Le petit coupé BMW s'appelle désormais Série 2. Allongé de 8 cm, il gagne en prestance comparé à l'ancienne Série 1 Coupé, dont le style baroque n'avait pas que des supporters. La Série 2 est ce genre de coupé dont je ferais bien mon quotidien! Surtout qu'avec ses proportions inédites, elle n'affiche plus le profil déséquilibré de son aînée, pas plus que sa personnalité unique rétorqueront ses défenseurs.
Design Extérieur
Pour l'extérieur, la coupe de côté, de face et même de derrière (qui ne fait pas consensus), capote ouverte ou fermée, est superbe (avis personnel toujours), la peinture noire sans faiblesse pour le moment (elle n'a que 5 ans en même temps). Le bleu Estoril est une option particulièrement intéressante également en amenant de la couleur dans un parc automobile peu varié niveau coloris. Nous avions longuement hésité entre ces deux teintes.
Les jantes 18 pouces 6 branches avec logos "M", étriers peints sont superbes, bien plus jolies que certaines autres productions qui se perdent en design sur cette partie (avis personnel). L'éclairage est excellent (full led, adaptatif, automatique si on le souhaite), tout est à Led : feux de jour, position, croisement, route, arrière, tous les clignotants, intérieur, coffre et bas de portes...
Design Intérieur et Confort
Pour l'intérieur, c'est une version restylée (phase 2) avec un intérieur très légèrement modifié par rapport à la phase 1 (235i). C'est soigné, bien construit, les assemblages sont au millimètre et sérieux, aucun rossignol pour l'instant (heureusement !). L'intérieur noir est en cuir, le tissu est une vraie alternative même si le cuir ne chauffe pas trop au soleil.
Il résiste bien aux temps et malmènements qu'on lui fait subir (soleil, objets posés, chaussures ou gouters des enfants...etc). Les places avant permettent une assise et un maintien parfait, moyennant des réglages fins et parfois techniques au travers des différents boutons électriques.
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Les places arrières permettent d'en faire un vrai cabriolet 4 places même si les trajets pour des personnes de plus d'1m80 ne seront pas très confortables. Le tableau de bord permet d'avoir toutes les informations essentielles au premier coup d’œil. Il est personnalisable selon ses goûts.
Equipements et Technologies
Les informations de limitations des vitesses sont inscrites sur l'écran avec une alerte discrète en cas de dépassement. Les aides au stationnement tous le tour du véhicule se limitent au radar (la caméra est la seule option manquante sur la voiture) mais sont suffisantes au quotidien pour se stationner ou manœuvrer ; le gabarit du véhicule restant contenu.
Le régulateur/limiteur de vitesse est très facile d'utilisation. Le GPS est bon sans plus, sa prise en main n'est pas très évidente. Des orthophotographies détaillées comme on en trouve désormais sur d'autres modèles plus récents serait un plus. Le niveau de détails est moindre ici et vient à manquer lorsqu'on cherche par exemple une destination finale avec précision.
L'équipement est important et même surabondant en finition M-Sport avec des options nombreuses prises par l'ancienne propriétaire.
Performance et Motorisation
BMW offre à sa deuxième génération de Série 2 Gran Coupé, sa berline 4 portes traditionnelle à hayon, l’incontournable 4-cyl. 2.0 turbodiesel de 150 ch. Et ce dernier s’est enrichi d’une hybridation MHEV de 48 V. En l’occurrence une petite batterie et un moteur électrique de 20 ch/55 Nm, logé dans la boîte de vitesses automatique.
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Vue sous le capot de la Série 1, cette motorisation donne des ailes à ces deux modèles. Pour cette Série 2 Gran Coupé, pas de surprise donc, avec les prestations de haut niveau pour les grands rouleurs, déjà observées au volant de la Série 1. Les performances suffisent largement pour avaler du bitume. Et on se posera pas la question des relances ou de la vitesse de croisière effective.
Il faut d'ailleurs souligner que cette BMW est encore plus élégante en vrai qu'en photo, et que cette teinte noire n'est pas celle qui lui va le mieux. Bref, c'est un vrai plaisir de s'installer au volant, sachant que, sans surprise, la planche de bord est reprise de la Série 1. Du sérieux, du sobre, du classique donc, assorti, qui plus est, d'une excellente position de conduite grâce aux grandes amplitudes de réglages.
Avec un prix d'accès supérieur à 36.000 €, la 220d Coupé automatique est cependant loin d'être bon marché. Autant dire qu'au volant de cette Série 2, on a le droit d'être exigeant. Mais un diesel n'a jamais été le meilleur moteur pour mettre en exergue un coupé, sportif par nature.
Certes, ce quatre-cylindres maitrise correctement ses vibrations, mais son râle gazole, toujours trop présent, détonne dans cet environnement luxueux. Ajoutez à cela un Stop & Start encore rustique de fonctionnement (quoique en léger progrès), et le bilan serait franchement mitigé si l'excellente boîte automatique, très bien gérée, ne rehaussait le niveau.
Motorisation Essence (235i)
Le moteur est un 6 cylindres en ligne (moteur B58) essence doté d'un turbo développant 340 cv à 5500 tours/minute, couple maxi de 500 nm. Il a des performances très bonnes, la puissance est là dès les bas régimes et instantanément en cas de besoin.
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Le manque de puissance ne se fait jamais ressentir même chargés de 4 personnes et de valises. La plage de régime moteur est particulièrement large. Son fonctionnement permet une utilisation très polyvalente et convient aussi bien à une utilisation calme, à 4 en famille, que sportive si on le souhaite.
Du côté de sa sonorité, le moteur est très discret et silencieux à bas régimes, beaucoup moins en montant dans les tours. Sa sonorité est dans tous les cas envoutante, probablement la plus mélodieuse parmi les 6 cylindres (avis subjectif). On ne s'en lasse pas quel que soit le régime moteur, en particulier décapotée, bien que certains le juge trop aseptisé.
La voiture est une propulsion ce qui participe au plaisir de conduite. L'insonorisation est particulièrement bonne et même bluffante. Le 0 à 100 km/h peut se faire en moins de 5 secondes même si ce n'est pas ce qui m'intéresse le plus.
La voiture est équipée d'une boite de vitesse automatique à 8 vitesses, la fameuse "Steptronic" (avec Start & Stop). Elle dispose de plusieurs modes de conduite classiques pour les habitués de la marque : Eco (qui permet donc des consommations remarquables au vue du nombre de chevaux), Confort (mode par défaut), Sport et Manuel (mode qui est bien 100% manuel si on le souhaite).
Les palettes au volant permettent de changer de rapport dès qu'on le souhaite, notamment à l’approche d'un giratoire ou d'un virage. Volant qui est d'ailleurs très agréable au touché. La gestion de cette boite d'une manière générale est, selon moi, l'une des meilleure du marché actuellement.
Consommation
Face à ses deux concurrentes du segment, Mercedes Classe C et Audi A4, cette Série 2 Gran Coupé 220d fait aussi la différence pour la consommation et la sobriété. Ainsi, sa « simple » hybridation 48 V suffit à réduire la consommation à 4,8 l/100 km selon nos mesures, sur routes et voies rapides parcourues à vitesse soutenue.
Et comptez un petit 5,4 l/100 km sur autoroutes. En outre, le fonctionnement de cette hybridation est transparent. Tout comme, d’ailleurs, la coupure du moteur en roue libre quand la situation le permet, en descente par exemple.
En conduite calme sur route favorable, elle peut s'en tenir à 7 litres, plutôt 8,5/9 litres en conduite "normale", difficile de dépasser les 12 litres en dehors d'une conduite très engagée. Le réservoir de 52 litres permet une autonomie autour de 600 km. Très correct étant donné le type de motorisation.
Comportement Routier
On notera aussi une meilleure insonorisation de l’habitacle. Ce que l’on doit surtout à l’architecture de cette Gran Coupé. On retrouve aussi la rigueur de guidage du train avant à grande vitesse et un train arrière qui reste vissé au bitume dans les successions de virages pris à vive allure.
En ville, le court rayon de braquage est un atout - un vrai bonheur dans les parkings - même si, évidemment, c'est sur la route que ce coupé dévoile tout son potentiel. Lâchée dans la vallée de Chevreuse, la 220d y révèle d'emblée un équilibre enviable sur les départementales bien revêtues.
Avec une répartition des masses idéale et des voies élargies de 4 cm devant comme derrière par rapport à sa devancière, la Série 2 avale les courbes et virages en toute décontraction. À la réserve près que la direction pourrait mieux prévenir de l'approche des limites d'adhérence.
Le freinage (qui a longtemps été un point faible chez la marque) est très correct quel que soit le mode de conduite et à priori endurant (ceci dit, je ne l'ai jamais poussé dans ses retranchements). Les pneus en monte d'origine (Bridgestone en 225/40 R18 et 245/35 R18) sont bons, d'autres marques proposent des produits équivalents.
Le chassis est très bon, il fait également (sans surprise) partie des points forts de la voiture. Bien qu'ayant passé l'âge pour ce genre d’amusement/bêtise, cette voiture permet très facilement de "drifter" (bien sur à proscrire sur route ouverte). La direction est particulièrement douce et précise ce qui participe aux excellentes sensations de conduite notamment sur route sinueuse quel que soit le rythme.
Toutefois, l'accès aux places arrières est étriqué et constitue un défaut (un défaut qui est commun à l'immense majorité des coupés/cabriolets).
Confort et Suspension
Mais on regrettera que la taille importante des roues (19 ’’ au lieu de 17 ’’ de série), combinée au châssis M Sport de notre version d’essai, dégrade autant le confort de roulage. L’amortissement se fait alors bien trop raide et ferme.
La faute à l'amortissement, incapable de contenir les mouvements de caisse, laissant glisser l'avant et l'arrière successivement. Rien de dangereux, les écarts sont bien vite rattrapés par l'antidérapage DSC, mais de la part d'une "BM", on attendait davantage de rigueur. Surtout que le confort en souffre également, les grosses roues de 18 pouces présentes (option) accentuant les imperfections du bitume. Il reste la possibilité d'opter pour l'amortissement piloté.
Fiabilité et Coût
Avec 110 g de CO2, et donc une fiscalité limitée en entreprise, il faudra faire marcher la calculette pour comparer, en fonction du kilométrage annuel parcouru, avec la concurrence en hybride rechargeable notamment.
La fiabilité est là pour le moment, aucune surprise ceci dit car le kilométrage est encore très faible. Ce moteur ne semble (à priori) pas poser de problème même avec des plus forts kilométrages. A suivre dans le temps.
Les prix en occasion deviennent "intéressants" pour ce modèle dont le prix neuf dépassait les 60 000 €. Plus spécifiquement dans mon cas, la voiture a été importée d'Allemagne où des opérations financières particulièrement intéressantes peuvent s'opérer (moyennant des précautions bien sur pour éviter une mauvaise surprise).
Cette voiture est très peu présente sur nos routes, que ce soit en coupé ou en cabriolet. Cette rareté en fait une qualité essentielle à mes yeux.
Défauts
- Les prix, malgré une décote importante, sont un défaut important en particulier si le véhicule convoité est fortement optionné.
- La couleur de la carrosserie (noire) rend la voiture très salissante dès la moindre intempérie ou endroit poussiéreux.
- Les palettes sont fixées au volant et non à la colonne de direction ce qui constitue une difficulté pour changer de rapport dans un virage.
- Les places arrières permettent de faire voyager confortablement uniquement des personnes de moins d'1m80.
- La visibilité arrière est très moyenne par le rétroviseur central capote fermée.
- Pas de "gros entretien" fais dessus encore mais les prix des pièces sont onéreux.
- BMW ne bénéficie pas toujours d'une bonne image.
- Ce véhicule nécessite une attention lorsqu'il est stationné en extérieur (tracker / bloque-volant efficace sont conseillés).
- La conduite sur sol mouillé requiert toujours une vigilance.
Conclusion Partielle
En résumé, c'est un très bon cabriolet. Les alternatives sur le marché sont presque inexistantes après notamment la désertion des marques généralistes (308, Mégane, golf, Cascada...) et une escalade trop importante des prix chez des marques plus "luxueuses" (chez Porsche par exemple).
Le son envoutant du 6 cylindres en ligne, sa très grande polyvalence et l’agrément de conduite constituent les points forts les plus marquants. Prix assurance : 600 euros/an (Assureur : ) (type de contrat : tous risuqes) (Bonus/Malus : 50)
Un véhicule comme on n'en fait (presque plus), avec une ligne très sympa et un moteur extraordinaire. services et que je souhaitais remplacer. Je souhaitais ainsi partir sur un modèle d'occasion, cabriolet 4 places, essence pour le plaisir et vu mes déplacements limités (environ 15.000km/an), de moins de 20.000¤, de norme Euro 6 (pour pouvoir circuler librement sans contraintes), suffisamment puissant (idéalement de 150cv) pour pouvoir dépasser sans stress le moment venu, en boîte automatique (vu des passages réguliers en ville et quelques bouchons du quotidien), fiable, doté d'un minimum de 4 cylindres et avec un coût d'usage et d'entretien correct (oui le 3.0l L6 fait rêver mais il était ici déraisonnable).
La gamme au-dessus (Bmw série 4 cabriolet, Mercedes classe C et E cabriolets, Audi A5 cabriolet Quattro...) étaient hors budget, trop kilomètrés et surtout plus compacts. Mon choix s'est finalement porté sur une Bmw série 2 cabriolet F23 220i, ayant craqué sur une occasion d'une belle couleur argentée lui allant bien au teint, mettant en valeur ses courbes.
Comme indiqué ci-dessus, j'apprécie fortement la conduire, le compromis de la motorisation pour le quotidien, discret, souple et vigoureux en reprises à la fois, l'équilibre général de la voiture, la propulsion et la facilité à la manoeuvrer. Peu présente sur nos routes. A titre personnel et vu l'état de nos routes, j'aurais juste assoupli légèrement les suspensions pour moins sentir les déformations de la route.
La voiture n'est cependant pas inconfortable, loin de là. Autre petit point de détail sur ma 1ère version (de 2015), le régulateur de vitesse ne comporte pas encore la touche "cancel" pour annuler le régulateur d'une simple pression d'un bouton dédié (comme j'avais précédemment dans mes autres voitures jusqu'ici), ce qui m'oblige à actionner la pédale de frein brièvement pour le désactiver avant la zone de freinage habituelle.
Niveau consommation, je dirais que les plus économes disposant d'itinéraires plats, réguliers avec très peu de ville et pas mal de nationales et/ou d'autoroute à rythme apaisé pourront espérer se rapprocher d'un 7,5l/100km de moyenne au long cours. Les autres, seront plus en moyenne aux alentours des 8l/100km selon leur itinéraire et leur pied droit.
En dehors de ces quelques points, elle me donne jusqu'ici entière satisfaction. Je la recommande à tout amateur de cabriolet 4 places. Et si vous pouvez être moins raisonnable et vous le permettre, n'hésitez pas à passer sur une 235i ou une 240i pour avoir le meilleur combo avec le moteur L6 et sa sonorité chantante.
Tableau Récapitulatif : BMW 220d Coupé Pack M
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Moteur Turbodiesel | 1 995 cm3 (4-cyl.) |
| Puissance / Couple | 150 ch / 360 Nm |
| Moteur Électrique | 20 ch / 55 Nm |
| Puissance / Couple Total | 163 ch / 400 Nm |
| Consommation Mesurée | 4,8 l/100 km (routes et voies rapides) |
| Consommation Autoroute | 5,4 l/100 km |
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