Quelques mois après le renouvellement de la Skoda Octavia, le constructeur tchèque a dégainé son habituelle déclinaison Scout. La philosophie reste la même : s'aventurer hors bitume, offrir un peu plus de polyvalence, tout en conservant les principales qualités de l'Octavia. Gros volumes, confort de premier plan...

Le break tout-chemin a beau être un créneau de niche, le genre a son public (généralement adepte d'activités d'extérieur, et allergique aux SUV) et ses spécialistes. Les premiers sont apparus bien avant l'avènement des pseudos-baroudeurs qui pullulent aujourd'hui, dès le milieu des années 90. Ils s'appelaient Volvo V70 Cross Country, Audi A6 Allroad ou Subaru Legacy Outback. D'abord réservé à des modèles premium, donc...

Présentation et Design

Sans grande surprise, le traitement Scout concerne essentiellement sa présentation. On retrouve donc les inévitables protections de passages de roues en plastique noir, boucliers spécifiques intégrant des sabots façon alu... pas seulement factice ou pour simplement épater la galerie : à l'avant, l'élément se prolonge jusqu'au compartiment moteur et rejoint le carter anti-projections.

La garde au sol rehaussée (15 mm) permet bien de s'aventurer en tout chemin, mais guère plus qu'un break Octavia classique. Ses aptitudes se limiteront donc à d'honnêtes escapades sur chemin de terre ou aux montées en station, chaussée de gommes adéquates bien sûr. Comme n'importe quel SUV, finalement !

En Scout, le break Octavia se distingue par des protections de carrosserie, un châssis légèrement rehaussé (15 mm) et une transmission intégrale. Cette version a une garde au sol surélevée de 1,5 centimètre par rapport au break Octavia classique. Elle se reconnaît également à ses protections de bas de caisse en plastique noir. L'Octavia Combi Scout 4x4 est doté de jantes de 18 pouces qui lui sont propres.

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Motorisations et Performances

D'ailleurs, la Scout a aussi suivi l'exemple de ces derniers côté transmission : jusqu'alors uniquement proposée en 4 roues motrices, elle est désormais disponible en simple traction avec le 1.5 essence d'entrée de gamme... comme la plupart des SUV vendus chez nous. L'intérêt ? Réduire le prix d'appel, la consommation (donc le grammage) et échapper au malus CO2.

Evidemment, on fera alors une croix sur les aptitudes offroad, même modestes, d'une "vraie" Scout à transmission intégrale. Il lui restera tout de même d'excellentes compétences routières (avec un confort de premier ordre)...

La transmission intégrale, certes pas indispensable la majeure partie du temps, aura tout de même fait preuve d'une certaine efficacité au cours de notre essai. 190 ch pour le 4 cylindres essence 2 l TSI de notre version, toutefois largement suffisant pour délivrer des chronos sérieux (7,2 s de 0 à 100 km/h). Le malus le condamne hélas chez nous à une diffusion modeste (2.205 € de taxe CO2, avec 165 g/km). Dommage, agrément et discrétion collent bien à sa vocation de voyageuse longue distance.

On s'orientera donc plus volontiers vers le Diesel, représenté par le bien connu 2 l TDI (150 ou 200 ch), disponible en boite auto DSG uniquement.

Le bloc TDI de 200 ch de l'Octavia Combi Scout est un peu creux à bas régime. Il est plus coupleux que sportif, ce qui correspond assez bien au caractère du véhicule. La Scout peut aussi compter sur sa transmission efficace et la boîte automatique à double embrayage DSG pour s'aventurer sans problème sur les chemins.

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Confort et Comportement Routier

L'une des qualités majeures de l'Octavia est restée intacte, heureusement : son confort, feutré au possible, servi par une suspension bien calibrée... et un peu trop souple. On ne s'attend pas à un exemple de dynamisme, certes. Mais une meilleure tenue en changement d'appui, ou sur les grosses irrégularités, serait bienvenue. Le mal est rectifié avec la suspension pilotée. Encore un peu trop mollassonne sur les modes les plus prévenants, mais bien mieux dosée en "Sport". Le compromis est plaisant, sans pénaliser le toucher de route toujours remarquablement filtré.

Le constat vaut aussi pour la direction et le train avant, raisonnablement précis mais visant avant tout à gommer ce qui se passe sous les roues. Y compris sur chemin de terre, avalé à bon rythme : sans broncher, ni mouvement parasite excessif. Il en résulte une auto au comportement tout à fait neutre et rassurante, y compris en conditions précaires (pluie, chaussée grasse et boue auront ponctué nos quelques 500 km de parcours).

Pour rappel, les 4 roues motrices de l'Octavia sont non-permanentes : on retrouve ici une transmission type Haldex, donc simple traction par défaut, comme toutes les autos dérivées de la plate-forme MQB du groupe Volkswagen.

Sur route, cette nouvelle Octavia fait preuve d'un comportement exemplaire. Elle vire à plat, se montre particulièrement efficace, et maintenant toujours un compromis idéal entre confort et agilité. Dans ce domaine, elle peut concurrencer sans problème les meilleures Peugeot et Citroën. Ce break offre un beau compromis entre confort et tenue de route.

Il fait aussi preuve d'un silence et d'un confort agréables pendant les longs trajets. La position de conduite s'y prête tout aussi bien.

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Intérieur et Habitabilité

Les inserts façon bois et la sellerie cuir / tissu sont spécifiques à la Scout. L'ambiance est plutôt cossue, et l'équipement complet... En break "normal" comme en Scout, le sens de l'accueil est l'autre gros atout de l'auto. C'est presque devenu une marque de fabrique Skoda : l'espace aux jambes est royal, et le coffre revendique de quoi jouer les déménageurs (la capacité reste inchangée, cubant de 640 à 1.700 l).

En revanche, "l'effet Scout" est notable concernant la présentation intérieure et l'équipement. Inserts décoratifs, sellerie et habillages sur les contre-portes et la planche de bord dégagent une ambiance plutôt cossue. Scout, certes, mais pas tout à fait dans l'esprit de construire des cabanes dans les bois !

À l'intérieur, on retrouve la dernière interface du groupe Volkswagen, intuitive et moderne, épaulée par quelques boutons. À l'arrière, les passagers bénéficient d'un espace aux jambes royal. Les 640 litres à 1700 litres de volume de coffre sont un record pour la catégorie.

Tarifs et Positionnement

Nous avons donc affaire au sommet de la gamme Octavia, avec les tarifs qui vont avec. Elle débute ainsi à 35.800 € avec le 1.5 TSI essence à micro-hybridation, un prix d'appel bien placé compte tenu des prestations générales de l'auto. Le surcoût de 900 €, comparé au break en carrosserie classique à équipement comparable, est modéré. La facture grimpe ensuite rapidement avec les motorisations plus musclées.

En Diesel TDI 150 4 roues motrices, certainement la configuration la plus cohérente pour un break familial appelé à avaler les kilomètres, il faut compter au moins 40.240 €.

A ce jour quasi seule représentante des breaks baroudeurs généralistes, l'Octavia Scout entretient soigneusement les piliers Skoda. On retrouve donc une familiale pragmatique, vaste et bien placée en tarifs… du moins par rapport aux concurrentes de cette niche, qui portent généralement des blasons premium. Son positionnement atypique en fait surtout une sympathique alternative au tout-SUV.

Skoda Octavia RS

L'Octavia RS, c'est un peu la Golf GTI de ceux qui ne jurent que par les berlines. C'est le même moteur, déjà, le 2,0 l turbo essence, nom de code “EA888 Evo4”, dans une configuration 265 ch, soit 20 de plus que sur la version précédente...

Si au fil des années, la RS, née en 1999, a gagné en muscles, elle conserve toujours ce qui fait l'un des points forts de la marque tchèque : l'habitabilité. Il n'y a certes pas l'espace aux jambes digne d'une limousine qu'offre sa grande sœur Superb, mais deux adultes ne vous jetteront pas de pierres si vous leur proposez d'occuper le second rang quelques heures.

À bord, peu de changements. L'écran central de 13 pouces réagit vite aux injonctions tactiles et le combiné d'instrumentation Virtual Cockpit présente tout le nécessaire pour s'informer rapidement. Il y a même, sur la branche gauche du volant, une commande qui permet d'accéder sans délai aux insupportables aides à la conduite (maintien actif dans la voie, alerte de dépassement de la vitesse, lecture des panneaux, etc. ) afin de les désactiver.

Spacieuse, bien équipée, performante, silencieuse et efficace, même sur petites routes, la RS a tout du “déplaçoir” parfait. Elle affiche un rapport prix/ accélérations/polyvalence unique sur le marché, mais n'en attendez pas la radicalité que son label RS suggère. Sportivité et diesel ne sont pas souvent de bons alliés, mais ce serait faire fausse route que de considérer l’Octavia RS comme une authentique GTI. Fausse sportive mais vraie voyageuse dynamique, elle fait preuve d’une réelle polyvalence gréée du TDI 200 et d'une transmission intégrale.

En Suède

En roulant en Suède pour l’essai de la Skoda Octavia Combi, j’ai été surpris par le nombre de breaks que l’on croise sur les routes. Le parc automobile suédois ne ressemble pas au parc français. En effet, on retrouve beaucoup moins de SUV dans le pays scandinave alors que dans l’hexagone il est de plus en plus rare de croiser des breaks. Pourtant cette catégorie de véhicule offre de sérieux arguments pour séduire.

Avec les projecteurs Full Matrix LED les longues portées ne semblent pas nécessaires, le faisceau d’éclairage à une belle distance et ils permettent de garder les pleins phares allumés en permanence grâce à l’adaptation du faisceau en instantanée pour ne pas éblouir les autres conducteurs.

Tableau Récapitulatif des Points Forts et Faiblesses (Basé sur les Avis)

Aspect Points Forts Points Faibles
Comportement Routier Efficace, vire à plat -
Confort Globalement bon Suspension parfois trop souple, confort dégradé à basse vitesse (RS)
Moteur Puissant, coupleux Diesel un peu grondant à l'accélération (RS), faux bruit de moteur
Habitabilité Espace aux jambes royal, grand coffre -
Consommation Maîtrisée -
Equipement Complet -
Prix/Prestations Excellent rapport -
Style - Vieillissement du style

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