L'histoire de l'industrie automobile allemande est intimement liée aux débuts de l'automobile elle-même. En effet, le premier véhicule officiellement désigné comme "voiture" fut la Benz Patent Motor Car, une calèche motorisée à trois roues. Celle-ci fut achevée en 1885 par Benz & Cie, la société qui deviendra, quelques années plus tard, Mercedes-Benz.

Dans les années qui suivirent la sortie de cette invention, l'idée d'une « calèche sans cheval » devint de plus en plus populaire. En 1887, soit deux ans après la création de la première voiture, Gottlieb Daimler, un ingénieur et pionnier dans le domaine de la combustion interne, développa sa propre voiture. Pendant une vingtaine d'années, l'industrie automobile allemande stagna avec la vente de véhicules simples en petits nombres.

L'essor de l'industrie automobile allemande

Cependant à la sortie de la Première Guerre mondiale, il y eu une explosion des demandes pour ces nouveaux véhicules. Tout d'abord, Bayerische Flugzeug-Werke devient, en 1922, Bayerische Motorenwerke, ou, avec le nom qu'on lui connait aujourd'hui, BMW. Durant ses premières années, cette marque était spécialisée dans la production de motocyclettes.

Quatre ans plus tard, en 1926, les deux anciens rivaux, qui l'étaient depuis le début de l'industrie automobile allemande, ont fusionné. Issue du regroupement entre Benz & Cie et Daimler Motorengesellschaft, naquit Daimler-Benz AG.

La dernière des trois grandes marques allemandes est Audi. Son histoire est bien plus complexe que celles de ses deux rivaux. Bien que ce nom soit associé à la production de voitures dès 1910, il fallut attendre les années 1960 avant de connaitre la marque telle qu'elle existe aujourd'hui. En 1932, Audi fut intégrée dans le groupe Auto Union avec trois autres marques automobiles, Horch, DKW, et Wanderer.

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L'impact de la Seconde Guerre Mondiale

Avec l'arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler, suite aux élections de 1933, l'économie et l'industrie allemandes furent placées sous le contrôle des nazis. Le but d'Hitler, à travers l'industrie automobile de son pays, fut d'affirmer la domination de l'Allemagne dans le domaine industriel.

Dans un premier temps, Hitler lança une nouvelle marque en 1937, Volkswagen, qui peut se traduire par “la voiture du peuple”. Le but de cette nouvelle marque était de donner accès à la voiture individuelle pour toute la population, et pas seulement à la classe supérieure et fortunée. Dans un second temps, la compétition automobile, lors des Grands Prix, permit aux marques allemandes de se montrer supérieures aux marques françaises, anglaises et italiennes.

En effet, la coopération entre Daimler-Benz et Auto Union pour créer l'équipe des flèches d'argent leur a permis de dominer le championnat tout au long des années 1930. Lorsque la guerre débuta en 1939, la production au sein des usines automobile fut convertie dans la production de matériaux de guerre comme des avions, des camions utilitaires et des moteurs.

Au cours de la guerre, Hitler utilisa la main d'œuvre de ses prisonniers de guerre pour la production en usine dans des conditions déplorables. C'est pendant le conflit que Ferdinand Porsche, le fondateur de la marque connue pour ses voitures de sport, se rapprocha d'Adolf Hitler et du parti nazi avec ses inventions ingénieuses de chars d'assaut.

La division de l'Allemagne et ses conséquences

Comme l'histoire nous le dit, la fin de la Seconde Guerre mondiale fut marquée par une agressivité croissante entre les alliés de l'Ouest, c'est à dire les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France et ceux de l'Est, notamment la Russie. L'Allemagne fut alors divisée en deux parties. Le côté Ouest suivait les principes économiques et politiques occidentaux, dont la démocratie et le capitalisme. Cette division du pays en deux camps eut des conséquences sur le développement après guerre de l'industrie automobile.

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En effet, les marques comme Auto Union qui siégeaient en Allemagne de l'Est furent démantelées et leurs ingénieries furent envoyées à Moscou pour aider à la reconstruction post-guerre de l'URSS. Très peu de modèles furent produits en Allemagne de l'Est durant les années de la guerre froide. Cependant, du côté libéral, les marques ont pu entamer une période de prospérité. Grâce aux liens avec les pays Alliés, elles ont pu exporter leurs modèles à travers le monde démocratique.

La voiture qui représente parfaitement ce soudain succès de l'industrie automobile allemande est la VW Coccinelle. Dès la fin de la guerre, un attrait pour les petites voitures comme les Mini et les Fiat 500 coïncide parfaitement avec la mise en vente internationale de la Coccinelle, aussi appelée la Beetle.

L'apogée de l'industrie automobile allemande

Au milieu des années 1980, les trois plus grandes marques allemandes avaient la réputation de produire les meilleures berlines au monde. Des modèles comme la Mercedes Classe E, la BMW Série 3 et en quelque sorte, la Audi 90 ont remporté des succès impressionnants qui ont inspiré un nouveau championnat sportif en Allemagne, la Deutsche Tourenwagen Meistershaft.

Cette épreuve, mettant en course sur circuit des versions très modifiées des berlines de route, est rapidement devenue la compétition la plus importante du pays. Afin de gagner quelques fractions de seconde par rapport à leurs rivaux, les marques participant au championnat concevaient des modèles de série assez performants pouvant servir de base pour les voitures de course.

Depuis cette époque de compétition, la voiture M-Sport de BMW, AMG de Mercedes et RS d'Audi font toutes trois référence à ces modèles de série développés dans le but d'homologuer des voitures de course.

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