Les citroënistes nostalgiques de la "Grande Époque", celle des DS, ID, 2CV, Ami, GS et SM vous diront toujours que Peugeot a tué leur marque en rachetant les Chevrons en 1974. En vérité, l’amour rend aveugle car, non seulement Citroën fut sauvée d’une faillite certaine, mais en plus sa gamme fut développée comme jamais auparavant, tout en atteignant des chiffres de vente impensables du temps de Michelin.
Pour cela, il fallut la persévérance d’un Xavier Karcher, directeur de la marque et attaché à la spécificité Citroën, tout en concédant à l’évidente nécessité de plates-formes et composants communs avec la désormais marque soeur Peugeot. Certes, les premiers temps donnèrent naissance à des produits un peu copiés-collés comme la LN puis LNA, étroitement dérivée de la Peugeot 104 (mais conservant son bicylindre sur certaines versions), puis la Visa (qui préservait cependant un design atypique dans la pure veine Citroën). Cependant, rapidement de nouveaux modèles montrèrent la voie d’un positionnement fidèle, avec notamment la BX puis la XM.
Saxo VTS: L'héritière d'une AX surdouée
L'AX, quant à elle, réussira là où le duo LN/LNA échoua : s’approprier une base PSA pour en tirer une spécificité Citroën. Face à une 205 hégémonique et séduisante, il fallait proposer autre chose. Dans l’idée d’une gamme plus accessible que celle de Peugeot, l’équipe de Xavier Karcher décida d’en faire un modèle d’économie, privilégiant la légèreté face à l’embourgeoisement.
En soi, c’était une sorte de poursuite d’une tradition initiée par la 2CV en 1949 : une voiture essentielle. Légère, économique à l’achat, frugale à la consommation, elle offrait notamment aux jeunes l’accès à l’automobile sans oublier les instincts sportifs. Rapidement, la petite puce s’étoffa de versions dynamisées comme l’AX Sport ou l’AX GTi, proposant une vision plus proche de la 205 Rallye que de la 205 GTi devenue plus bourgeoise.
L’AX dans son ensemble était intrinsèquement réussie, au point de remplacer d’abord la LNA, puis de tuer l’Axel, la Visa et enfin la 2CV qui tirera sa révérence la dernière en 1990. Bref, contrairement aux idées reçues, Citroën n’était pas le parent pauvre du groupe PSA : la BX étrenna la base qui servit ensuite à la 405, la XM fut lancée quelques semaines avant la 605, quand la ZX prêtera son châssis à la 306. En outre, Citroën conservait, à l’époque, l’exclusivité d’une suspension hydraulique conservant encore de nombreux adeptes.
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Revers de la médaille : l’exceptionnelle réussite de l’AX repoussa la succession bien plus tard. La 106 (renouvelant en partie la 205) vit le jour cinq ans avant la Saxo qui dut patienter jusqu’en 1996. Cette dernière bénéficiait cependant des progrès de sa soeur féline qui, à l’époque, passait en phase 2. Commercialisée en février de cette année-là, la Saxo conserve tout d’abord le positionnement de l’AX : une voiture plus accessible que la 106, moins bourgeoise, mais bénéficiant d’une base technique identique. Dérivée de la 106, mais avec sa propre personnalité.
L'ascension de la Saxo VTS
Rapidement cependant, les déclinaisons plus “sexy” firent leur apparition. En mai 1996 apparaissait la Saxo VTR (Véhicule Tonique Routier, cela ne s’invente pas) dotée du TU5JPL3 1.6 litre à 8 soupapes de 90 chevaux. De quoi commencer à s’amuser, d’autant qu’elle comportait une parure plus agressive que la Saxo classique. Mais quitte à s’offrir une locomotive, autant y aller à fond et Citroën dévoilait en juillet de la même année une VTS (Véhicule Tonique Sportif) dotée d’une déclinaison à 16 soupapes (TU5J4L3) portée à 120 chevaux.
Pas mal pour une voiture restant sous la barre fatidique de la tonne (980 kg) et au châssis très réussi, retravaillé par rapport au reste de la gamme, et commun à la VTR moins puissante. Fin 1997, Citroën décidait de réorganiser sa gamme “sportive” à l’occasion d’un léger restylage. Adieu la dénomination VTR, place désormais à trois VTS : l’une d’entrée de gamme, grimée en sportive comme ses soeurs mais limitée au 1.4 de 75 chevaux (qui servira de base à la VTS “Bic”), l’autre de milieu de gamme reprenant le 1.6 8 soupapes et enfin la dernière reprenant le logo 16v de la ZX 16v “167” et conservant son 16 soupapes de 120 chevaux.
Citroën jouait ainsi habilement la carte du sport avec sa Saxo, s’adressant à ceux qui, moins fortunés, recherchaient tout de même un peu de respectabilité grâce à un plumage identique. En 2000, la Saxo recevait un restylage plus conséquent, et les moteurs évoluaient un peu sous le capot des VTS pour plus de modernité. Seul changement “visible”, la VTS 1.6 8 soupapes gagnait dix chevaux (100 au total). La VTS 1.6 16 soupapes, elle, récupérait l’ABS.
Malgré le poids des ans, la VTS 16v conservait une certaine cote auprès des jeunes sportifs. A noter qu’en mars 2001, une VTS “New Morning” bi-ton fut proposée sous forme d’une série limitée à 1 000 exemplaires avec les trois motorisations, avec un intérieur spécifique et légèrement moins chère. En 2003, la Saxo laissait sa place au duo C2 et C3. La série spéciale New Morning fut disponible avec les 3 motorisations.
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La Saxo VTS 16 soupapes fut une voiture souvent dans l’ombre de la 106 S16 (puis de la 206 S16) mais réussira à convaincre par sa vivacité, son agilité, son moteur rageur et son excellent équilibre. Grâce à un train arrière baladeur, elle permettait d’apprendre les bases d’une petite sportive traction dans une relative sécurité. Certes son look restait passe-partout mais l’ajout de ses pare-chocs et passages de roues plus virils lui donnait une certaine classe qui font son charme aujourd’hui.
Moins tape-à-l’oeil que la 106 S16, moins bourgeoise aussi, elle reprenait pour son compte la philosophie de l’AX Sport : une réussite de plus que les puristes préfèrent oublier aujourd’hui pour continuer à dire “c’était mieux avant” (sous-entendu : “avant Peugeot”). Elle a été produite sur le site d'Aulnay-sous-Bois en version 3 et 5 portes. Elle a été présentée pour la première fois en 1996 au Salon de Genève. Les premiers exemplaires seront distribués en février 1996 et elle ne sera alors disponible qu'en version 3 portes. Il faudra aussi attendre le mois de mai pour voir apparaitre les premieres Saxo équipée d'un moteur diesel.
En juillet, les modèles 5 portes deviennent disponible et la version VTS à caractère résolument sportif, équipé d'un moteur 1.6l 16 soupapes d'une puissance de 120ch fait son apparition. Fin 1997, la Saxo a eu un léger restylage : calandre nouvelle et modification de l'apparence des feux arrière. En 1999, la phase 2 affichait un nouvel avant, dont la plus grosse modification concerne les feux qui ont été agrandis. Les feux arrières sont aussi plus prononcés.
Xsara VTS: Une autre interprétation du sport chez Citroën
La base de son châssis est identique à ses sœurs que sont la Citroën ZX 16s et la Peugeot 306 S16, id est, muni d'un essieu arrière auto-directionnel. Le moteur de 1997 cm³ (bloc alu issu de la 206S16) offre soit 137 ch pour la version VTS de base ou 167 ch en 1998 cm³ (bloc en fonte issu des Xantia et XM)) pour la version la plus musclée des Xsara.
Le bloc étant peu creux en dessous de 4000 tr/min, il se déchaîne au-delà afin d'offrir 200 Nm de Couple à 5500 tr/min et les 167 ch à 6500 tr/min (le rupteur, quant à lui, est situé aux alentours de 7250 tr/min). Transmission PSA manuelle à 5 rapports.
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C4 Sedan VTS (Chine): Un concept différent
De plus en plus, les constructeurs développent des modèles réservés spécifiquement à certains marchés comme cette C4 Sedan… sur le marché chinois et C-Quatre plus précisément ! Et parfois, ils en profitent aussi pour proposer une version un peu plus sportive. On aperçoit donc ici une auto qui joue dans le tape-à-l’œil et le résultat n’est pas déplaisant si l’on aime le style.
La VTS se distingue des C4 classiques par un kit carrosserie avec des boucliers plus agressifs, des ouïes supplémentaires sur les flancs et le capot, un liseré rouge sur la calandre, un aileron rouge sur la malle et quatre sorties d’échappement. … ou presque, parce ce que question moteur ce n’est pas aussi attractif que la carrosserie le laisse le supposer. En effet, un seul bloc est disponible avec la VTS et il développe seulement 147 ch.
Citroën est une marque du groupe PSA Peugeot Citroën.
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