Chef d’œuvre intergénérationnel signé Luc Besson sur une musique envoutante d'Eric Serra, Le Grand Bleu raconte l’histoire de deux hommes définitivement liés à la mer, Jacques Mayol et Enzo Molinari, plongeurs en apnée, mais aussi une magnifique histoire d’amour avec Johana qui représente la terre.

Etant issu de la génération 80s, je n'étais pas sans savoir que le Grand Bleu est un film qui a marqué toute une génération. Mais c'est seulement il y a de ça quelques semaines que je me suis jeté à l'eau (quel humour !). Résultat : je ne l'ai pas regretté une seule seconde. Luc Besson nous signe là une véritable ode à l'océan avec un film qui l'a fait passer à la postérité.

Et qui de mieux que Luc Besson pour nous inviter à découvrir ce monde intrigant ? Lui qui est issu d'une famille de plongeurs et qui le serait sans doute devenu sans un accident de plongée ? Personne. La passion qu'il voue à ce sport irradie la pellicule d'images à couper le souffle, en particulier les plans immergés qui retranscrivent à merveille autant l'anxiété, la peur que la fascination de cette immensité.

Ce film est aussi un hommage à Jacques Mayol, plongeur apnéiste qui a contribué à la mise en lumière de ce sport dans la seconde moitié du XXème siècle et de sa rivalité avec l'Italien Enzo Maiorca.

La première fois que j’avais vu ce film, je ne l’avais pas du tout aimé, sans doute en raison de l’absence de happy end (enfin ça dépend pour qui…). Et puis, je l’ai découvert dans sa version longue, ce qui a le don d’apporter des précisions sur le caractère des personnages et leur histoire. Peu à peu, j’ai appris à apprécier "Le grand bleu", qui est aussi un hommage rendu à l’océan, ainsi qu’au véritable Jacques Mayol, lequel se suicidera 13 ans plus tard.

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"Le grand bleu" aurait donc pu être un biopic, mais la biographie du plongeur a été laissée de côté au profit des sensations ressenties en plongée. Avec ses 50 minutes supplémentaires, la version longue est plus aboutie, et on regrettera un peu le début en noir et blanc, car nous ne pouvons profiter des couleurs chatoyantes que seul les fonds marins nous réservent. Cela dit on comprend, aussi la projection en couleurs dans un monde plus vieux de 20 ans est remarquée et facile à digérer.

Jacques Mayol, depuis son enfance, est en rivalité permanente au guttural Enzo Molinari (Maiorca dans la vraie vie) et superbement campé par Jean Reno décidément haut en couleurs. D’ailleurs Enzo Maiorca tenta de faire interdire le film en Italie, considérant qu’il donnait une image désobligeante de lui.

Qu’à cela ne tienne, et malgré un accueil cruel de la part de la critique lors du festival de Cannes, "Le grand bleu" aura un immense succès commercial, y compris outre-Atlantique, et devient un film culte en attirant plus de 9 millions de spectateurs rien qu’en France. Il remportera même 2 Césars en 1989 sur 8 nominations.

Distribution et Personnages

Le trio d'acteurs des premiers rôles est extraordinaire :

  • Rosanna Arquette est hyper craquante dans le rôle de Johanna, l'américaine fan de Jacques.
  • Jean-Marc Barr, impérial de sérénité dans le rôle de Jacques Mayol, le type qui vient d'une autre planète, mi homme-mi dauphin.
  • Jean Reno est imposant dans le personnage d'Enzo Molinari, le champion du monde sicilien.

Jean-Marc Barr, nominé, nous sort ici le meilleur rôle de sa carrière en campant un personnage qui refuse de grandir, en tout cas un personnage bien plus ouvert au monde des dauphins qu’au monde des humains. Jean Reno, lui aussi nominé, nous sort un personnage dont lui seul a le secret, un personnage haut en couleurs comme je l’ai dit plus haut, jovial tout en étant énigmatique et qui veut asseoir définitivement sa suprématie sur son rival (et ami ?) de toujours.

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Quant à Rosanna Arquette, une des américaines les plus françaises, elle nous sort une interprétation sans faille en parvenant à faire passer les émotions à travers l’écran, en jouant un personnage auquel toute femme en proie à de forts sentiments peut s’identifier, et confirme que les sentiments ne se commandent pas. Et que dire de Jean Bouise en oncle Louis, ou encore de Sergio Castellitto en Novelli perpétuellement stressé, si ce n’est qu’ils sont parfaits eux aussi ?

Musique et Esthétique

La grande force du film réside sans conteste dans la sublime musique d’Éric Serra. Rarement une bande originale n’aura autant fusionné avec les images, au point de parfois dépasser l’histoire elle-même. Elle enveloppe chaque scène d’une atmosphère hypnotique, donnant au film sa résonance émotionnelle.

L’image volontairement bleutée par moments peut déranger, mais je suppose que c’est pour mieux se plonger dans le monde particulier dans lequel évolue Jacques Mayol. Les paysages sont magnifiques et Luc Besson parvient à nous faire profiter de panoramas inoubliables, sans compter la photographie qui n’est pas mal non plus. La musique coïncide à merveille à chacune des scènes, le premier moment fort étant la tension formidablement ressentie lors du sauvetage d’un plongeur dans un bateau échoué.

Ce drame nous réserve cependant de bons moments d’humour, que ce soit la Fiat 500 bien pourrie du plongeur italien, ou encore plus drôle, le plongeur japonais qui, à défaut de plonger dans le grand bleu, plongera dans les tourments d'une trop grande hyper-oxygénation. Tout cela donne une vraie leçon d’humilité, à tous les étages.

Thèmes et Interprétations

Film emblématique de Luc Besson, Le Grand Bleu s’impose comme une œuvre à part dans le paysage du cinéma français, entre poésie visuelle et fascination pour les profondeurs marines. Véritable fable aquatique, le film délaisse parfois la narration classique pour plonger dans un imaginaire où les dauphins deviennent des guides et les océans, un monde parallèle.

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Le Grand Bleu ne cherche pas toujours à coller à la réalité ; il préfère s’en échapper pour offrir une parenthèse poétique, presque métaphysique. C’est un film qui ose la lenteur, la rêverie, et qui continue de marquer les esprits des années après sa sortie.

Lieux de Tournage

Amorgos c’est l’île du Grand Bleu. Cette île des Cyclades jolie et sauvage possède une mer d’un bleu foncé car très profonde. C’est aussi l’île que Luc Besson a choisi pour tourner plusieurs scènes de son film Le Grand Bleu. Certaines scènes ont aussi été tournées sur l’île d’Ios. Je vous conseille de visiter ces deux îles et voici les lieux de tournages du Grand Bleu.

Film français de Luc Besson, avec Jean-Marc Barr, Jean Reno et Rosanna Arquette. C’est un film magnifique sur l’histoire de deux plongeurs en apnée qui grandissent ensemble en Grèce et deviennent les meilleurs plongeurs du monde. Entre amitié et rivalité, c’est à qui ira le plus profond ? L’amour et la passion pour les dauphins sont incroyablement mis en scène par Luc Besson et sublimés par la musique envoutante d’Eric Serra. C’est un grand classique pour plusieurs générations qu’on ne se lasse jamais de revoir.

Amorgos

  • Le monastère de Chozoviotissa
  • La plage d’Agia Ana
  • Le village de Chora
  • L'épave près de la plage de Kalotaritissa
  • Le pub Le Grand Bleu dans le port de Katapola

Ios

  • La plage de Manganari

Réception et Héritage

Magnifiquement mis en images par Luc Besson, sublimé par la musique envoûtante d'Eric Serra, « le Grand Bleu » est le film culte d'une génération à laquelle j'appartiens et dont l’affiche est venu décorer jadis leurs chambres. L'interprétation mystique et lunaire de Jean-Marc Barr est à l'opposé de la prestation haute en couleur du génial Jean Reno. Des seconds rôles attachants. Des paysages grandioses. Des dialogues qui font mouche. C'est drôle, émouvant, magique.

Il est vrai que l'histoire peut paraître un peu simpliste mais ce beau voyage a su intimement me toucher à l'époque et continue à exercer son charme aujourd'hui. Un film qui vous prend et vous entraine inexorablement dans les abysses du rêve.

Le film Le Grand Bleu fêtera ses 30 ans le 11 avril 2018. Le 11 mai, l'histoire romancée du grand plongeur en apnée Jacques Mayol fêtera son trentenaire. Cette œuvre générationnelle par excellence était sortie en salle en 1988.

Depuis à l'instar Des Bronzés, desTontons flingueurs ou encore des Galettes de Pont-Aven toutes les anecdotes de tournage de ce long-métrage, odyssée marine mâtinée de l'esprit candide d'un Petit Prince des abysses, participent de l'histoire du mythe.

Film générationnel par excellence, c'est-à-dire scénarisé pour plaire aux (éternels?) adolescents de la fin des années 80, Le grand bleu attirera 9,2 millions de spectateurs dans les salles.

Tableau Récapitulatif

Aspect Détails
Réalisateur Luc Besson
Acteurs Principaux Jean-Marc Barr, Jean Reno, Rosanna Arquette
Musique Eric Serra
Année de Sortie 1988
Nombre de Spectateurs en France 9,2 millions
Lieux de Tournage Principaux Amorgos, Ios

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