Cet article se penche sur la Société Historique et Archéologique de l'Orne, explorant divers aspects de l'histoire locale à travers les âges.

Société Historique et Archéologique de l'Orne

La Société Historique et Archéologique de l'Orne a pour but d'étudier de plus en plus tout ce qui concerne l'histoire du département, riche en documents de toute sorte.

Séances et Communications

Lors de la séance du 4 décembre 1895, M. LE Gle DE CONTADES remercie ses confrères de la Société de l'honneur qu'ils lui ont fait en l'appelant à la présidence.

Il leur promet une bonne part de son activité et de son dévouement et les engage à étudier de plus en plus tout ce qui concerne l'histoire de notre beau département; si riche en documents de toute sorte.

A propos de la Bibliographie du département de l'Orne pendant l'année 1895, M. BKAUDOUIN fait appel au concours bienveillant de ses confrères, notamment de ceux qui ont bien voulu l'aider les années précédentes.

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M. l'abbé GUESDON recommande une oeuvre d'histoire diocésaine, entreprise sous la direction de trois ecclésiastiques, tous trois membres de la Société historique, MM. Dumaine, Blin et Guesdon.

La Société s'associe pleinement à la pensée de ces Messieurs et espère que beaucoup de ses membres voudront, par leurs travaux et leurs recherches, se faire les auxiliaires de cette oeuvre importante.

M. LORIOT présente à la Société :

  1. Un Christ en bronze, d'une assez bonne facture, trouvé dernièrement dans un cercueil vide du cimetière de Colombiers. On suppose qu'il aura été enterré et caché là à l'époque de la Révolution.
  2. Une large tuile romaine ou gauloise, Irouvée avec plusieurs autres et un certain nombre d'objets en terre ou en métal dans des fouilles exécutées à SaintMaurice (Haute-Vienne).

M. Loriot offre en même temps à la Société un exemplaire du journal de Limoges, le Courrier du Centre, en date du 5 novembre dernier, dans lequel il a consigné les détails de cette découverte.

Lors de la séance du 16 janvier 1896, le Congrès des Sociétés savantes s'ouvrira à la Sorbonne à Paris, le même jour, 7 avril, que celui des Beau\-Arls.

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La Société choisit pour ses délégués MM. LE Ctc DE CONTADES, LE VAVASSEUH, DU VAL et DE NEUFVILLE.

M. DUVAL se propose de faire au Congres une lecture sur Pichon Trémonderie et quelques autres colons bas-normands et piM-cherons à Saint-Domingue.

Communications verbales de M. l'abbé BARRET :

  1. Sur les Ecoles alençonnaises au xvc siècle ;
  2. Sur quelques figures et inscriptions qu'il a relevées sur les vitraux de la Cathédrale et qui, entre autres renseignements, peuvent servir à fixer l'époque à laquelle a été achevé le monument ;
  3. Sur un grand nombre de pièces ou collections de pièces du plus grand intérêt pour l'histoire du diocèse, qu'il a pu consulter aux archives de l'Évêché.

Comme conclusion, M. l'abbé Barrel recommande les archives de l'Évôché comme une mine inépuisable d'études et de découvertes.

A la demande du président et de tous les membres présents, M. l'abbé Barret veut bien s'engager à faire de ces diverses communications l'objet d'une chronique à insérer dans le prochain bulletin.

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Don par M. DELBAUVE de la maquette du portrait de M. de La Sicotière.

Don par M. Georges LECOINTRE de la photographie de la maison dite des quatre sieurs d'Alençon.

Ouvrages Reçus par la Société

Voici une liste des ouvrages reçus par la société du 10 octobre 1895 au 16 janvier 1896 :

  • Observations sur la note de M. Letellier intitulée: Constitution géologique de l'arrondissement d'Alençon, par M. A. BIGOT, professeur à la faculté des sciences de Caen.
  • Lettre à M. Bigot, en réponse a ses observations ; par M. LETELLIER, conservateur du musée d'Alençon.
  • Cou rrier du Centre, du 5 novembre 1895 (article de M. Loriot).
  • Table des 20 premières années de la Revue historique et archéologique du Maine, par M. l'abbé CIIAMBOIS (2 exempl.).
  • Une Excursion à Essai, par M. L. Du VAL.

Membres de la Société

La Société Historique et Archéologique de l'Orne est composée de nombreux membres, parmi lesquels :

  • ACHARD DES HAUTES-NOES, maire de Saint-Mars-d'Égrenne, à Alençon, rue de Bretagne, 29.
  • ADIGARD, avocat à Domfront.
  • ALEXANDRE, ancien bibliothécaire, à Alençon, ruedel'Écusson,40.
  • ALMAGRO-DESCHAMPS, ancien pharmacien, à Laigle.
  • ANTOINE (l'abbé), curé-doyen à Argentan.
  • APPERT (Jules), à Fiers, rue d'Argentan, 10.
  • AVELINE, avoué à Alençon, rue du Jeudi, 33.
  • AUDIFFRET-PASQUIER (duc D'), sénalenr, de l'Académie française, au château de Sassi, par Morlrée (Orne) : - à Paris, rue Fresnel, 23.

La Locomotion et l'Automobile en 1903

En 1903, la revue "La Locomotion" offrait un aperçu détaillé de l'industrie automobile en plein essor.

La Voiture de Dion-Bouton (2 cylindres)

La voiture qui accompagne ce moteur est elle-même originale. Elle est faite par des cerveaux auxquels l’ingéniosité mécanique est familière, et qui, tout en semblant dédaigner les solutions qui ne sont pas poussées à Puteaux, n’en ont pas moins eu des trouvailles de grande valeur.

Le châssis deux cylindres de Dion-Bouton est $n tubes; il repose sur sept ressorls. Il est, par conséquent, du type des 6 et 8 chevaux que nous avons décrit au début de l’année dernière, mais il est plus allongé, parce qu’il doit fournir des vitesses plus grandes et comporter toutes les carrosseries à 4 et 6 places qu’on peut désirer.

Le moteur est formé par deux cylindres venus ensemble de fonte, qui mesurent 100 d’alésage sur node course. Les cloches AA. d’aspiration sont maintenues par une bride unique B.

En D nous apercevons le levier qui commande les marteaux, venant s’interposer entre les cames d’échappement et les taquets-pour donner aux soupapes une durée plus-ou moins grande.

Dès lors vous devinez la manœuvre. être commandées par les segments. que les déplacements se fassent bien à fond et que les segments ne se trouvent jamais chevauchant sur les deux boîtes voisines à la fois, le constructeur a soumis le levier J des fourchettes (fig.

Lorsqu’il veut passer de ae à 3e, le conducteur n’a donc qu’à faire passer le levier d’embrayage, selon la manœuvre connue, d’arrière en avant. Inversement s’il veut redescendre. Désire-t-il descendre encore et venir en ir0 vitesse?

Nos figures indiquent que d’autres organes que des engrenages sont enfermés dans ce carier. Ce sont des pièces de commande de la pompe à huile qui se trouve en J et qui, som-blable à celle du moteur, produit une intense circulation dans toutes les pièces en frottement.

On ne saurait, sans mauvaise foi évidente, l’accuser de construire fragile, puisqu’on ne voit presque jamais une de ses pièces se rompre et que toutes ses voitures sont armées à l’arrière d’un essieu qui est un pont infléchissable.

Voici donc la deux cylindres io chevaux. Elle pèse, carrosserie comprise, pour quatre personnes, 760 kilos exactement. Le châssis seul pèse 65o kilos. C’est là une voiture rapide, à voie et empattement calculés pour la vitesse.

On voit sur ce châssis un carier fort long ; on en conclut qu’il est fort lourd. En effet, ce carter est lourd, mais il renferme non seulement les marches avant et la marche arrière, mais encore l’embrayage et le débrayage, et encore aussi le différentiel!

Dans les autres types de voitures, l’embrayage avec son cadre et son ressort sont dans un bout ; le différentiel, à l’autre bout ; la boîte des vitesses, au centre. Réunissez les trois organes, et vous aurez un poids égal à celui du carier global que voici.

Récompenses du Salon de l'Automobile

Le Salon de l'Automobile a décerné de nombreux prix et récompenses, parmi lesquels :

  • Prix du Conseil municipal de Paris.
  • Prix de l’Automobile Club de France.
  • Prix de la Chambre syndicale du Cycle et de l’Automobile.
  • Prix de la Chambre syndicale de l’Automobile.
  • Prix du Syndicat des fabricants de cycles.

Des médailles de vermeil ont été attribuées au Ministère de l’Agriculture (M. Fame-chon) ; G.

Des médailles de bronze ont été décernées à Aiglon (cycles) ; Belgica (automobiles); Belle-Jardinière ; Blériot (L.) ; Brosse (Félix et Cie) ; Brouhot et Cie; Chenard et Walcker ; Cottereauet Cie; Delahaye (Société des Automobiles) ; Dewald ; de Diétrich et Cie ; Electromotion ; FabricaitalianadiAutomobili ; Gillet-Forest (Société des Automobiles) ; Hérald (Société anonyme des Moteurs et Automobiles) ; Humber (cycles) ; Kriéger (voitures électriques) ; Louet (E.) ; Mazurier (F.

Des diplômes de médailles d’or ont été attribués à : De Dion-Bouton et Cie ; Delahaye ; Société Parisienne; Renault frères; Société Daimler ; Gobron-Brillié; Compagnie Belge Pipe; Wolseley (Angleterre) ; Napier (Angleterre) ; Société G.

Le Concours des Silencieux

Un concours a été organisé pour récompenser les silencieux les plus performants. Les articles comprennent :

  1. Sous les patronages de l’A. G.
  2. Les épreuves du concours auront lieu au laboratoire de l’A. C.
  3. Le président du jury pourra autoriser les concurrents inscrits à essayer préalablement à cette date leurs appareils au laboratoire de l’A. C.
  4. Les appareils doivent être fournis par les concurrents entièrement prêts à fonctionner ; un dessin coté indiquant clairement la constitution intérieure des appareils devra être remis avec chaque appareil.
  5. Le jury, présidé par le président de la Commission technique de l’A. C. F., se composera de 3 membres désignés par la Commission technique de l’A. C.
  6. Le jury sera chargé de décerner le prix de 1 000 francs en espèces offert par M. Darracq, auquel, s’il y a lieu, pourront s’ajouter des médailles ou mentions honorables offertes par l’A. C.

Pour chaque appareil engagé, il sera versé avant le i5 février une somme de 20 francs, Toute demande d’inscription devra être accompagnée dudit montant, qui, en tout état de cause, restera la propriété de l’A. C.

Le Carburateur "Pipe"

L’air à carburer est admis par une tuyère permettant de prendre de l’air chaud, de l’air froid, ou les deux combinés, suivant les exigences de la carburation.

Dans la partie obturante, le piston du carburateur possède des segments paraboliques.

Il est à remarquer que le fait de donner aux ouvertures du piston obturateur une forme parabolique, procure des avantages sérieux.

Les Accumulateurs au Salon de 1902

Ce nouveau Salon ne nous apporte rien de nouveau au point de vue accumulateur : c’est toujours l’élément plomb-plomb qui défraye les recherches.

C’est ainsi que le classique Fulmen est fourni, si le client le désire, avec positives Planté. Ces plaques sont du type d'Arson-val-Vaugeois : le plomb est comprimé sur des filières de forme spéciale, et les faisceaux obtenus, formés de lamelles très fines! serrées les unes contre les autres, sont soudés électriquement à l’intérieur d’un cadre-support.

L’élément complet possède une capacité plus faible ; mais, par contre, la durée de la positive est considérablement allongée, et l’on peut se livrer sans crainte aux douceurs de la charge ou décharge rapide.

La maison Tudor q’a pas dédaigné faire de la miniature et exposait des éléments d’allumage à charge rapide, c’est-à-dire à positives Planté.

En effet, les bougies étant maintenues à la partie supérieure et dans le fond, les séparateurs sont superflus : le véhicule pourra se livrer aux exercices chorégraphiques les plus fantaisistes sans que les électrodes arrivent à se toucher.

L’accumulateur Max découle d’un principe absolument identique au précédent ; mais ici le treillis destiné à retenir la matière active autour du fil de plomb n’est plus métallique ; c’est un tressage très serré en lil d’amiante.

Le Salon 1902 nous présente, spécialement dédiés à la traction électrique, deux types d’éléments : l’élément à plaques rectangulaires et à positive Pianté, et l’élément à électrodes cylindriques et à positive oxyde rapporté.

Le premier est supérieur au point de vue technique, se charge rapidement, mais est assez lourd ; le second est léger, supérieur au point de vue pratique, mais est réfractaire à la charge rapide.

Par un groupement convenable de ces tubes à phosphate, on parvient à un redressement complet de la sinusoïde pour tous les courants alternatifs ou polyphasés que l’on est susceptible de rencontrer sur sa route.

Le Changement de Vitesse Bozier

Le changement de vitesse Bozier se compose d’un arbre A, recevant un mouvement uniforme de rotation d’un moteur quelconque et sur lequel se trouve calé un pignon B.

Ce pignon B, qui constitue le pignon moteur de transmission de mouve-! ment, tourne toujours dans le même sens, quelles que soient!

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