La convention collective de l'Automobile régit les relations de travail entre les salariés et les employeurs de ce secteur. L’automobile est un secteur qui regroupe des emplois très divers, des employés de garage jusqu’aux salariés exerçant dans le commerce.

Les relations entre ces salariés et leurs employeurs sont réglées par la Convention Collective Nationale du commerce et de la réparation de l’automobile, du cycle et du motocycle et des activités connexes, ainsi que du contrôle technique automobile.

Comme dans n’importe quel secteur d'activité, la grille des salaires des services de l’automobile est un outil indispensable pour tout employeur. Afin d’éviter tout faux-pas, il lui faut bien appréhender les spécificités applicables en matière de rémunération. Cela concerne notamment le système de rémunération variable propre à l'automobile ainsi que les salaires minima à verser aux jeunes, qu'ils soient en formation ou non.

Structure et Fonctionnement des Grilles de Salaires

Dans la convention collective des services de l'automobile (commerce et réparation des véhicules automobiles, motocycles et cycles, commerce d'équipements automobiles, location de véhicules automobiles, etc.), les grilles de salaire correspondent à la rémunération que l'employeur doit au salarié en contrepartie du travail fourni. Le salaire minimum conventionnel garanti correspond au classement du salarié, sauf en cas de lissage sur 6 mois.

On y inclut les éventuels avantages en nature et on en exclut les indemnités, compléments et accessoires de salaire divers. Les grilles sont établies sur la base de la durée légale de travail, à savoir 35 heures (soit 151,67 heures). Plus le niveau, le degré ou l'échelon est élevé, plus le salaire minimum est important. Enfin, le salaire indiqué est un plancher salarial.

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Pour information, la rémunération du salarié peut être complétée par un ou plusieurs éventuels avantages en nature. Ces classifications sont souvent liées à la complexité des fonctions et au niveau d'autonomie du poste.

Les salaires minima mensuels garantis sont indiqués, pour chaque grille de classification (ouvriers-employés, maîtrise, cadres) dans un barème annexé à la convention. Ce barème comporte des niveaux, ou échelons, allant :

  • de 1 à 25 pour les non-cadres ;
  • de I à V pour les cadres.

Chaque année, ces salaires minima font l'objet d'une discussion pour une éventuelle révision, décidée sur la base d'un taux de revalorisation identique pour les cadres et la maîtrise au-delà de l'échelon 20.

Grille de Salaires des Ouvriers et Employés

La grille de salaires des ouvriers et employés comprend 12 échelons :

  • les échelons 1 et 2 concernent les emplois n'exigeant pas de qualification professionnelle ;
  • les échelons 3, 6, 9 et 12 sont les échelons de référence attribués aux qualifications de branche de la catégorie ouvriers-employés ;
  • les échelons 4, 5, 7, 8, 10 et 11 sont les échelons majorés accessibles aux salariés leur permettant de progresser dans un itinéraire professionnel.

Au 1er octobre 2025, pour 35 heures par semaine, l’ouvrier échelon 1 doit percevoir une rémunération minimale de 1 830 € alors qu’à l’échelon 12, sa rémunération ne doit pas être inférieure à 2 231 € (avenant n° 109 du 3 juillet 2025).

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Grille de Salaire du Personnel de Maîtrise

La grille de salaire du personnel de maitrise comprend 9 échelons :

  • les échelons 17, 20 et 23 sont les échelons de référence attribués aux qualifications de branche du RNQSA (répertoire national des qualifications des services de l'automobile) ;
  • les échelons 18, 19, 21, 22, 24 et 25 sont les échelons majorés accessibles aux salariés maîtrise leur permettant de progresser dans un itinéraire professionnel.

Dans la catégorie « maitrise », le salaire minimum du plus bas niveau de la grille (échelon 17) s’élève à 2 209 € pour 35 heures par semaine au 1er octobre 2025. A l’échelon 25, le salaire s’élève à 2 796 € (avenant n° 109 du 3 juillet 2025).

Grille de Salaires des Cadres

Enfin, la grille de salaires des cadres comprend 5 niveaux :

  • les niveaux I à IV comportent chacun 3 degrés :
    • le niveau I concerne les cadres débutants diplômés (pour une durée maximale de 18 mois), les salariés de l'entreprise promus en catégorie cadres, les cadres techniques et les cadres commerciaux
    • au niveau II, les cadres assurent une responsabilité d'encadrement et de gestion en appui d'un chef hiérarchique
    • le niveau III concerne les cadres qui assument de larges responsabilités exigeant une forte expérience et une réelle autonomie de jugement et d'initiative (direction d'un des services de l'entreprise) ;
    • le niveau IV concerne les cadres de direction, et plus généralement les cadres titulaires d'une importante délégation de pouvoir (coordination de plusieurs services ou établissements).
  • le niveau V ne comporte qu’un seul degré et concerne les cadres de direction générale en responsabilité de la totalité d'une entreprise.

Au 1er octobre 2025, au niveau I degré A, le cadre doit percevoir une rémunération minimale de 2 510 €. Au niveau III (directeur de service), le salaire minimum s’élève à 3 804 € pour le degré A. Enfin, le salaire d’un directeur général (niveau V) ne peut pas être inférieur à 5 831 € (avenant n° 109 du 3 juillet 2025).

Rémunération Variable : Fixe et Primes

Dans certains secteurs d'activité, de nombreux salariés sont rémunérés sur la base d'un salaire fixe auquel s'ajoute un variable. La partie fixe correspond au salaire de base ; quant à la partie variable (« primes »), elle est versée en plus du salaire de base et son montant varie en fonction de la performance du salarié.

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La convention collective des services de l'automobile prévoit ce mode de rémunération pour deux catégories de salariés :

  • le personnel affecté à la vente de véhicules ;
  • les salariés itinérants.

Principes de rémunération

Lorsque le salarié est rémunéré par un fixe et des primes, l'employeur doit respecter les deux principes suivants :

  • la partie fixe ne doit pas être inférieure, pour un mois complet, à 50 % du minimum garanti applicable ;
  • la rémunération mensuelle totale ne doit pas être inférieure au minimum garanti et de ses majorations.

Si jamais, sur un mois donné, la rémunération n'atteint pas le minimum garanti, l'employeur doit procéder à une vérification sur le mois en cours et les 5 mois payés qui précèdent. S'il apparaît que la moyenne des salaires versés sur ces 6 mois est inférieure à la moyenne du salaire minimum garanti en vigueur des mois considérés, il faut ajouter au titre de ce mois un complément spécifique « minimum garanti », égal à la différence constatée.

Autre impératif : s'assurer que la rémunération mensuelle pour chaque mois complet soit au moins égale au SMIC mensuel. Faute de quoi, il faut là aussi ajouter à cette rémunération un complément spécifique « SMIC », égal à la différence constatée.

Formalités

Par ailleurs, la convention collective 1090 impose à l'employeur qui met en place un système de rémunération variable plusieurs formalités.

D'une part, dans un souci de transparence, l'employeur doit communiquer au personnel de vente le barème de base des primes de vente par véhicule, ses règles d'application et ses éventuelles modifications. Cette formalité se fait via une note de service. D'autre part, l'employeur doit présenter au moins 1 fois par an au CSE les indications relatives à l'évolution de la structure, des règles d'application et du montant des salaires du personnel de vente.

Salaire des Apprentis dans la Convention Collective de l’Automobile

Dans la convention collective des services de l’automobile, l'apprentissage constitue un mode de formation professionnelle initiale particulièrement adapté aux besoins des entreprises. La rémunération de l'apprenti varie en fonction de son âge et de l’année de formation. Il est fixé en fonction d'un pourcentage du SMIC ou du salaire minimum conventionnel de l’emploi occupé.

Pour les contrats d’apprentissage, le salaire de base de l'apprenti est déterminé par le barème de 35 heures de travail. Ce pourcentage est appliqué au salaire de l'échelon correspondant pour obtenir la rémunération finale.

Pour favoriser le développement de l'apprentissage dans les entreprises du secteur, la convention collective des services de l’automobile a mis en place une prime d'intégration. Il s'agit d'un élément de rémunération spécifique aux apprentis de la convention collective des services de l’automobile.

Concrètement, cette prime est versée à l'apprenti qui est embauché dans la même entreprise, au terme d'un contrat d'apprentissage à l'issue duquel il a obtenu une certification figurant dans la série 2 ou supérieure du RNCSA.

  • s'il s'agit d'un CDI, le salarié bénéficie à la fin du 12e mois de ce CDI d'une prime d'intégration d'un montant égal à 50 % du salaire de base. Si un licenciement (hors faute grave ou lourde) intervenait avant ce délai de 12 mois, l'employeur devrait verser un prorata de cette prime ;
  • s'il s'agit d'un CDD suivi immédiatement d'un CDI, le salarié bénéficie, à l'issue de ce CDD, d'une prime d'intégration d'un montant égal à 50 % du salaire de base ;
  • s'il s'agit d'un CDD qui n'est pas immédiatement suivi d'un CDI, le versement de la prime d'intégration est remplacé par l'indemnité de précarité, due à la fin du CDD.

Rémunération des Jeunes de Moins de 18 Ans

La convention collective des services de l'automobile prévoit des règles particulières de rémunération pour les salariés âgés de moins de 18 ans. Il est précisé que lorsque ces jeunes effectuent, d'une façon courante et dans des conditions égales d'activité, de rendement et de qualité, des travaux habituellement confiés à des adultes, ils sont rémunérés dans les mêmes conditions que ces salariés adultes.

Dans le cas contraire, les jeunes salariés de moins de 18 ans (hors contrat d'apprentissage ou autre formation en alternance) perçoivent le minimum garanti de la catégorie ou de l'emploi auxquels ils sont rattachés, affecté d'un abattement :

  • de 20 % avant 17 ans ;
  • et de 10 % entre 17 et 18 ans.

Ces abattements sont supprimés après 6 mois de pratique.

Évolution et Réévaluation des Échelons

Les représentants des métiers de l’automobile se sont réunis en début d’année, afin de réévaluer la grille des salaires minima prévus par la convention collective des services de l’automobile (n°1090). Ils ont ainsi signé, le 18 janvier dernier, l’avenant n°105 qui prévoit une nouvelle hausse des salaires minima de la branche, applicable à l'ensemble des employeurs, sièges et établissements, quel que soit leur effectif, y compris les entreprises et établissements de moins de 50 salariés.

Cette hausse est applicable depuis le 27 mars 2024, selon l’arrêté d’extension du 14 mars 2024 paru au Journal Officiel du 27 mars 2024. En revanche, la valeur du point formation-qualification reste inchangée à 3,47 euros.

Par ailleurs, suite à la réécriture des fiches de qualifications par l’Association pour la formation professionnelle des adultes (ANFA), l’échelon de base de plusieurs postes va devoir être obligatoirement réévalué à partir du 1er janvier 2025. Ainsi, les Bepecaser vont être alignés sur les Titre Pro ECSR et passer de 3 à 9. Les enseignants de la conduite spécialisés Deux-roues ou Groupe Lourd vont passer à l’échelon 12. Idem pour les Coordinateurs d’enseignant auto.

Impact des Avenants et Arrêtés

L’avenant n°103 du 9 février 2023, étendu par l’arrêté du 3 avril 2023 (JO du 13), fixe les nouveaux salaires minima applicables dans la branche de l’automobile à compter du 1er mai 2023.

*Précisons que les minimas conventionnels pour les deux premiers échelons de cette grille sont inférieurs au SMIC, fixé au 1er mai 2023 à 1 747,20 € bruts par mois (pour un contrat à 151,67 heures).

Grille Salariale Automobile 2025

Le secteur de l’automobile est régi par une convention collective bien définie, qui encadre notamment la rémunération des salariés. Chaque année, une revalorisation de la grille salariale est négociée pour s’adapter aux évolutions économiques et sociales. En 2025, cette grille a été revue pour tenir compte de l’inflation et des nouvelles obligations légales.

  • La grille salaire automobile 2025 s’applique aux salariés relevant de la convention collective des services de l’automobile.
  • En 2025, la grille salariale a été revalorisée pour mieux répondre aux exigences du marché du travail et à la hausse du coût de la vie.
  • Chaque salarié est positionné sur un échelon en fonction de son poste, de ses compétences et de son ancienneté. Les échelons inférieurs correspondent souvent à des postes opérationnels ou à faible responsabilité, tandis que les échelons supérieurs concernent des fonctions encadrantes ou hautement techniques.

Le salaire minimum débute à 1821 € brut par mois pour un ouvrier à l’échelon 1.

Oui, la grille salaire automobile 2025 s’impose à tous les employeurs relevant de la convention collective nationale des services de l’automobile. Absolument. La grille fixe des minimums légaux. Le niveau ou échelon est mentionné sur le contrat de travail ou le bulletin de paie.

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