Volkswagen Blues de Jacques Poulin est un roman riche en éléments littéraires et sociaux, marqué par le thème de la quête. Ce roman incite l'auteur québécois Jack Waterman, à prendre la route. Le déclencheur du récit est la dernière carte postale de Théo, lui est parvenue de nouvelles depuis plus de dix ans, et il espère y trouver des indices.
Jack Waterman, écrivain et libraire dans le Vieux-Québec, est atteint de la "maladie d'Eisenhower". Il est un écrivain peu connu qui souffre d'insatisfaction professionnelle. Sa vie ne correspond pas à son idéal et il n'aime pas sa propre façon de travailler. Sa vie ne tient plus qu'à un fil. Sa tête est pleine de souvenirs d'enfance, de chansons anciennes, d'amours bringuebalantes, de Formule Un, de chats, de rêves interdits et, surtout, d'illusions perdues.
Pour le protagoniste écrivain, la première phrase est banale et n'a rien de l'idéal qu'il s'est fixé. Jack a une vision très claire de l'écrivain idéal. Il croit également en l'utilité de la relecture d'un texte : "Qui n'a pas relu, n'a pas lu."
L'objectif de Jack est de retrouver Théo, et aussi, de se trouver eux-mêmes. Il part pour retrouver Théo, en empruntant la Piste de l'Oregon, dans un vieux minibus Volkswagen, qui devient significatif. Jack entreprend sa quête à travers l'Amérique du Nord, pour revivre toutes les péripéties de leurs prédécesseurs. Ils ont traversé tout le continent comme les premiers colons américains. Ce voyage vers la Grande aventure et, finalement, la chute est exactement à l'image du récit, soit en trois temps.
La dimension intérieure de l'introspection est aussi présente, puisqu'il avoue à Pitsémine que l'écriture l'a coupé du monde. L'alliance à l'héroïsme d'un Théo devenu mythique, moitié vrai et à moitié inventé. L'histoire permet ainsi une compréhension toute en nuance du passé. Cette quête est capitale dans la compréhension de ce roman. La quête de Théo sera fort ébranlée. En fait, Jack associe gauchement Théo et ses héros d'enfance.
Lire aussi: Photographie automobile par Lartigue
Théo est à la recherche de Dieu lorsqu'il recherche son frère, en grec qui signifie dieu. De ce dernier le protagoniste du texte, frère à l'image de tous ses héros d'enfance. En fait, Jack associe gauchement Théo et ses héros d'enfance. Pitsémine, sa compagne de voyage qui entame alors sa propre introspection. Jack impute à son grand frère, l'impression que tout s'écroule en vous et autour de vous et vous demandez à quoi vous raccrocher.
Leur périple est jalonné de rencontres qui les confrontent à l'altérité. Deux francophones, dont l'anglais est déficient, sont confrontés à la nécessité de s'exprimer dans la langue de l'Autre pour être compris. La communication est parsemée d'embûches. La communication dans la langue de l'Autre est souvent avortée dans ce roman. Ils sont confrontés aux douaniers de manière peu aimable. Le principal contact avec l'Autre se fait en termes anglais. L'emploi de termes et d'expressions anglaises dans le texte fait partie de l'horizon d'attente du lecteur.
Les deux voyageurs donnent aux termes anglais un sens privilégié mais distinct de l'original, créant une traduction amusante. Par exemple, "NO TRESPASSING" devient une interdiction de mourir ou de trépasser. Les sens et les jeux de significations donnent aux deux voyageurs un sens privilégié mais distinct de l'original. Ainsi, des mots ou expressions anglais prennent un sens nouveau et compris d'eux seuls, voire entre les membres d'une collectivité plus étendue.
Les livres ont aussi une valeur précieuse pour l'écrivain, comme forme d'exploration. "Il lui accorde cependant une valeur communicative. Il n'y a de meilleurs exemples que la carte de Théo. La lecture est aussi un phénomène puissant aux yeux de Pitsémine; en effet, elle pense que l'expression une image vaut mille mots est erronée, car pour elle, un mot vaut mille images. Cette position se rapproche de la pensée de Mikhaïl Bakhtine, d'où son expression un mot vaut mille images.
Le texte est riche en intertextualité. Ce roman est de type postcolonial. L'étude de ces romans se fait à l’aide des notions de dialogisme et d’intertextualité. La présente thèse traite des enjeux identitaires dans trois romans de la route québécois, soit Volswagen blues de Jacques Poulin. Les trois romans à l’étude partagent le discours sur l’Amérique avec les œuvres qu’ils incorporent. Dans Volkswagen blues, qui est particulièrement riche en intertextes, l’américanité se présente comme une exploration de l’Amérique à travers les romans qu’il assimile.
Lire aussi: Gardien de l'histoire Citroën
L'histoire de l'Amérique est au centre du récit. Leur point de vue sur les événements historiques, de colonisation ou d'appropriation du grand territoire américain, confrontent leur altérité distincte. L'histoire permet ainsi une compréhension toute en nuance du passé. Des principes et des idéaux dissemblables, celle qui remet toute l'histoire de l'Amérique en question. La version de l'histoire diffusée sera fort ébranlée. La lecture de Gregory M. est capitale, ainsi que le récit tenu par le pionnier Francis Parkman et publié en 1847. L'histoire permet ainsi une compréhension toute en nuance du passé. Jack associe gauchement Théo et ses héros d'enfance.
Le roman questionne ses connaissances de l'histoire et la version diffusée, pousse Jack à lire aussi sur le sujet. De la chasse aux bisons, de leur extermination par les Blancs, des charmes de la vie selon le respect de la nature. Le point sensible de Jack est le sort des cultures amérindiennes décimées par les nouveaux venus, les Blancs. Pitsémine et son statut d'Indienne en sont une véritable personnification. Jack associe gauchement Théo et ses héros d'enfance.
L'américanité qui semble, à la fois, recherchée et crainte, est au cœur de ce roman. Jack réalise qu'il subit l'influence des deux milieux. C'est un mélange de la France, de l'Amérique et du Québec. Le Québec est à la jonction des deux mondes, d'origine française, si vous aimez mieux. Le Québec tient à la culture de la France sans pourtant se fermer aux autres.
La route devient un chemin dans ce véhicule correspondant bien à son propre nomadisme. Jack durant leur périple, remet en question ses propres croyances et les fondements de sa culture. Son identité profonde, par conséquent, change. L'Amérique! L'image de l'Amérique avait été la réalisation d'un vieux rêve.
Le roman Volkswagen Blues est riche en éléments littéraires et sociaux et manifestations possibles du postcolonialisme dans un ouvrage contemporain. Ce roman est un roman de type postcolonial. L’étude de ces romans se fait à l’aide des notions de dialogisme et d’intertextualité. L’étude de ces romans se fait à l’aide des notions de dialogisme et d’intertextualité.
Lire aussi: Entretien Volkswagen Viry-Châtillon
tags: #jacques #poulin #volkswagen #blues #analyse