La Volkswagen Coccinelle est une voiture emblématique qui a été produite par le constructeur allemand Volkswagen de 1938 à 2003. Depuis plusieurs décennies, la Volkswagen Coccinelle ne cesse de séduire les passionnés d’automobiles anciennes. Des routes ensoleillées de Californie aux petites départementales françaises, cette voiture mythique traverse les générations, portée par une communauté de passionnés toujours prête à lui redonner vie.
La Naissance d'une Légende: Le Baja Bug
Vous voulez une bonne recette de désert, délicieuse et pas trop compliquée à élaborer ? Prenez une VW Coccinelle toute simple. Dépouillez-la de son moteur d’origine que vous remplacerez par un Porsche. Puis éloignez-la du sol en lui ajoutant de gros pneus crampons et en retravaillant la suspension.
Les Origines de la Course Baja
Un Baja, qu’est-ce que c’est ? Si l’on s’en tient à la stricte origine, il évoque une course dont la première édition a eu lieu les 31 octobre et 1er novembre 1967 dans la péninsule de Baja California (Basse-Californie), au Mexique. Le principe en était simple : rallier Tijuana à La Paz le plus vite possible, en empruntant les pistes sableuses et rocailleuses du désert mexicain, et en tirant le plus droit possible. Ed Pearlman, l’initiateur de ce run de fous furieux (1.366 km en un peu plus de 27 heures !), avait alors bien compris l’engouement des Américains, et notamment des Californiens, pour un type de compétition sans règles contraignantes et qu’il a ouvert à tous les véhicules possibles et imaginables, qu’ils soient à deux ou à quatre roues.
Motos, autos, camions, buggies, tout ce qui était motorisé et pouvait rouler avait le droit de s’inscrire. Et toutes les modifications étaient permises. On y verra notamment débarquer des Meyers Manx, buggies produits entre 1963 et 1971 par le Californien Bruce Meyers sur une base de Coccinelle. L’un d’eux, piloté par Ted Mangels et Vic Wilson, s’imposera d’ailleurs dans cette première édition.
D’abord baptisée Mexican 1000 Rally et organisée sous la houlette d’une entité créée pour l’occasion, la National Off-Road Racing Association, cette compétition prendra le nom de Baja 1000 en 1972 et sera organisée par une association à but non lucratif, placée sous le contrôle des autorités de la région, le Baja Sports Committee. Mais c’est finalement un troisième larron, le Short Course Off-Road Enterprises, qui reprendra le flambeau à partir de 1975 et s’empressera de lutter contre les débordements, notamment les sabotages entre équipes ou perpétrés par des spectateurs creusant des trous dans la piste, allumant de gigantesques obstacles ou indiquant aux concurrents de mauvaises directions, juste pour le plaisir de s’amuser aux dépens de ces « yankees locos » (ces fous d’Américains).
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L'Héritage de la Baja Mil
La Baja Mil existe toujours. Elle comprend en fait deux courses distinctes : un run de 1.000 miles entre Ensenada et La Paz, ou Tijuana et La Paz, ou encore Mexicali et La Paz ; et une boucle de 1.340 km avec Ensenada comme point de départ et d’arrivée. Depuis 1975, pas une seule voiture n’a remporté l’épreuve, les motos dominant outrageusement cette course de vitesse dans le désert mexicain.
Par extension, le nom de Baja désigne aujourd’hui des courses tout-terrain. Il en est organisé dans le monde entier, y compris en France par l’équipe de Jean-Louis Dronne (Forcing). Le principe de base reste immuable, les engins les plus divers se côtoyant dans une épreuve d’endurance de 24 heures qui voit buggies, protos et autres 4×4 ou deux roues motrices affronter des conditions de terrain les plus apocalyptiques possibles.
Si les purs 4×4 protos, à l’image du Bowler de Nicolas Gibon, dominent aujourd’hui le paysage de la Baja, on rencontre encore pas mal de buggies sur des bases assez étonnantes (Twingo !), mais de moins en moins de ces surprenantes Coccinelle qui, pendant très longtemps, ont constitué l’essentiel des troupes, au point d’y gagner le surnom de Baja Bug. Il faut dire que, moyennant quelques transformations parfois radicales (mécaniques, mais aussi esthétiques), la Cox a très vite montré qu’elle pouvait tirer son épingle du jeu grâce à sa légèreté, à la fiabilité de sa mécanique refroidie par air et au dessin de sa suspension aisément rehaussable.
Ce n’est pourtant pas la compétition qui a poussé Eric Riegler à construire son propre Baja Bug, mais bien plus l’envie de se frotter aux terrains les plus divers avec un engin à deux roues motrices, dérivé de la série, dans un esprit ludique, purement plaisir. Grâce à lui, il peut quitter le goudron pour s’essayer aux terrains boueux et pentus, ou sauter de dune en dune dans le désert saharien, comme il en a fait l’expérience à l’occasion du troisième Raid Africa-Gazoline au Maroc.
La Coccinelle 1200 de 1970: Une Base Solide
La Coccinelle 1200 de 1970 qui lui sert de base n’a pas été choisie au hasard : « Tout comme chez la 1300, sa suspension fait appel à des barres de torsion à l’avant. Les modèles suivants (1302 et 1303) ont adopté un train AV type McPherson, sans doute plus moderne et plus satisfaisant pour la tenue de route sur bitume, mais moins facile à modifier et moins résistant en tout-terrain. » Par contre, le train AR avec ses bras obliques a été remplacé par la version à demi-bras oscillants et deux joints de cardans, façon Porsche, installée sur les 1302 et 1303 et sur les modèles à boîte semi-automatique. « Ça permet de gagner de la garde au sol, sans pour autant générer du carrossage.
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Les Différents Modèles de Buggy en France
- Buggy français et homologué, soit en châssis court, soit en long, ici un LM 1.
- Autre version, le LM 2 qui se voulait plus confortable.
- MarlandFabricant français, sur châssis long d’origine, il a aussi fabriqué un kit style 1930 à mécanique 2 CV en traction avant.
- BaboulinLe Baboulin, fabriqué dans la région de Grenoble, redoutable en tout terrain.
- Nova Sterling, toujours à châssis de Cox ; en France il était distribué par Défi à Tourcoing dans le Nord.
Pour pouvoir entrer et… sortir, c’est l’ensemble du toit monté sur vérins qui se lève. Firebal inspiré par la Ford GT 40. Manta Coyote. Cobra Certaines versions sont dépourvues de portes. DevinDevin (USA), la carrosserie en polyester peut se monter sur différents châssis.
L'Influence de Bruce Meyers et la Création du LM1
Prenons comme référence l’inventeur du Buggy Dune avec sa coque en fibre de verre, c’est à dire sa majesté Bruce Meyers. Il sort son premier buggy en 1964. 12 kits monocoques seront fabriqués et montés avec des moteur de cox. En 1967, il commercialise avec MAJORS CARS Inc, un modèle sur châssis cox raccourci de 36.2 cm et toujours le même moteur. Miche Landois qui a donné ses initiales à tous les modèles LM, fonde à Corbeilles-en-Gatinais (Loiret) en 1968 la Société de Vente et de Réparation Automobile (SOVRA) qui a pour principale caractéristique de savoir réparer les voitures en polyester de René Bonnet.
L’envie de construire sa propre voiture ne tarde pas (1969). Il récupère de vieilles Cox et les désosse complètement. Il en récupère le châssis qu’il raccourcit de 40 cm. Il installe une suspension de sa fabrication, reprend le moteur Volkswagen en lui apportant quelques améliorations et greffe une carrosserie de Buggy en fibre de verre. Le LM1 (Landois Michel) est né. Présenté au salon de Paris en 1970. C’est donc un modèle LM1 dont la coque a été posée aux ateliers Sovra en 1976, sur un châssis Cox de 1962.
Le moteur est un 1600 cm³ alimenté par 2 carburateurs Weber 40. L’échappement est un « Sidewinder Meyers Manx original ». Les jantes Acier Type « Sprintstar » font 5.5″ à l’avant et 7″ à l’arrière. Derrière le Pare-brise Safari on retrouve des instruments de bord « Auto Meter », le volant GRANT, et des sièges baquet proviennent d’une Rallye 2.
Depuis mon achat, j’ai changé assez dans l’ordre : sièges, phares avant et arrière, volant, échappement, jantes. Et fabriqué un pare choc avant. Tout ceci pour que le buggy soit plus « Old School ». La prochaine transformation sera pour un Hard top rigide (Style Manx).
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Pourquoi Rouler en Buggy?
Pourquoi rouler en Buggy ? Simplement par amour, une bouille ravissante, un parfum de soleil et de plage… Et puis aussi une certaine nostalgie d’avoir pu rouler longtemps, au bord de l’océan avec un autre Buggy. Rouler en buggy, c’est comme prendre un énorme bol d’air, les balades deviennent alors un régal dont on ne se lasse jamais. Vous avez entre les mains un véritable karting capable de superbes accélérations pour un petit 1600 d’environ 100 ch (avec une préparation moteur). Les sensations sont énormes et différentes d’autres cabriolets.
Je fais l’entretien moi-même ainsi que les réparations éventuelles. Il existe une véritable aide dans le monde du Flat 4. Depuis plus de 10 ans s’accumulent, concentrations Flat 4, deux fois le Super VW Festival au Mans, trois fois l’Autodrome Heritage Festival sur l’anneau de Montlhéry avec le plaisir de rouler sur cette piste mythique. Indépendamment de moi, ce bébé a parcouru le Vercors, l’Ardèche, la côte Landaise et la région du Doubs. Etant Adhérent et membre du CA de l’association « Le Rendez-vous de la Reine à Rambouillet », je profite de mon Buggy lors de nos 12 rassemblements annuel ainsi que nos deux rallyes, sans compter ceux des clubs voisin.
Mon buggy et moi avons aussi eu l’honneur d’avoir été choisi pour un shooting photo pour fêter l’anniversaire des 50 ans de Woodstock, dans le magnifique cadre des Vaux de Cernay en vallée de Chevreuse. L’avenir de nos rassemblements étant incertain avec ces restrictions, je ne fais que rêver à des jours meilleurs.
La Volkswagen Coccinelle 1300 : Un Modèle Emblématique
La Volkswagen Coccinelle 1300, produite entre 1966 et 1975, s'est imposée comme un modèle emblématique et intemporel. Véritable icône de l'automobile, elle séduit toujours par son design unique et son caractère attachant. Pratique et fiable, la Coccinelle 1300 reste une voiture au quotidien pour de nombreux passionnés. Aujourd’hui encore, elle continue de figurer parmi les voitures les plus recherchées par les amateurs de la marque, attestant de son succès durable et de son statut de classique incontesté.
La Volkswagen Coccinelle 1300 fait preuve d’une endurance impressionnante, capable de maintenir sa vitesse maximale sur autoroute pendant des heures, traversant sans effort d’un horizon à l’autre. Que ce soit sur des routes bitumées en plein été ou sur des terrains plus exigeants, elle roule avec une fiabilité remarquable. Des plaines aux montagnes, de la forêt vierge aux pistes enneigées menant à un chalet isolé, elle s’adapte à toutes les conditions.
Les Volkswagen Coccinelle 1302 et 1303
Les Volkswagen Coccinelle 1302 et 1303 sont deux modèles de voitures produits dans les années 70. Elles sont conçues pour remplacer les précédents modèles de Coccinelle devenus populaires dans les années 60.
En 1970, la Coccinelle est techniquement et visuellement modernisée. Des jambes de forces Mc Pherson sont utilisées sur l’essieu avant et l’essieu arrière est guidé par des bras semi-tirés. A côté de l’empattement allongé de deux centimètres, on assiste à une nouvelle tenue de route.
Restauration: Redonner Vie à un Classique
Restaurer une VW c’est bien, le faire sur deux modèles presque identiques en même temps et dans le même garage, c’est déjà plus rare ! Une incroyable histoire et un sujet duo magique à découvrir, tout comme le buggy LM2 “pop” ultra flashy !
Outre la préparation des moteurs VW aircooled, Initial Cox s’occupe aussi des révisions et des remises en route de Coccinelle, Combi et dérivée. De sa passion, Bastien Chaix en a fait son métier, l’atelier Initial Cox est créé en janvier 2018.
Les Accessoires et Personnalisation
Volkswagen proposait à ses clients d’enrichir sa voiture par une note personnelle. Les pièces étaient disponible chez le concessionnaire VW. Un catalogue était édité pour les clients. En choisissant des accessoires appropriés. Que vous en teniez pour les sièges couchettes ou pour une peinture extérieure amoureusement léchée. Que vous preniez votre voiture pour participer à un rallye ou pour faire du ski.
L'Aventure Continue
Les deux compères s'embarquent sur la Transafricaine au volant du Buggy LM Sovra de Olivier "MacFly" MAZARS, que ce dernier a préparé. Le buggy a été préparé en vue d'une utilisation TT intensive inspirée des buggy americains. Les trains montés avec des elements eprouvés en competition (baja 1000 etc.) permettent des debattements de 30 et 35cm .
L'Arrivée des Buggies au Rallye des Cimes
Au début des années 70, cela faisait déjà quelques années que les Jeep de l’armée américaine avaient remplacé avantageusement les ânes et les mulets dans les montagne de Soule.Ici, on ne voyait presque que de ça ! Cela allait de la Willys-Hotchkiss de l’armée française à la Land Rover en passant par les Viasa espagnoles.Dans nos montagnes, les collines s’étaient motorisées et on les aimait ces engins peu raffinés, mais passe partout ! Elles faisaient partie de la vie quotidienne et aidaient au désenclavement du pays de Soule.
De plus, ces Jeep remportaient chaque année le rallye local (né d’un pari entre amis) qui est le Rallye des Cimes.Seulement voilà, si elles avaient toujours gagné jusqu’à présent, elles n’avaient plus depuis peu la partie belle.Avant, elles couraient exclusivement entre elles, et la victoire ne leur échappait pas.Mais (et les conservateurs voyaient cela d’un très mauvais oeil) les buggies sont arrivés : sorte de petits jouets en plastique ou plus précisément une carrosserie en fibre de verre posée sur une plate forme Volkswagen.
Ici, les Jeep étaient les favorites des anciens, des conservateurs.Les buggies, eux, profitaient de leur légèreté et rapidité pour se faire remarquer tant et si bien que certains jeunes allaient même jusqu’à prendre position en leur faveur.Si les Jeep étaient très entourées, les jeunes préféraient maintenant les buggies et souhaitaient les voir gagner, comme quoi on peut être pour la réforme sans autant renier ses origines.
Dans cette prolifération de buggies, Thierry de Montcorgé (avec un buggy du même nom) mena radicalement la course d’un bout à l’autre : l’espoir commença alors à changer de camp !On croyait même tenir un nouveau vainqueur en 1972 mais sa transmission en décida autrement et les Jeep remportèrent une fois de plus le rallye. Il s’en fallut de peu… A partir de cet instant, l’apport des buggies va être très important et déterminant pour l’avenir !
L’année suivante, Thierry de Montcorgé revient à l’assaut avec son buggy revu et corrigé. Il finit par s’imposer en battant pour la première fois toutes les Jeep et consacre le buggy comme un véritable engin tout terrain.Première victoire d’un buggy sur les Jeep par son constructeur et pilote, Thierry de Montcorgé.
En mettant fin à la suprématie des Jeep d’antan, la victoire du buggy Montcorgé deux roues motrices tourne une page majeure dans l’histoire du rallye des cimes : les choses n’allaient plus jamais être comme avant !
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