Le 14 juin 1923, sous l’impulsion du docteur François Varay, l’association « Automobile Club du Mont-Blanc » (ACMB) naissait officiellement. Francis Crolard en sera le premier président.
Son but est de défendre les intérêts généraux des premiers automobilistes. L’Automobile Club du Mont-Blanc (ACMB) fêtera donc ses 100 ans d’existence le 14 juin 2023 à Annecy.
L’occasion de faire une rétrospective sur un siècle fulgurant dans ses avancées technologiques et sociétales quant à l’utilisation de la voiture et autres moyens de locomotion terrestre mécanisés.
Un Parcours Riche en Événements et en Évolutions
Au gré des réglementations, l’Automobile Club poursuivra des actions diverses dont l’organisation de compétitions automobiles régionales et nationales.
Ainsi en 1947 est né le « Paris-Evian » qui deviendra successivement « l’Evian-Mont-Blanc » puis le « rallye du Mont-Blanc ».
Lire aussi: Rappels Automobiles : Analyse DS/Stellantis
La réglementation transférera l’organisation de cette course emblématique de l’ACMB vers L’ASAC Mont-Blanc (qui fête cette année ses 75 ans).
L’ACMB a également pris en compte la délégation des examens du permis de conduire et d’un centre de contrôle technique tout en poursuivant l’organisation de grands événements de loisirs tel que le départ depuis Annecy du Rallye Monte Carlo des Énergies Nouvelles.
Actuellement, la vente des vignettes suisses, l’organisation de stages de récupération de points, le service général de la défense des automobilistes, complètent son activité.
Que de chemin parcouru !
L'Automobile : Un Tournant Technologique et Sociétal
Durant cette période, l’automobile a connu un véritable tournant dans son évolution : un premier système de navigation embarqué par GPS, puis des voitures respectueuses de l’environnement avec les premiers véhicules hybrides électriques.
Lire aussi: Saint-Chamond et l'automobile
Les véhicules sont de plus en plus connectés avec l’émergence du digital. Dans un même temps le covoiturage prend sa place.
Objectifs de l'ACMB pour l'Avenir
Durant cette journée, l’Automobile Club du Mont-Blanc se donne pour objectifs:
- d’informer ses membres sur les évolutions prochaines des modes de transport et favoriser leur acceptation,
- de prendre en compte toutes les mobilités et faciliter leur cohabitation,
- de créer et gérer de nouvelles activités,
- de créer du lien et développer l’animation autour du sujet automobile et de représenter ses membres devant les instances locales.
Célébration du Centenaire
12 h 00 - inauguration par le Président de la fédération française de véhicules d’époque, M. jean louis Blanc, du président de l’Automobile Club du Mont-Blanc Pierre Hérisson et des Élus. Présentation de la plaque des 100 ans avec son QR code retraçant l’histoire de l’Automobile Club du Mont-Blanc.
16h00 - Fin de l’exposition.
Animation Gratuite
« Faites-vous photographier par un photographe professionnel près de la voiture de votre choix. À partir du 19 Juin vous pourrez retirer gratuitement votre photo sur le site de l’Automobile Club du Mont-Blanc.
Lire aussi: Défis du Marché Horloger DS
Mont-Blanc Automobiles : Un Acteur Historique
Entité historique de la distribution automobile en Savoie et Haute-Savoie, le groupe familial Mont-Blanc Automobiles a bâti sa réputation en lançant et en accompagnant, étape par étape, les marques Mitsubishi et Porsche dans l’Hexagone.
Une union lointaine que le groupe s’est attaché à pérenniser au fil des années.
Entamée en 1970 à Aix-les-Bains (73) avec la marque BMW, l’aventure automobile du groupe familial, impulsée par Jean Gonguet, a véritablement décollé avec une autre marque germanique, Porsche.
En 1979, l’entreprise reprend le panneau Mitsubishi qui fait son apparition en France via l’importateur Sonauto, le même qui a intronisé Porsche dans l’Hexagone.
Un développement logique en parfaite adéquation avec les produits proposés par la marque japonaise et les caractéristiques géographiques de la région.
“Nous étions tous intrigués par l’arrivée de voitures en provenance du Japon, mais très vite, nous avons été rassurés par ces produits qui avaient une longueur d’avance en termes de finitions et d’options.
D’abord simple curiosité, la marque nippone s’est installée dans le paysage automobile français grâce à la fiabilité de ses produits, mais surtout au dynamisme de l’importateur Sonauto.
Depuis, les interlocuteurs sont passés, les dirigeants se sont succédé, mais le lien qui unit le groupe aux marques Porsche et Mitsubishi reste indéfectible.
“Nous sommes encore quatre ou cinq groupes actuellement en France à poursuivre depuis le début la distribution de ces deux marques”, précise Jean-Paul Gonguet, le fils, qui occupe le poste de président-directeur général depuis 1987.
Les Défis et les Opportunités de Mont-Blanc Automobiles
Cependant, cette fidélité sans faille à la marque nippone ne s’est pas toujours forgée dans la facilité et la continuité.
En effet, le constructeur, qui a succédé à Sonauto en 2000, a aussitôt opté à son arrivée pour un changement de politique radical en décidant de filialiser la distribution de la marque.
“Comme nous étions à l’époque le plus gros représentant Mitsubishi en France, nous avons tout de même conservé 50 % de la distribution de la marque”, raconte Jean-Paul Gonguet.
Quatre ans plus tard, MMC France, la filiale française de Mitsubishi Europe, faisait machine arrière en décidant de revendre ses succursales, trop coûteuses, se retirant ainsi de la distribution de la marque.
“En 2005, nous avons donc racheté les 50 % que nous avions cédés et repris également le site de Bourg-de-Péage (26)”, explique Jean-Paul Gonguet.
Le groupe Mont-Blanc Automobiles a donc reculé pour mieux avancer.
Rôdé aux changements de directions, il ne s’est donc pas offusqué, en mai dernier, de l’annonce du retrait de la filiale MMC France et de la désignation du groupe Frey comme importateur de la marque : “Nous n’avons pas encore eu de discussions précises avec le groupe Frey (au 17 juin) et aucune information ne circule sur l’avenir de la marque.
Mais cela ne représente pas un inconvénient et n’influera en rien sur nos performances puisque nous avons toujours eu de bons résultats, que ce soit avec l’importateur Sonauto ou la filiale.
Aujourd’hui, le groupe représente la marque nippone sur les villes d’Annecy (74), Annemasse (74), Sallanches (74), Chambéry (73) et Valence (26).
Début juillet, l’entité familiale a cédé son affaire de Grenoble (38) à l’investisseur Seyssinet Alpes Auto (Suzuki), les volumes étant insuffisants pour amortir les loyers plus coûteux.
En 2010, la société a commercialisé 550 véhicules neufs et 450 voitures d’occasion.
En raison de son historique et de son positionnement géographique, elle revendique une pénétration supérieure à 1 % pour une moyenne nationale de 0,3 %.
La Stratégie et les Ambitions de Mont-Blanc Automobiles
“Cette fidélité des clients s’exprime à travers la qualité de nos produits, mais également par la stabilité de nos équipes en place.
Un partenariat fort et des bons résultats qui légitiment les ambitions et les exigences de Mont-Blanc Automobiles à l’égard de Mitsubishi.
“J’attends davantage de volumes.
La marque représente aujourd’hui entre 5 000 et 6 000 unités en France, mais nous avons la capacité de réaliser facilement 15 000 VN.
Le temps de la mauvaise presse incriminant les 4x4 en 2008, associé à l’impact négatif né de l’instauration des mesures gouvernementales, semble révolu.
“La marque a bien réagi.
Nous revendons des Pajero même si nous sommes attaqués par les concurrents sur ce segment.
En 2007, le 4x4 représentait 50 % de notre chiffre d’affaires, nous vendions 250 Pajero contre une moyenne de 100 à 120 aujourd’hui, constate Jean-Paul Gonguet.
Le seul reproche que je peux faire concerne le manque de suivi dans la gamme.
Le plan de développement est trop saccadé et nous observons régulièrement des trous entre deux générations de modèle.”
La Lancer a, par exemple, disparu du catalogue et la Colt devrait connaître le même sort avant l’arrivée de la version suivante.
“Si nous ajoutions un modèle de plus en entrée de gamme, une petite voiture comme la Swift, nous augmenterions les ventes rapidement.
En 2008, le groupe a étendu son expertise dans le véhicule japonais en ajoutant le panneau Suzuki à son affaire de Valence, développement qui a permis de compenser la baisse des volumes en Mitsubishi.
Mazda est venue en renfort il y a six mois, suite à l’agrandissement du site et à la construction d’un nouveau hall.
“Il est nécessaire d’atteindre un certain chiffre d’affaires sur ce site et les trois marques réunies permettent de compenser l’érosion des ventes”, explique Jean-Paul Gonguet, avant d’analyser plus en profondeur : “Les marques japonaises souffrent en raison des mesures sur le CO2, du yen qui est cher et de la catastrophe du tsunami qui a repoussé les délais de production et de livraison.
tags: #les #automobiles #du #mont #blanc #histoire