L'Opel Kadett est une voiture économique située au début de la gamme Opel. La série B est la deuxième version d'après-guerre à porter ce nom. L'Opel Kadett B est présentée en 1965 au salon de Francfort.
Genèse et évolution de l'Opel Kadett B
Tout commence avec l'Opel Kadett A qui reprend en 1962 le nom de l'innovante Kadett de 1937, l'une des premières automobiles à structure monocoque. Le constructeur a créé pour elle une toute nouvelle usine à Bochum permettant de réaliser de grandes séries. La Kadett B lui succède seulement 3 ans plus tard, en 1965, avec une silhouette affinée. Cinq séries vont ainsi se succéder jusqu'en 1991, avant d'être remplacées par l'Astra, plus ambitieuse, alors que c'est la Corsa qui reprendra le rôle de petit modèle du constructeur.
Pratique et économique, l'Opel Kadett se forge rapidement une réputation de fiabilité et est largement vendue dans toute l'Europe. Ainsi la B sera vendue à plus de 2,6 millions d'exemplaires, c'est un vrai best-seller (elle est dépassée par la E avec 3,8 millions d'exemplaires). Suivant la tradition automobile allemande, la Kadett est sérieusement construite, avec des garnitures résistantes et des suspensions du même métal.
Les différentes versions de la Kadett B
L'Opel Kadett est proposée en de nombreuses versions. Cette 2e série est disponible en berline 2 et 4 portes, en berline fastback, en break Caravan 3 et 5 portes, en coupé 2 portes F et en coupé Kiemen (dit à branchies). La majorité des modèles sont diffusés avec le petit moteur 1.1 litre qui développe de 45 à 60 chevaux.
Niveaux de finition
Trois niveaux de finition sont proposés :
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- Standard
- Luxe
- Luxe Super
Enfin, conscient d'un "léger" déficit de suspensions, en 1968, le constructeur se fend d'un concept révolutionnaire : les suspensions Variflex. En réalité, cela consiste principalement à remplacer les préhistoriques ressorts à lames arrière par des ressorts hélicoïdaux, ce qui améliore nettement confort et tenue de route.
Fiche Technique de l'Opel Kadett B
- Année de sortie: 1965
- Année d'arrêt: 1973
- Nombre d'exemplaires: 2 631 000
- Type de transmission : Propulsion
Kadett 1.1L
L'Opel Kadett B 1.1 est propulsée par un moteur en position longitudinale, 4 cylindres en ligne, 1078 cm3, arbre à cames latéral. Il développe 45 chevaux à 5000 tr/mn (6 cv fiscaux). Il est couplé à une boîte de vitesses à 4 rapports.
Les suspensions avant sont indépendantes à ressort à lames transversal et les suspensions arrière à pont rigide et ressorts à lames longitudinaux. Les 4 freins sont à tambour. La voiture pèse 760 kg et la vitesse maxi est de 127 km/h.
Kadett 1.1 S
L'Opel Kadett B 1.1 S est propulsée par un moteur en position longitudinale, 4 cylindres en ligne, 1078 cm3, arbre à cames latéral. Il développe 55 chevaux à 5000 tr/mn (6 cv fiscaux). Il est couplé à une boîte de vitesses à 4 rapports.
Les suspensions avant sont indépendantes à ressort à lames transversal et les suspensions arrière à pont rigide et ressorts à lames longitudinaux. Les freins sont à disque à l'avant et à tambour à l'arrière. La voiture pèse 780 kg et la vitesse maxi est de 138 km/h.
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Kadett Rallye
L'Opel Kadett B Rallye est propulsée par un moteur en position longitudinale, 4 cylindres en ligne, 1078 cm3, arbre à cames latéral. Il développe 60 chevaux à 5200 tr/mn (6 cv fiscaux). Il est couplé à une boîte de vitesses à 4 rapports.
Les suspensions avant sont indépendantes à ressort à lames transversal et les suspensions arrière à pont rigide et ressorts à lames longitudinaux. Les freins sont à disque à l'avant et à tambour à l'arrière. La voiture pèse 780 kg et la vitesse maxi est de 145 km/h.
Tableau récapitulatif des spécifications techniques
| Modèle | Moteur | Puissance | Freins (Avant/Arrière) | Poids | Vitesse Maxi |
|---|---|---|---|---|---|
| Kadett 1.1L | 1078 cm3 | 45 ch | Tambour/Tambour | 760 kg | 127 km/h |
| Kadett 1.1S | 1078 cm3 | 55 ch | Disque/Tambour | 780 kg | 138 km/h |
| Kadett Rallye | 1078 cm3 | 60 ch | Disque/Tambour | 780 kg | 145 km/h |
L'Opel Kadett (B) en collection
Une idée de prix * : 500 à 3000 € (2015)
* Attentionce montant relevé lors d'une ou plusieurs transactions pour un modèle équivalent est destiné à compléter la présentation à nos lecteurs de cette Opel mais n'a pas valeur d'estimation.
Opel GT : Une parenthèse sportive
Dans les années 1960, Opel a une image de constructeur d'autos solides mais sans glamour. Sous l'impulsion de la maison mère Général Motors, la marque au Blitz va donc développer une politique de gamme sportive : Coupés Kadett, Rekord et Commodore sont prévus, ainsi qu'un délicieux projet de petit coupé sport : l'Opel GT... Avec ses airs de bolide typiquement « années 60 », l'Opel GT ne manque pas de sex appeal. Et malgré des mécaniques modestes, elle proposait aussi un excellent rapport prix/plaisir. Ceci n'est pas le fruit du hasard, mais d'une intense reflexion menée chez Opel pour redorer le blason de la marque, rajeunir la clientèle et dynamiser l'image en profitant de l'engouement général pour les voitures de sport abordables.
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Elève du designer en chef de General Motors, Bill Mitchell, Clare McKigan est dépêché chez Opel en 1962 pour élaborer un prototype de salon destiné à promouvoir la nouvelle image d'Opel. Le prototype enthousiasme les concessionnaires et les visiteurs, mais Opel n'est pas encore décidé à lancer la production. nombreuses pièces de la Rekord) pour que la firme donne finalement son feu fert. le petit coupé baptisé tout simplement "Opel GT". tester l'incidence du positionnement du moteur. pour qu'il soit plus en phase avec le comportement sportif recherché. les grandes lignes celle du prototype. lignes basses et sensuelles, comme sculptées par le vent. a presque un demi-siècle... le souffle. Corvette "C3" en réduction.
Les deux voitures étant sorties la même année, ce n'est pas qu'une coïncidence. une habitabilité et un coffre décents. qu'esthétique. imposée aux USA tout en ayant un capot très bas et plongeant, favorable à l'aérodynamique. en action en 3 secondes maximum. Clang ! pivote les deux projecteurs en une fraction de seconde sur un axe horizontal. 928). de batracien avec deux pupilles bien rondes. 4 places à capote électrique. Etats-Unis qui absorbaient 70% de la production. la totalité des éléments mécaniques.
Un mot sur l'habitacle, spartiate mais offrant une position de conduite basse avec des baquets fermes et une série de cadrans pour surveiller la mécanique. de piloter une grosse sportive, surtout avec la vue sur le capot qui plonge en avant. ôté "made in usa" bien agréable. Sous le capot plongeant du coupé GT, deux moteurs étaient proposés au lancement au lancement. Soit un 1100cm3 de 60 ch, peu convaincant en performances, soit un 1900 cm3 de 90 ch emprunté à la Rekord 1900.
En fait c'est seulement dans cette motorisation plus en adéquation avec les lignes très évocatrices qu'elle fut vendue en France et peu de temps après le lancement, Opel abandonna définitivement la 1100 en la remplaçant par une 1900 plus dépouillée, baptisée GT/J (pour junior). L'Opel GT 1900 rencontra sur tous les marchés un succès véritablement phénoménal. Il est vrai qu'elle n'était pas partie sans biscuits, affichée à un prix hyper-compétitif et se révélant à l'usage, non seulement très robuste, mais aussi très économique grâce à sa mécanique moderne qui autorisait quand même 185km/h, une vitesse de pointe plutôt élevée en 1968 et qui avait encore du sens sur autoroute...
Certes, on aurait aimé trouver sous cette robe évocatrice d'Amérique un moteur plus costaud qu'un petit 4 cylindres. La Datsun 240Z en offrait deux de plus. à roues indépendantes avec trapèzes transversaux. barre transversale, ressorts hélicoïdaux et amortisseurs à gaz comprimé. ère, la GT offre une maniabilité bien supérieure à celle de la Kadett C dont elle reprend le châssis et presque comparable à une voiture à moteur central. son principal atout. sensations ! rien de particulièrement idéal pour contenir le roulis. maîtriser et parfaitement efficace. 924. nom. Opel. la GT. Michelotti. GT Orange fut fabriquée par le carrossier Fissore. A n'en pas douter, si Opel avait pris la décision de commercialiser ce petit targa, il aurait connu un succès au moins aussi fort que celui du coupé GT.
le plus célèbre est sans doute Steinmetz. Avec différents kits pour la GT, moteur et carrosserie étaient alors revus. puissance à 160ch et pouvait même aller jusqu'à 250 ch en groupe 4 comme celle que pilota Jean Ragnotti. de 200 ch à 7200tr/min. OPEL GT... Un Opel GT modifiée avec un 2.1 litres turbo-diesel de 95 ch et une carrosserie convertie en barquette avec un cockpit "bulle" pour le pilote fixa un certain nombre de records elle aussi. Au centre d'essai d'Opel à Dudenhofen, elle atteignit une vitesse de pointe de 197,5 km/h.
Dès 1971, Opel a attiré l'attention considérable dans le domaine de l'électromobilité. Le Dr Georg von Opel a en effet conçu l'Elektro GT et a battu avec elle une série de records du monde : 188 km/h pour la vitesse de pointe avec une autonomie de 44 km en maintenant une vitesse de 100 kilomètres par heure. La puissance du moteur électrique était de 120 ch et autorisait de sperformances intéressantes. Malheureusement, le poids élevé desbatteries modifiait le comportement de la voiture. très rares. poignée insérée dans le rétroviseur. et un hayon. Les instruments de bord étaient digitaux. pouvoir garer 3 voitures sur 2 places. moteur rotatif.
Le total de production tous modèles confondus de l'Opel GT fait état de 103.373 exemplaires, dont plus de 70.000 sont partis aux Etats-Unis. Malgré ce volume de production très important, assez peu d'Opel GT 1900 circulent en France de nos jours, ce qui lui confère une certaine rareté. Si la version 1100 cm3 s'adressera plutôt aux amateurs de promenade et ne présente un inétrêt que pour sa rareté (surtout en France car non importé), le 1900 acquiert des galons sportifs qui le rendent bien plus désirable. La cote du modèle conserve une valeur de revente accessible bien qu'en légère croissance comme la majorité des anciennes.
qui héberge facilement les moisissures. se trouver à l'intérieur de la voiture. et préviennent les risques de rouille. rouille si elle est humide. montrent fragiles. ni de dysfonctionnement. par 931. mécanique est très limité. donc vivement d'opter pour une Opel GT 1900, bien plus homogène et plaisante. 793 308 125. pas des numéros spécifiques. le peu de GT/AL de 1972 et 1973. une voiture de légende. beau". d'entretien et d'achat réduits.
Opel Kadett B Rallye 1100 SR : Une sportive populaire
C’est au salon de Paris de septembre 1966 qu’Opel a dévoilé son intention de se frotter aux petites sportives qui commencent à fleurir chez les autres constructeurs automobiles. Après tout, Ford, BMC et Renault ont démontré qu’une variante sportive permet de valoriser l’image de marque de toute leur gamme et surtout de s’engager en compétition et notamment sur circuit ou en rallyes avec un certain succès (Renault 8 Gordini, Mini Cooper S et Ford Cortina Lotus). « Rallye », justement, c’est ainsi que la marque au Blitz a dénommé sa Kadett B. Une Opel Kadett B Rallye 1100 SR qui est basée sur la carrosserie coupé deux portes de type fastback. Ainsi paré, la ligne du coupé se démarque plus nettement de la berline populaire dont il dérive.
Histoire de ne pas tromper son monde, l’Opel Kadett B Rallye 1100 SR adopte une présentation sportive avec capot bicolore noir mat et ton caisse, lisérés latéraux noirs également, échappement à double sortie et feux additionnels longue portée à iode fixés sur le pare-chocs avant chromé devant la calandre. Côté coloris, Opel a pris peu de risques avec du rouge ou du gris métal. A vous de choisir… Les jantes tôles larges sont de la partie et sont de petit diamètre en 13 pouces, confirmant ainsi la tendance actuelle à réduire le diamètre des roues (à comparer avec les roues de 15 pouces de la R8 Gordini). Opel vient jouer les trublions dans une catégorie où des gros bras boxent déjà en haut de l’affiche.
C’est le quatre cylindres de 1 078 cm3 qui a été conservé sous le capot de la Kadett B Rallye 1100 SR. Connu et classique dans sa conception (bloc et culasse en fonte), avec ses huit soupapes animées par culbuteurs et un arbre à cames latéral, il a été néanmoins (légèrement) été modifié pour offrir plus de performances. Le taux de compression est porté de 8,8 à 9,2 et deux carburateurs Solex viennent apporter un regain de pep’s. La puissance s’établit désormais à 67 ch SAE à 6 000 tr/mn tandis que le couple est fixé à 84 Nm à 4 600 tr/mn.
C’est toujours mieux que la version standard et apporte un réel gain en performances puisque la Kadett B Rallye s’autorise le kilomètre départ arrêté en 37’’5 et sa vitesse maxi portée à 148 km/h (respectivement 41’’2 et 128 km/h pour la version standard). C’est indéniablement mieux… mais si l’on s’attarde aux performances de la Renault 8 Gordini 1100, c’est près de 170 km/h en vitesse maxi et une borne kilométrique avalée après 35’’0. Vous l’avez compris, Opel fait ses premiers tours de roues dans une catégorie relevée, et manque par trop peu d’ambition de faire une entrée remarquée.
Placé longitudinalement, le bloc moteur est accouplé à une boite de vitesses manuelle à 4 rapports (dont le maniement et la synchronisation des rapports est à louer) qui renvoie la puissance aux roues arrière. A noter que le rapport de pont est passé de 3,89 à 4,1 par rapport à la version standard. Si les performances sont modestes, les reprises à bas régime sont également laborieuses et nécessite de tomber le(s) rapport(s). Corollaire de cette mécanique, la consommation reste mesurée. Enfin pour clore le chapitre mécanique, la sonorité est plaisante avec les bruits d’aspiration des deux carburateurs Solex suffisamment évocateurs sans pour autant être assourdissants.
C’est une coque autoporteuse qui fait office de châssis et sur laquelle sont greffés les suspensions et groupe motopropulseur. Le train avant est à roues indépendantes avec des doubles bras triangulés complétés de ressorts transversal à lames et d’amortisseurs à double effet. L’essieu arrière est rigide avec des ressorts semi-elliptiques et des amortisseurs à double effet. Voilà qui confirme la frilosité d’Opel en matière d’innovation technique sur les trains roulants, ce qui se confirmera dans la tenue de route.
Et comme l’arrière train de l’Opel Kadett B Rallye 1100 SR a tendance à sautiller sur les irrégularités de la route, il est difficile des lors de compenser les ruades du postérieur avec une telle direction. Le freinage est très satisfaisant et endurant avec ses disques pleins avant et ses tambours arrière. On appréciera le double circuit de freinage. Les roues en tôles sont montées de pneumatiques en 115 x 13.
L’habitacle réserver une belle surprise avec un agencement et un équipement soigné. Alors certes, on peut s’étonner que le dossier des sièges soit fixes, mais leur confort est correct et l’accès aux places arrière pas trop difficile. La planche de bord est recouverte de teinte noire mate antireflet, faisant plus sport et étant plus pratique à l’usage. L’instrumentation est complétée sur la console centrale avec manomètre de pression d’huile, une montre et un ampèremètre.
Si l’équipement de série est complet, on pointera quelques oublis (pas de compteur journalier) ainsi que certaines dispositions incongrues comme les commandes par claviers de phares et essuie-glaces qui sont côtes à côtes ne vous laissant pas à l’abri de vous tromper. L’Opel Kadett B Rallye 1100 SR est une première réponse du constructeur allemand pour prendre le train en marche des voitures de sport populaires. De ce point de vue, la mission est remplie avec une belle présentation évocatrice, une polyvalence d’usage qui caractérise cette catégorie de voitures de sport et un prix abordable pour le plus grand nombre.
En revanche, sa mécanique, aussi vaillante soit-elle reste trop timorée par rapport aux reines de la catégorie avec du coup des performances modestes. Et surtout, la tenue de route n’est pas en rapport avec les attentes : trop approximative ce qui vient finalement gâcher le plaisir et la précision de conduite, tout comme le confort des occupants.
La Kadett B Rallye face à la concurrence
Première incursion d’Opel dans une catégorie relevée (Renault 8 Gordini 1100, Mini Cooper et Ford Cortina Lotus), la Kadett B Rallye 1100 SR est produite de 1967 à 1971, tandis que la Rallye 1900 est produite de 1967 à 1973. Avant toute chose, pour trouver une Kadett B Rallye, il va falloir faire preuve de patience tant elles ont disparu des radars, surtout dans l’hexagone, la faute à une image floue. Tout le monde l’a oublié ou presque ! Les points à surveiller sont avant tout l’état de la carrosserie car la corrosion fait des ravages sur les endroits habituels : bas de caisse, tours d’ailes, entourage du parebrise et de la lunette arrière, plancher,… Ensuite, il faut s’assurer que l’auto est complète avec tous ses accessoires en état de fonctionnement, le marché de la pièce de rechange pour les Opel anciennes n’étant pas très développé.
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