La Renault Caravelle Coupé est une voiture à part dans l'univers automobile français de l'époque. Les concurrentes n'étaient pas si rares, mais il faut surtout se dire que c'est Renault, le grand généraliste, spécialisé dans les populaires de grande diffusion, qui produisait également ce modèle.

Genèse et Évolution de la Renault Floride/Caravelle

Dès sa sortie en 1959, la Floride est vendue à un prix nettement plus élevé que la Dauphine Gordini. La carrière de la Floride démarre fort, avec une production grimpant à 36 156 unités dès 1960, en particulier grâce au succès remporté aux États-Unis, où la Floride s'appelle Caravelle.

Comme la gamme Renault, la Floride et la Caravelle évoluent au fil des ans. La voiture gagne en puissance, et les freins à tambour sont remplacés par 4 freins à disques, étudiés conjointement par Lockheed et Ferodo. L'équipement électrique passe en 12 volts.

En juin 1963, la désignation Floride disparaît du catalogue pour l’année du modèle 1964, en faveur du patronyme Caravelle. La Caravelle reçoit maintenant un moteur 4 cyl Sierra 1108 de 55 ch, extrapolé du moteur de l’estafette, une boîte de vitesses à quatre rapports tous synchronisés entièrement nouvelle.

Déjà, le modèle, au sens large, apparaît en tant que Renault Floride et elle est disponible en Cabriolet, avec un hard-top si besoin, et en Coupé. L’idée même de l’auto étant venue pour les USA, on la lance là-bas, mais avec le nom Renault Caravelle. Il faut attendre 1961 pour voir la Caravelle en Europe.

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Design Extérieur : Signature et Particularités

Ce serait mentir de dire qu’on voit de suite que la Renault Caravelle Coupé est basée sur la Dauphine. En fait le seul trait commun, on le retrouve à l’avant avec la forme du pare-chocs. Enveloppant sur les côtés, il forme une marche pour passer au-dessus de la plaque. Pour le reste, on se retrouve en face de lignes uniques, celles crées par Ghia sur la Dauphine GT.

L’avant ne comprend aucune calandre. D’ailleurs, la ligne qui court entre les phares n’est pas droite non plus. Cela laisse une large face où le nom Caravelle est bien visible. Les phares sont en retrait, avec des verres convexes, dans une sorte de logement dont la forme ne laisse pourtant aucune place à une éventuelle bulle.

Le profil de la Renault Caravelle Coupé est un peu sa signature. Si on a l’impression que c’est un vrai cabriolet hard-top, à cause du joint visible entre l’arrière et le toit, ce n’est vraiment pas le cas.

Les flancs de la Renault Caravelle Coupé sont travaillés. Un travail presque « américain » qui forme une espèce de flèche vers l’avant. Après, il ne faut pas oublier qu’il est surtout dû à la nécessité d’amener de l’air, via des aérations latérales situées devant les roues arrières… des Floride et Caravelle encore équipées du Billancourt.

L’arrière semble, encore plus que l’avant, haut sur pattes. On retrouve deux ailes qui le sont vraiment. Dans la mode de l’époque, elles font penser à une Aronde plus qu’à une Dauphine ! Le pare-chocs est strictement rectiligne mais enveloppe les ailes arrières.

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Intérieur : Confort et Finitions

On ouvre la porte de ce coupé… et ce n’est pas une petite porte. Elle donne une belle visibilité dans l’habitacle, que ce soit à l’avant ou à l’arrière. L’intérieur est plutôt cossu pour une voiture française, des années 60, et j’en rajoute même une couche : pour une Renault, un constructeur qui était vraiment habitué à produire des autos très populaires.

En se plongeant dans les détails, on retrouve quand même une chose commune : la Renault Caravelle Coupé partage avec la popu le même combiné d’instrumentation. Mais l’intérieur de la Renault Caravelle Coupé, ce n’est pas que le poste de conduite. Il faut quand même souligner cette belle sellerie marron glacé, totalement d’origine et pourtant dans un état proche du neuf.

Là, on est en présence d’un vrai coupé 4 places. Pas de fausse places à l’arrière, des adultes peuvent s’y mettre, le toit est bien dessiné et laisse de la place. Il n’y a que les genoux qui seront serrés.

Motorisation et Performances

Si la Floride et donc la Renault Caravelle est bien née avec le Billancourt, vu que la base était la Dauphine, ce sont ces autos qui ont inauguré le 956 cm³ et donc embarqué le premier cléon sur la route. Nous sommes en présence d’une Renault Caravelle 1100, celle qui reprend l’évolution du moteur, porté à 1108 cm³.

Sous le capot arrière de la Renault Caravelle 1100 il développe 55 ch (SAE) et il est accolé à une boîte 4. Pour le reste de la technique : c’est comme une Dauphine… évoluée quand même. Avec l’apparition des versions 1100 on est passé au circuit électrique en 12v. Surtout, les freins à disque se sont généralisés aux 4 roues.

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Il en résulte une auto plutôt moderne, mais ce n’est pas un coupé prévu pour la performance : 135 km/h en pointe et 19s pour atteindre les 100 km/h.

Expérience de Conduite

La Renault Caravelle n’est pas un coupé conçu pour la performance. La base reste celle d’une Dauphine, recarossée pour être plus plaisante. Au volant, ça se ressent.

Point intéressant : le châssis est celui d’une populaire et n’a rien de cassant. La direction ne souffre d’aucun reproche et la ville est plutôt agréable au volant de la Renault Caravelle.

La vitesse de passage en courbe est plutôt bonne, surtout que de l’extérieur on voit quand même une auto haute sur pattes. Mais la Renault Caravelle est plutôt basse et tourne bien.

Non, j’ai vite compris que les performances de la Renault Caravelle sont bonnes mais cela n’en fait pas une sportive. Alors je me contente d’une balade à bon rythme.

Comme souvent quand il ne s’agit pas de voitures sportives, c’est là que l’auto se révèle la meilleure. Le chauffage nous préserve des soucis de cette fin d’automne. Le bruit reste contenu. La Renault Caravelle avale les virages et les lignes droites sans sourciller.

Agrément et Plaisir de Conduite

Une vraie voiture d’agrément, voici ce qu’on retrouve avec la Renault Caravelle 1100. La version cabriolet offrait déjà un certain agrément. Mais il faut avouer qu’on va un peu plus loin dans le coupé. Pourquoi ? Pas de bruits d’air, on peut dépasser les 110 sans devenir sourd et puis on est au chaud. En hiver c’est quand même important.

C’est donc une voiture sympa par sa forme et qui sait voyager. Une vraie auto vintage, dont la forme la démarque dans la production française de son époque. Pour parfaire le tableau, elle parvient à rouler sans se fatiguer, sans vous fatiguer et dans une certaine classe.

Acquisition et Points à Surveiller

Déjà, sachez que les coupés sont plus rares que les cabriolets, qu’on parle de Floride ou de Caravelle (les deux ont existé).

Du côté des choses à surveiller, évidemment il faudra scruter la rouille. Attention aussi aux pièces de carrosserie, la production n’a été que de 117.039 exemplaires et elles sont peu à avoir traversé les années. Donc ces pièces spécifiques sont rares.

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