Best-seller sur le marché des pick-up, le Ford Ranger se bonifie au fil des générations, pour offrir dans sa version la plus récente un équipement high-tech digne des SUV.
Cette approche luxueuse peut se justifier par la part croissante de pick-up utilisés à des fins de loisir.
Fort heureusement, le Ranger a gardé ses gènes d’utilitaire sous une carapace impressionnante qui ne passe pas inaperçue, affichant une largeur et une hauteur dépassant 1,80 m.
Si, dans cette version double cabine, les dimensions de la caisse sont dans la bonne moyenne, celles de l’habitacle se situent dans le haut du panier.
La gamme Ranger est la plus longue du marché avec trois versions, à cabine simple, approfondie ou double.
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L’habitacle du Ford Ranger est sûrement l’un des plus spacieux en double cabine. Cela n’en fait toutefois pas un transporteur de troupes pour les longs trajets.
En effet, si, à l’avant, le confort des sièges réglables électriquement et la sensation d’espace donnent entière satisfaction, à l’arrière, le bilan est plus mitigé à cause de dossiers de siège trop faiblement inclinés, peu propices au confort des passagers.
Le tableau de bord s’est modernisé avec le dernier restylage, rapprochant encore plus l’habitacle du Ranger de celui d’un SUV.
On notera toutefois la présence d’un plastique dur et gris sur les parties basses, avec quelques ajustements moins soignés, rappelant les origines utilitaires du véhicule.
Malgré l’écran tactile 8 pouces affichant tous les paramètres, Ford conserve des commandes de climatisation séparées, simples et très complètes.
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Le grand écran tactile est réactif et facile d’accès, grâce à des menus intuitifs.
Dans cette version huppée, il donne accès, entre autres, à l’affichage de certaines applis du smartphone, à la caméra de recul couplée à des radars avant et arrière, bien utiles pour manœuvrer ce véhicule de 5,36 m de long.
Sur route, la vigueur du moteur dès les plus bas régimes assure un agrément appréciable.
Il ne faiblit jamais, y compris en charge à l’abord d’une côte.
Attention toutefois à la consommation qui peut rester sous la barre des 10 l/100km en conduite coulée, mais qui dépasse les 11 l/100 km sur autoroute.
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Ce moteur plein de ressource compense le manque de réactivité de la boîte automatique.
La sonorité particulière et les vibrations de ce 5 cylindres offrent des montées en régime très sportives, au détriment toutefois du confort sonore dans l’habitacle.
La tenue de route de cet engin haut perché de plus de 2 t est étonnante.
Le comportement de cette propulsion à l’empattement très long est assez équilibré, bien aidé par les dispositifs d’aide à la conduite pour éviter les dérobades sur route mouillée.
La puissance serait mieux canalisée avec une gestion 4x4 permanente.
Les capacités de traction et de franchissement du Ranger sont remarquables.
La garde au sol de 23 cm et la transmission en gamme courte nous ont permis de franchir des chemins très escarpés.
La réactivité du moteur est d’ailleurs très sécurisante dans les situations périlleuses.
Et pour ceux qui sont trop nerveux sur la pédale d’accélérateur, l’antipatinage agit efficacement.
La capacité de chargement de ce modèle double cabine est supérieur à la moyenne, grâce notamment à une bonne hauteur de caisse, supérieure à 50 cm.
La version Wildtrak est toutefois agrémentée d’un arceau aérodynamique à l’arrière de la cabine qui encombre la zone de chargement.
Reste que, pour une utilisation purement utilitaire, il sera préférable d’opter pour la version simple cabine qui permet de doubler la longueur utile, voire pour la cabine approfondie pour ceux qui souhaitent embarquer occasionnellement des passagers et accéder au moteur 5 cylindres.
Trois niveaux de puissance sont proposés : 130 ou 160 ch avec un quatre cylindres 2,2 l TDCi, et 200 ch avec un cinq cylindres TDCi.
Ce dernier n’est pas disponible en simple cabine.
Le Ranger se décline en cinq finitions : XL, XL Pack, XLT Sport, Limited et Wildtrak.
À noter que le moteur de 130 ch n’est proposé qu’en finition de base XL.
Les finitions XL Pack et XLT Sport imposent le moteur 160 ch et la Wildtrak le 200 ch.
Coté transmission, la boîte de vitesses automatique à six rapports n’est disponible qu’avec les motorisations de 160 ch (XLT Sport et Limited) ou 200 ch (Limited ou Wildtrak).
Le bloc 5 cylindres n’est pas à l’étroit sous l’imposant capot.
Tous les filtres, les niveaux et la batterie sont accessibles.
On notera la taille impressionnante du filtre à air cylindrique !
L’intervalle de vidange est de 30 000 km (ou 2 ans), Ford préconisant un diagnostic intermédiaire (vérification des niveaux) tous les 15 000 km.
Le volant multifonction multiplie les boutons qui sont dédiés de chaque côté aux deux écrans du tableau de bord.
On s’y retrouve rapidement.
Le tableau de bord comporte deux écrans paramétrables à souhait.
Ils permettent notamment d’utiliser la lecture des panneaux, le régulateur adaptatif et le maintien de ligne.
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