Avec l’Elroq, Skoda se lance dans un segment en pleine effervescence : celui des SUV compacts électriques ! La marque tchèque électrise le marché avec son nouveau SUV en avril 2025.
Présentation du Škoda Elroq
Le Škoda Elroq est le petit frère de l’Enyaq. Ce nouveau venu mesure 4,48 m de long pour une hauteur de 1,65 m. Aussi, l’Elroq est le premier modèle de la marque à inaugurer la nouvelle identité stylistique. Son design, classique, s’autorise quelques originalités, à l’image de son regard en double étage souligné par un masque noir laqué. Les larges passages de roues ainsi que ses grandes jantes en alliage renforcent sa personnalité.
Intérieur et confort
En bonne Škoda, l’Elroq offre un intérieur accueillant. L’espace aux jambes est généreux aussi bien à l’avant qu’à l’arrière, de même pour sa garde au toit. Son grand coffre de 470 litres, aux formes carrées, permet à une petite famille de partir en vacances sans souci. Pour faciliter votre quotidien, le nouveau Škoda Elroq regorge d’astuces, à commencer par son plancher de coffre modulable, qui permet d’obtenir une surface de chargement plane, idéale pour le chargement d’objets encombrants.
La présentation de l’habitacle est moderne et valorisante, avec un grand écran d’infodivertissement de 13 pouces, intuitif, réactif et personnalisable selon vos préférences d’utilisation.
Performances et autonomie
Pour aller encore plus loin, les versions 60 et 85 proposent des autonomies portées respectivement à 400 km et 560 km, de quoi répondre à tous les besoins. L’Elroq 85 offre la possibilité de se recharger de 10 à 80 % en seulement 28 minutes.
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Positionnement face à la concurrence et Tesla Model Y
Le nouveau Škoda Elroq compte bien s’imposer sur le marché des SUV compacts électriques et, au passage, bousculer le Tesla Model Y. Pour y parvenir, le tchèque ne prend pas la grosse tête côté tarifs et débute à partir de 33 300 € en version City 50, hors déduction du bonus écologique.
En seulement quelques mois, il a conquis les automobilistes grâce à une combinaison séduisante de design moderne, de technologie embarquée et surtout, de tarifs abordables. Le succès de l’Elroq tire vers le haut l’ensemble de la gamme Skoda.
Si Skoda grimpe, d’autres dégringolent. Tesla, longtemps indétrônable sur le marché mondial des voitures électriques, recule lourdement. En avril, la marque américaine a vu ses ventes chuter de près de moitié en Europe, avec seulement un peu plus de 7.000 voitures immatriculées. Ce recul ouvre la voie à de nouveaux prétendants, notamment chinois. Le constructeur BYD en profite pleinement. Ses ventes explosent, en hausse de 169% en un an, et dépassent même Tesla pour la première fois.
Alternatives à la Tesla Model Y
La Tesla Model Y domine les ventes en Europe, mais une concurrence féroce s’installe dans le paysage automobile électrique. Des constructeurs européens et chinois proposent désormais des alternatives séduisantes qui pourraient bien vous faire oublier le SUV d’Elon Musk.
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La Tesla Model Y s’est imposée comme le véhicule le plus vendu au monde deux années consécutives, et sa présence est massive sur nos routes européennes. Avec un tarif d’entrée de 44 990 € pour la version propulsion, une autonomie WLTP de 500 km et un 0 à 100 km/h en 5,7 secondes, elle reste une référence incontournable.
Pourtant, le vent tourne. Les ventes Tesla connaissent un ralentissement en Europe, en partie à cause de positions politiques controversées de son PDG, mais surtout face à l’arrivée massive d’alternatives crédibles.
Le Skoda Enyaq s’est imposé comme l’une des options européennes les plus convaincantes. À partir de 44 400 €, il affiche une autonomie de 432 km avec sa batterie de 59 kWh. La version 85 avec batterie de 77 kWh propose jusqu’à 578 km d’autonomie WLTP.
Le Renault Scénic E-Tech représente la riposte française avec un tarif d’attaque autour de 41 000 €. La version de base délivre 170 ch et offre 420 km d’autonomie, tandis que la version haut de gamme atteint une autonomie impressionnante de 620 km grâce à sa batterie de 87 kWh.
L’offensive française se poursuit avec le Peugeot e-5008, proposé à partir de 51 150 €. Ce SUV familial propose jusqu’à 660 km d’autonomie avec sa batterie de 98 kWh, un record dans la catégorie.
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L’Opel Grandland Electric complète cette offre européenne avec un tarif plus accessible à 46 750 €.
Le BYD Sealion 7 s’installe progressivement sur notre continent avec un tarif de départ à 47 990 € en Allemagne. Avec son moteur de 313 ch et sa batterie de 82,5 kWh, il revendique 482 km d’autonomie. La version transmission intégrale délivre 530 ch pour un 0 à 100 km/h en seulement 4,4 secondes.
Le choix d’une alternative à la Model Y dépend de vos priorités. Si vous recherchez une autonomie maximale, le Peugeot e-5008 avec ses 660 km d’autonomie WLTP ou le Renault Scénic E-Tech avec 620 km s’imposent comme les champions. Pour ceux qui privilégient le rapport qualité-prix, le Renault Scénic E-Tech à partir de 41 000 € représente probablement l’option la plus intéressante.
Skoda Enyaq restylé : Une évolution significative
Alors que le Skoda Elroq représente désormais l’accès à la gamme des voitures électriques du constructeur tchèque, les ingénieurs ont décidé de donner une évolution à l’Enyaq. L’importante nouveauté de ce Skoda Enyaq restylé est l’adoption du design « Modern Solid », inspiré du concept Skoda Vision 7S et introduit en série sur le Skoda Elroq. Il adopte désormais le nouveau style Modern Solid de Skoda et a évolué depuis quatre ans par petites touches pour devenir plus mature, mieux pensé.
Sur l’Enyaq, cela se traduit par l’adoption de la « Tech Deck Face » avec un bandeau lumineux faisant office de nouvelle signature lumineuse et des projecteurs longue portée dissimulés dans le bouclier. La calandre Crystal Face est désormais plus fine et plus discrète. À l’arrière, les changements sont très discrets ; un œil non averti ne pourra pas percevoir les différences.
Au-delà de ces évolutions esthétiques, qui font franchement ressembler l’Enyaq à l’Elroq, le coefficient de pénétration dans l’air (Cx) a été amélioré. Pour cela, le constructeur a repensé le bouclier, la calandre ou encore les carénages. Résultat : il atteint un Cx de 0,245 en version SUV et de 0,225 en version SUV Coupé.
Confort et expérience de conduite
Skoda est une marque à vocation familiale. L’Enyaq est un cocon très bien insonorisé. À 130 km/h sur autoroute, le bruit du vent ne se fait absolument pas gênant, merci au Cx faible, et le bruit de roulement est également faible.
Toujours sur autoroute, l’Enyaq restylé profite d’une panoplie d’aides à la conduite comme le régulateur de vitesse adaptatif, le Lane Assist et le Travel Assist, des systèmes permettant de garder la voiture au centre de la voie et de prédire les virages dangereux en adoptant la bonne vitesse. On remarque aussi la présence du changement de voie automatisé sur autoroute. Conduire l’Enyaq lors de longs trajets n’est vraiment pas un souci.
D’autant plus que notre version d’essai, la 85, motorisée par un moteur unique de 286 chevaux et une batterie de 77 kWh, a consommé 21 kWh/100 km à 130 km/h. Il est alors possible de parcourir 350 km avec une charge avant de penser à s’arrêter. Toutefois, l’un des défauts du Skoda Enyaq est sa capacité de charge limitée à seulement 135 kW.
En ville, l’Enyaq n’est pas intimidant malgré son gabarit relativement important, 4,65 m de long et 1,88 m de large. Il n’est pas non plus trop raide. Notre version d’essai était équipée de la suspension pilotée DCC qui permet plus d’une dizaine de positions concernant la souplesse des amortisseurs. Il est alors possible de le régler aux petits soins via le mode Individual, ou de faire confiance aux trois modes Eco, Confort ou Sport. On a aussi été surpris par sa capacité à tourner sur place.
L’Enyaq s’en sort avec les honneurs malgré son poids atteignant 2,2 tonnes. Notre version Sportline était équipée de jantes de 20 pouces, évitant une trop grande déformation des pneus. La suspension permet d’éviter un roulis trop important, et la direction met relativement en confiance même si elle ne donne pas beaucoup d’informations. Il faudra attendre une version RS pour avoir un peu plus de frissons, car même si avec 286 chevaux l’Enyaq se déplace bien, avec un 0 à 100 km/h en 6,7 secondes, ce n’est pas très impressionnant. La sensation d’accélération est très linéaire.
Avant de passer à la suite, notez que nous avons consommé 18 kWh/100 km sur l’ensemble de notre trajet d’essai mêlant autoroute, ville et départementales.
Habitabilité et aspects pratiques
C’est une habitude chez Skoda : les habitacles surprennent toujours par leur espace et leur habitabilité. Au cours de l’essai, j’ai eu l’occasion de monter à l’arrière de l’Enyaq, et l’espace aux jambes est tout simplement royal ! Les passagers avant sont également très bien accueillis. Le conducteur bénéficie d’un volant et de sièges chauffants de série, ainsi que d’une climatisation tri-zone.
L’ergonomie est plutôt simple. Les commandes sur le volant sont dédiées à la conduite : il est, par exemple, facile de passer du système de conduite semi-autonome au régulateur adaptatif ou au simple limiteur de vitesse grâce à un bouton placé directement sur le volant. L’écran d’infodivertissement de 13 pouces fonctionne sous le système MIB4 de Volkswagen. Il permet d’ajouter des raccourcis vers les fonctions les plus utilisées, tandis qu’une réglette de boutons physiques facilite l’accès rapide à d’autres fonctionnalités essentielles. Certes, si vous n’êtes pas encore familiarisé avec les écrans tactiles dans les voitures, vous pourriez être un peu désorienté au début, mais cela ne dure que quelques jours. Skoda a fait le choix judicieux de conserver une part de commandes physiques.
Derrière le volant, un écran numérique de petite taille affiche les informations essentielles à la conduite, comme la vitesse, la consommation et l’autonomie restante. L’interface est simple et évite toute distraction inutile.
Autre point fort traditionnel chez Skoda : l’espace de rangement. L’Enyaq propose un coffre allant de 570 à 1 710 litres selon la configuration. À l’ouverture, la première impression est claire : « Woaw, c’est immense ! » Aucun souci pour partir en vacances à quatre avec le Skoda Enyaq.
Bien entendu, cette Skoda électrique regorge d’astuces « Simply Clever ».
Motorisations et tarifs
Maintenant que l’on sait que le Skoda Enyaq restylé améliore presque tous les aspects, à l’exception notable de sa puissance de charge encore en retrait, il est temps de s’intéresser à la gamme de motorisations.
Skoda l’a considérablement réduite depuis l’arrivée du petit frère, l’Elroq. En effet, la batterie de 50 kWh, autrefois proposée sur les versions d’entrée de gamme de l’Enyaq, est aujourd’hui indisponible sur ce modèle et réservée à l’Elroq. La version d’entrée de gamme est désormais baptisée 85, en référence à la capacité brute de sa batterie, qui s’élève à 82 kWh. Elle utilise un moteur électrique développant 286 chevaux, pour une autonomie annoncée en cycle WLTP de 591 km en version Coupé et de 581 km en version SUV. Les tarifs débutent à 46 270 € pour l’Enyaq SUV et à 49 020 € pour l’Enyaq Coupé.
Enfin, pour ceux qui résident en montagne ou qui ont besoin régulièrement d’une transmission intégrale, la version 85x sera la plus adaptée. Curieusement, l’ajout d’un moteur électrique sur le train avant n’augmente pas la puissance totale de l’Enyaq, mais réduit légèrement l’autonomie, qui passe à 551 km pour le SUV et à 544 km pour le Coupé.
La vraie amélioration, c’est l’autonomie, qui profite d’un aérodynamisme amélioré. L’auto atteint les 588 km d’autonomie selon le cycle WLTP ; une progression de 8 kilomètres. La version coupé passe à 597 km d’autonomie WLTP, contre 588 km actuellement.
La finition Sportline passe de 61 130 à 50 820 euros, soit plus de 10 000 euros de baisse, tandis que l’écart entre propulsion et quatre roues motrices grimpe de 2 280 à 2 860 euros. Comptez également 2 750 euros de plus, pour la même gamme et les mêmes moteurs, concernant le modèle coupé.
Conclusion
Skoda Enyaq devient bien plus intéressant en termes de prix après des hausses très marquées en fin de vie pour le modèle sortant. Notons que l’équipement est loin d’être indigent.
Le Skoda Enyaq ne parviendra certainement pas à détrôner le Tesla Model Y, mais il a de quoi l’inquiéter.
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