Longtemps délaissée, l’exploration de la Lune suscite à nouveau un regain d’intérêt ces dernières années. Les américains sont prêts à y marcher de nouveau et se préparent pour un retour prévu vers 2024-2025, talonnés par l’Europe et la Chine.

Les Premières Explorations Lunaires

Dans le contexte de la Guerre Froide, la course à l’exploration spatiale fait rage entre les soviétiques et les américains. L’objectif commun est désormais de survoler et de marcher sur la Lune. Les soviétiques seront les premiers à envoyer un engin spatial en orbite lunaire. Mais, ce sont les américains qui poseront le premier pas sur notre satellite. Il y a 50 ans, le 21 juillet 1969, Neil Armstrong devenait le premier homme à fouler son sol. A ce jour, 12 astronautes ont marché sur la Lune dans le cadre du programme Apollo.

Les Missions Soviétiques

  • Lancée le 2 janvier 1959, la sonde spatiale soviétique Luna 1 est le premier engin spatial à orbiter avec succès autour de la Lune, marquant le début de l’exploration lunaire.
  • Il faudra attendre le 3 février 1966 et la sonde Luna 9 pour que le premier atterrisseur se pose en douceur sur la Lune.
  • En novembre 1970, Luna 17 embarque à son bord Lunokhod 1, un véhicule robotisé, qui devient le premier à fouler sans encombres la surface lunaire qu’il sondera pendant 11 mois.

Le Programme Ranger et Lunar Orbiter

  • Dans le cadre du programme Ranger, l’envoi de 9 sondes, composées respectivement de 6 appareils photos permettent aux États-Unis de photographier en détail le sol lunaire.
  • Lancé par la NASA entre 1966 et 1967, le programme Lunar Orbiter a pour objectif de cartographier la totalité de la surface lunaire, y compris sa face cachée.
  • Le 23 août 1966, Lunar Orbiter 1 prend la première photo du lever de Terre depuis l’orbite lunaire.

Le Programme Surveyor

  • Avec l’alunissage de la sonde Surveyor 1, en juin 1966, dans l’Océan des Tempêtes, les États-Unis posent le premier atterrisseur lunaire in situ, 4 mois après la sonde soviétique Luna 9.
  • La sonde Surveyor 1 est le premier engin spatial américain à alunir avec succès sur la Lune.

Le Programme Apollo

Dans les années 60, en pleine Guerre Froide, les États-Unis veulent affirmer leur suprématie face à l’Union Soviétique en s’imposant dans le domaine spatial. Le 21 mai 1961, le président de l’époque, John Fitzgerald Kennedy a pour objectif d’envoyer un américain sur la Lune. Le pari sera tenu huit ans plus tard avec la mission Apollo 11 qui mobilisera à l’épique 400 000 personnes et représentera 10% du budget américain.

Apollo 11 : Un Pas Géant pour l'Humanité

La fusée Saturn V contenant Apollo 11 décolle du centre spatial Kennedy le 16 juillet 1969, à 14 heures 32 minutes (heure locale), avec à son bord, Mickael Collins, Neil Armstrong et Buzz Aldrin. Après un voyage de 3 jours, le 21 juillet 1969, à 21 heures et 56 minutes, heure de Houston, Neil Armstrong, commandant de la mission et pilote du module lunaire, accompagné de Buzz Aldrin, foulent le sol lunaire.

Après avoir passé exactement 21 heures 36 minutes sur la Lune, dont 2 heures et 31 minutes à l’extérieur du module d’exploration lunaire (LEM), les astronautes regagnent Collins dans le module de commande et de service pour entamer leur retour sur Terre. La première expédition humaine sur la Lune, couronnée de succès, s’achève. L’Humanité peut désormais rêver à d’autres exploits.

Lire aussi: Vendre un Véhicule pour Pièces: Guide

Les Missions Suivantes

  • Apollo 12 emmènera, en novembre 1969, les prochains astronautes fouler le sol lunaire.
  • Apollo 17 alunit dans la région de Taurus-Littrow le 11 décembre 1972 avec à son bord les astronautes Gene Cernan, Harrison Schmitt et Ronald Evans.
  • Les derniers hommes à avoir foulé le sol lunaire amerrissent le 19 décembre 1972, couronnant ainsi la plus incroyable série d’expéditions dans l’histoire de l’Humanité.

Les Rovers Lunaires

La Nasa déploie pour la première fois un rover lunaire qui permet aux astronautes de parcourir les terrains accidentés où Apollo 15 vient d’alunir, dans les Monts Apennins près du Mont Hadley. Avançant à une vitesse pouvant atteindre 14 kilomètres par heure, les astronautes peuvent désormais explorer la Lune sur de longues distances. L’engin servira également à collecter plus de 70 kilogrammes d’échantillons lunaires afin de comprendre l’histoire géologique de notre satellite.

Exploration Lunaire Moderne

Vingt ans après la mission Apollo, la NASA lance une nouvelle sonde lunaire nommée Clementine afin de réaliser des observations scientifiques, et évaluer la nature minéralogique de la surface lunaire. A partir de 2007, l’Administration Spatiale Nationale Chinoise (CNSA en anglais) se distingue avec l’ambitieux programme Chang’e.

Le Programme Chang'e

  • La Chine lance le 27 octobre 2007 son premier orbiteur autour de la Lune dans le cadre du programme chinois Chang’e (CLEP en anglais).
  • Avec la mission Chang’e 3, le 14 décembre 2013, la Chine dépose sur la Lune son premier atterrisseur avec un rover embarqué, baptisé Yutu.
  • Le 3 janvier 2019, les Chinois réussissent l’exploit de poser, pour la première fois de la conquête lunaire, une sonde sur la face cachée de la Lune, dans le cadre de la mission Chang’e 4.

Autres Missions Internationales

  • L’Agence Spatiale Indienne (ISRO) lance le 22 octobre 2008, Chandrayaan-1, son premier orbiteur lunaire avec 11 instruments scientifiques à bord, conçus en partie par la NASA et l’ESA.
  • Lancée en 2009, la sonde spatiale Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO) a permis de dresser une carte topographique de haute résolution inédite.

Le Programme Artemis

Le programme Artemis de la NASA vise à révolutionner l’exploration lunaire avec des technologies avancées, notamment en matière de véhicules lunaires. Le développement du véhicule tout-terrain lunaire (LTV) est un élément central de cette initiative. En partenariat avec plusieurs consortiums, ce projet promet d’offrir une mobilité sans précédent aux astronautes sur la surface de la Lune. Il s’agit d’une avancée majeure depuis l’utilisation du véhicule lunaire déployé lors des missions Apollo dans les années 1970.

Défis Techniques et Solutions Innovantes

Le développement du LTV exige de surmonter des défis techniques importants, notamment en matière de batteries. Les conditions extrêmes de la Lune, avec des températures variant de -173 °C à des chaleurs intenses, nécessitent des solutions innovantes. Pour résister aux conditions lunaires, les batteries doivent intégrer des éléments de chauffage et une isolation thermique robuste.

Conduite Autonome et Autonomie Accrue

En plus des batteries, le LTV intègre des technologies de conduite autonome avancées. Équipé de capteurs tels que le LiDAR, le radar et des caméras haute résolution, le véhicule est conçu pour naviguer de manière autonome sur des terrains variés. Le LTV marque une avancée considérable par rapport aux rovers lunaires des missions Apollo. Le véhicule original avait une autonomie limitée à 92 km et n'était pas rechargeable. En revanche, le LTV promet une autonomie de 30 000 km et est conçu pour durer dix ans.

Lire aussi: Alternatives à la carte grise pour la cession

Prochaines Étapes

La sélection de l'un des trois designs proposés pour le LTV est imminente, et ce choix influencera les futures missions lunaires. Artemis V, prévu pour être la troisième mission habitée de la série, sera la première à inclure un véhicule lunaire. Avec un budget accru pour l'exploration lunaire et martienne, la NASA montre sa détermination à pousser les frontières de la recherche spatiale.

Découverte d'une "Mini-Lune"

Une curieuse « mini-lune » découverte en septembre a d’abord été classée comme un astéroïde. La Terre a capturé un nouvel objet, qu’elle devrait garder comme satellite temporaire encore quelque temps, avant qu’il ne revienne sur une orbite autour du Soleil. Il semblerait bien que l’objet, dont la nature fait débat depuis sa découverte en septembre, soit artificiel.

Identification et Trajectoire

Tout a commencé le 17 septembre, lorsque cet objet, baptisé 2020 SO, a été identifié dans le cadre du relevé astronomique Pan-STARRS. Le 8 novembre dernier, l’objet a légèrement dérivé dans la sphère de Hill, décrit la Nasa. Le morceau de fusée doit rester dans cette région environ 4 mois.

Nature Artificielle et Identification Possible

Selon la Nasa, il est probable que 2020 SO soit l’étage supérieur d’une fusée Atlas-Centaur (AC-7), qui a envoyé la sonde Surveyor 2 explorer la Lune en 1966 - mission qui s’est soldée par un échec, car le véhicule spatial s’est écrasé sur la Lune 3 jours après le lancement. Alors que les orbites des astéroïdes sont en général allongées et inclinées par rapport à celle de la Terre, explique la Nasa, celle de 2020 SO est apparue semblable à celle de notre planète.

Autre élément qui a mis les scientifiques sur la voie : l’effet du rayonnement solaire sur la trajectoire de l’objet. L’effet est plus important sur un objet creux (ce qu’est une fusée usagée), par rapport à un objet rocheux dense. En cherchant à reconstituer l’orbite de 2020 SO dans le passé, le CNEOS a découvert que l’objet s’était approché de la Terre à plusieurs reprises ces dernières années.

Lire aussi: Invention et développement de la voiture

tags: #vehicule #lunaire #nature #et #decouverte #c'est

Articles populaires: