La BMW Série 1 est un modèle d'automobile conçu par le constructeur allemand BMW. Cette série constitue la première véritable étude de voiture compacte du constructeur si l'on excepte la Série 3 Compact dérivée de la BMW Série 3 berline (E36 et E46).

Elle se prononce : série « une », seule berline 5 portes compacte de sa catégorie en Europe à être une propulsion (transmission de la puissance aux roues arrières). Elle est la concurrente directe de l'Audi A3 qui régnait sur le segment des compactes dites « Premium » depuis 1996.

Première génération (E87)

La première génération de la série 1 a fait son apparition sur le marché en 2004, en version 5 portes et motorisée uniquement par des 4 cylindres. En 2005, la gamme s'élargit avec l'arrivée d'une motorisation 6 cylindres.

La version 3 portes a été commercialisée en 2007. BMW en a profité pour restyler la version 5 portes. Une version coupé et une version cabriolet ont été lancées en octobre 2007 pour faire un total de quatre déclinaisons du véhicule.

Pendant sa première année sur le marché en 2005, elle est devenue l'un des produits les plus réussis de BMW. 149.493 unités ont été vendues, la menant à une position de troisième dans les chiffres totaux vendus par modèles. Seulement les séries 3 et 5 se sont vendues mieux.

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Le nouveau véhicule est construit sur la plateforme (E87) ; cependant, il partage beaucoup de composants avec la E90 série 3. Les pièces partagées incluent des MacPherson dans l'avant de la voiture et d'un lien d'essieu arrière trapézoïdal. BMW a déclaré qu'il partage plus de 60% de composants avec la E90 BMW 3 séries.

Les nouvelles technologies incluent une pompe à eau élèctrique, une régénération de l'énergie de freinage,une batterie à nappe de verre absorbante, des modifications de boite de vitesses, la gestion des organes secondaires asservie aux besoins permet l'installation d'un système de mise au repos du moteur dès que la voiture s’arrête, que le levier de vitesses est amené au point mort et que le conducteur lâche la pédale d’embrayage. La 1 série est effectivement la première au monde à avoir un "hybride doux" en tant qu'équipement standard, bien que BMW fasse attention dans son marketing à ne pas la marquer comme véhicule hybride.

Ce modèle bénéficie depuis 2007 de plusieurs innovations diminuant sa consommation et donc sa pollution regroupéespar le terme de BMW Efficient Dynamics : volets d'air pilotés fermant automatiquement quand les besoins en refroidissement du véhicule sont réduits (attention, il n'y a plus de volets sur les modèles diesel 2009), récupération de l'énergie de freinage, pneus à résistance réduite au roulement, fonction d'arrêt et de redémarrage automatique du moteur.

BMW série 1 Concept Tii : Les moteurs disponibles pour E81 et E87 sont fondamentalement identiques à ceux trouvés dans les E90/E91, à l'exception du 3.0 L inline-6, qui est légèrement modifié pour produire plus de puissance. Pendant les années2008, le modèle 135i est actionné par un moteur intégré twin-turbo de six-cylindre de 3.0 litres qui produit 300 chevaux (220 kilowatts) et 30 (410 N·m) de couple des 1.400 t/mn. Pour le 135i Coupé, l'accélération de (0-100 km/h) est de 4.7 secondes et la vitesse maximum est électroniquement limitée (250 km/h).

Données techniques de la BMW Série 1 (E81/87/82/88)

Constructeur BMW
Années de production 2004 -
Classe Compacte (E81/87)Coupé (E82)Cabriolet (E88)
Usines d’assemblage Leipzig , Saxe , AllemagneRatisbonne , Bavière , Allemagne
Moteur(s) Essence :
  • 4 cyl. 1.6 L
  • 4 cyl. 2.0 L
  • 6 cyl. 3.0 L
  • 6 cyl. 3.0 L Biturbo
Diesel :
  • 4 cyl.

Le moteur BMW M57: Un diesel taillé pour durer

Le moteur BMW M57, c’est un peu le couteau suisse du diesel haut de gamme. Né à la fin des années 90, il a motorisé une large gamme de véhicules BMW, mais aussi des modèles d’autres marques comme Opel ou Land Rover. Ce 6 cylindres en ligne a su allier puissance, fiabilité et raffinement, devenant une référence dans le monde du diesel.

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Conçu pour durer, le M57 a traversé les années sans prendre une ride, grâce à une architecture robuste et des évolutions techniques bien pensées. Mais qu’est-ce qui se cache vraiment sous ce capot ? Plongeons dans les entrailles de ce moteur mythique.

Bloc moteur et matériaux utilisés

Le M57 a d’abord été conçu avec un bloc en fonte, un choix classique mais efficace pour encaisser les fortes pressions internes. En 2006, BMW passe à un bloc en aluminium sur les versions M57TÜ2, allégeant le moteur d’environ 20 kg. Un gain de poids non négligeable, surtout pour un moteur diesel, souvent critiqué pour sa masse.

La culasse, quant à elle, reste en aluminium sur toutes les versions, avec 24 soupapes et un double arbre à cames en tête. Cette configuration permet une meilleure gestion des flux d’air et une combustion plus propre, tout en optimisant la puissance.

Injection Common Rail Bosch : précision allemande

Le système d’injection Common Rail est signé Bosch. Les premières versions du M57 utilisent des injecteurs magnétiques, tandis que les versions plus récentes (TÜ2 et TOP) adoptent des injecteurs piézoélectriques. Ces derniers offrent une précision chirurgicale dans la pulvérisation du carburant, améliorant à la fois la performance et la consommation.

La pression d’injection varie selon les versions : de 1 350 bar pour les 2,5 L à 1 600 bar pour les 3,0 L. C’est un peu comme si on passait d’un jet d’arrosage à un nettoyeur haute pression : plus de finesse, plus d’efficacité.

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Turbo et suralimentation : un souffle de performance

Le M57 ne serait pas ce qu’il est sans ses turbos. Selon les versions, on retrouve :

  • M57D25 : Garrett GT2556V
  • M57TÜ : Garrett GTB2260VK
  • M57D30TÜTOP : Bi-turbo BorgWarner KP39 + K26 (système R2S)

Le système R2S à double turbo est une petite merveille d’ingénierie. Il combine un petit turbo pour les bas régimes et un plus gros pour les hauts régimes. Résultat : une réponse immédiate à l’accélération et une poussée continue. C’est comme avoir un sprinteur et un marathonien dans le même moteur.

Évolutions du moteur M57 : de la fonte à l’aluminium

Le M57 a connu plusieurs évolutions majeures durant sa carrière. Chaque version a apporté son lot d’améliorations, tant sur le plan technique que sur celui des performances. De la version M57D25 à la M57D30TÜTOP, BMW a su faire évoluer son moteur pour répondre aux exigences croissantes en matière de puissance, de consommation et d’émissions.

Versions et caractéristiques techniques

Voici un tableau récapitulatif des principales versions du M57 :

Version Cylindrée Puissance Couple Applications
M57D25 2,5 L 148-161 ch 300-400 Nm BMW E39 525d, Opel Omega B
M57D30 3,0 L 174-193 ch 390-430 Nm BMW E38 730d, Range Rover L322
M57D30TÜ2 3,0 L 282 ch 580 Nm BMW 335d (bi-turbo)

Révisions majeures et innovations

En 2003, la version TÜ introduit un nouveau turbo et une augmentation du couple. En 2006, la version TÜ2 marque un tournant avec un bloc en aluminium, une compression réduite à 16,5:1 et l’introduction des injecteurs piézoélectriques. Ces changements permettent de réduire les émissions tout en augmentant la puissance.

Le passage à l’aluminium a également permis d’améliorer le comportement dynamique des véhicules, en réduisant le poids sur l’essieu avant.

Fiabilité et points sensibles du moteur BMW M57

Le M57 est souvent cité comme l’un des moteurs diesel les plus fiables de BMW. Mais même les meilleurs ont leurs petits défauts. Avec un entretien rigoureux, ce moteur peut dépasser les 400 000 km sans broncher. Mais attention, certains composants méritent une surveillance régulière.

Les points forts du M57

Le M57 est une véritable bête de somme. Grâce à ses bielles forgées, il peut encaisser jusqu’à 1 356 Nm de couple après préparation. C’est pourquoi il est très prisé dans le monde du tuning et des swaps moteur.

Sa longévité est également remarquable. De nombreux propriétaires rapportent des kilométrages supérieurs à 300 000 km sans intervention majeure.

Les faiblesses à surveiller

Malgré sa robustesse, le M57 présente quelques points sensibles :

  • Poulie de vilebrequin : sujette à l’usure prématurée, notamment sur les M57D30.
  • Clapets d’admission : peuvent se détériorer et provoquer des dégâts internes.
  • Injecteurs : sensibles à la qualité du carburant, un diesel de mauvaise qualité peut les colmater rapidement.

Un bon entretien et l’utilisation de carburants de qualité sont donc essentiels pour préserver les performances du M57.

Applications et conversions : le M57 hors des sentiers battus

Le moteur M57 ne se limite pas aux BMW. Il est aujourd’hui au cœur de nombreuses conversions, swaps et préparations. Son couple généreux et sa robustesse en font un candidat idéal pour les projets les plus fous.

Des Land Rover aux véhicules de drift, le M57 a trouvé une seconde jeunesse dans des contextes inattendus.

Swap dans les Land Rover Defender

De plus en plus de passionnés remplacent le moteur d’origine de leur Defender par un M57. Pourquoi ? Pour son couple généreux (plus de 400 Nm) et sa consommation contenue (7-8 L/100 km). C’est un peu comme greffer un cœur de sprinteur dans un corps de baroudeur.

Le résultat ? Un 4×4 plus nerveux, plus fiable, et capable d’avaler les kilomètres sans broncher.

Préparations et tuning

Le M57 est une base idéale pour le tuning. Un simple remappage de l’ECU, associé à un échangeur air-air plus performant, permet de faire grimper la puissance de la 335d à 350 ch et 700 Nm. De quoi transformer une berline sage en véritable fusée diesel.

Certains passionnés vont encore plus loin, en installant des turbos hybrides ou en renforçant le bas moteur pour dépasser les 400 ch.

Statistiques, anecdotes et performances réelles

Le M57 a été produit entre 1998 et 2013 dans l’usine de Steyr, en Autriche. Il a équipé de nombreux modèles premium, dont le BMW X5 E53 et le Range Rover L322. Grâce à l’introduction du bloc aluminium sur les versions TÜ2, le rapport poids/puissance a été amélioré de 15 %.

Mais au-delà des chiffres, ce moteur a aussi une histoire, faite de records, de transformations et de passionnés qui repoussent ses limites.

Exemple concret de performance

Un M57D30TÜ2 monté dans une BMW 335d, après optimisation du turbo et reprogrammation moteur, peut atteindre le 0 à 100 km/h en 5,1 secondes, contre 6,4 secondes d’origine. Une performance qui rivalise avec certaines sportives essence.

Et ce n’est pas tout : certains projets atteignent les 500 ch, tout en conservant une fiabilité étonnante pour un moteur diesel.

Anecdotes de passionnés

Un préparateur allemand a récemment installé un M57 dans une BMW E30. Résultat ? Une voiture de 1 200 kg avec 400 ch et un couple monstrueux. De quoi faire pâlir bien des M3 !

Un autre passionné a traversé l’Europe avec un M57 de plus de 600 000 km, sans jamais ouvrir le moteur.

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