La question de savoir si Glenn Ford parlait français suscite la curiosité. Cet article explore sa vie, sa carrière et ses relations avec d'autres figures emblématiques d'Hollywood, notamment Rita Hayworth.
Les débuts de Glenn Ford
Né le 1er mai 1916 à Sainte-Christine au Québec, Gwyllyn Samuel Newton, plus tard connu sous le nom de Glenn Ford, émigre avec sa famille en Californie dès 1924. Il y découvre le théâtre à l’école. Ce qui attire l’enfant, c’est moins la musique de la langue et le plaisir de s’exhiber que l’odeur des coulisses et la machinerie qui fait apparaître et disparaître les décors. Très tôt, il sait que c’est dans ce domaine qu’il fera son trou. Mais son père, plein de préjugés à l’égard de la vie d’artiste, le contraint à apprendre un métier. Il sera charpentier. Fort de sa maîtrise dans le bois, il devient menuisier sur des plateaux de théâtre, puis décorateur. Enfin, régisseur pour la grande comédienne Tallulah Bankhead, croisement entre les tempéraments sec de Greta Garbo et versatile de Bette Davis. Elle sera son coach, son initiatrice et la première à lui mettre le pied à l’étrier. Il est tellement maigre, à l’époque, qu’elle l’a surnommé " le porte-manteau".
Premiers pas à Hollywood
À Broadway, un chasseur de talents de la Fox, Tom Moore, le remarque dans " A broom for a bride ". Une attention qui lui vaut son premier film. De la Fox, il passe ensuite à la Columbia, pour laquelle il tournera une succession de séries B. Des rôles si modestes qu’il joue parfois sur trois plateaux simultanément. Mais cette carrière naissante est interrompue par son engagement volontaire dans les marines, en décembre 1942.
La consécration : Gilda et le duo avec Rita Hayworth
Après une quinzaine de films d'aventures, il est révélé en 1946 avec le mythique Gilda. Alors que Rita Hayworth enlève lentement son long gant noir, on remarque sa présence virile et solide qui lui fait même gifler sans égard la star. L'acteur a formé un duo de charme avec Rita Hayworth, avec qui il a partagé l'affiche dans Gilda. Pendant son mariage avec Welles, elle entretient une liaison secrète avec Glenn Ford, son partenaire dans Gilda. Une relation intermittente qui dure jusqu’à la fin de leurs vies. Hayworth se marie cinq fois, mais jamais avec Ford - même s’ils vivent côte à côte à Beverly Hills pendant des années. Il reste pour elle un refuge. Autant que faire se peut.
Si les femmes furent sa bonne étoile,il avait une fâcheuse tendance à abuser de leurs bontés à son égard. Comme le jour où il avoua que la complémentarité de son tandem avec Rita Hayworth n’avait d’autre explication que l’amour qu’il concevait pour elle, alors qu’il était encore, à l’époque, l’époux d’Eleanor Powell.
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Carrière et rôles marquants
Sa carrière enchaîne alors des dizaines de films, le plus souvent des westerns, et son profil se précise sans s'affirmer comme une figure ou un personnage. L'oeil rond, le visage bonhomme, le sourire rassurant ou compréhensif, il incarne d'emblée l'honnête citoyen ou le brave homme sympathique avant même de dégainer son revolver pour tuer le méchant qui lui fait face. Mais c'est le western qui reste sa terre d'élection avec quelques moments forts comme L'Homme de nulle part ou Trois Heures dix pour Yuma de Delmer Daves.
Parmi ses autres rôles marquants, on peut citer :
- Graine de violence, où il incarne un jeune professeur idéaliste confronté à des élèves délinquants.
- 3 h 10 pour Yuma, où son personnage de tueur offre un sublime contrepoids à l’honnête rancher de Van Heflin.
- La vallée de la poudre, où sa personnalité sympathique rencontre la fantasque Shirley MacLaine.
Plus populaire qu'un Randolph Scott, il pourrait être l'acolyte ou le fils spirituel de John Wayne, la gentillesse en plus, et de Gary Cooper, l'inquiétude en moins. «Je ne suis pas un bon comédien. Mon succès vient de ce que je joue toujours le personnage que je suis dans la vie», déclara-t-il un jour.
La fin de carrière et l'hommage
Mais, malgré plus d'une centaine de films, on le perd un peu de vue, surtout après les années 1960, où l'homme d'action traverse des comédies plus modestes comme Il faut marier papa de Minnelli en 1963 avant de retrouver une dernière fois une Rita Hayworth vieillissante dans Piège au grisbi en 1965. Une sorte d'adieu aux armes de la star et de son compagnon qui font un dernier salut au Hollywood de leur jeunesse.
Couronné par un Golden Globe, l'acteur finit sa carrière dans des productions de télévision et apparut une dernière fois au cinéma en 1991. Son image n'était plus qu'un souvenir qui auréola les dernières années d'un vieil homme malade victime de plusieurs attaques cérébrales.
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L'acteur américain Glenn Ford est mort à son domicile de Beverly Hills. Malade depuis longtemps, il était âgé de 90 ans. Glenn Ford eu la fin de sa vie marquée par une succession d’attaques cérébrales qui l’avaient laissé invalide et dépendant de son fils.
Glenn Ford et le français
Bien que né au Québec, il n'y a pas d'informations explicites indiquant que Glenn Ford parlait couramment français. Cependant, son rôle dans Au-delà du Missouri suggère une certaine familiarité avec la langue. Adolphe Menjou, qui joue Pierre, passe plus de la moitié de son rôle soit à parler français soit à traduire ce que disent les indiens dans l’une ou l’autre des langues. Il est en effet le traducteur de Gable, lequel ne peut communiquer aux chefs indiens ou sa future épouse qu’à travers un interprète. Autres détails pittoresques, John Hodiak, un trappeur censé connaître plusieurs dialectes a de nombreuses tirades en pied noir et tout le monde chante Alouette, gentille alouette en français (quand vient le tour de Gable, il a un accent prononcé, mais qui est justifié).
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