La Mercedes CLA est une berline coupé qui a su séduire bon nombre d'automobilistes avec sa silhouette élégante et ses prestations routières. Le premier modèle de Mercedes-Benz est sorti en 2013. Il s’agit de la Mercedes CLA Type 117. En tant que berline, la Mercedes Classe CLA figure donc parmi les voitures qui sont parfaitement à l’aise pour une conduite sur route. Néanmoins, la berline reste une voiture de ville.

La Mercedes CLA a révolutionné le segment des berlines compactes premium lors de son lancement en 2013. Avec ses lignes de coupé quatre portes et son prix d’accès relativement accessible pour une Mercedes, elle a séduit une nouvelle clientèle, plus jeune et dynamique. Basée sur la plateforme de la Classe A, la CLA s’est rapidement imposée comme une alternative séduisante aux berlines traditionnelles, créant même un nouveau segment repris depuis par de nombreux constructeurs premium. Avec plus de 100 000 exemplaires écoulés en Europe depuis son lancement, ce modèle représente un véritable succès commercial pour la marque à l’étoile.

Rappelons que les Mercedes CLA ont été calquées sur les Mercedes Classe A. Pourtant, cela n’en fait pas des jumelles. Les CLA ont plus une allure de berline, donc plus longs et plus larges. Ainsi, faire un choix entre la Classe A et le CLA est relativement compliqué. En effet, ces deux véhicules ne sont pas très différents sur le papier.

Comparaison Esthétique Extérieure

Esthétiquement de l’extérieur, il va être difficile de pointer les différences entre la phase 1 et la phase 2. Ce qui se repèrera le plus facilement, ce sont les feux dont les motifs intérieurs (mais pas la forme du bloc) sont modifiés. La nouvelle phase permet à Mercedes d’ajouter de nouvelles teintes de carrosserie comme le bleu hyper et le bleu spectral. Trois nouveau modèles de jantes sont également proposés en option, allant du 17 au 19 pouces.

Améliorations Intérieures et Technologiques

À l’intérieur, la double dalle est toujours là, avec un écran de 7 pouces et un deuxième de 10,25 pouces, ou en option deux écrans de 10,25 pouces. Le volant ne change pas, mais reçoit du cuir Nappa. De série toujours, les sièges confort (option auparavant sur certaines finitions) sont recouverts d’un mix entre faux cuir Artico et tissu noirs. En option on peut les choisir en gris sauge. Si on prend la version Progressive line, on a le choix dans trois couleurs intérieures : noir, beige macchiato et gris sauge. La finition AMG line ajoute le brun bahia. Mais, outre ces détails, c’est surtout le MBUX qui a droit à une grosse mise à jour.

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La dernière génération de l’interface Homme-machine de Mercedes est accouplée à un système audio « Burmester avec Dolby Atmos » (cela doit faire boum-boum). Mercedes a mis de nouveaux styles d’affichage : classic, sporty et discreet. Comme leur nom l’indique, ils affichent plus ou moins d’informations dans un style différent. Mercedes promet un système encore plus performant.

Motorisations et Électrification

Côté motorisations, on trouve des versions « petit hybride » (mHEV, 48 volts et un alterno-démarreur de 10 kW). Tous les thermiques sont désormais électrifiés. En revanche, l’hybride rechargeable « 250 e » voit la puissance électrique augmenter de 5 kW pour un total de 80 kW qui vient aider le moteur thermique de 120 kW. La puissance combinée est de 160 kW et la batterie reste de 15,6 kWh.

Les modifications sont extrêmement légères pour ce restylage et cela passera totalement inaperçu à part pour les inconditionnels de la marque à l’étoile. En revanche, Mercedes-Benz n’a toujours pas décidé d’abandonner ses appellations commerciales dévoyées que sont « coupé » et « shooting brake » ou de mettre des carrosseries en adéquation.

Motorisations Disponibles et Leurs Caractéristiques

Voici un aperçu des différentes motorisations disponibles pour la Mercedes CLA et leurs caractéristiques principales :

Modèle Moteur Puissance Consommation Mixte (environ)
CLA 180 1.3 l turbo essence 136 ch 6,0 l/100 km
CLA 200 1.3 l turbo essence 163 ch 6,2 l/100 km
CLA 220 2.0 l turbo essence 190 ch 6,3 l/100 km
CLA 250 2.0 l turbo essence 224 ch 6,5 l/100 km
CLA 35 AMG 2.0 l turbo essence 306 ch 7,3 l/100 km
CLA 45 AMG 2.0 l turbo essence 387 ch 8,1 l/100 km
CLA 45 S AMG 2.0 l turbo essence 421 ch 8,3 l/100 km
CLA 180d 2.0 l diesel 116 ch 4,1 l/100 km
CLA 200d 2.0 l diesel 150 ch 4,3 l/100 km
CLA 220d 2.0 l diesel 190 ch 4,4 l/100 km
CLA 250e Hybride rechargeable (1.3 l turbo essence + moteur électrique) 218 ch (combiné) 1,5 l/100 km

Pour une utilisation quotidienne avec une bonne économie de carburant, la CLA 200 ou la CLA 220d sont d'excellents choix.

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Fiabilité et Modèles à Éviter

Néanmoins, comme tout premier modèle d’une nouvelle lignée, la CLA a connu son lot de défauts de jeunesse. Certaines motorisations se sont révélées particulièrement problématiques, engendrant des coûts d’entretien parfois prohibitifs pour leurs propriétaires. Notre enquête, basée sur les retours d’expérience des propriétaires et des professionnels du secteur, vous permettra d’éviter les principales déceptions.

Avant d’entrer dans les détails, voici un tableau récapitulatif des versions les plus problématiques :

Génération Modèle Années Principaux problèmes Coûts moyens de réparation
1ère (C117) CLA 180 essence 2013-2015 • Consommation d’huile excessive
• Chaîne de distribution fragile
• Bobines d’allumage défectueuses
• Distribution : 2000€
• Bobines : 600€/unité
• Consommation huile : 200€/10 000km
1ère (C117) CLA 200 CDI/d 2013-2016 • Injecteurs défaillants
• FAP fragile
• Vibrations excessives
• Injecteurs : 3000€
• FAP : 1800€
2ème (C118) CLA 250e 2019-2024 • Surpoids important
• Usure trains roulants
• Complexité technique
• Trains roulants : 1500€
• Batterie : NC
2ème (C118) CLA 180d 2019-2024 • Performances limitées
• Fiabilité moyenne
• Dépréciation rapide
• Entretien : +20% vs concurrence

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CLA 180 essence première phase : Le talon d’Achille

Véritable coup de cœur esthétique à sa sortie, la CLA 180 première phase cache sous son capot une réalité bien moins séduisante. Le bloc essence 1.6L de 156 chevaux, qui devait incarner l’accessibilité au luxe Mercedes, s’est rapidement transformé en source d’inquiétude pour de nombreux propriétaires. Et pour cause : la consommation d’huile de ce moteur atteint des sommets dignes des sportives les plus assoiffées, avec des appoints nécessaires tous les 1000 kilomètres dans les cas les plus critiques.

Les principaux points noirs de cette motorisation donnent le vertige :

  • Une chaîne de distribution qui rend l’âme dès 80 000 km, avec une facture de 2000€ à la clé
  • Une soif d’huile qui semble impossible à étancher
  • Des bobines d’allumage qui jouent aux montagnes russes
  • Des coûts d’entretien qui feraient pâlir les propriétaires de modèles haut de gamme

CLA 200 CDI/d : Le diesel qui fait grincer des dents

Sur le papier, cette version diesel semblait avoir tout pour plaire. Avec son bloc 2.1 litres de 136 chevaux, elle promettait d’allier prestance et économie. La réalité s’est avérée bien plus brutale. Dès le démarrage, le moteur annonce la couleur avec un niveau sonore digne d’un tracteur agricole, tandis que les vibrations transforment l’habitacle premium en simulateur de massage bas de gamme. L’investigation menée auprès des propriétaires révèle une mécanique qui montre ses limites dès 100 000 kilomètres, un seuil ridiculement bas pour un diesel moderne.

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Le bilan des défauts récurrents fait froid dans le dos :

  • Des injecteurs capricieux qui vous délestent de 3000€ pour retrouver leur jeunesse
  • Un FAP fragile qui transforme chaque trajet urbain en roulette russe mécanique
  • Une sonorité qui fait oublier le badge premium
  • Des vibrations qui feraient passer un marteau-piqueur pour un instrument de précision

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CLA 250e : L’hybride qui pose question

Mercedes s’est lancé dans la course à l’électrification avec la CLA 250e, une version hybride rechargeable qui fait briller les yeux des technophiles. Mais derrière cette façade high-tech se cache une complexité technique qui donne des sueurs froides aux professionnels les plus aguerris. Le premier coup dur vient de la balance : avec près de 200 kg de surpoids, cette CLA se transforme en véritable éléphant dans un magasin de porcelaine. Les trains roulants, déjà mis à rude épreuve sur les versions classiques, crient grâce sous cette masse supplémentaire. Les pneumatiques, quant à eux, s’usent à vue d’œil, transformant chaque visite chez le garagiste en séance de shopping forcé.

Les points de vigilance s’accumulent comme les témoins au tableau de bord :

  • Une surcharge pondérale qui martyrise la mécanique
  • Des trains roulants qui rendent l’âme prématurément
  • Des coûts d’entretien qui donnent le vertige
  • Une fiabilité à long terme aussi mystérieuse que l’origine de l’univers

CLA 180d : Le compromis de trop

L’intégration du bloc Renault 1.5 dCi de 116 chevaux dans une Mercedes relève presque de l’hérésie automobile. Si ce moteur fait merveille dans des véhicules plus modestes, il sue sang et eau pour mouvoir cette berline premium aux ambitions sportives. Les performances sont à l’image de ce mariage contre-nature : laborieuses. Sur autoroute, les dépassements deviennent des parties d’échecs où chaque coup doit être calculé avec précision. La robustesse, pourtant légendaire chez Mercedes, fait ici place à une fiabilité tout juste correcte, impactant directement la valeur de revente qui fond comme neige au soleil.

Les Mercedes CLA les plus fiables : Quelle version choisir ?

Face à ce tableau qui ferait fuir le plus téméraire des acheteurs, certaines versions tirent brillamment leur épingle du jeu. La CLA 220d phase 2 première génération s’impose comme la reine de la fiabilité. Son diesel de 177 chevaux ronronne comme un chat de luxe, alliant performances généreuses et sobriété remarquable. Les améliorations post-2016 en font une monture aussi fiable qu’un garde suisse. Les passionnés d’essence ne sont pas en reste avec la CLA 200 phase 2. Les ingénieurs de Stuttgart ont visiblement exorcisé les démons de jeunesse, offrant un moteur qui allie douceur de fonctionnement et fiabilité germanique. En ville comme sur autoroute, cette version démontre qu’une CLA peut être à la fois séduisante et raisonnable.

Les motorisations stars par génération :

  • Première génération :
    • CLA 220d phase 2 : Le diesel qui a trouvé la sagesse
    • CLA 200 essence phase 2 : L’essence qui a mûri avec classe
  • Deuxième génération :
    • CLA 200d : Le nouveau maître étalon du diesel
    • CLA 220 essence : Le parfait équilibre entre punch et fiabilité

Sur la seconde génération, le CLA 200d brille de mille feux. Son bloc 2.0 litres diesel de 150 chevaux est une véritable leçon d’ingénierie allemande, mariant efficacité, sobriété et robustesse. Pour les gros rouleurs, c’est la version qui transforme les kilomètres en partie de plaisir. Les amateurs de sensations maîtrisées se tourneront vers le CLA 220 essence, dont le 2.0 litres de 190 chevaux offre des performances qui donnent le sourire sans faire pleurer le porte-monnaie.

Points essentiels pour un achat réussi

Avant de succomber aux charmes de l’étoile, quelques vérifications s’imposent :

  • Un historique d’entretien plus détaillé qu’un roman de Tolstoï
  • Des trains roulants et pneumatiques en parfait état
  • Un carnet d’entretien aussi complet que la bibliothèque d’Alexandrie
  • L’absence de travaux coûteux à l’horizon proche

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