La Triple Couronne du sport automobile est considérée comme l’une des plus prestigieuses et exigeantes réalisations dans le monde du sport automobile. La Triple Couronne du sport automobile représente l’un des défis les plus estimés et complexes à surmonter dans le monde du sport automobile. Ce prestigieux succès est attribué à un pilote qui parvient à remporter les trois compétitions les plus emblématiques du sport : le Grand Prix de Monaco, les 24 Heures du Mans et les 500 Miles d’Indianapolis.

La Triple Couronne est un terme utilisé pour désigner un pilote qui a remporté trois des courses les plus prestigieuses dans le monde du sport automobile : le Grand Prix de Monaco, les 24 Heures du Mans, et l’Indy 500. Elle se compose de trois compétitions emblématiques : le Grand Prix de Monaco, les 24 Heures du Mans et l’Indy 500 d’Indianapolis.

Bien que la Triple Couronne ne soit pas un titre officiel, elle reste un des plus grands défis de l’automobile. De nombreux pilotes s’efforcent de l’atteindre tout au long de leur carrière mais échouent souvent, en raison des épreuves spécialisées et de la difficulté à naviguer entre différents types de motorisation et de stratégie de concours.

Les courses emblématiques de la Triple Couronne

Ces compétitions sont respectées non seulement pour leur prestige historique mais aussi pour les compétences distinctes qu’elles exigent. Le Grand Prix de Monaco est réputé pour la précision et la technique nécessaires pour naviguer sur son circuit iconique. La rareté de la Triple Couronne rend le succès encore plus mythique. Bien plus qu’un simple Grand Prix, cette course est l’une des trois attractions du sport automobile, avec les 24 heures du Mans et les 500 miles d’Indianapolis.

Les 24 Heures du Mans et les 500 miles d'Indianapolis font partie des trois plus grandes courses automobiles mondiales avec le Grand Prix de Formule 1 de Monaco. Au-delà de l'aspect purement mythifié, s'adjuger la Triple Couronne demande une maîtrise technique parfaite mais surtout complète, tant les courses sont différentes. La Formule 1 est avant tout une compétition dite de vitesse avec des monoplaces puissantes et automatisées, alors que les 24 Heures du Mans restent une épreuve d'endurance où la gestion est au cœur du pilotage.

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Graham Hill : L'unique détenteur de la Triple Couronne

Jusqu’à aujourd’hui, seul Graham Hill, un véritable légende du sport automobile, a réussi à conquérir la Triple Couronne. Une prouesse légendaire puisqu'en remportant Monaco, Le Mans et Indianapolis, Graham Hill n'a pas uniquement glané la distinction symbolique de la Triple Couronne. Le féru britannique a démontré une polyvalence impressionnante en remportant ces trois courses titanesques. Ce superbe exploit illustre la maîtrise complète de Hill dans des environnements très variés, prouvant son statut d’incommensurable champion.

En presque 100 années de courses effrénées, la Principauté a su écrire sa légende, aussi unique que spectaculaire. Seul un pilote a réussi à vaincre dans les trois : Graham Hill, à Monaco en 1963, 1964, 1965, 1968 et 1969 ; Indianapolis en 1968 ; et Le Mans en 1972. Hill a été aussi Champion du Monde de Formule 1 en 1962 et 1968.

Fernando Alonso : En quête de la Triple Couronne

Parmi les pilotes contemporains, Fernando Alonso est celui qui est peut-être le plus proche d’ajouter son nom à cette liste exclusive. La poursuite par Alonso de la Triple Couronne témoigne de son ambition et de sa volonté de se distinguer parmi les meilleurs. Si Fernando Alonso réussit sa mission, il ouvrira une nouvelle page dans l’histoire de la Triple Couronne du sport automobile et rejoindra Graham Hill dans le panthéon de l’élite du sport motorisé.

Le pilote espagnol a déjà décroché la victoire au Grand Prix de Monaco à deux reprises (2006, 2007) et a également remporté les 24 Heures du Mans en 2018 et 2019. Double champion du monde de Formule 1 avec Renault en 2005 et 2006, le pilote espagnol a terminé sur la plus haute marche du podium monégasque à deux reprises (2006 et 2007). Même constat dans la Sarthe où il a remporté les 24 heures 2018 et 2019. Il ne lui manque qu'une victoire à Indianapolis, malgré une très bonne participation le 28 mai 2017.

Quelques autres pilotes ont tenté d’atteindre cet exploit, mais peu ont réussi à s’en approcher aussi près qu’Alonso. Interrogé à ce sujet, le Taureau des Asturies ne cachait pas sa détermination de rejoindre le Britannique sur le trône des triplement couronnés : «Si je veux être le meilleur pilote au monde, il n'y a que deux options, expliquait Alonso en 2017. Soit je gagne huit Championnats du monde de F1, un de plus que Michael Schumacher, ce qui est peu probable.

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Autres pilotes de renom

Six autres pilotes de renom dans l'histoire automobile ont remporté deux des trois épreuves : Juan Pablo Montoya, le Français Maurice Trintignant, Bruce McLaren, Tazio Nuvolari, A.J. Foyt et Jochen Rindt. Montoya, 42 ans, a tenté pour la première fois cette année de décrocher sa 3eme couronne au Mans, mais sa Ligier LMP 2 ne pouvait pas prétendre à la victoire. Il termine 9e au général et 5e en LMP 2). Tous, sauf le Français Trintignant qui n’a jamais participé aux 500 Miles, ont pourtant tenté de briller dans les trois épreuves.

Ils sont à peine plus d’une quarantaine à avoir remporté l’une des 3 courses depuis la création de la plus récente en 1929 (Monaco), dont bon nombre de champions du monde de l’une ou l’autre des disciplines. Certains sont passés près des deux couronnes, en terminant second à Monaco comme Jacky Ickx, en 1972, Emerson Fitipaldi en 1973 et 1975, Didier Pironi en 1982, Michele Alboreto en 1985 ; ou second au Mans comme Stirling Moss en 1953 et 1956, Dennis Hulme en 1966, Mario Andretti en 1995, Jacques Villeneuve en 2008, Marc Webber en 2015 ; ou encore second à Indianapolis comme Dan Gurney en 1968 et 1969, et Davy Jones en 1996.

Pourquoi la Triple Couronne est-elle si difficile à atteindre ?

Comme le démontre le palmarès des meilleurs pilotes, peu sont ceux à être parvenus à briller dans les trois courses. Cela s’explique par plusieurs raisons. La première est la spécificité même de chacune des disciplines. Il ne suffit pas d’être un excellent pilote dans l’une d’entre elles pour réussir dans les autres. Les voitures et leur pilotage sont très différents, même si les vitesses sont comparables. Les caractéristiques moteur et aérodynamiques, les réglages, le poids, la position de conduite, sont propres à chaque catégorie et il faut donc s’adapter.

Les circuits sont également très différents : un circuit en ville, un anneau de vitesse et un long circuit routier. Enfin les conditions de courses sont aussi particulières : seul au volant d’une monoplace à Monaco et à Indianapolis, mais en équipage de trois au Mans à bord d’un sport prototype fermé. Cette dernière configuration est la plus délicate à appréhender pour les pilotes de monoplaces habitués à gérer seuls leurs réglages et leur course. Au Mans, ils doivent composer avec des compromis et partager leur monture.

Beaucoup de grands pilotes ont reconnu ne pas savoir ou pouvoir s’adapter à une discipline si éloignée de la leur. La seconde tient au calendrier des championnats, dont les dates peuvent se chevaucher, interdisant ainsi la participation à l’une des courses. Et lorsque les dates sont libres, c’est la distance qui peut poser problème, les championnats se disputant dans le monde entier. Car si les courses se disputent le week-end, souvent le dimanche, les pilotes doivent être disponibles au circuit dès le jeudi pour la F.1 et toute la semaine précédente pour Indianapolis et Le Mans.

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En effet, à la course, s’ajoutent les essais et les obligations administratives ou commerciales. La troisième est d’ordre contractuel, à deux niveaux. D’une part, les assureurs des pilotes n’approuvent guère que ceux-ci prennent des risques dans des disciplines qui leur sont moins familières, au point de compromettre leur saison sportive principale (des contrats leur interdisant même la pratique du ski ou du football par exemple). D’autre part, leur employeur principal (le constructeur ou l’écurie de course), n’acceptent pas forcément que leur pilote court pour une autre marque.

La question financière se pose moins, dans la mesure où ces pilotes sont des professionnels très bien rémunérés, et ou leur notoriété attire des sponsors prêts à subventionner le projet. On a bien vu l’effet médiatique « Alonso », et plus largement des pilotes de F.1 (même retraités) sur les dernières 24 Heures du Mans. Les organisateurs de l’épreuve, comme les participants, y compris les concurrents, se félicitent d’une telle exposition qui profite à tous.

C’est dès lors sur le terrain purement sportif que l’exploit est remarquable. Encore plus aujourd’hui qu’hier car la technologie des voitures est devenue très complexe et plus délicate à apprivoiser. Passer d’une McLaren F1 à une Toyota Hybride impose quasiment de réapprendre à piloter, dans un environnement humain et technique radicalement différent. Les qualités d’adaptation et d’apprentissage du pilote doivent être exceptionnelles.

Il faut aussi préparer son corps et son organisme à un contexte physique propre à chacune des courses, car les contraintes ne sont pas identiques. Et même si les pilotes sont des athlètes, les sollicitations ne sont pas comparables entre les forces imposées par la vitesse et les freinages, les muscles en mouvement, et la gestion de la fatigue et du stress. De plus, Le Mans impose de rouler la nuit, ce à quoi les pilotes d’Indycar et de F1 ne sont pas habitués.

Accepter d’aller se mesurer à des spécialistes d’autres disciplines est déjà très courageux, car on peut y perdre en image et risquer de se faire mal ; et gagner est encore plus extraordinaire. Gagner les grandes courses était également difficile dans le passé, mais les passerelles étaient plus aisées. Plus nombreux étaient les pilotes s’adonnant à toutes les disciplines du sport automobile, sur piste comme sur route.

Dans les années 50, Stirling Moss ou Maurice Trintignant passaient allègrement de la F.1, au Mans et au Rallye en y remportant des courses; tout comme le belge Jacky Ickx dans les années 60/70. Un même constructeur faisait courir ses pilotes dans toutes les disciplines, comme Ferrari ou Mercedes, à la fois présent en Formule 1, en endurance et en GT sur circuit comme sur route. Les pilotes d’alors appréciaient ce statut « multicartes » dans un environnement encore très amateur.

C’est à partir des années 70, et surtout 80, que les sports mécaniques sont devenus plus professionnels et plus structurés, et que les pilotes sont devenus des spécialistes d’un domaine, en excluant le plus souvent, les autres.

Conclusion

Pour résumer, remporter le Grand Prix F1 de Monaco, les 24 Heures du Mans et les 500 Miles d'Indianapolis est le Saint Graal absolu pour un pilote. Devenir Champion du monde de Formule 1 est considéré par beaucoup comme l'accomplissement ultime dans le sport automobile. Mais et s'il existait un meilleur moyen de déterminer qui est le meilleur pilote au monde ? C'est là qu'intervient la triple couronne du sport automobile.

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