Lorsque l’on cherche une compacte sportive, Renault Sport sonne comme une évidence. La Mégane 3 RS a clairement marqué les esprits. Déjà parce qu’elle a été choisie les Équipes Rapides d’Intervention de la gendarmerie. Ensuite, cette compacte a séduit massivement, grâce à un châssis aux petits oignons, un moteur pétillant, une boîte de vitesses manuelle très bien étagée… Alors bien sûr, il faut faire l’impasse sur les portes arrière… Mais est-ce vraiment grave ?

Dans ce guide d’achat, nous allons traiter une problématique : quelle Mégane 3 RS s’acheter avec un budget de 15 000 € ?

Un modèle qui a marqué une rupture

La Renault Mégane 3 RS a clairement marqué une rupture avec la génération précédente. Malgré une gamme plus restreinte, avec désormais une unique carrosserie 3-portes et un seul moteur essence, elle a connu un succès assez incroyable ! Commercialisée dès 2009, ce modèle a connu deux restylages, en 2012 et 2013.

La gamme, à la fois simple et complexe, comprend un grand nombre de versions, avec deux châssis disponibles, plusieurs modèles de sièges, deux types de finition et surtout, une palette d’équipements additionnels plus ou moins dispensables.

Dans un premier temps, nous allons brièvement passer en revue les trois phases de la Renault Mégane 3 RS.

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La phase 1 (2009-2012)

Lorsqu’elle a été présentée, la Mégane 3 RS a déclenché des réactions assez contrastées. Rapidement, les premiers essais sur circuit ont permis de déceler un vrai potentiel sur le bitume !

Dans sa version la plus basique, la Mégane 3 RS arbore déjà un look qui la différencie nettement des autres versions, notamment la GT. Elle reçoit néanmoins des jantes 18 pouces en finition noire, des teintes de carrosserie exclusives mais au lancement, le joli jaune Sirius n’était pas encore au catalogue, c’est toujours le jaune Sport qui officie car l’usine d’assemblage de Palencia, en Espagne, n’avait pas encore la technique pour appliquer le jaune Sirius.

On note un intérieur plus sportif avec des sièges semi-baquets en tissu, un aileron plutôt joli et quelques coquetteries qui passent bien. Il y a le choix entre deux finitions : Base et Luxe. De base, la Mégane 3 RS dispose du châssis Sport, un bon mix entre efficacité et confort. On repère cette version à ses étriers de frein gris notamment.

Aussi, il est possible d’opter pour le châssis Cup. Celui-ci apporte des jantes noir mat en 18 pouces, un différentiel à glissement limité, des disques rainurés, des étriers de frein rouges et surtout, un châssis largement raffermi qui permet une efficacité supérieure. Le compromis offert par cette phase est déjà séduisant. Les performances sont bonnes, avec notamment le 0 à 100 km/h en 6,1 secondes.

Les pneus de base sont des Dunlop SP Mort Max en châssis Sport et des Michelin Pilot Sport 2 avec le châssis Cup. Le grip est très bon, la puissance passe bien au sol et la tenue de route est plaisante, même lorsque vous haussez la cadence. La sonorité est assez classique, hormis dans les tours. Les multiples évolutions apportées par rapport à la Mégane 2 RS sont bien perceptibles avec 80 % du couple disponible dès 1 900 tr/m.

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Sur les châssis Sport ou Cup, il était aussi possible de choisir les jantes Steev argentées en 19 pouces. La dotation est donc tout de même très bonne bien que quelques options pouvaient encore être ajoutées, comme le toit en verre ou encore le RS Monitor pour analyser en temps réel vos performances depuis l’écran central. Dans le cœur des passionnés, la version Cup a largement pris l’ascendant, avec une forte incidence sur la cote aujourd’hui !

Identifiable à ses bandes LED plus courtes dans le bouclier avant, la Renault Mégane 3 RS phase 1 est un modèle tout à fait recommandable. Sur le marché de l’occasion, elle se trouve sans grande difficulté. Le millésime 2010 est de loin le plus représenté.

Avec un budget de 15 000 €, vous pourrez espérer trouver un modèle ayant moins de 130 000 kilomètres. Mais en cherchant, cela peut encore se trouver ! Néanmoins, le plaisir de conduite est au rendez-vous. Le F4Rt se montre agréable et très endurant. D’ailleurs, certaines Mégane RS de gendarmerie, parfaitement similaires, ont réussi à atteindre les 400 000 kilomètres, dans des conditions difficiles.

Quant à la version Trophy de 265 chevaux, elle est malheureusement inaccessible avec ce budget… En revanche, votre budget peut se montrer suffisant pour une Mégane 3 RS phase 1 en version Monaco GP, avec sa sellerie en cuir et sa peinture blanc nacré… Mais il faut faudra accepter un kilométrage autour des 160 000 kilomètres.

La phase 2 (2012-2014)

En 2012, la Renault Mégane 3 RS s’est offert un timide restylage. Les modifications sont très discrètes. À l’avant, les bandes de LED des feux de jours sont plus longues et les phares ont un masque noir. Et c’est à peu près tout… Des subtilités qui permettent à la phase 1 de rester « dans le coup ».

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Pour autant, Renault en a profité pour revoir ses prix à la hausse… Ainsi que la puissance. Désormais, la puissance de 265 chevaux peut-être atteinte en ESP Sport. Le couple grimpe à 360 Nm (contre 340 Nm auparavant) tandis que les accélérations sont légèrement meilleures, avec le 0 à 100 km/h en 6,0 secondes.

La version Cup conserve ses spécificités et son tempérament. À l’intérieur, on découvre de nouveaux sièges et notamment la possibilité de s’offrir les sièges Recaro en finition Cup, sans surcoût. Quelques surpiqures rouges font aussi leur apparition.

Mais surtout, les procédés ayant évolué, la peinture jaune Sirius est désormais proposée sur les chaînes d’assemblage, contre un supplément de 1 600 €. Fondamentalement, ce restylage ne métamorphose pas la Renault Mégane 3 RS. Néanmoins, sachez qu’il existe des versions sans le Stop & Start (jusqu’à décembre 2012) et d’autres qui l’intègrent de série. Lorsqu’il est inclus, la puissance fiscale descend de 17 à 16 CV.

Les 15 chevaux de puissance supplémentaires sont perceptibles, tout comme le gain de couple. Toutefois, le gain en performance est surtout ressenti par la sonorité retravaillée de l’échappement avec des silencieux plus ouverts. En option à 200 €, il était possible d’avoir le pack esthétique rouge. Il apporte des stickers colorés le long des bas de caisse, des liserés de jantes rouges et la lame avant passée en rouge.

Le châssis Cup est reconduit dans les mêmes conditions qu’en phase 1. Notons aussi que deux versions spécifiques ont vu le jour, aux couleurs de Red Bull Racing. La RB7 fut une série limitée à 524 exemplaires, avec la carrosserie noire agrémentée de jaune tandis que la RB8 est bleu foncé avec des touches de blanc. Celle-ci fut produite à 821 exemplaires.

Avec une enveloppe de 15 000 €, on trouve encore un choix intéressant de Mégane 3 RS phase 2. Le kilométrage tourne généralement autour des 130 000 kilomètres et davantage encore si vous convoitez une version dotée du châssis Cup. Au même titre que les phases 1, c’est un modèle globalement fiable et endurant, pourvu que l’entretien ait été suivi.

En revanche, oubliez les versions Red Bull Racing, dont la cote n’est pas concordance avec votre budget. De même, la peinture la plus exclusive, le jaune Sirius a un impact significatif sur le marché de l’occasion. Du côté du châssis Sport, on trouve aussi bien des versions Base que Luxe dans ce budget. Le RS Monitor était proposé en option, il n’est donc pas systématiquement inclus. Vous aurez donc tout de même du choix.

Par contre, les baquets Recaro sont un équipement très recherché qui peut également influer fortement sur la cote. Si vous pouvez les avoir, c’est un gros plus, surtout si vous comptez conserver cette Mégane 3 RS phase 2 dans la durée.

La phase 3 (2014-2016)

À partir de 2014, la Renault Mégane RS a connu un second restylage. Celui-ci est nettement plus profond. On découvre un avant redessiné. Le logo Renault grossit et s’inscrit désormais dans un bandeau noir, qui s’étend d’un phare à l’autre. Cette reprise des derniers codes stylistiques de la marque apporte un vrai renouveau !

Les phares, à fond noir, gagnent également une paupière de phare, pour affiner leur silhouette. La gamme est également repensée avec l’abandon de la finition Luxe. Désormais, la gamme ne fait plus de distinction claire entre le châssis Sport et le châssis Cup. Sur la version d’entrée de gamme, le premier est inclus d’office. Pour toutes les autres, on retrouve le châssis Cup.

La gamme comprendra une version Trophy qui culmine à 275 chevaux. Cette même puissance a équipé la Trophy-R, limitée à 250 exemplaires seulement. Courant 2015, la puissance de 275 chevaux a été généralisée, ce qui rend ces modèles particulièrement intéressants.

Fondamentalement, la Renault Mégane 3 RS phase 3 est une évolution particulièrement intéressante. Outre son style bien modernisé, elle apporte le RS Monitor 2.0, de nouveaux sièges Recaro chauffants et réglables électriquement. La présentation est également légèrement plus valorisante mais tout en conservant une base relativement saine.

D’un point de vue mécanique, cet opus conserve les qualités du précédent et les mêmes performances. On note une baisse de la consommation et des émissions de CO2. Cela s’explique par l’intégration du Stop&Start de série. Une parade qui a permis, contrairement aux concurrentes, de faire l’impasse sur l’injection directe.

Fatalement, les réglages de boîte ont été quelques peu revus, ce qui a tendance à rallonger les rapports mais sans impact significatif sur les performances… Du côté des options, la marque est toujours aussi généreuse.

Avec un budget de 15 000 €, l’offre en Renault Mégane 3 RS phase 3 est particulièrement restreinte. Vous devrez très probablement vous orienter vers le modèle « classique », en châssis Sport et probablement sans les sièges Recaro. Les modèles de 2014 les moins optionnés s’adressent donc à vous. Avec ce budget, vous trouverez des modèles ayant autour des 160 000 kilomètres.

Cela peut effrayer de prime abord mais l’entretien est primordial sur ces modèles car elles se montrent fiables dans la durée. Ne voyez pas cela comme un dépit, la Renault Mégane 3 RS, même en châssis Sport, se montre déjà très efficace et plaisante. Elle peut sans difficulté aller sur circuit.

Polyvalence et plaisir de conduite

La Mégane 3 RS, c’est le choix de la polyvalence. Longue de 4,30 mètres, cette compacte peut accueillir jusqu’à quatre personnes. Elle dispose d’un coffre assez généreux et peut s’aventurer sur circuit de temps à autre. Elle procure un plaisir bien réel et des sensations.

Et quel régal que d’apprendre à exploiter ce châssis parfaitement affûté et cette direction parfaite. Le modèle qui a suivi a repris la recette mais en abandonnant définitivement la carrosserie 3-portes. La Mégane 3 RS est donc une valeur sûre, avec une décote qui s’affaiblit au fil des années avant de se stabiliser et d’augmenter durablement d’ici une dizaine d’années (si le contexte le permet). La forte diffusion fait qu’il y a un sain équilibre entre l’offre et la demande. En plus, elle se montre idéale pour prendre du plaisir sur circuit, lors de journées Trackdays.

Prévenante et équilibrée, la Renault Mégane 3 RS permet de travailler ses trajectoires et surtout, de prendre du plaisir sans se mettre en danger.

Les châssis : Sport ou Cup ?

Face aux différentes versions disponibles, il est assez facile de s’y perdre. Renault Sport a fait le choix de ne proposer la Mégane 3 RS qu’avec une unique transmission. Celle-ci est systématiquement manuelle, associée aux deux roues avant motrices. C’est une boîte de vitesses manuelle à six rapports, F4K pour les intimes.

Renault Sport a fait le choix de proposer deux châssis différents. Le premier, nommé Sport, est un bon mix entre confort et sportivité. Le second, le fameux châssis Cup, offre davantage de rigidité, ce qui est un atout sur circuit. De base, la Mégane 3 RS dispose du châssis Sport « classique ». Celui-ci peut être associé à la finition Luxe, qui propose une dotation plus riche.

Dans les deux cas, les ingénieurs de la marque française ont cherché à offrir l’équilibre parfait entre la sportivité et la préservation du confort. On trouve un train avant à pivot indépendant, qui garantit une bonne consistance mais sans trop de fermeté. Associé à une direction assistée électrique précise, il se montre suffisamment pour un usage routier. Il est suffisamment permissif pour prendre du plaisir avec notamment un train arrière plutôt mobile et un travail important réalisé sur la réduction des masses non suspendues.

Mieux encore, sur circuit, il conviendra à beaucoup, malgré l’absence du différentiel à glissement limité. Sur le marché de l’occasion, le châssis Cup est particulièrement recherché. Pour beaucoup, c’est même l’équipement indispensable. Dans les faits, les apports de ce châssis sont clairement axés sur l’efficacité.

Outre l’apparition d’un différentiel à glissement limité mécanique (et pas simplement électronique), les réglages du châssis sont spécifiques, avec notamment une barre antiroulis renforcée, des amortisseurs rigidifiés, des disques de frein rainurés et la possibilité de choisir le degré d’intervention de différentes aides. L’ESP peut être amenuisé en mode Sport en appuyant sur le bouton éponyme.

Dans les faits, le châssis Cup s’apprécie davantage sur circuit. En utilisation quotidienne, les apports sont nettement plus mesurés.

Fiabilité : une sportive fiable ?

Nombreux sont encore ceux persuadés que Renault est une catastrophe en matière de fiabilité. Bien qu’il ait existé des périodes noires (on se rappelle notamment du moteur 1.9 dCi de 120 chevaux et plus généralement de la Renault Laguna 2 phase 1), la marque au losange s’en sort pourtant bien dans l’ensemble. Dans le cas de Renault Sport, les problèmes de fiabilité sont relativement rares.

Bien sûr, des avaries sont toujours possibles, mais avec le recul des années que nous avons aujourd’hui, on peut affirmer que la Renault Mégane 3 RS est une voiture fiable. Fatalement, comme pour tout modèle, il peut arriver que le bonheur à son volant soit perturbé par quelques désagréments.

Quelques problèmes potentiels :

  • Vitesses qui passent/verrouillent mal : ce problème a majoritairement concerné les premiers millésimes. C’est souvent le fruit d’une reprogrammation un peu trop généreuse ou bien d’un souci de synchronisation.
  • Sièges déchirés : ce problème est malheureusement récurrent. Si les sièges baquets Recaro sont fabuleux, ils s’altèrent assez vite. Ce n’est pas nécessairement le signe d’une mauvaise utilisation !
  • Enjoliveur de sortie d’échappement fissuré : cette pièce très fragile a tendance à se fissurer au fil des années. Les différences de températures peuvent alors créer une fissure.
  • Allumage du voyant Injection et Antipollution : ce problème néce...

Les phares et optiques : un élément de sécurité à ne pas négliger

Les phares et optiques sont des éléments essentiels de votre véhicule, souvent négligés jusqu'à ce qu'ils montrent des signes de faiblesse. Fixés à l'avant de la voiture, ils éclairent la route lorsque vous conduisez dans l'obscurité. Un entretien régulier et un remplacement opportun peuvent vous éviter des dangers potentiels et améliorer votre sécurité et celle de votre véhicule.

Pourquoi changer les phares et les optiques ?

Il est crucial de maintenir vos phares en excellent état de fonctionnement pour limiter les risques de conduite de nuit ou dans des conditions climatiques difficiles, surtout si vos phares sont mal alignés ou tamisés. Des phares atténués ou des ampoules grillées réduisent votre visibilité et rendent votre voiture moins visible pour les autres conducteurs, ce qui représente un danger et peut entraîner une contravention.

Conseils pour l'entretien des phares :

  • Nettoyez régulièrement vos phares et optiques pour éliminer les débris lorsque vous lavez vos vitres.
  • Remplacez vos phares plus fréquemment, car ils s'assombrissent avec le temps.
  • Remplacez vos phares par paires pour assurer un éclairage équilibré et éviter une visibilité réduite.
  • Utilisez des phares de qualité supérieure, notamment des phares halogènes qui offrent un éclairage plus proche de la lumière naturelle.
  • Faites vérifier l'alignement de vos phares par un mécanicien de confiance.

Quand changer les phares et les optiques ?

La durée de vie des phares de voiture varie généralement de 500 à 1 000 heures, mais plusieurs facteurs peuvent influencer cette durée. Certaines ampoules peuvent même durer plus de 30 000 heures. Voici les durées de vie théoriques pour chaque type d’ampoule :

Type d'ampoule Durée de vie théorique
Halogène 500 à 1 000 heures
HID 2 000 heures
Xénon 10 000 heures
LED 30 000 heures

Facteurs influençant la durée de vie des phares :

  • Durée d'utilisation des phares
  • Qualité de l'installation
  • Type d'ampoule utilisé
  • Climat et température de l'environnement
  • Qualité des ampoules d'origine ou de remplacement
  • Vibrations du moteur
  • État de la route

Combien coûte le remplacement des phares et des optiques ?

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