Un moteur in-bord est un équipement fiable qui demande peu d’entretien. Cela ne signifie pas pour autant que l’on doit le négliger. Volvo, comme tous les constructeurs, donne les vérifications ainsi que les entretiens à effectuer périodiquement.

Pour en savoir plus, nous avons suivi l’entretien de deux moteurs TAMB31P de 150 CV, par un concessionnaire Volvo, la société Chatelais et Le Gall de Saint-Malo. Ces conseils, préconisés par Volvo, sont pratiquement les mêmes quelle que soit la marque. Les contrôles journaliers et mensuels sont effectués par le plaisancier.

Révision complète : les étapes clés

La révision à laquelle nous avons assistée concernait celle des 4 ans avec le nettoyage des réfrigérants. Il est important de faire réaliser un devis.

Pour les pièces à changer (filtres), les consommables (huile, liquide de refroidissement, turbines, courroies, etc.), cela ne pose pas de problème. Ce qui est important, c’est la main d’œuvre (62 € TTC/heure). Pour l’évaluer le technicien doit venir à bord pour voir l’accessibilité moteur.

Voici les étapes clés de la révision :

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  • Une fois les moteurs montés en température, la vidange complète de l’huile est effectuée.
  • Vidange du circuit de refroidissement.
  • Démontage des filtres à huile, eau, air, carburant et préfiltre carburant.
  • Démontage des courroies et des turbines de pompe à eau.

Avant le démontage, le mécanicien vérifie qu’il n’y a pas de fuite. S’il y a une fuite (goutte à goutte) entre la pompe et le moteur, il faut démonter la pompe et changer les joints.

Du fait du remplacement des filtres à carburant, le circuit doit être purgé. Une fois toutes les opérations de remontage réalisées, il ne reste plus qu’à lancer les moteurs et vérifier qu’il n’y a aucune fuite.

Fréquence des révisions et remplacement des pièces

Pour lui, comme le préconise Volvo, ce type de révision complète s’impose tous les 4 ans (réfrigérants). Il conseille la vidange de l’huile moteur tous les ans même si on navigue peu. L’huile au contact du métal se charge de particules et perd de son efficacité.

Pour les turbines de pompe à eau et les courroies, les changer tous les deux ans c’est bien, cela évite d’éventuels problèmes en navigation. Si on constate avant ce temps, une fuite sur la pompe à eau ou une courroie défectueuse, il faut intervenir rapidement.

Pièces d'origine et liquides : les recommandations

Tous les éléments (filtres, courroies, turbines, etc.) doivent être impérativement des pièces d’origine Volvo. Pour le liquide de refroidissement, il est moins formel. On peut utiliser un liquide 4 saisons de qualité sans pour autant prendre du Volvo (très onéreux).

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Mais, attention, si vous faite une vidange complète, cela ne pose pas de problème. Par contre, si vous avez dans votre moteur du liquide Volvo et que vous faite simplement une remise à niveau avec un d’une autre marque, il se peut qu’il y ait incompatibilité ce qui entraine la formation de boue. Cette boue peut boucher partiellement le circuit.

L’huile moteur doit être celle conseillée par le motoriste. Pour l’inverseur, selon les modèles c’est une huile moteur ou une huile de boîte de vitesse (ATF). Attention, l’huile inverseur contrairement à l’huile moteur reste propre. Propre ne signifie pas efficace, elle peut avoir perdu tous son pouvoir lubrifiant.

L'importance d'un professionnel

Pour avoir suivi cette révision de A à Z, on a pu constater le professionnaliste du mécanicien et la méthodologie qu’il a suivie. Pour chaque pièce démontée, la surface recevant la nouvelle a été nettoyée. Il est évident qu’à moins d’être mécanicien, cette révision complète nécessite l’intervention d’un professionnel.

Coût d'une révision

Une telle révision a un prix. Celui des pièces représente environ 50% de la facture finale. Cette facture peut être majorée si l’accès moteur demande beaucoup de main d’œuvre, minorée dans l’autre cas. Pour cette raison, un devis avant travaux s’impose.

Chatelais et Le Gall : un chantier naval historique

Ce chantier a été fondé par Pierre Chatelais et Roland Le Gall (père) en 1952. A cette époque, la pêche malouine vers Terre-Neuve était florissante. Au retour de campagne, la mécanique avait souffert et demandait une remise en état avant la prochaine campagne. Ces deux hommes ne comptaient pas leur temps et c’était à bicyclette qu’ils se rendaient sur les bateaux.

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En 1982, après trente ans passé dans le chantier, Roland Le Gall cède la main à son fils, officier mécanicien sur la Brittany Ferries et au fils de Pierre Chatelais. En 2001, Roland Le Gall devient le PDG de la société. Elle emploie à ce jour 12 salariés. Elle reste l’une des plus connues de Saint-Malo. Il faut dire qu’elle représente les principales marques de motorisation (Volvo, Yanmar, Nanni, Beaudouin, Caterpillar et Mercury).

Le travail se partage entre 45 % sur les bateaux professionnels (pêche et marchande), 45% de plaisance et 10% d’industrie avec l’usinage de pièces qui peuvent aller d’un arbre d’hélice aux pompes des Thermes Marins.

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