Renault est la marque française la plus connue en F1. La marque Renault compte parmi les plus anciennes marques encore en activité. La première Renault fut construite en 1898 par Louis Renault, avant que ses frères (Fernand et Marcel) ne fondent l'année suivante la société "Renault Frères".
La firme participe aux toutes premières courses de l'histoire remportant notamment le Paris-Vienne en 1902 avec Marcel Renault à son volant. Malheureusement, ce dernier se tuera l'année suivante lors du Paris-Madrid. Après la libération de Paris, en 1944, Louis Renault est accusé de collaboration. En septembre 1944, il est incarcéré à Fresnes. Malade depuis quelques années, il décède le 24 octobre 1944 à l'âge de 67 ans.
Les Débuts en Formule 1
C'est en 1975, que le PDG de Renault, Bernard Hanon, prend la décision de créer une écurie de Formule 1. De plus, cette arrivée en F1 se fera avec un moteur inédit : un V6 Turbo. En 1976, une Alpine propulsée par un moteur Renault turbo est engagée aux 24 heures du Mans, mais elle abandonne.
Un mois plus tard, l'écurie française présente donc la Renault RS01 avec Jean-Pierre Jabouille au volant au Grand Prix de Grande-Bretagne 1977. Mais la voiture n'est pas fiable, en particulier le moteur, ce qui vaudra à la première Renault son surnom quelque peu péjoratif de "Yellow tea-pot" la théière jaune. Après avoir fait l'impasse sur les deux courses suivantes, on retrouve la RS01 à Zandvoort.
Jabouille place sa Renault sur une encourageante 10e place, mais abandonne après avoir cassé sa suspension. En 1978, Renault va privilégier son programme Endurance plutôt que la F1. Ce choix est récompensé par la victoire de l'Alpine-Renault A442 aux 24 heures du Mans avec Didier Pironi et Jean-Pierre Jaussaud. Pour Jabouille et sa RS01, 1978 sera marquée par 9 abandons avec pour seul résultat dans les points, une 4e place lors du Grand Prix des Etats-Unis Est.
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Néanmoins si la fiabilité fait toujours défaut, les performances sont là. En 1979, René Arnoux rejoint Jabouille. Le début de saison ne différencie pas des années précédentes malgré la première pole position de Jabouille lors du Grand Prix d'Afrique du Sud. Puis arrive le Grand Prix de France, et l'exploit : Jabouille remporte la victoire et Arnoux décroche la 3e place après un duel mémorable dans les derniers tours avec Gilles Villeneuve.
Lors des 7 derniers Grands Prix, Arnoux termine deux fois 2e (Grande-Bretagne et USA Est) et réalise deux poles position (Autriche et Pays-Bas) tandis que pour Jabouille enregistre 6 abandons et une 14e place.
Les Années 1980 : L'Ère Turbo et l'Arrivée de Prost
En 1981, un jeune prodige fait son entrée dans la firme au losange : Alain Prost. En y ajoutant le moteur turbo devenu compétitif, la saison 1981 s'annonce plutôt bonne. Les voitures sont plus fiables, Prost remporte 3 courses (dont une à domicile) et deux 2e places dans la deuxième moitié de la saison.
1982 est encore meilleure ! Prost commence la saison par deux victoires consécutives, mais enchaîne ensuite 7 Grands Prix sans marquer de points. Lors du Grand prix de France, les Renault réalisent le doublé, Arnoux précédant Prost, devant les pilotes Ferrari Pironi et Tambay : 4 français aux 4 premières places !
Puis vient l'année 1983, et là, la véritable occasion de s'emparer du titre. Associé à Cheever, Prost va remporter 4 victoires et est en bonne position pour le titre. Mais Piquet et Brabham reviennent très vite, trop vite pour Renault qui voit son jeune prodige perdre le titre lors de la dernière course en Afrique du Sud. Renault poursuit sa carrière en tant que constructeur deux saisons encore.
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Les plus grandes écuries ont également adopté le turbo et les Renault sont à présent distancées. En 1984, au Brésil, Warwick aurait pu gagner, avant que sa suspension avant casse sans doute à la suite d'un léger accrochage avec Niki Lauda en début de course. A Monaco, Tambay et Warwick s'accroche dès le départ... Pour le Grand Prix de France, Tambay décroche la pole mais doit se contenter de la 2e place en course.
Renault Motoriste : Les Titres avec Williams et Benetton
Renault revient en F1 en 1989 mais uniquement en tant que motoriste avec un V10 atmosphérique qui équipe l'écurie Williams. Le premier titre arrive en 1992 et sera suivi de 5 autres.
En plus de Williams, Renault fournit désormais ses moteurs à l'écurie Benetton. Les moteurs Renault gagnent 16 des 17 Grands Prix. Un an après son arrivée, Jacques Villeneuve mène l’équipe Williams vers le titre, avec six victoires. Au sommet, Renault se retire officiellement de la Formule 1 au terme de la saison 1997.
Le Retour en tant que Constructeur et les Titres avec Alonso
La renaissance de Renault en tant que constructeur débute en 2000. En effet, Renault décide de racheter l'écurie Benetton et engage Flavio Briatore comme directeur. En 2003, l'écurie compte sur une R23 plus performante et un jeune prodige espagnol, Fernando Alonso.
Dès le deuxième Grand Prix, en Malaisie, les Renault occupent la première ligne sur la grille de départ ! En Hongrie, Alonso décroche la première victoire de Renault depuis 20 ans, en mettant un tour à Michael Schumacher, quintuple champion en titre ! En 2004, les Renault sont de nouveau dans la course. Longtemps les voitures bleues et jaunes prétendront à la place de vice-champion, comme en 1983.
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Trulli remporte le Grand Prix de Monaco, mais après le Grand Prix de France, l'écurie est en crise et les résultats déclinent. En revanche en 2005, Renault est aux anges. Giancarlo Fisichella remporte le 1er Grand Prix de la saison en Australie puis, son pilote fétiche Fernando Alonso réalise une belle série de victoires et, profitant des déboires de Räikkönen, décroche le titre mondial au Brésil, devenant ainsi le plus jeune champion de l'histoire.
Le rôle de second a été parfaitement rempli par Giancarlo Fisichella, bien qu'ayant été victime de soucis de tous ordres durant la saison. Renault et Alonso sont de nouveau favoris en 2006, et réalisent tous deux un début de saison météorique. A la mi-saison, Alonso est largement en tête du championnat avec déjà six victoires, et Fisichella a remporté une course également.
Mais la suite de la saison voit le système des mass dampers mis à l'index, car considéré comme un élément aérodynamique mobile. La Scuderia en profite pour revenir à hauteur de l'équipe française et accumule les succès durant l'été, et après la casse moteur d'Alonso à Monza, Renault se retrouve derrière Ferrari. Mais cela ne dura qu'un temps, car c'est au tour de Schumacher d'être victime d'une casse moteur au Japon, et à Massa de perdre quelques points, tandis qu'Alonso, grâce à une ultime victoire à Suzuka, conserve son titre à l'issue du dernier Grand Prix au Brésil.
Les Années Difficiles et le Crashgate
Suite au départ de Fernando Alonso pour McLaren, Giancarlo Fisichella est propulsé pilote n°1 de l'équipe Renault pour la saison 2007, avec à ses côtés le novice Heikki Kovalainen, vice-champion de Grand Prix2 en 2005. Malheureusement, cette saison marque la fin de l'âge d'or de l'écurie française. La R27 est très en deçà des performances de ses devancières et les deux Renault se retrouvent largement distancées par les McLaren, Ferrari et autres BMW Sauber.
Toutefois, les deux pilotes, et en particulier Kovalainen, accrochent presque les points à chaque course, mais l'équipe doit bien vite renoncer à conserver ses titres. Kovalainen réalise le seul exploit de l'écurie cette saison-là avec une seconde place à Fuji, le seul podium de la marque au losange en cette année de vaches maigres.
Pour 2008, Flavio Briatore fait le ménage : il renvoie Fisichella et Kovalainen et fait revenir Alonso (qui avait mis prématurément fin à son contrat chez McLaren) et lui adjoint comme équipier Nelsinho Piquet. Le début de saison de l'écurie est cependant très difficile, malgré les efforts d'Alonso. Renault ne semble pas avoir progressé depuis 2007 et se retrouve désormais dans le ventre mou du peloton.
Le Grand Prix de France permet à Piquet Jr de marquer ses premiers points en F1 en se payant le luxe de dépasser son illustre coéquipier dans les derniers tours. Lors du Grand Prix d'Allemagne où, grâce à la violente sortie de Glock, Piquet Jr, qui s'élançait 17e va se retrouver en tête de la course à une dizaine de tours de l'arrivée !
Lors du Grand Prix de Singapour, Alonso, qui s'élançait seulement 15e, va profiter de la sortie de piste de son coéquipier Nelsinho Piquet pour virer en tête après la rentrée de la voiture de sécurité. Alonso remporte le Grand Prix mais personne à ce moment précis ne doute du scénario mis en œuvre par Renault pour s'emparer de la victoire.
Il faudra attendre 1 an pour que Piquet Jr déclare qu'il avait obtenu ordre de s'écraser dans le mur pour favoriser la victoire d'Alonso. Malgré tout, Alonso remporte une 2e victoire consécutive au Japon, cette fois-ci sans tricherie. L'écurie et son pilote Fernando Alonso vont très vite revenir sur Terre.
En effet, la Renault est complètement hors du coup malgré les efforts en course du double champion du monde qui parvient à marquer quelques points à Melbourne, à Bahreïn, en Espagne et à Monaco. L'épisode du Crashgate éclate au grand jour avec l'affaire du Grand Prix de Singapour 2008. Piquet Jr avoue tout et Flavio Briatore et Pat Symonds sont virés.
La Transition et le Rachat par Genii Capital
Rien ne va plus chez Renault malgré le podium ironie de l'histoire à Singapour. La fin de saison est plus que décevante puisqu'aucune Renault ne finira dans les points. Désormais, Renault ne peut plus empêcher Fernando Alonso de partir chez Ferrari. Finalement, fin 2009, l'écurie est en partie rachetée par Genii Capital (Renault conservant une part minoritaire) et l'aventure continue.
Robert Kubica est rapidement embauché. Il faudra attendre longtemps pour connaître le nom de son successeur qui sera finalement Vitaly Petrov, vice-champion Grand Prix 2 en 2009. Ainsi Renault revient aux origines pour la saison 2010 avec les anciennes couleurs (jaune et noir) de l'écurie française à ses débuts. Grâce au Polonais, Renault enregistre trois podiums (Australie, Monaco et Belgique).
En 2011, Renault cède ses dernières parts à Genii Capital. Début février 2011, quelques jours après avoir effectué des premiers essais très prometteurs avec la nouvelle Renault R31, Robert Kubica est victime d'un grave accident lors rallye au volant d'un Skoda. Malgré les troisièmes places de Petrov à Melbourne et de Heidfeld à Sepang, la R31 n'est pas en mesure de jouer la victoire.
Nick Heidfeld est remplacé par Bruno Senna à partir du Grand prix de Belgique mais le Brésilien ne marque que 2 points (en Italie) sur les 8 Grands Prix qu'il va disputer.
Renault Motoriste : L'Ère Red Bull et le Retour en 2016
En 1984, Renault devient motoriste en s’associant à Lotus. Le moteur Renault signe trois pole positions mais ne parvient pas à s’imposer. En 1986, Renault fournit ses moteurs à Lotus, Ligier et Tyrell. Au volant de sa Lotus, Ayrton Senna gagne deux courses et signe huit pole positions.
Renault fournit ses moteurs à l'écurie de Red Bull en 2007. Chez Renault, Alonso gagne deux Grands Prix mais Red Bull Racing s'impose progressivement. Elle gagne son 1er Grand Prix en 2009 et remporte le titre Constructeurs un an plus tard, tandis que son pilote Sébastien Vettel est sacré meilleur pilote. Renault se concentre sur son activité de motoriste avec Williams et Lotus.
L'écurie Red Bull poursuit sa domination jusqu'en 2013 avec son quatrième titre Constructeurs d’affilée. Vettel rejoint le cercle très fermé des quadruples champions du monde. Déçu de sa relation avec Red Bull, Carlos Ghosn a annoncé que Renault ne fournirait plus de moteurs. Loin de quitter la discipline phare du sport automobile, la marque au losange a officialisé en décembre son retour en F1 dès 2016 avec le rachat de l'écurie Lotus.
Ainsi Renault revient aux origines pour la saison 2010 avec les anciennes couleurs (jaune et noir) de l'écurie française à ses débuts.
Les Pilotes Emblématiques de Renault F1
Renault a mis le contact en F1 en 1977 à l'occasion du Grand Prix de Grande-Bretagne. Alain Prost rejoint l'écurie Renault en 1981. Le « Professeur » gagne trois Grands Prix et termine 4ème du championnat, tandis que René Arnoux s’impose une fois. Fernando Alonso gagne sept courses et décroche le titre mondial lors du Grand Prix du Brésil en 2005.
Giancarlo Fisichella aide Renault à remporter son premier titre Constructeurs en 2005. Alonso gagne deux Grands Prix en 2006. Le constructeur français s’est doté d’un palmarès bien fourni en tant que motoriste. À son retour dans les années 2000, la marque au losange remporte coup sur coup deux championnats, en 2005 et 2006, avec Fernando Alonso dans le baquet et Flavio Briatore aux manettes.
Tableau des Titres Renault en Formule 1
| Année | Titre | Pilote/Équipe |
|---|---|---|
| 1992 | Championnat du Monde des Pilotes | Nigel Mansell (Williams-Renault) |
| 1992 | Championnat du Monde des Constructeurs | Williams-Renault |
| 1993 | Championnat du Monde des Pilotes | Alain Prost (Williams-Renault) |
| 1993 | Championnat du Monde des Constructeurs | Williams-Renault |
| 1995 | Championnat du Monde des Pilotes | Michael Schumacher (Benetton-Renault) |
| 1995 | Championnat du Monde des Constructeurs | Benetton-Renault |
| 1996 | Championnat du Monde des Pilotes | Damon Hill (Williams-Renault) |
| 1996 | Championnat du Monde des Constructeurs | Williams-Renault |
| 1997 | Championnat du Monde des Pilotes | Jacques Villeneuve (Williams-Renault) |
| 1997 | Championnat du Monde des Constructeurs | Williams-Renault |
| 2005 | Championnat du Monde des Pilotes | Fernando Alonso (Renault) |
| 2005 | Championnat du Monde des Constructeurs | Renault |
| 2006 | Championnat du Monde des Pilotes | Fernando Alonso (Renault) |
| 2006 | Championnat du Monde des Constructeurs | Renault |
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