La Skoda Octavia, lancée en 1996, est une référence sur le marché européen avec plus de 7 millions d’exemplaires écoulés. Son break est même en tête des ventes dans sa catégorie. Mais pourquoi un tel succès ? Cette troisième génération, apparue en 2013, est l'exemple type de la berline ultra-rationnelle.

Après les Seat Leon et Volkswagen Golf, c'est au tour de la cousine tchèque de s'offrir un repoudrage. Suite logique, puisque la Skoda Octavia est elle aussi extrapolée de la plate-forme MQB inaugurée fin 2012 par la Golf 7, et profite ainsi de la même latitude de modernisation. Le calendrier des restylages suit donc son cours chez les compactes du groupe Volkswagen.

Restylage et Design

Le restylage de la Skoda Octavia ne se limite pas à un remodelage esthétique. La mise à jour concerne aussi la technologie embarquée, côté sécurité comme infotainment, et de menues optimisations côté châssis. Selon le schéma habituel, la refonte reste légère mais pour une fois, elle se remarque : ces doubles optiques avant rappellent vaguement une certaine... Même si cette nouvelle façade plus anguleuse devient moins consensuelle, elle gagne en présence. Les autres retouches sont moins notables : dessin intérieur des feux arrière revu, 11 mm de plus en longueur (dus au nouveau bouclier avant), et voies arrière élargies de 20 mm (30 mm sur les plus grosses motorisations dotées d'un train multibras).

Même si le nouveau dessin des blocs optiques, affublés d'une "virgule" à Leds, est assez original. Pour le reste, hormis l'intérieur des feux arrière à peine retouché, rien n'a bougé.

Intérieur et Technologie

A bord, le mobilier reste inchangé à première vue. Mis à part des matériaux un peu plus flatteurs (moquettes dans les bacs de contre-portes, boite à gants...), on retrouve le même dessin sans grande fantaisie. Passons sur les quelques astuces typiques de la marque (rangement pour parapluie caché sous le siège passager, par exemple), les efforts ont surtout porté sur le contenu technologique. Le plus visible : le système multimédia et son nouvel écran tactile (9,2 pouces sur les finitions supérieures). En revanche, on profite de fonctions connectées assez riches (planification d'itinéraires en ligne, Google Streetview...) et d'une application pour Smartphone (Skoda Connect), inaugurée sur le Kodiaq. Et on peut aussi recharger son téléphone par induction, désormais. Les passagers arrière profitent quant à eux de deux ports USB.

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La principale évolution concerne l'écran central de 13 pouces et l'interface média modernisée qui intègre Chat GPT. Dans ses affichages et menus, l'interface (indirectement partagée avec la récente Volkswagen Passat et la grande sœur Superb, celles-ci bénéficiant d'un logiciel plus moderne) a été améliorée, présentant notamment des raccourcis bienvenus pour désactiver les assistances à la conduite, plus présentes que jamais.

Sécurité et Aides à la Conduite

Même constat côté sécurité et aides à la conduite : on s'éloigne vite du prix d'appel, mais la panoplie proposée est complète. Assistance de conduite semi-autonome en embouteillage, freinage autonome d'urgence avec détection de piétons (de 10 à 60 km/h), et alerte d'angle mort principalement. Norme GSR2 oblige, alerte de vitesse et de dépassement de ligne se réactivent à chaque démarrage...

Motorisations et Performances

Pour l'heure, l'unique nouveauté concerne l'arrivée de la boite DSG 7 rapports désormais associée au 2.0 TDI 150 ch en 4 roues motrices, qui se contentait jusqu'alors d'une DSG 6 rapports. En attendant l'arrivée du 1.5 TSI, on se contente côté essence de mécaniques déjà présentes avant le restylage. A l'autre extrémité du catalogue, le 1.8 TSI de 180 ch est injustement méconnu chez nous. Un peu gourmand à l'usage et légèrement pénalisé par ses émissions (139g/km en boite manuelle, soit 410 €), ce 4 cylindres offre pourtant des performances et un agrément intéressants. Notre préférence ira toutefois au 1.4 TSI de 150 ch. Pas beaucoup moins performant et plus sobre : presque 1 litre de moins en cycle mixte (5,2 l annoncés en boite manuelle, 4,9 l en DSG 7). Surtout, ses performances relativement toniques (0 à 100 km/h en 8,1 s) et son fonctionnement feutré en font une alternative séduisante (et moins chère) au 2.0 TDI.

Le Diesel 2.0 TDI est reconduit, toujours disponible en deux niveaux de puissance (116 ch en boite manuelle, 150 ch en DSG), simplement optimisé pour répondre aux normes Euro 7. Ce moteur va comme un gant à l'Octavia, compte tenu de sa vocation de voyageuse, surtout dans sa version la plus puissante : les relances sont énergiques (360 Nm de couple en TDI 150), le fonctionnement de la boite double embrayage est fluide... Le TDI se fait surtout remarquer par son appétit limité, autour de 5 l/100 km sans effort particulier (on reste à moins de 6 l/100 km en conduite soutenue).

Consommation

Sur les presque 900 km réalisés en parcours mixte (ville, départementales, nationales, autoroute), ma consommation moyenne s’est affichée à 4,4 l / 100 km. Sur un trajet où je faisais de l’éco conduite façon Pierre Desjardins (crise des carburants, tout ça), j’ai réussi à faire un trajet Sens - Paris - Sens (270 km) avec une moyenne de 3,8 l / 100 km.

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Intéressant, surtout à la pompe : le 1.5 TSI se paye le luxe d'être aussi sobre que le Diesel ! Là encore, en tourne aisément autour des 5 l/100 km de Sans Plomb. Nous avons relevé une moyenne similaire avec la "vraie" version de base, dotée d'une boite manuelle (un peu longue) mais dépourvue de micro-hybridation.

Comportement Routier

Sur la route : comme une grosse Golf... L'Octavia peut désormais recevoir la suspension pilotée DCC, comme sur la Golf. Proposée uniquement avec les motorisations de plus de 150 ch, l'option ne parait toutefois pas indispensable. Tout juste peut-on noter que les mouvements de caisse sont mieux contenus sur les grosses irrégularités, et ses réactions plus saines en conduite rapide. Comme avant, l'homogénéité est étonnante : on se croirait presque au volant d'une berline de segment supérieur.

La direction est bien devenue un peu plus directe et consistante (ce n'est pas flagrant), le châssis conserve des réglages de suspension tout en souplesse et un très bon confort... au prix de quelques mouvements de caisse dès que la route tourne un minimum. Les versions Sportline reçoivent un châssis un peu plus ferme et abaissé de 15 mm, offrant un meilleur maintien. Sinon, il est possible d'opter pour l'option suspension pilotée, à 1.100 € (800 € en Sportline).

Prix et Finitions

Le rapport prix-prestations reste l'un des axes du succès de l'Octavia. On oubliera toutefois le modeste 1.2 TSI de 85 ch, surtout là pour proposer un prix d'appel très bas : 18.890 € en finition Active, modestement équipée. Le cœur de gamme, représenté par le 1.6 TDI 116 ch Combi, débute à 22.890 € et demande 26.090 € en Business, le second niveau d'équipement.

Trois finitions sont disponibles : Selection, Sportline et RS. Côté tarifs, le modèle de base diesel (116 ch) débute à 34 000 €, tandis que la version 150 ch s’affiche à partir de 37 330 € (prix 2024).

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La version d'accès débute à 29.880 €, en 1.5 TSI 116 Selection. Attention, il faut compter minimum 32.410 € pour disposer de la micro-hybridation (avec boite DSG7) sur le même moteur. Pas donné, mais l'équipement inclut de série caméra de recul, instrumentation digitale, phares à Led, régulateur adaptatif, clim bi-zone, maintien de voie... Evoquée plus tôt, la finition Sportline est uniquement disponible avec les motorisations 150 ch. La facture grimpe encore d'un cran : 40.680 € en TSI 150 DSG.

Espace et Habitabilité

L'Octavia capitalise essentiellement sur ses volumes intérieurs (habitabilité et coffre records : 590 l en berline, de 610 à 1.740 l en Combi !) et ses qualités routières. A grandir au fil des générations, l’Octavia affiche désormais 4,70 m de long (contre 4,51 m en 1996) et elle est généreuse aux entournures. Si l’on est habitué à avoir beaucoup d’espace devant, c’est moins courant à l’arrière de disposer de 62 à 87 cm entre les dossiers avant et arrière. Côté coffre, l’Octavia met aussi tout le monde d’accord. D’abord parce que son hayon dégage une belle ouverture. Ensuite, parce que grâce à sa longueur de chargement exceptionnelle avec la banquette arrière en place (112 cm contre 103 dans une 508), le volume de chargement l’est tout aussi : 510 dm3 mini… comme dans l’Octavia Combi, quand la soute d’une 508 n’affiche que 320 dm3 et celle d’une Classe C, 370 dm3.

L'espace arrière est immense, équivalent à une grande routière. Les places arrière sont très vastes, et le coffre gigantesque (600 l, voire 640 l en break) profite d'un hayon à l'ouverture large. Rien à faire : un SUV ne fait pas mieux en matière d'aspects pratiques.

Le coffre est très grand, il fait 640 l, soit un total de 320 pintes de Goudale. Parfait pour un usage familial quotidien. L’option indispensable : les bidules qui ressemblent à des cornes et qui maintiennent la tête des passagers arrière pendant leur sieste.

Avantages et Inconvénients (Avis Utilisateurs)

Avantages

  • Excellent comportement routier
  • Rapport qualité/prix vraiment bon
  • Qualité de finition étonnante pour la gamme
  • Equipement multimédia au top avec instrumentation Volkswagen de dernière génération
  • Coffre de déménageur couplé à une ouverture à hayon
  • Habitabilité toujours au top
  • Moteurs pour tous les goûts
  • Tenue de route exemplaire, dynamique et confortable
  • Volume intérieur généreux, coffre inclus
  • Freinage puissant et endurant
  • Sièges très confortables
  • Faible consommation
  • Coffre immense
  • Agrément, polyvalence, espace à bord, confort des sièges, rapport performance/consommation

Inconvénients

  • Restylage qui ne plaira pas à tous
  • Pas de plancher plat quand les sièges arrière sont rabattus
  • Amortissement couplé aux sièges un peu fermes peut gêner
  • Entretien dans le réseau est cher
  • Autonomie trop faible (réservoir trop petit)
  • Usure des pneus arrières en facette
  • Grosse consommation d'huile (sur certains modèles)
  • Insonorisation perfectible
  • Bugs sur l'ordinateur de bord (infotainement)
  • Alertes de survitesse et de maintien dans la voie se déconnectent en quelques clics
  • Suspension ferme

Tableau Récapitulatif des Caractéristiques Essentielles

Caractéristique Détails
Génération Troisième (restylée)
Plateforme MQB
Motorisations Diesel 2.0 TDI (116 ch, 150 ch)
Motorisations Essence 1.0 TSI (116 ch), 1.4 TSI (150 ch), 1.5 TSI Evo2 (116 ch, 150 ch), 1.8 TSI (180 ch)
Boîte de vitesses Manuelle, DSG 7 rapports
Volume du coffre (berline) 590 litres
Volume du coffre (Combi) 610 à 1.740 litres
Longueur 4,70 m
Prix de base (diesel) 34 000 € (116 ch)
Prix de base (diesel 150 ch) 37 330 € (prix 2024)
Consommation moyenne (2.0 TDI) Environ 5 l/100 km

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