baroudeur et les gravures dans les protections des portes arrière rappellent son appartenance au monde du 4X4. Avec 3 cm de plus en longueur (3,68 m), 4 cm en largeur (1,67 m) et une hauteur de 1,60 m (+ 5 cm) par une garde au sol rehaussée, la Panda 4X4 semble plus musclée.
L'Intérieur et les Options
À l’intérieur, on retrouve l’univers Panda avec ses plastiques rigides aux ajustements précis. Si la planche de bord n’a pas évoluée, la console centrale diffère par des rangements supplémentaires et le bouton du système “ELD” qui pilote les différentiels. Les sièges sont revêtus d’une sellerie tissus et simili cuir orange, qui s’harmonise parfaitement avec l’habillage gris de la planche de bord. Si l’espace aux places avant est généreux, il reste limité pour les jambes des passagers arrière.
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De série, la Panda 4X4, offre une modularité limitée : sa banquette arrière offre deux places et se rabat d’un seul tenant. Cette lacune se comble avec l’option “Pack Modularité 5 places”, qui comprend les éléments suivants : La banquette arrière 3 places fractionnable (60/40), le siège conducteur réglable en hauteur, le siège passager rabattable, le Cargo Box et les kits fumeur et confort.
L’équipement fournit reprend l’essentiel de la version “Rock”, avec de série : la climatisation manuelle, les vitres avant électriques, l’autoradio CD-MP3, le volant réglable en hauteur, une prise de courant 12 V et le verrouillage centralisé à distance.
Motorisation et Performances
Mécaniquement la Panda 4×4 offre le choix de deux motorisations. Si le “vibrant” bicylindre TwinAir Turbo anime les versions essence, c’est le “1.3 Mulitijet” qui équipe notre version diesel. D’une cylindrée de 1348 cm3, ce 4 cylindres développe 75 ch à 4000 tr/mn, via un turbo à géométrie variable et un échangeur d’air. Si la puissance n’est pas extravagante, son couple de 190 Nm disponible dès 1500 tr/mn ne démérite pas. Ainsi motorisée, la Panda 4X4 atteint les 100 km/h en 14,5 s et plafonne à 159 km/h en vitesse maxi.
Lestée de 80 kg par sa transmission à 4 roues motrices, le rapport poids puissance de la Panda 4×4 monte à 14,8 kg/ch contre 13,8 kg/ch en 4×2. Fort heureusement, cet embonpoint pénalise peu les consommations.
Bien aidé par une boite au premier rapport raccourci, il permet à la Panda d’évoluer avec aisance en ville. S’il s’accommode mieux d’une conduite sur le couple, il ne rechigne pas à prendre des tours quand cela est nécessaire. Revers de la médaille, il devient sonore et trahit la mauvaise insonorisation de la Panda. Par chance, ce moteur est équipée du système “start&stop” qui le rend muet lors des arrêts au feu rouge. Son intervention permet de faire baisser les consommations, mais aussi les émissions de Co2 (125 g/km).
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Avec sa garde au sol rehaussée et une direction douce, la Panda 4X4 est redoutable lorsqu’il s’agit de se faufiler dans le trafic. Les créneaux s’effectuent facilement avec la fonction city, qui libère la direction d’une simple pression du doigt. Plus confortable par ses suspensions à grand débattement, la Panda 4X4 filtre bien les inégalités de la route.
Capacités Hors des Sentiers Battus
La Panda 4×4 prend toute sa mesure hors des sentiers battus. Dans ces conditions, ses capacités de franchissement sont tout simplement sidérantes et rien ne semble pourvoir l’arrêter. Bien aidée par sa garde au sol de 15 cm et ses portes à faux réduits, elle autorise un angle d’attaque de 21° et de 36° en sortie. A cela s’ajoute un empattement réduit (2,30 m) et un angle ventral de 20° qui favorisent le passage des crêtes.
Ses deux différentiels reliés à un coupleur travaillent en douceur (hydraulique oblige) et répartissent le couple entre les essieux. Ce système qui réagit très vite est totalement transparent pour le conducteur et ne nécessite aucun entretien. Le blocage de différentiel “ELD” agissant comme un différentiel autobloquant sur le train arrière. Il freine par l’intermédiaire de l’ABS la roue en perte d’adhérence et renvoi le couple vers celle qui adhère.
La Couleur Orange Sicile
Le nuancier des couleurs s’enrichit de deux nouvelles teintes en option. Si le “Vert Toscana” reste discret, la teinte “Orange Sicile” est très voyante. Pour l’anecdote, elle a attiré la sympathie des agents durant l’essai! Blague à part, cette teinte que j’apprécie, tranche radicalement avec les gris aciers et noirs anthracite trop présent sur nos routes.
La Fiat Panda et l'Agriculture en Sicile
Pour cultiver de bons agrumes, il faut avoir l’œil, mais aussi le nez et la main. Sur le belvédère de la petite ville d’Acate au sud-est de la Sicile, Rosario, agrumiculteur, arrive dans l’indétrônable Fiat Panda pour visiter son exploitation.
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Rosario nous emmène d’abord dans les rangées de lane late : cette variété de navel, (ces oranges à pulpe blonde que l’on reconnaît à leur petit nombril), mature tardivement, de mars à juin. Or, la maturation tardive, on le comprend rapidement au cours de la visite, c’est le dada de Rosario et le Graal des producteurs d’agrumes.
Au cours de notre visite, régulièrement nous tombons en arrêt devant des nuisibles au travail pour mieux apprécier l’efficacité de la lutte biologique. Pour la mouche des agrumes par exemple, un simple piège à phéromone en plastique jaune suffit à tromper le mâle mal dégrossi qui se jette dedans fougueusement. En cas d’attaque de tristesse, la moitié des arbres survivront. Ici on traite le mal à la racine, puisqu’on a remplacé la moitié des porte-greffes habituels par des citranges, arbres résistants à la tristesse.
Tableau Récapitulatif des Caractéristiques de la Fiat Panda 4x4
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Longueur | 3,68 m |
| Largeur | 1,67 m |
| Hauteur | 1,60 m |
| Garde au sol | Rehaussée |
| Cylindrée (diesel) | 1348 cm3 |
| Puissance (diesel) | 75 ch à 4000 tr/mn |
| Couple (diesel) | 190 Nm dès 1500 tr/mn |
| Vitesse maximale | 159 km/h |
| Accélération 0-100 km/h | 14,5 s |
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