Le Nissan Juke est un véhicule cinq portes alliant l'esprit SUV au style des sportives. En imaginant le Juke, Nissan affirme avoir créé un nouveau segment de marché: celui du petit Crossover. Deux motorisations sont disponibles : essence (1,6 litres de cylindrée développant de 117 à 190 ch) et diesel (1,5 litre de cylindrée développant 110 ch). Il existe le modèle haut de gamme Tekna et un équipement radio CD doté d'une entrée audio auxiliaire directe.
Avec le Juke Nismo, version sport du petit crossover atypique de Nissan, on imaginait avoir atteint le sommet de la gamme. C'était sans compter l'arrivée surprise d'une version encore plus radicale : le Juke Nismo RS. Le RS est donc une évolution du Juke Nismo, pour satisfaire ceux qui le trouvaient trop timide.
Nismo, contraction de « Nissan motorsport » c'est la filiale sportive de Nissan. Le chaudron magique dans lequel sont nées depuis 1984 toutes les voitures de course de la marque. Fort de cette réputation en compétition, Nismo réalise en parallèle les versions ultra sportives des modèles stars de Nissan. C'est l'équivalent des AMG pour Mercedes ou des « M » pour BMW.
Extérieur et Intérieur
Petite déception quand on le découvre, il n'y a aucune différence esthétique à l'extérieur par rapport à un Juke Nismo classique. On retrouve donc, néanmoins, la signature Nismo avec cette ligne rouge qui courre tout autour de la voiture, des bas de caisse et boucliers spécifiques et un becquet qui prolonge la ligne de toit. D'un aspect général arrondi avec quelques arrêtes sur les ailes, son toit assez haut culmine à 1.57m. Le Juke Nismo parait imposant quand on le voit en vrai, et pourtant sur le papier, finalement pas tant que ça : 1.77m de largeur pour à peine 4.17m de longueur. La couleur de celui-ci est le fameux blanc perle (white pearl), propre aux versions Nismo (GTR et 370z), une couleur qui fait scintiller des paillettes quand le Juke est vu en plein soleil. Du plus bel effet. Au milieu de la calandre se trouve un gros sigle Nissan, avec à sa droite le petit badge Nismo. Par rapport à un juke classique, on remarque également un nouveau pare-choc avant plus sport, avec des feux de jour à LED à la place des antibrouillards ronds des autres versions du Juke, une lame grise anthracite, liseret rouge, des bas de caisse gris anthracite toujours avec liseret rouge et un pare choc arrière Nismo ressemblant fortement à celui de la 370z. Un large bequet se positionne en haut du hayon.
A l'intérieur c'est à peine plus marqué. Outre les logos Nismo savamment dispersés dans l'habitacle, le fond rouge metallisé classique du préparateur sur le compte-tour, un logo RS à peine visible trône sur le haut du compteur de vitesse. L'intérieur est agréable visuellement, volant, sièges, levier de vitesse positionné près de la main, tout est accessible facilement. Marche-pieds siglés Nismo, dossiers de sièges également, idem en face du levier de vitesse. Par contre on constate vite au toucher que les matériaux employés sont ceux que l'on pourrait trouver dans une clio, c'est à dire du plastique dur, sans mousse ni cahoutchouc. Le plus remarquable se limitera donc aux magnifiques sièges baquet Recaro qui offrent un soutien latéral de première catégorie au conducteur et à son passager. Les sièges semi baquets tout en alcantara au toucher velour, maintiennent très bien. Un écran central tactile de taille moyenne fait office de gps / téléphone / réglage du son / caméra de recul. Un autre juste au dessous gère la climatisation et les modes SPORT / NORMAL / ECO. La console centrale est en plastique noir laqué. Le volant en alcantara / cuir avec une cible rouge sur la branche haute, est bien fini. La place à l'arrière est suffisante, mais pas de quoi caser des grandes jambes en étant à l'aise. Le coffre n'est pas bien grand avec ses 354 litres, un peu + en enlevant la planche du fond qui laisse apparaitre un casier de rangement.
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Motorisation et Performances
C'est donc sous la carrosserie qu'il faut rechercher les spécificités du RS. Le Juke Nismo RS est proposé en deux versions distinctes : deux roues motrices, 218 ch (18 ch de plus que le Nismo classique), boite manuelle, et un différentiel à glissement limité pour que le train avant supporte le surplus de puissance. Ou quatre roues motrices, 214 ch, boîte auto CVT à 8 vitesses. Un choix surprenant quand on sait que la transmission intégrale occasionne un surpoids et nécessiterait donc, au contraire, des chevaux en plus. D'ailleurs le résultat est sans surprise : de 7 secondes sur le 0 à 100 km/h sur la deux roues motrices (- 0,8 s par rapport au Nismo classique), on tombe à 8,0 sec pour la quatre roues motrices boîte auto (-0.2 par rapport au Nismo classique).
Mais plus important que le gain de puissance c'est le travail sur le châssis qui marque l'empreinte du RS. Renforcée, la cellule gagne 4% de rigidité, les suspensions ont été revues, et la direction optimisée pour être plus directe et mieux renvoyer les informations. Des améliorations que l'on salue car le comportement du Nismo était très particulier et manquait de rigueur. gagne en maniabilité et garantit une vraie stabilité en courbe selon Nissan.
Test en Conditions Extrêmes
Nous avons pris le volant du Nismo RS dans des conditions très particulières : direction Arjeplog, au nord de la Suède, à quelques dizaines de kilomètres du cercle polaire. Entre les routes enneigées, et les circuits de glace du Laponie Ice Driving - une école de pilotage française qui a reproduit quelques-un des meilleurs circuits de F1 sur un lac gelé - impossible de vous donner une évaluation précise de ce « Juke express ». Première impression, le regain de puissance se fait sentir, sur les deux premiers rapports le mini crossover bondit comme un Cabris. En revanche, glace et neige obligent, nous n'avions à notre disposition que la version quatre roues motrices, et donc la boîte auto !
Et je ne le répèterai jamais assez, le CVT est la pire technologie de boîte que l'on puisse trouver. L'effet élastique - comme sur une mobylette - est très présent et insupportable, la voiture hurle et met de trop nombreuses secondes avant que cela se traduise par une accélération. Et ce n'est guère mieux en mode semi-auto en association avec les palettes au volant… Rien à voir avec les boîtes à double embrayage comme la DSG de Volkswagen ou la EDC du cousin Renault qui fait des miracles sur la Clio… Dommage car en ce qui concerne la tenue de route, là, c'est le jour et la nuit. Autant on se faisait un peu peur avec le Juke Nismo, autant avec le Nismo RS on a une voiture plus affutée, plus joueuse et donc beaucoup plus saine.
| Modèle | Transmission | Puissance | 0-100 km/h |
|---|---|---|---|
| Juke Nismo RS | 2 Roues Motrices (Boîte Manuelle) | 218 ch | 7.0 s |
| Juke Nismo RS | 4 Roues Motrices (Boîte CVT) | 214 ch | 8.0 s |
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