Dire que j’avais envie d’essayer l’Audi S1 est un euphémisme. Après avoir fantasmé sur son aïeule très limitée l’A1 quattro, après avoir lu beaucoup de critiques dithyrambiques la concernant, il me tardait vraiment de la prendre en main le temps d’un weekend, d’aller m’amuser avec sur de petites routes sinueuses et bosselées afin de me faire ma propre opinion.

La première marque de fabrique de la S1 est qu’elle anticipe le restylage de toute la gamme A1. Que vous souhaitiez passer relativement inaperçu ou vous démarquer de la première TDI venue (sans pour autant aller aussi loin que l’A1 Quattro), il y a forcément une Audi S1 qui vous correspond, que ce soit en trois ou en cinq portes (Sportback).

Il faut bien convenir d’une chose en faisant fi des avis lus ici ou là : le tableau de la S1 est alléchant. Le premier contact est forcément visuel et permet de mesurer le chemin de sportivité parcouru entre la base sage, citadine, huppée et cosy qu’est l’A1. La S1 en impose très nettement plus sans toutefois renier ses origines.

Design extérieur : sportivité affirmée

Audi a appliqué sur sa S1 les mêmes recettes que sur le reste de la gamme. Là où l’A1 quattro se voulait absolument singulière, cette S1 s’inscrit dans la continuité du travail accompli par la marque depuis plus de dix ans. Mêmes codes de design, mêmes recettes de chrome, de calandre single frame ou encore de signature visuelle distinctive.

Calandre traditionnelle des S surlignée de chrome, regard acéré parcouru de sortes d’éclairs, petit badge S1 distinctif - tel un pin’s - sur la calandre et enfin fausses prises d’air en nid d’abeille béantes bordées d’une ouverture - réelle celle-ci - chromée pour finir de composer une méchante petite gueule. Les flancs ne sont pas en reste et rappellent le travail effectué récemment sur l’Audi S3. Les roues sont mignonnes, se chaussant dans un presque raisonnable 18 pouces. Raisonnable. 18 pouces. Petite citadine.

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Les rétroviseurs se parent également de chrome, que l’on vient retrouver sur la quadruple sortie d’échappement et le bandeau qui surligne le diffuseur. L’arrière de la voiture n’a en effet pas été oublié avec cet échappement aguicheur et le diffuseur massif en leur centre. Le petit sigle S1 se retrouve sur le hayon de coffre surplombé d’un joli becquet. Ce hayon n’arborait pas sur mon modèle d’essai le bandeau noir piqué à l’A1 quattro.

Ce bandeau, du plus bel effet, donne toutefois un look très show off à la voiture selon moi et j’ai plutôt apprécié la relative sobriété de cette version de la S1. Vous me direz, en jaune poussin, cela se voit que c’est une S1… Certes.

Au programme, de nouvelles optiques et des feux arrière légèrement redessinés. Un pack extérieur Quattro est disponible dans le catalogue d’options, avec entre autres choses les paupières rouges, en plus d’un autre pack, aérodynamique cette fois. Bien dans l’ère du temps, cette personnalisation devrait trouver des adeptes.

Dans sa livrée rouge, la S1 fait sensation dans la rue !

Habitacle : finitions et équipements

Passons maintenant à l’intérieur. Première évidence : l’habitacle est très fini, les matériaux sont de qualité et l’ensemble respire la belle automobile allemande. Je ne vous apprends rien : Audi sait faire des intérieurs de voiture et c’est également vrai pour l’A1 / S1. Jolie console centrale aux plastiques noir grisés simples mais qualitatifs, évents d’aération que l’on tourne pour ouvrir / fermer, commandes au volant surlignées de chrome, beau plastique moussé pour la planche de bord et portières irréprochables - y compris pour les commandes d’ouvrants !

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Je cherche les défauts et n’en trouve que peu. On peut citer par exemple le flux d’air sortant des évents difficile à réguler / orienter car on oscille au final entre vent dans la gueule et filet d’air insignifiant. Pas confortable du tout. Autre petit détail un peu moche : le bouton de warning + start/stop au centre de la console et en plastique moche.

On passe du côté des commandes avec un pédalier alu bien fichu et le traditionnel volant Audi S/RS doté d’un généreux méplat et dont je n’ai toujours pas à me plaindre, surtout avec sa petite touche programmable avec la fonction qui nous fait envie.

C’est d’ailleurs de ce côté-ci que le bât blesse un peu pour la S1 qui commence à souffrir de l’âge de sa base l’A1. Cette dernière n’a si je ne m’abuse pas été restylée et utilise encore les “anciennes” technologies Audi. L’ensemble reste richement doté mais manque de la simplicité d’usage des nouveaux systèmes.

L’écran situé entre les compteurs affiche une résolution décevante et même s’il est pratique à l’usage, il déçoit par son aspect. De la même manière, l’écran central que l’on plie / replie manuellement, n’est pas exceptionnel. On le commande grâce à la mollette centrale de la console et on navigue tant bien que mal dans les différents menus grâce aux quatre touches qui l’entourent. Je n’ai jamais été un grand fan de cette façon de faire et cet essai de la S1 me l’a confirmé.

Bref : au vu du tarif demandé pour la S1, on est en droit de demander un peu plus que ce système mais il faudra pour cela attendre une nouvelle A1 / S1 et se contenter de ce système, assez pratique mais pas transcendant ou sexy au quotidien.

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Enfin, dernier grief : les sièges ! S’ils offrent un maintien très correct et restent confortables, j’aurais vraiment aimé qu’ils soient encore plus enveloppants car on verra dans la suite que cette voiture est capable de vous bouger sévèrement dans vos habitudes !

L’intérieur présente bien, comme sur toutes les Audi. L’assemblage est de très bonne facture. En revanche, les panneaux de porte avant en plastique dur sont difficiles à accepter sur un véhicule jouissant d’une telle réputation. Même si dans la catégorie rares sont les modèles à utiliser des matériaux moussés à cet endroit, à 33.900 (ou 34.600 € pour la Sportback) la "citadine", nous sommes en droit d’être exigeants.

Motorisation et performances

Hormis la très exclusive Quattro, l’Audi A1 n’avait pas encore eu droit à sa version sportive S. Cette injustice est à présent réparée grâce à l’emprunt du tout récent bloc de la Volkswagen Golf 7 GTI. Comme toujours sur les Audi S, on retrouve la transmission Quattro pour transmettre la puissance au sol. Une offre unique dans la catégorie, au même titre que les 231 chevaux embarqués sous le capot.

Le fait d’avoir réussi à caler un 4 cylindres de 2.0L dans un si petit compartiment moteur est une belle prouesse technique, le fait de lui faire cracher 231 chevaux et surtout un couple de 370 Nm est encore mieux ! Ce moteur est un véritable petit bouilleur, bien volontaire et au caractère pétard et rageur. Première, seconde, troisième et quatrième : il crache et met la voiture en mouvement comme une catapulte. Surtout, il n’est pas que couple, s’avérant également communicatif et réactif à haut régime, toujours plaisant avec un moteur turbocompressé ! Ce n’est bien évidemment pas un atmo mais c’est le genre de turbo que j’apprécie.

Avec 5,8 secondes, l’allemande prend la tête de la catégorie des GTI.

Deux sportives bien sympa pour un 0 à 100 km/h en 5,8 secondes (Audi S1) et 5,9 secondes (Audi S1 Sportback). Vitesse maximale : 250 km/h.

Transmission Quattro et châssis

Effectivement, c’est d’ailleurs bien indiqué dans l’habitacle, cette Audi S1 est “quattro”. C’est à dire qu’elle bénéficie d’une transmission intégrale multi-disques pilotée électroniquement et répartissant en permanence le couple entre les roues avant et arrière. Ce simple fait aide déjà bien la voiture à gérer le couple moteur, imposant.

Cela ne serait néanmoins pas suffisant sans des suspensions de qualité et Audi a fait le choix de doter sa S1 d’un multi-bras à l’arrière là où l’A1 était auparavant dotée d’une traverse déformable. C’est une modification technique majeure, coûteuse, indispensable à l’utilisation du quattro de toute manière, à laquelle peu de constructeurs s’attèlent et on peut saluer la marque aux anneaux d’avoir joué le jeu jusqu’au bout en y mettant au passage la suspension pilotée Bilstein avec ses trois niveaux.

Le châssis est sophistiqué, tout comme la direction assistée électromécanique. Sur l’essieu avant, des paliers oscillants modifiés améliorent la spontanéité des réactions à l’entrée des virages. À l’arrière, une construction à quatre bras remplace le train arrière à bras combinés des modèles A1.

Tableau des options et équipements

Voici un aperçu des options et équipements disponibles pour l'Audi S1 :

Option/Équipement Description
Advanced Key Clé confort pour un accès facile.
Bose surround sound system Système audio de haute qualité.
Pack brillance noir Audi exclusive Éléments de design noir brillant.
Pack esthétique extérieur quattro Personnalisation extérieure sportive.
Pack esthétique intérieur quattro Personnalisation intérieure sportive.
Parking System Plus Aide au stationnement avec signal sonore et visuel.
Sièges sport S Sièges sportifs avec appuie-tête intégrés.

L’habitacle de l’Audi S1 est de couleur sombre ; le noir prédomine et se retrouve sur le boîtier des diffuseurs. Les instruments ont des cadrans gris foncé comme les autres modèles S, le dessus des pédales est en acier inoxydable brossé. Audi propose, en alternative aux sièges sport de série, des sièges sport S à appuie-tête intégré.

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