Le Béarn et la Soule, régions riches en histoire, sont également des terres de passion pour l'automobile. De nombreux événements et figures emblématiques témoignent de cet engouement, faisant de ces lieux des incontournables pour les amateurs de belles mécaniques.

Le Pau Rétro Show : Un Rendez-vous Incontournable

Chaque année, le Pau Rétro Show attire les passionnés de voitures anciennes au parc des expositions. Au Pau Rétro Show, on aime l’odeur du carburant et le bruit des pistons, les couleurs qui pètent et les silhouettes originales.

Les collectionneurs jaugeaient en connaisseurs les premiers véhicules déjà installés sur les tapis d’exposition. Beaucoup ont le sens de la formule et du verbe dans le moteur, à l’instar de l’intarissable René Lamarque. Ce jeudi, il est en combinaison orange de mécano-coureur, et fait l’éloge d’une de ses acquisitions, une Panhard de 1952. Le modèle est unique, tant par sa carrosserie en alu que par les anecdotes qu’elle conduit depuis sa sortie d’une concession de Tarbes.

« Au Pau Rétro Show, mon regard va s’arrêter sur une 2 CV comme sur une Bugatti, parce que j’aime toutes ces formes insolites », note René Lamarque en expert. « J’ai vu la ‘petite’ Aston Martin… Mon rêve, mais mes moyens m’empêchent de l’acquérir. Et des Porsche, des Ferrari, quelques Rolls… » Autant de sources d’histoires, que ces passionnés partagent volontiers, une main caressant la carrosserie.

Ces trois jours seront également l’occasion de faire un détour sur le stand de votre journal, où des surprises vous attendent. Le Pau Rétro Show est ouvert au parc des expos ce vendredi de midi à minuit, ce samedi de 10 heures à minuit et dimanche de 10 à 19 heures. Gratuit pour les moins de 12 ans, 6 € pour les 12 à 18 ans, 12 € pour les adultes.

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Le Rallye des Cimes : Une Légende en Soule

« Une course automobile en montagne, réservée aux véhicules tout-terrain, en Soule au Pays Basque »voici sur le papier, l’énoncé simpliste du Rallye des Cimes. Mais au-delà de cette description commence l’Histoire. Avec son flot d’anecdotes, de héros, de légendes, depuis 1951, le Rallye des Cimes a tant forcé le respect du monde du sport automobile, du public et dela presse, qu’il en a usé tous les grands titres et les superlatifs.

Indissociable de sa Soule natale, le Rallye des Cimes évolue dans un cadre privilégié, montagneux qui lui confère un tracé unique. Il reste un parfum d'aventure dans ce défi pour quiconque ose les Cimes. Cette épreuve ne s'explique pas, elle se vit ! L’Écurie des Cimes est une association Loi 1901 dont le but est de promouvoir le territoire au travers de l’organisation d’une épreuve sportive à l’aura internationale : le Rallye des Cimes.

Le tout-terrain a son mythe. Voici plus de 60 ans qu’il est né dans la tête de Sauveur Bouchet, dont le seul but était d’aménager, de désenclaver, d’ouvrir cette vallée. Au cours de la 1re édition, 7 participants ont pris le départ vers l’inconnu. Le pari de Sauveur Bouchet est plus qu’un rendez-vous sportif.

Fascinés par ces aventuriers qui défient la montagne avec les moyens du bord, public et médias se retrouvent à nouveau en 1952 et 1953 autour deces Jeeps et de leurs pilotes. Le Circuit des Cimes émerveille autant qu’il terrifie. Chacun des engagés est poussé par l’envie de franchir tous les obstacles et d’atteindre les sommets. L’aventure n’allait pas s’arrêter ainsi, bien au contraire !

Avec l’appui de l’ASAC BASCO BÉARNAIS, le Circuit des Cimes trouve enfin la reconnaissance de la Fédération Française de Sport Automobile et s’appellera désormais Rallye des Cimes. Il a gagné ses galons d’épreuve automobile la plus dure. Avec une telle presse, tous les constructeurs de tout-terrain se lancent à l’assaut des Cimes. Il était important pour eux d’y être présents.

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L’aura du Rallye des Cimes dépasse largement les frontières de l’hexagone. Rien n’aurait pu exister si Sauveur Bouchet n’avait pas vu en la Jeep de l’armée américaine, le véhicule utilitaire qui faciliterait et changerait la vie de son pays. Intimement liée à la libération de la France, la Jeep poursuivit son oeuvre quelques années de plus en Soule.

Elle rapprochait, facilitait les échanges, évitait les longues heures de marche, permettait au docteur ou au vétérinaire de pratiquer des soins plus rapides sur les personnes ou les animaux. Symbole d’échanges, de progrès, la Jeep était le véhicule indispensable de la vie rurale.

Combien ont pris le départ depuis 1951 ? Combien de joies, de pleurs, de victoires ou de désillusions ? Combien de grands moments dans les sous-bois, dans les bourbiers, quand la mécanique lâche, quand l’équipage n’en peut plus, que le public porte le véhicule à bout de bras jusqu’au sommet. Seul l’exceptionnel donne lieu a une telle communion entre acteurs et spectateurs.

Alors oui, le Rallye des Cimes c’est le chrono, oui le Rallye des Cimes c’est le paysage, le site.

Cimes l’Historique

Depuis 2015, un autre évènement est venu enrichir l’association. « Nous avions envie de rendre hommage à cet événement devenu incontournable du calendrier sportif », commence Félix Bosom, vice-président de l'Écurie des Cimes, et en charge de l'organisation de l'événement historique. « L'idée c'était de nous replonger le plus possible dans les conditions de nos parents et grands-parents, au lancement du rallye ».

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Ainsi, oubliez toute notion de compétitivité. L'objectif ici est de « se retrouver, passer du temps ensemble », en ralliant un point A à un point B, avec des véhicules d'époques, le tout en étant le plus proche possible du parcours initial du Rallye des Cimes. « On essaie d'être le plus discrets et le plus respectueux possible. Nous sommes sur des routes ouvertes, donc on pourra possiblement croiser des gens, des animaux, et nous ne voulons surtout pas les déranger ».

Pour cette édition 2022, ce sont 80 véhicules qui seront au départ du parcours, soit presque autant que la première édition qui avait accueilli 90 voitures. « Une majorité de voitures sont des Jeeps, puisque c'est le véhicule emblématique du rallye, mais il y a aussi des Land Rover, des Toyota, des Renault 4 Simpar, et même des Cournil, que les gens considéraient à l'époque comme la Jeep française, sans oublier bien sûr tous les amateurs de buggys sur base Volkswagen ». Un véritable panache de passionné, pour les passionnés.

« Ce sont souvent des véhicules familiaux qui ont une histoire. C'était la voiture à papa, ou au grand-père, un ancien concurrent du Rallye, etc. Les gens sont très liés aux véhicules ».

Bien que l'Écurie des Cimes soit à la baguette de l'événement, sa création et sa mise en place relève de l'implication de toute la Soule, et bien plus. « Beaucoup de gens avaient dans leur garage d'anciens 4x4 ou buggys, et ils ne savaient pas trop quoi en faire : ils ne peuvent pas être engagés pour le rallye étant donné qu'ils ne sont plus homologués, et il n'existait rien pour en profiter. Alors, pour donner suite à une demande de la municipalité́ de Cambo-les-Bains, nous avons présenté ce projet de concentration historique, ils se sont montrés très intéressés et réellement impliqués dans le projet ». Cimes l’Historique était né. La première édition voit le jour en 2015, et est un vrai succès. « Dès le début, on a rassemblé près de 150 personnes intéressées, et on a inscrit 90 véhicules ».

Pour ce 5e anniversaire, le départ sera donné ce vendredi à Licq Atherey, pour une arrivée prévue dimanche à Cambo les Bains. Le samedi, deux étapes sont prévues à Mendive et Saint-Jean-le-Vieux. « Jusqu'au tout dernier moment, les participants eux-mêmes ne connaissent pas la piste », précise Félix Bosom avant d'ajouter que les spectateurs pourront admirer les véhicules uniquement dans les villages étapes.

Les voitures pendant le rallye historique ne sont que des outils pour créer du lien et permettre aux gens de se rassembler. « Pour des questions d’enregistrement en Préfecture et de respect de réglementation, nous ne communiquons pas au public les parties terre ou piste du parcours. On ne peut pas, étant donné que l'on n'est pas une épreuve sportive, mais une concentration automobile ».

« En ce sens, nous pourrions organiser des animations à l'avenir, pour que du monde se réunisse. Et je pense que c'est le plus important, surtout après deux années de Covid », conclut Félix Bosom. Pour cela, il faut rassembler des bénévoles qui souhaiteraient s’associer avec leurs idées.

Le Grand Prix de Pau

Pau invente le GCH : Grand Cru Historique. Quarante voitures de rêve, soit le double de l’an dernier, vont sillonner les routes du Nord-Béarn le vendredi 18 mai, puis effectuer une boucle jusqu’en Soule le samedi 19 mai via les cols d’Osquich et Marie-Blanque. Le Rallye se terminera en beauté par un roulage sur le circuit de Pau, en clôture de la première journée consacrée à sept disciplines historiques et en prélude sympathique à la « Nuit des Légendes » de ce même samedi 19 mai. Parmi les véhicules de collection, Porsche, Ferrari, Morgan et Lotus se comptent les plus nombreuses au départ. Chaque participant exposera son petit bijou le samedi soir devant le plan d’eau du Palais Beaumont où se déroulera la « Nuit des Légendes ».

Samedi 19 et dimanche 20 mai : 407 voitures de collections sont exposées. Plusieurs effectueront la parade en cœur de ville. Là encore, record battu : plus de 400 voitures sont présentées au Parc Beaumont. Et particularité de l’expo Pau, chacun y a sa place. Les plus belles que sont une Excalibur, des Bentley, Aston Martin, Ferrari dont la fameuse Testa Rossa, MG ou encore Jaguar Type E V12. A l’autre bout de la chaine, le club 104 vient exposer ses petites Peugeot qui ont fait le bonheur de tant de jeunes. non, le Grand Prix n’est pas seulement une affaire de spécialistes. Samedi 15h00, plusieurs de plus belles voitures exposées effectueront une parade en cœur de ville.

L'art de la Restauration Automobile

Quand l’Idronnais Benoit Carrache a déniché cette Renault 5 Alpine Coupe, la voiture était quasiment à l’état d’épave. Ce n’est qu’après un gros travail de restauration que cette petite merveille de la fin des années soixante-dix a pu retrouver toute sa splendeur. Une renaissance qui sera aussi un baptême du feu ce week-end pour son pilote, pour qui c’est une première dans les rues de la cité royale.

Face au Palais Beaumont, Michel Lablanche expose pour la première fois sa MG 1 600 MK II, de 1961. « Elle a été fabriquée pour les États-Unis, avec des freins à disque à l’avant, une première pour l’époque », explique l’heureux propriétaire qui a fait venir ce petit bijou des États-Unis. « C’est un rêve d’enfant », sourit Benoit Carrache dont l’ambition sera d’abord de « se faire plaisir ». Il pourra aussi compter sur l’expérience de son préparateur, Luis Quintino, un vieux de la vieille à Pau, puisqu’il préparait déjà des R5 Alpine Coupe dans les années 80 pendant le Grand Prix. La boucle est bouclée.

Pau, « l’étape ultime »

C’est en famille que le pilote suisse Cédric Torres est venu sur le Grand Prix. Ce passionné qui vit entre Genève et Lausanne ne pouvait pas rater le voyage à Pau, son troisième en carrière et le deuxième au sein de la Coupe Ferdinand. « Pau, c’est pour moi l’étape ultime. Le sport auto, on est vite piqué, on commence d’abord à rouler sur circuit, puis on fait des courses. Là, on est déjà dans quelque chose d’incroyable, et puis on découvre le circuit de Pau. Et ça, ça décuple les sensations.

Pour justement prouver tout son amour pour le tracé palois, Cédric Torres a carrément collé un énorme sticker sur le toit de sa Porsche, où il est écrit « Merci Pau ». « Il devrait bien se voir », sourit le pilote, ravi de son petit effet. Pour immortaliser son passage à Pau, le Suisse a tout prévu puisque ses sorties sur la piste font l’objet d’une retransmission en direct sur Twitch. On le retrouve sous le nom : Ferdinand_cup_92.

Des Véhicules Emblématiques

Sous la halle Sernam, la Renault Juvaquatre de 1956 (fabriquée en 138 000 exemplaires entre 1938 et 1956) affiche son propriétaire sur le flanc : « Domaine de Sarros, Jurançon, Vins biologiques ». « Elle appartenait à un menuisier de Tarbes », raconte le vigneron Hugues Chapal qui ne laisse personne d’autre que lui prendre le volant. « C’était son atelier, il s’en servait avec les sièges arrière baissés, plus en fourgonnette qu’en break. Il avait tous ses outils dedans ».

Quand il a cessé son activité, « elle est restée dans un coin du jardin et est devenue une épave. Elle a été rachetée par un mécanicien de Mont-de-Marsan qui l’a complètement retapée, il a retrouvé sa couleur d’origine, ce bleu capri ». Hugues Chapal la rachète donc rutilante, il y a 3 ans, c’est sa première voiture ancienne, même s’il rêve de pouvoir s’en payer une autre. Avec lui, la Juvaquatre reprend le boulot. Il l’amène sur les marchés pour vendre son vin et s’en sert pour les livraisons.

« Les clients sont ravis qu’on leur amène leur vin dans cette voiture. Et comme les gens tournent la tête en la voyant, elle peut nous en amener de nouveaux ! » Autour du kiosque, dans le parc Beaumont, une Jaguar de 1966 retient l’attention. Produite à 30 000 exemplaires, elle a été la berline de luxe « la plus rapide du monde » en 1966, avec une vitesse maximale de 200 km/h.

Sa couleur jaune la différencie entre mille, et lui donne un je-ne-sais-quoi de plus qui la rendrait presque plus belle que toutes les autres. Elle, c’est la Alexis Mk 18 Formule Ford que Christophe Vidal va piloter tout le week-end dans la catégorie du même nom. « Pour moi, c’est un rêve de courir à Pau Ville. Je venais avec mon père pour voir les courses quand j’étais gamin », rappelle avec une pointe d’émotion cet habitant de Lannemezan.

Les Premières Courses Automobiles à Pau

C’est le 5 avril 1899, il y a 123 ans, que s’est déroulée la première course internationale, dite « en circuit ». Elle se déroula de Pau à Bayonne et retour. Le vainqueur, M. Lemaître, « véritable fantôme vêtu de cuir », a mis 3 heures et 57 minutes (arrêts déduits) avec sa Peugeot 2 places, 10 CV.

Il faut aussi savoir que la première course automobile de l'histoire à porter le nom de « Grand Prix », ne fut pas le Grand Prix de l'ACF en 1906, mais bien un certain Grand Prix de Pau disputé le 17 février 1901. L'appellation était empruntée aux courses de chevaux, particulièrement réputées à Pau. À la suite de nombreux accidents mortels, notamment lors du Paris-Madrid, les courses sur routes ouvertes furent interdites, condamnant l'épreuve béarnaise qui promettait de devenir une grande classique.

M. Speackman succéda à M. Thorn, à la tête de l’Automobile-Club Basco-Béarnais, puis ce fut le tour de M. Centhule de Béarn. En 1914, le Club fit un geste spectaculaire, il mit toutes ses autos à la disposition de la Patrie pour la guerre. Il fallut ensuite attendre l'année 1930 pour qu’une nouvelle aventure sportive démarre, sous l'impulsion du baron d'Ariste, de Charles Émile Combes (petit-fils du philosophe Ollé Laprune), Henri Saut et de Georges Charaudeau… ils réussirent à coiffer sur le poteau Deauville, Lyon et Marseille pour organiser le Grand Prix de l'ACF (Automobile-Club de France) et de l'UMF (Union Motocycliste de France).

Automobiles Béarn et Soule : Informations Juridiques (AUTOMOBILES BEARN ET SOULE)

  • Ancien Gérant: Gérard CHANOINE
  • SIREN: 398044040
  • Adresse: 64140 LONSS
  • Secteur d'activité: Commerce de voitures et de véhicules automobiles légers
  • Ancienne: Du 02 décembre 2003 au 19 octobre 2023
  • Procédure: Le Tribunal de commerce de PAU, par un jugement en date du 02/10/2020 a prononcé la clôture pour insuffisance d'actif de la liquidation judiciaire.
  • Radiation du RCS le 28/10/2020 avec effet au 02/10/2020
  • Par jugement en date du 06/12/2016 le Tribunal de Commerce de Pau a ouvert une procédure de liquidation judiciaire à l'égard de la SARL AUTOMOBILES BEARN ET SOULE, a fixé provisoirement au 29/11/2016 la date de cessation des paiements et a désigné la SELARL François LEGRAND représentée par Me François LEGRAND demeurant 3 place Albert 1er 64000 Pau en qualité de Liquidateur. N° de gestion greffe de Pau 94 B 351.

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