Berline (ou break) qui chasse ouvertement sur les terres de la Passat, la Skoda Superb devient à chaque génération plus grande, plus technologique et plus haut de gamme. La première Skoda Superb de l’ère moderne (celle de 2001, car il y en a eu avant-guerre) était grosso modo une Volkswagen Passat allongée et rebadgée.

La quatrième génération dispose de son propre design, existe en berline et en break appelé “Combi” (alors que la Passat n’est plus vendue qu’en break) et atteint 4,90 m de long, ce qui en fait une grande voiture, seulement plus courte de 2 cm par rapport à l’actuelle Passat et de 5 cm par rapport à la Mercedes Classe E. Chaque carrosserie est proposée en essence (avec micro-hybridation), hybride rechargeable et diesel, chaque motorisation étant reprise des Volkswagen Passat, Tiguan ou Kodiaq. Seul le diesel de 193 ch est réservé à la carrosserie break sur la Superb.

La grande berline tchèque s’échelonne sur trois niveaux de finition, dont un haut de gamme traditionnel de la marque Laurin & Klement (ou L&K) qui s’avère plus luxueux que le haut de gamme Passat.

Motorisations Disponibles

Essence micro-hybride 1.5 TSI 150 ch

La Superb la moins chère emploie ce 4 cylindres avec micro‑hybridation 48 V et désactivation partielle des cylindres à faible charge : un bloc essence bardé de technologies qui fait ce qu’il peut pour déplacer les 1550 kg de l’engin. Il y arrive mais sans éclat et nécessite d’être poussé dans les tours pour donner la sensation de s’animer. En contrepartie, il se montre discret et d’une belle douceur d’utilisation.

Hybride rechargeable 1.5 TSI PHEV 204 ch

Contrairement à la Passat ou au Tiguan qui offrent deux motorisations hybrides rechargeables de 204 et 272 ch, la Superb n’en propose qu’une. Ça tombe bien, c’est celle qui se justifie le mieux, ses performances étant bien suffisantes en l’état pour un engin sans prétentions dynamiques. La grosse batterie permet une autonomie électrique de presque 100 km en moyenne. Mais il y a un “mais” : le surcoût d’environ 7000 € par rapport au bloc essence sur la berline et de 6000 € sur le break. À ne choisir que si vous pouvez rouler très régulièrement en électrique.

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Diesel 2.0 TDI 150 ch

Skoda a eu la bonne idée de maintenir des versions diesel, qui feront toujours le bonheur de gros rouleurs pour leur rapport agrément/consommation difficile à battre. Le niveau de confort (avec les roues de 17 pouces) de cette Superb est également un atout de taille.

2.0 TDI 193 ch 4x4

Cette bête de somme se destine à ceux qui tractent souvent. Gavée de couple et dotée de 4 roues motrices, elle n’affiche “que” 2,2 t de poids tractable freiné (comme le break TDI 150) mais permet un PTRA (poids total roulant autorisé : le poids total chargé de la voiture et de l’attelage) de 4520 kg, soit près de 300 kg de plus que le TDI 150.

Le Choix de l'Auto-Journal

Skoda Superb 1.5 TSI 150 ch Selection break (47 340 € hors options, malus CO2 190 à 540 €). Ne seraient-ce les ZFE, nous vous conseillerions la version TDI 150, agréable et sobre. Si vous n’êtes pas un gros rouleur, la motorisation PHEV est un bon choix mais nécessite de rouler très souvent à l’électricité pour amortir son surcoût important par rapport à la TSI 150. Si vous n’avez pas de prise chez vous, c’est donc celle-ci que nous recommandons : peu dynamique, mais de toute façon, la Superb ne l’est pas.

La finition Selection est plus facile à choisir, et nous la conseillons en break pour augmenter l’aspect pratique.

Avis des Utilisateurs

Les propriétaires de la Skoda Superb mettent en avant plusieurs points forts :

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  • Rapport qualité/prix intéressant.
  • Confort supérieur à l'ancienne version.
  • Habitabilité arrière et coffre généreux.
  • Boîte double embrayage géniale.
  • Eventail de motorisations proposé.
  • Petites attentions typiques de Skoda (parapluie dans la porte).

Certains témoignages soulignent :

  • Espace intérieur : Très appréciable pour les grandes personnes de plus de 1.80m, aussi bien à l'avant qu'à l'arrière. Beaucoup de place, y compris dans le coffre (version Combi).
  • Confort : Confortable sur de longues distances (jantes 17").
  • Conduite : Conduite en électrique en centre-ville très confortable et silencieuse et bonnes accélérations.
  • Accessibilité : Pas trop basse comparée à d'autres modèles du même segment (merci pour le dos !).
  • Fiabilité : Bien plus légère que mon ancienne A3 C6 2.7 v6, consomme moins et largement moins bruyante.

D'autres utilisateurs apprécient :

  • Espace intérieur, confort, équipements, autonomie.
  • Look séduisant.
  • Moteur et boite incroyables, consommation raisonnable.
  • Moteur performant, tenue de route saine, confort remarquable, finition top, coffre et habitabilité immense, conso raisonnable.
  • Spacieuse, fiable, vieillit très bien, confort conduite toutes conduites, économe.
  • Fiabilité, comportement, espace, consommation.
  • Agrément route, autoroute.

Les aspects suivants sont également appréciés :

  • Design
  • Rapport qualité/prix
  • Options en finition style
  • Espace (coffre 660 L ! + confort passager)
  • Confort en général
  • Tenue de route
  • Petits plus de Skoda (gadgets, parapluies, etc)
  • Consommation

Certains utilisateurs mettent en avant la conduite semi-automatique (ACC, Lane Assist, Traficjam Assist) pour les longs trajets et pour les bouchons.

La Skoda Superb est décrite comme une voiture confortable et très bonne maniabilité en ville compte tenu du gabarit. L'amortissement est très souple en mode confort et la direction à assistance variable est précise sur route et douce en manœuvres de stationnement.

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L'intérieur est spacieux avec une très bonne habitabilité, beaucoup de place avant et surtout arrière. Le coffre est géant et pratique en version combi-break, plus fonctionnelle qu’un SUV. L'insonorisation est bonne et les assises sont très confortables.

Superb Combi 4x4 : Essai en Traction

La déclinaison break de la Skoda Superb se décline en sept motorisations. La transmission intégrale est disponible avec l’essence ou le diesel, comme cette version 2.0 TDI 150 CH (2016), créditée de 2200 kg de poids tractable.

Côté volume, le break affiche un remarquable coffre de 660 litres, avec un total de 1950 litres banquette arrière rabattue. Et les passagers arrière sont gâtés avec beaucoup de place pour les jambes.

En fait, la Skoda Superb Combi s’appuie sur cet argumentaire de raison pour pallier à un manque d’image injustifié. Il est vrai que sur un segment plutôt « premium », on devrait éprouver un coup de cœur pour ce genre d’auto.

La ligne extérieure de la Superb Combi est racée, certes, mais l’austérité du design intérieur ne déclenche pas d’émotion particulière. Les dimensions intérieures impressionnent. Les passagers arrière y trouvent leur compte. La place centrale sera réservée à un enfant.

Notre version d’essai en est bien sûr dotée, un modèle servi par la motorisation 2.0 litres 150 ch, couplée à une boite mécanique à 6 rapports et une transmission intégrale Haldex. En solo, notre Superb Combi révèle d’emblée un grand confort à bord, et une bonne visibilité - si ce n’est pour l’arrière, avec des rétroviseurs de faible surface.

En ville, la voiture montre un comportement un peu pataud, un caractère plutôt dû à l’étagement de la boîte et ses longs rapports qu’au gabarit qui s’apprivoise vite. On déplore simplement l’absence d’une caméra de recul… en option. L’insonorisation du moteur, également, pèche un peu.

Pour notre test en traction, nous avons attelé à la Superb Combi une caravane de 1300 kg, dont le gabarit de caisse (5,83 x 2,30 m) est tout à fait dans les cordes de notre break. En effet, contrairement à une première impression d’une voiture « lourde » en ville, la traction oblige à pousser un peu plus les rapports, et le moteur monte vite son brio, entraînant facilement la charge.

En terme de confort, les suspensions amortissent bien les irrégularités de la chaussée ; quelques coups de raquette de la caravane peuvent se faire sentir sur un revêtement vraiment dégradé, mais ni la tenue de cap ni la motricité ne s’en ressentent. Le « moelleux » de la Skoda, comparé à la fermeté d’une VW Passat, ne lâche rien sur la précision des trajectoires. Le freinage rassure, progressif et puissant.

Côté consommation, après un long test routier sous le vent et la pluie, l’ordinateur de bord indique 10,7 l, ce qui est tout à fait correct en traction, compte tenu du poids de cette Superb Combi.

Le long empattement favorise la stabilité en traction. Le réglage « moelleux » d’origine sauvegarde le confort de conduite. Le coffre affiche 660 L de contenance. Le souci n’est pas de loger les objets, mais plutôt de les caler !

Skoda Superb Berline : Élégance et Pragmatisme

Sans frime ni tapage, Skoda poursuit tranquillement sa montée en gamme avec une Superb plus raffinée que jamais. Dans la foulée du break Combi, qui devrait logiquement assurer la majorité des ventes chez nous, cette quatrième génération se décline toujours en berline et conserve contre vent et marées le même ADN de grande berline confortable et pragmatique.

Pour se convaincre que Skoda est capable de tenir la réplique à certains premium huppés (du moins s'en approcher), il convient de laisser de côté tout préjugé, ouvrir ses chakras et se replonger dans le patrimoine automobile tchèque. D'avant-guerre de préférence : histoire de nous rappeler que les origines de la Skoda Superb, dans les années 30, n'ont rien de populaire.

Si le break résiste et assure toujours une majorité des ventes de Superb chez nous (environ les trois quarts), la berline est devenue plus confidentielle et ne séduit plus guère aujourd'hui que quelques flottes d'entreprises ou clients réfractaires aux SUV. Cela dit, ses rivales sont devenues rares et la Superb occupe désormais une place assez originale en Europe occidentale.

Design Extérieur

Reconnaissons-lui une certaine prestance. Le dessin est tout à fait classique, dans la continuité de la précédente... et de la première Superb lancée en 2001. En plus moderne, tout de même. Un peu plus grande aussi (+ 4 cm, à 4,91 m de long).

Il y a ce qu'il faut de chrome, la calandre verticale en impose (sans excès), la silhouette est élancée en douceur, avec un hayon pour la poupe (plus pratique qu'une malle). En somme, les façades bourgeoises et colonnades ouvragées lui vont bien. Du classique, sans fantaisie : la Superb a évolué dans la lignée de la précédente.

Intérieur et Technologie

Pas de surprise côté poste de conduite, logiquement identique au break essayé précédemment... donc, étroitement dérivé de la 9ème génération de Volkswagen Passat. Rappelons que cette fois, les rôles se sont inversés : Skoda a piloté le développement conjoint des deux modèles, et a donc dicté son propre cahier des charges à Volkswagen (si on force le trait).

Le contenu technologique est donc similaire à ce que l'on trouve à bord de l'allemande. Un écran de 10" sous les yeux, un écran central de bonne taille (13", contre 15" pour la Passat), et une foule de menus pas toujours faciles à identifier. La navigation entre les multiples fonctions manque parfois de clarté, mais l'affichage est soigné et l'écran est assez réactif.

Principale différence d'ergonomie par rapport à la Passat, la Superb conserve de vraies commandes physiques, avec trois astucieux boutons : leur fonction change d'une pression, pouvant commander tour à tour ventilation, modes de conduite, volume de radio... Le temps de s'y habituer, la manipulation est plutôt simple. Plus que le levier de boite auto, implanté à droite du volant (comme dans la Passat et le Tiguan).

La Superb présente bien, la finition est soignée à quelques détails près et matériaux basiques par endroits. L'ambiance à bord, aussi, tranche avec ce que l'on connaissait et s'avère plus chaleureux qu'à bord de la Passat. Le mobilier est plutôt chic et travaillé, à l'image des motifs striés de la planche de bord, des tirettes d'aérateurs... Les clins d'œil rétro ne sont pas déplaisants. In peu attrape-poussière peut-être.

Attention, en regardant de près (et en toquant sur certains inserts décoratifs), ce bel ensemble est moins haut de gamme qu'on pourrait le croire à première vue. Quelques plastiques légers sonnent creux, et des détails jurent dans certains recoins (absence de garniture, mousse apparente...). A sa décharge, des modèles premium souffrent des mêmes maux et facturent plus cher des réalisations pas mieux soignées (suivez mon regard, une Mercedes Classe C est stupéfiante de négligence par certains aspects). C'est l'époque, économies et chasse au poids vont de pair ! De même, les versions de base dépourvues d'options ne respirent pas la joie de vivre. Originale, la sellerie en tissu gris recyclé, mais un peu terne.

Habitabilité et Coffre

On retient surtout ses capacités d'accueil hors normes. Quoi qu'on en dise, un SUV ne fait pas mieux (ou alors pour beaucoup plus cher) : l'espace aux jambes est immense, la banquette confortable et bien dessinée, et le coffre s'apparente à une gigantesque soute. Déjà costaud sur la précédente génération, il progresse de 20 l et offre 645 l. Facile d'accès, grâce à un hayon large, mais attention à la hauteur de plafond en cas d'ouverture en parking couvert.

Banquette rabattue, le volume total grimpe à 1.795 l mais les dossiers repliés forment une marche et une séparation empêche de former un plancher plat. Espace toujours gigantesque à l'arrière de la Superb, tradition Skoda oblige !

Motorisations et Performances

En attendant l'hybride PHEV et sa grosse batterie de 25,7 kWh (environ 100 km en électrique), la gamme de la Superb va au plus simple. Un seul essence au programme : le 4 cylindres 1.5 TSI à micro-hybridation 48V, avec boite auto DSG7, remplit correctement son rôle. La grande Skoda n'est pas si lourde (1.484 kg avec ce moteur), les chronos sont convenables (9,2 s de 0 à 100 km/h), mais le couple assez modeste (250 Nm) se traduit par des relances sans éclat. Résultat, on se retrouve vite à maltraiter la mécanique pour profiter d'un peu d'allant... dans un grondement peu élégant. A mener le pied léger, de préférence !

Comme prévu, le plus approprié reste le bien connu 2.0 TDI 150 ch, parfaitement à l'aise dans cette grande berline. Il n'accélère pas plus fort que l'essence de même puissance, mais les reprises plus énergiques (360 Nm à 1.600 trs/mn) délivrent un bien meilleur agrément, tout en préservant son appétit : autour de 6 l de moyenne en parcours mixte, sans retenue, le score est louable. Son isolation à bas régime et au ralenti, un peu moins... Pas de miracle, les grognements typiquement mazout des TDI Volkswagen sont presque devenus une marque de fabrique, malgré de réels efforts !

Comportement Routier

A l'instar de la Passat, la Superb se distingue par son confort de haut niveau et son comportement rassurant. En plus dynamique : train avant précis, mouvements de caisse bien tenus...

Enfin, ce moteur présente aussi l'intérêt d'être proposé en 4 roues motrices (type Haldex donc non permanente, la Superb reste une traction par défaut), dans une variante plus musclée de 193 ch. Sans doute la meilleure version : coupleux (400 Nm), ses relances sont plus vigoureuses et le fonctionnement plus feutré. L'ensemble moteur / boite (toujours la DSG 7 rapports), typé confort, invite là encore à une conduite coulée... au bénéfice des chiffres à la pompe, toujours intéressants et pas beaucoup plus élevés que le 150 ch.

Pas de grand frisson au volant, le contraire eut été étonnant (et malvenu ?). La Superb est une routière neutre et rigoureuse, dont le châssis marque tout de même un intéressant progrès par rapport à la précédente. Pas tant en matière de confort, toujours servi par une suspension bien calibrée et un bel équilibre : la bonne surprise vient du relatif dynamisme du châssis, servi par un train avant bien guidé et précis. La direction est suffisamment consistante, juste ce qu'il faut, et les mouvements de caisse bien tenus. Là aussi, un SUV ne fait pas mieux. Curieusement, la tchèque présente même un comportement un peu plus affûté que la Passat... tout en préservant un toucher de route très prévenant, surtout avec l'excellente suspension pilotée DCC Plus (1.150 €, de série sur L & K).

Conclusion

Le Diesel 2.0 TDI 150 ch reste le choix le plus cohérent pour une voyageuse au long cours. Pas fulgurant, mais coupleux et sobre (6 l / 100 km relevés).

Hors premium, ses congénères ont quasiment toutes disparu du marché français : la Toyota Camry est en fin de parcours, la Peugeot 508 (plus petite) reste la seule représentante du genre chez les généralistes. Même la Volkswagen Passat, jumelle technique de la Superb, fait dorénavant l'impasse sur la carrosserie tricorps et n'est disponible qu'en break.

En cherchant côté premium, le trio composé des BMW Série 3, Audi A4 et Mercedes Classe C résiste, sur le segment des familiales. Moins vastes, et plus chères...

Seulement, les tarifs se sont accordés à l'air du temps, au rythme de l'inflation (et de prestations en hausse) : la Superb démarre désormais à 44.380 € en 1.5 TSI 150 (47.880 € en TDI 150). La dotation est sans lacune, dès l'entrée de gamme (interface média complète, régulateur adaptatif, radars av/ar, caméra de recul, sièges chauffants...).

Le 2.0 TDI 150 Laurin & Klement, compromis le plus intéressant, demande 56.730 €. Oui, oubliez les idées reçues nous disions : une Skoda, c'est cher désormais. A ce tarif, on dispose d'une présentation plus cossue (cuir, jantes 18", inserts chromés) et d'un équipement ultra-complet (sièges électriques, suspension pilotée, système audio Canton haut de gamme).

Quand au TDI 193 ch, qui n'arrivera en France que d'ici quelques mois, les tarifs devraient friser les 60.000 €.

Entre une Passat toujours plus neutre et cette quatrième génération de Superb qui revendique un réel standing, voici la confirmation que Skoda n'est plus un parent pauvre du groupe Volkswagen depuis longtemps. Une Skoda plus agréable et valorisante que son pendant Volkswagen, c'est nouveau.

Et puis, quand l'ambiance est au tout-SUV lorsqu'il s'agit de voyager en famille, une grande berline se pose en alternative quasi unique...

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