Dès ses débuts en 1996, l’Audi A3 s’est imposée sur le marché français, avec depuis plus de 366 000 exemplaires écoulés. Bientôt trente ans que l’Audi A3 a posé ses roues sur nos routes. Dérivant d’une certaine Volkswagen Golf, la compacte premium a convaincu aussi bien les amateurs du genre que la concurrence. BMW, Mercedes-Benz ou encore Volvo ont rejoint Audi sur le segment C.

Design extérieur : Élégance et modernité

L’Audi A3 s’inscrit dans une longue lignée où l’élégance rencontre la modernité. On vous l’accorde, cela reste une question de goût. Il faut reconnaître, en tout cas, qu’elle a su trouver son public au fil des années. Le visage de la génération actuelle évolue peu, comme nous l’avions découvert il y a quelques mois sur la S3. Pourtant, rien ne ressemble à une Audi A3 qu’une autre Audi A3. Prenez le pack S-Line, et on ne vous distinguera même pas du voisin qui roule en S3. Tant mieux, cela dynamise le look sans nécessiter une configuration beaucoup plus onéreuse.

Si on l’a longtemps connue en 3 portes, la Sportback est apparue « seulement » en 2004, bien qu’une version 5 portes existait dès 1999. L’Audi A3 se renouvelle avec beaucoup de discrétion habituelle chez Audi. On retrouve toujours le dessin typique de la marque germanique avec sa calandre Single Frame et ses feux en forme de L inversé. Le dessin global de la compacte se remarque par son dessin fait de lignes qui musclent son design. Le profil n’a pas bougé d’un iota depuis 2004 avec son vitrage proche d’un break. L’arrière n’évolue pas non plus avec ses feux qui se rapprochent de ceux de l’avant. La finition extérieure S Line apporte une présentation sportive.

La quatrième génération de l’Audi A3 passe par la case restylage. C’est aussi l’occasion de présenter une version inédite, l’allstreet, une berline rehaussée à la mode SUV. Qualité routière et niveau de finition élevé sont au rendez-vous.

Dans la famille de la compacte Audi A3, il y a toujours eu deux versions : la berline, une carrosserie à trois volumes avec un coffre, et la Sportback, un modèle à deux volumes avec un hayon. Il faudra désormais composer avec une troisième ligne : l’allstreet. C’est en fait une Sportback rehaussée de 3 cm (un châssis plus haut de 1,5 cm et des pneus plus gros de 1,5 cm) pour adopter un look plus baroudeur, à la limite du SUV. L’A3 allstreet devient ainsi la grande sœur de la citadine A1 éponyme qui a inauguré ce style dès 2020 (alors baptisé Citycarver avant de changer de nom deux ans plus tard). Toutes les versions voient leur face avant et arrière modifiées et adoptent le nouveau logo de la marque.

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Intérieur : Sobriété, technologie et modularité

À l’intérieur, l’A3 TFSI e propose un habitacle à la fois sobre et résolument technologique. Les matériaux de qualité et une finition soignée créent une atmosphère clairement premium, comme on pouvait s’en douter, tandis que les équipements rendent l’expérience utilisateur agréable, surtout pour ceux qui sont un peu geeks dans l’âme. Un écran tactile intuitif s’associe à un cockpit virtuel haut de gamme pour offrir une interface dynamique.

Évidemment, les repères habituels de la marque sont présents, notamment le Dynamic Select. Cependant, force est de constater que l’approche modulable - avec des options activables à la carte telles que le régulateur adaptatif ou la climatisation bizone - peut paraître déroutante. À vrai dire, certains pourraient apprécier d’activer ces technologies uniquement en cas de besoin, moyennant un supplément ponctuel, par exemple pour un mois d’utilisation.

À bord, l’A3 Sportback reçoit en option des sièges S Line recouverts d’alcantara et de surpiqures rouges, du plus bel effet. Après une période plus ou moins agitée, pendant laquelle la qualité perçue a fortement chuté, signalons qu’Audi a enfin compris la leçon (ou du moins écouté les critiques). On a là une nouvelle finition soignée, des assemblages plus fins et des matériaux de plus haute qualité. Même si certains éléments dénotent encore ⏤ typiquement, les buses d’aération en plastiques dur. Pour le reste, la présentation est flatteuse avec un dessin moderne. Les sièges se montrent ergonomiques avec un excellent maintien aux cuisses et aux lombaires. Les passagers à l’arrière bénéficieront d’un espace suffisant pour voyager, avec des rangements et l’accès à la climatisation. Le volume du coffre est correct pour le gabarit avec 380 L et jusqu’à 1 200 L banquette rabattue.

On peut noter la commande de vitesses remodelée, le nouveau design des grilles d'aération, dont la surface extérieure est chromée, la console centrale redessinée et dotée d’une nouvelle finition plus qualitative. On retrouve également cette finition améliorée sur les poignées intérieures de portes. C’est là le véritable atout de cet intérieur, la finition d’un excellent niveau apporte une très agréable sensation de bien-être. Tous les matériaux sont de qualité et très bien assemblés.

Motorisations et performances

Sous le capot, l’A3 TFSI e de 204 ch conjugue un moteur thermique de 150 ch et une motorisation électrique, offrant ainsi une puissance globale qui séduit par sa réactivité. Dotée d’une batterie de 26 kWh, elle propose une autonomie théorique de 142 km selon le cycle WLTP, mais notre test a révélé une autonomie réaliste d’environ 105 km en conduite routière, même sans adopter une conduite hyper-économe. Il s’agit clairement d’une belle performance par rapport à la concurrence.

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La recharge ne déçoit pas non plus : en mode courant continu, une puissance de 50 kW permet de recharger l’essentiel de l’énergie en 26 minutes pour passer de 10 à 80 %. En mode AC (11 kW), une recharge complète sur une prise domestique nécessite environ 12 heures. Lorsque la batterie est vide, la consommation se stabilise autour de 5 l aux 100 km, sur un parcours comprenant environ un tiers d’autoroute.

L’A3 adopte un moteur 4 cylindres micro-hybride de 150 chevaux. Certes, la compacte n’offrira pas de conduite en 100 % électrique, mais le système permettra de réduire de manière drastique les consommations en carburant. En ville et sur autoroute, la berline est inamovible avec une boîte S Tronic qui tient ses promesses et n’offre aucun à-coups.

Au moment de la commercialisation, 4 blocs seront proposés : 3 essence (dont un surpuissant de 333 ch réservé à la version sportive S3) et 1 diesel (qui représente encore 21 % des ventes dans la gamme A3). À noter que les moteurs à essence, sauf celui de la S3, sont dotés d’une hybridation légère sous 48 volts. Arriveront ensuite des blocs essence hybrides rechargeables de 204 et 245 ch.

Nous avons pris le volant des versions essence 150 ch avec l’A3 allstreet et diesel pour la carrosserie Sportback. Le premier s’est avéré très agréable à conduire mais également très sobre. Sur un trajet de plus de 150 km comportant beaucoup de routes de montagne, il n’aura en effet consommé qu’une moyenne de 6,2 l/100 km. Ce qui est vraiment très intéressant au regard des conditions de circulation très exigeantes. Associé à la boîte de vitesses à double embrayage (baptisée S-tronic chez Audi), le bloc s’est montré assez vif et agréable à conduire.

Agrément de conduite

La conduite de l’Audi A3 TFSI e se révèle être un savant équilibre entre sportivité, plaisir de conduite et confort. La transition entre la propulsion électrique et le moteur thermique s’effectue en douceur, garantissant une réactivité constante, que ce soit en ville ou sur autoroute. La version supérieure de 272 ch paraît presque superflue. Le châssis bien équilibré et la direction assistée très directe apportent une précision appréciable dans les virages, donnant toujours envie d’augmenter le rythme.

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Sur le plan dynamique, le comportement routier est à la hauteur des ambitions d’Audi : le véhicule se distingue par une tenue de route agile et des suspensions finement calibrées qui absorbent efficacement les irrégularités de la chaussée. Les différents modes de conduite permettent d’adapter l’expérience aux conditions du moment. On prend vraiment du plaisir à conduire cette Audi A3, dans un monde où d’autres constructeurs renforcent le confort au détriment du dynamisme en passant d’une génération à l’autre.

Sur petites routes, la voiture est agréable à mener mais dès que l’on accélère un peu le rythme, l’A3 nous ramène vite à la réalité en chassant du train arrière, même avec le mode Dynamic. On préféra les deux premiers modes ⏤ nous n’avons pas eu le temps de personnaliser le mode Individual ⏤, tandis que le mode Efficiency s’adaptera à une conduite coulée sur autoroute voire en ville.

Côté suspensions, nous avons noté une différence entre les deux carrosseries, la version allstreet étant plus ferme que la Sportback. Sans que cela ne soit véritablement pénalisant pour les occupants, les petits défaut de la route sont aussi moins bien filtrés. Mais, dans les deux cas, le comportement routier est d’un excellent niveau et la voiture colle véritablement à route. Selon le mode de conduite sélectionné, les commandes s’affermissent plus ou moins, et la mécanique devient plus alerte. La direction, à pas variable, est très précise et offre un très bon ressenti au conducteur.

Prix et concurrence

L’Audi A3 TFSI e 204 ch se présente comme une offre aboutie dans le segment des hybrides rechargeables, alliant design moderne, technologie de pointe et performance de conduite qui ne laisse pas indifférent. On aimerait vraiment ne pas voir disparaître les bons PHEV, surtout quand, comme cette Audi, ils sont aussi aboutis.

L’Audi A3 Sportback tient toutes ses promesses et nous bluffe par sa consommations très faibles. En effet, l’Allemande n’a pas très soif avec une consommation mixte de seulement 5,7 L sur notre parcours. L’Audi A3 se montre ainsi agréable, bien finie et à la hauteur de son blason. Toutefois, un héritage bien germanique ne change pas : l’addition est salée ! Notre version démarre en effet à 43 030 €, montant auquel il faut rajouter 14 380 € d’options pour une facture totale de 57 410 €. De ce fait, y a-t-il encore un intérêt à s’offrir ce type de carrosserie en perte de vitesse ? On serait tentés de répondre affirmativement, car cela correspond au prix d’un SUV qui n’a pas la même consommation ni le même agrément.

Mais, en y regardant de plus près, elle devient aussi la plus chère de son segment. En effet, si une Mercedes Classe A débute à 39 799 €, elle reçoit un moteur hybride plus puissant de 136 ch (116 ch pour l’A3). Tout comme la BMW Série 1 qui est proposée à partir de 38 900 € mais avec un bloc hybride de 170 ch. En revanche, dans sa nouvelle carrosserie allstreet, l’Audi A3 n’a pas vraiment de concurrente depuis la suppression de la DS4 Crossback du catalogue du constructeur.

Alors que la première A3 Sportback est facturée 34600 euros en finition Design avec le 30 TFSI essence de 116 ch, la version 40 TFSI e de 204 ch est affichée dans la même finition à 47900 euros. Par rapport à la motorisation 35 TDI de 150 ch avec boite S Tronic 7, l’écart de prix se monte ainsi à 7300 euros. Les professionnels seront tout de même intéressés par la possibilité d’amortir séparément la batterie, un exercice apprécié des comptables. En finition S Line, le tarif de cette A3 40 TFSI e est de 52850 euros, une finition qui donne aussi accès à l’A3 45 TFSI e de 272 ch. Cette dernière est proposée à 55900 euros, soit 3050 euros de plus.

En janvier 2025, la compacte premium la plus vendue en France est la nouvelle BMW Série 1, qui fait l’impasse sur une motorisation PHEV. La concurrence de cette A3 Sportback TFSI e sera en revanche disponible chez Mercedes, avec la Classe A 250 e Hybrid EQ AMG Line facturée 51350 euros. Un prix inférieur, mais qui se conjugue avec une autonomie électrique limitée à 83 km. Du côté de DS Automobiles, l’actuelle DS 4 existe encore en Plug-in hybrid 225 ch à 47400 euros pour la série Ligne Or. Sa vraie rivale en interne, ce sera l’A3 Sportback 35 TFSI hybride ( MHEV ), avec le même bloc moteur de 150 ch et la boite S Tronic 7. Elle s’affiche en effet à partir de 38080 euros, soit 9820 euros de moins que cette motorisation. En dehors des professionnels qui peuvent amortir la batterie, les particuliers auront donc intérêt à faire leurs comptes !

Les prix de l’Audi A3 :

Modèle Motorisation Puissance (ch) Émissions de CO2 (g/km) Prix (Design) Prix (Business) Prix (Executive) Prix (S line)
A3 Berline
Essence 30 TFSI 116 119 à 127 37 645 € 38 645 € 42 295 € -
Essence 35 TFSI 150 119 à 128 38 645 € 39 945 € 43 595 € -
Essence S3 TFSI Quattro 333 185 à 189 - - - 63 565 €
Diesel 35 TDI 150 126 à 136 41 165 € 42 465 € 46 115 € -
A3 Sportback
Essence 30 TFSI 116 122 à 130 36 780 € 38 080 € 41 730 € -
Essence 35 TFSI 150 121 à 132 38 080 € 39 380 € 43 030 € -
Essence S3 TFSI Quattro 333 192 à 194 - - - 63 000 €
Diesel 35 TDI 150 128 à 139 40 600 € 41 900 € 45 550 € -
A3 allstreet
Essence 35 TFSI 150 124 à 130 39 980 € - 44 430 €
Diesel 35 TDI 150 131 à 136 42 500 € - 46 950 €

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