Le monument aux Morts pour la France en opérations extérieures est un mémorial inauguré en 2019 dans le jardin Eugénie-Djendi, parc André Citroën dans le XVe arrondissement de Paris.
Il est situé dans le parc André Citroën, inauguré en 1992, 2 rue Cauchy dans le XVe arrondissement, sur l’emplacement de l’ancienne usine parisienne de Citroën.
Un Projet Nécessaire et Attendu
Après la fin de la guerre d'Algérie, ce sont plus de 600 soldats français, hommes et femmes, qui sont morts pour la France au combat en opérations extérieures: en Afghanistan, au Liban, au Tchad, au Mali, dans les Balkans…
Afin de leur rendre hommage, la construction d'un monument qui leur est dédié a commencé.
Installé dans un espace du parc André-Citroën, dans le XIe arrondissement, le monument était très attendu par la communauté militaire et par les familles.
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Chaque année, des militaires français ont pour mission de défendre les intérêts de la France hors de son territoire. Ainsi, des militaires français sont engagés dans ce que l'on appelle des opex ou opérations extérieures. Il s'agit d'interventions des forces militaires françaises en dehors du territoire national.
Le projet d’un monument rendant hommage aux soldats morts en opérations extérieures a été confié en 2011 au général Thorette, alors CEMAT.
Le projet prévoyait une localisation du monument près des Invalides (place Vauban), mais le refus de la maire du VIIe arrondissement et de l’architecte des bâtiments de France, ont perturbé le plan initial.
Les familles des soldats victimes ont vu, souvent avec consternation, le projet décrié, déplacé, repoussé…mais heureusement jamais abandonné.
Au total, il aura fallu huit longues années pour que le monument voit le jour.
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Hommage et Mémoire
Le monument aux morts du jardin Eugénie-Djendi honore la mémoire des soldats morts pour la France en opérations extérieures.
Le monument aux Morts pour la France en opérations extérieures rend hommage aux soldats morts pour la France en opérations extérieures depuis 1963.
Inauguré le 11 novembre 2019 par le président de la République, en présence des familles des défunts, ce 10ème haut lieu de la mémoire nationale revêt plusieurs significations : celle de la reconnaissance, de la valeur de l’engagement, du recueillement et du souvenir.
Pour l’inauguration, les noms de 549 militaires (2 femmes, 547 hommes) morts en opérations extérieures depuis 1963 ont été gravés sur un mur comportant 37 plaques en laiton.
Les noms des militaires sont regroupés par théâtres d’opérations (17 au jour de l’inauguration), puis classés par date de décès.
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Cette histoire est rédigée en leur honneur et permettra à chacun d’entre nous, présent à un moment ou un autre, d’en être imprégnée.
Description du Monument
Le mémorial, imaginé par l'artiste Stéphane Vigny, portera le nom d'une opératrice radio, Eugénie Djendi, exécutée à Ravensbrück en 1945, et représentera six soldats portant le symbole d'un cercueil non visible.
Le monument est impressionnant.
Six soldats anonymes (cinq hommes et une femme) portent un cercueil invisible.
Les statues de soldats, réalisées en bronze, sont à taille réelle, fixées à même le sol, l’un d’eux est de type polynésien.
La sculpture a été réalisée par l’agence Pièces-montées et l’artiste Stéphane Vigny, à l’origine du projet.
Cette symbolique reprend l’esprit d’un soldat inconnu, bien qu’ici les noms soient connus et gravés sur plaques à l’exception des militaires des services spécialisés de renseignements morts pour la France en opérations extérieures, regroupés sous cette seule expression.
Le monument se compose d’une sculpture représentant six militaires (cinq hommes et une femme des forces armées) portant un cercueil non-visible et dont les visages expriment la douleur, le recueillement et la détermination.
Leurs uniformes symbolisent l'ensemble de la communauté militaire.
Un mur porte le nom des militaires Morts pour la France en opérations extérieures depuis 1963.
L’absence de ce dernier évoque la douleur des familles et des frères d’armes.
Eugénie Djendi : Un Nom Symbole
Un emplacement, fortement symbolique puisque la sous-lieutenant Eugénie Malika Manon Djendi, dont le jardin porte le nom, avait 20 ans quand elle s’est portée volontaire pour être parachutée en France en avril 1944.
Arrêtée par la police, elle sera ensuite déportée au camp de Ravensbrück avant d’y être exécutée.
Eugénie Djendi (1923-1945) dite "la Merlinette" était une opératrice radio, exécutée à Ravensbrück le 18 janvier 1945 sur ordre de Berlin.
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